Loïc Bouzat cadre FN condamné pour diffamation

Loïc Bouzat condamne diffamation injure cgt professeur FNLoïc Bouzat responsable du Front national a été condamné ce jeudi à Narbonne (Aude) pour « dénonciation calomnieuse » d’un professeur d’histoire. L’affaire remonte à mai 2011 quand le secrétaire FN de la jeunesse de l’Aude, écrit au proviseur d’un lycée de Narbonne pour dénoncer l’enseignement d’un professeur d’histoire, responsable de la CGT et membre du PCF. Il y contestait des propos, selon lui tenus en classe, qu’il jugeait « diffamants et insultants à l’égard du Front national« . Loïc Bouzat demandait donc au proviseur que soit respectée « l’obligation de neutralité due à son métier« .

Cette lettre rendue publique sur de nombreux sites d’extrême droite, et reprise notamment sur le blog de Bruno Gollnisch, a poussé le professeur, Xavier Verdejo, à porter plainte. Renvoyée une première fois, l’affaire a donc été jugée ce jeudi au tribunal correctionnel de Narbonne.

« Un redresseur de torts »

A l’audience, l’enseignant âgé 61 ans qui se présente comme un historien de la classe ouvrière, a rapporté avoir seulement consacré « cinq minutes de l’année scolaire à Jean-Marie Le Pen et au FN« , de la création du Front national jusqu’au « choc du 21 avril » 2002. Xavier Verdejo avait également rappelé en cours comment Jean-Marie Le Pen avait déclaré que « les chambres à gaz étaient un détail de l’histoire de la Seconde guerre mondiale » et indiqué que le fondateur du FN était « accusé d’avoir torturé en Algérie ».

Pour le procureur, le militant FN « est le redresseur de torts: il dit à un enseignant comment on doit enseigner l’histoire, il s’est mis en tort pénalement, moralement et démocratiquement« . Le parquet a ainsi réclamé une peine de deux mois de prison avec sursis.

La présidente n’est pas allée aussi loin puisqu’elle a condamné Loïc Bouzat, âgé de 24 ans, à 5.000 euros d’amende, dont la moitié avec sursis, et 1.500 euros de dommages et intérêts. Elle l’a reconnu jugé « coupable » d’avoir diffamé le professeur sur la base de simples « sous-entendus ».

Métro News

Clara, Julien, François, Benoît et Marjorie condamnés pour avoir martyrisé Agathe 6 ans

En pleurs et terrifiée, la petite Agathe crie «Marraine, j’ai mal». Ses tortionnaires rient et filment. Insoutenable, la projection à l’audience d’une séquence d’humiliation et de tortures infligée à Agathe, à l’aube de ses 6 ans, lors des vacances de la Toussaint, du 22 au 29 octobre 2013, à Tarbes. Agathe a passé huit jours en enfer, aux mains d’un groupe de cinq jeunes décervelés qui s’est transformé en un gang de barbares.

Au départ, les parents d’Agathe la confient en garde pour la semaine à sa marraine Clara, 18 ans. La marraine va devenir la marâtre de la petite. Mais comment les parents peuvent-ils l’imaginer ? Clara gardait Agathe chez ses parents. Mais elle a quitté le domicile parental pour débuter une colocation avec un copain, Julien, à Tarbes. Elle en informe la maman qui lui remet la petite à la gare de Tarbes, en toute confiance.

«Et moi, je ne bouge toujours pas»

Dès le premier jour, la première gifle tombe. Il y en aura d’autres et une succession crescendo et inimaginable de mauvais traitement, d’humiliations : jeux dégradants, coups, de pieds, de fouet, de ceinture, dont certains avec la boucle, fessées, brûlure, etc. L’énumération des violences donne la nausée et dépasse l’entendement. Comment des jeunes – dont certains ont certes des déficiences intellectuelles ou mentales – qui ne sont pas des délinquants, ont pu commettre de tels actes ? En effet, le calvaire d’Agathe a duré huit jours, et tous, à des degrés divers, y ont participé, mais personne n’a dit «stop», n’a prévenu les parents ou alerté la police.

Clara la machiavélique

En effet, le témoignage de la sœur de Benoît la confirme comme la manipulatrice en chef du groupe. Clara la machiavélique qui a tenté de faire porter le chapeau des châtiments subis par Agathe à son père. à la barre, Clara, au regard fuyant et froid, ne manifeste aucune émotion. Auparavant, Stéphanie Balespouey, avocate de la grand-mère d’Agathe, avait regretté que pareils «actes de barbarie et de tortures, qui portent atteinte à la dignité d’une petite fille, n’aient pas été jugés devant la cour d’assises». Me Charbonnel allant même plus loin :

«Vous avez des adultes qui ont torturé une fillette de 6 ans pendant 8 jours et aucun n’a fait un seul jour de détention».

Le tribunal a condamné ses bourreaux aux peines suivantes : Clara : 4 ans dont 12 mois avec sursis, mise à l’épreuve (SME) pendant 2 ans, avec obligation de soins psychologiques et psychiatriques, de travail et d’indemniser les victimes. Elle a été placée sous mandat de dépôt à l’audience. Julien, 2 ans dont 18 mois avec SME. François, 2 ans dont 1 an avec SME. Benoît, 1 an dont 6 mois avec SME. Rappelons que devant le tribunal pour enfants, Marjorie avait été condamnée à 2 ans dont 1 an avec SME.

La dépêche

Adrien Desport, l’élu FN incendiaire, condamné à trois ans de prison ferme

Adrien desport marine le pen FN condamne voiture brule racaille insecurite pompier pyromaneAdrien Desport comparaissait aux côtés de cinq autres militants du parti d’extrême droite, qui ont été condamnés à des peines allant de 18 mois de prison ferme à six mois avec sursis – son ex-petite amie, qui avait été la première à dénoncer les agissements de la bande, a été dispensée de peine.

Après son expédition pyromane, Adrien Desport avait publié sur son blog une lettre ouverte dénonçant « la montée de l’insécurité » et pointé du doigt la municipalité communiste. Des « gamineries », s’était-il maladroitement défendu à la barre du tribunal correctionnel de Meaux, le 2 septembre. Une « manipulation politique », avait corrigé le procureur de Meaux.

L’ancien militant, qui se plaisait à se présenter comme un cadre du parti chargé de la communication dans le 77, avait admis avoir mis le feu à une seule voiture. Ne se souvenant pas « des douze autres », tout en déclarant « assumer l’ensemble ».

Outre les incendies de voitures, Adrien Desport et ses comparses âgés de 19 à 25 ans – son ex petite-amie, trois étudiants et un commercial – étaient également jugés pour avoir participé à une association de malfaiteurs, dénoncé une agression imaginaire, ou encore consommé des produits stupéfiants.

Le Monde

Deux faux policiers de « type européen » volent une octogénaire

Lundi, en début d’après-midi, deux faux policiers ont abusé de la crédulité d’une octogénaire, résidant rue Pierre-et-Marie-Curie à Vesoul. Ils se sont présentés à son domicile et pendant que l’un détournait son attention, l’autre a réussi à s’introduire dans le pavillon. Il y a dérobé des bijoux et une carte bancaire. Un retrait de 200 € a été effectué dans la foulée. Les deux individus sont de type européen, avec un fort accent.

La police rappelle qu’en cas de doute, il ne faut pas hésiter à faire le 17. L’octogénaire a déposé plainte hier.

Est Républicain

Le vice-président de Valeurs Actuelles Jean-Claude Dassier mis en examen pour «abus de biens sociaux, blanchiment, association de malfaiteurs».

Jean-Claude Dassier mis en examen,valeurs actuelles escroc une journal OMLe président de l’Olympique de Marseille de 2009 à 2011 Jean-Claude Dassier a été mis en examen pour abus de biens sociaux mercredi soir par le juge Guillaume Cotelle selon une source judicaire.

«Au total, l’enquête a mis au jour 55,3 millions d’euros douteux au préjudice potentiel de l’OM. Entre 2009 et 2011, les transferts de 14 joueurs (Lucho, Mbia, Diawara, Abriel, Niang, Azpilicueta, Rool, Morientes, Kaboré, Rémy, Gignac, Cheyrou, Ben Arfa et Heinze) auraient donné lieu à des versements illicites sur lesquels Jean-Claude Dassier va être amené à s’expliquer», indiquait le JDD.

Une information judiciaire pour «extorsion de fonds, blanchiment et association de malfaiteurs» avait été ouverte en juillet 2011 alors par le juge marseillais Christophe Perruaux. Les enquêteurs soupçonnent des versements indus de commissions et rétro-commissions au profit de membres du milieu à l’occasion de transferts importants.

Le Parisien

«Juifs » ou «migrants», deux mots pour une même haine

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Les médias en ligne du monde entier savent bien que dans le contexte actuel, le moindre article au sujet des « migrants » ou des « réfugiés » récolte son lot de commentaires extrêmes, intolérants, voire xénophobes ou racistes.

Remplacer le mot « juif » par « migrants »

Agacés par les commentaires souvent haineux postés sur le Daily Mail et non modérés par le quotidien britannique, deux internautes ont mené une expérience étonnante. Ceux qui se font appeler @BestoftheMail et @DMreporter ont repris des passages du Mein Kampf d’Adolf Hitler ou des citations de cadres du régime nazi dans lesquels ils ont remplacé le mot « juif » par le mot « migrants ». Et les ont ensuite publiés dans le fil des commentaires postés en ligne sous des articles du quotidien britannique.

Sous un sujet rapportant la mort de 200 réfugiés dans le naufrage d’un bateau, les deux internautes ont publié par exemple cette phrase du dignitaire nazi Robert Ley, visant initialement les juifs:

« Cette lutte contre les migrants est sans équivoque. Toute demi-mesure mènera à notre propre destruction. Il n’y a pas d’autre choix que de mener un combat sans pitié contre eux, sous toutes les formes. »

Les discours de haine se normalisent

Bingo : le résultat est sans appel, note Slate qui se fait l’écho de cette expérience édifiante. Le post haineux a reçu 193 votes positifs, contre seulement 6 votes négatifs. CQFD, des propos identifiés comme nazis sont condamnés quasi unanimement, mais acceptés beaucoup plus facilement quand les références aux juifs sont remplacées par celles portant sur les réfugiés.

20 Minutes

Taubira comparée à un singe : le journal « Minute » condamné

La cour d’appel de Paris persiste et signe. Celle-ci a confirmé jeudi la condamnation du directeur de Minute, Jean-Marie Molitor, à 10.000 euros d’amende pour la Une du journal d’extrême droite qui comparait la ministre de la Justice Christiane Taubira à un singe.

En couverture de son édition du 13 novembre 2013, le journal avait publié une photo de la garde des Sceaux, avec ce titre : « Maligne comme un singe, Taubira retrouve la banane« . Le parquet général avait requis deux mois de prison avec sursis et 10.000 euros d’amende.

Métro News

Manifestation de soutien pour un dessinateur en conflit avec le FN

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En juin dernier, le tribunal correctionnel de Carpentras avait condamné le dessinateur de BD François Corteggiani à verser 3000 euros d’amende, 3000 euros de dommages et ‘intérêts et 1500 euros pour les frais de justices, pour injure envers Hervé de Lépineau.

Les faits remontent à 2014, quand le frontiste, qui a été depuis élu au conseil départemental, était alors candidat à la mairie de Carpentras. Le dessinateur avait diffusé une mini-BD de 8 pages représentant le candidat du Rassemblement Bleu Marine en « Hervé le Lapinot », un petit lapin blanc décidé à conquérir la ville. Le dessinateur ne baisse pas les bras. La cour d’appel de Nîmes se prononcera le 13 novembre prochain.

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L’affaire a fait grand bruit dans le milieu de la BD. Philippe Bercovici a reçu de nombreux dessins humoristiques des coins de la France en signe de soutien. Cet élan de solidarité se concrétise dans une exposition organisée à la librairie Gulliver de Carpentras jusqu’au 17 septembre.

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France 3

 

Des tags islamophobes découverts sur une mosquée et une église

Deux lieux de culte de confessions différentes ont été visés. Mais les messages avaient le même caractère islamophobe et raciste. Des tags ont été découverts samedi matin sur la mosquée Al-Mohsinine, située quartier Bottière à Nantes, ainsi que sur le mur d’une salle paroissiale de l’église Saint-Médard, quartier Doulon.

D’autres tags ont été retrouvés quartier Doulon, non loin d’un squat où des migrants sont installés.

Rassemblement ce dimanche matin

Des insultes qui ne sont pas restées lisibles trop longtemps, les services de nettoyage de la ville étant rapidement passés à l’action.

Après la condamnation des représentants religieux nantais et de la présidente de Nantes métropole, samedi, un rassemblement dénonçant la xénophobie était organisé ce dimanche midi place du Vieux Doulon à l’initiative d’un collectif de soutien aux migrants.

20 Minutes

Danone condamné pour discrimination ethnique d’un salarié

Abdelghani a réussi à faire condamner le groupe Danone qui a refusé de l’embaucher en raison de ses origines ethniques a tranché la justice en appel, rapporte

L’homme de 39 ans après avoir signé près de 70 contrats en intérim pour travailler sur la plateforme logistique du groupe implanté à Marly, dans la banlieue de Metz, imaginait pouvoir décrocher un contrat à durée indéterminée (CDI) au sein du géant de l’agroalimentaire.

Le trentenaire avait bien passé des entretiens d’embauche mais ne s’est pas vu proposer le poste en CDI, écrit le quotidien, assurant que le Défenseur des Droits qui a été saisi a conclut dans une enquête que les motivations raciales sont claires pour refuser le poste à cet homme originaire de Metz.

LorActu

Patrick condamné pour apologie de crime de guerre et détention d’armes

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«Le travail d’extermination n’a pas été terminé en 1944 et il faudra le finir… Vous, la conseillère d’éducation, vous êtes comme une gardienne de camp… »

Cela aurait été le discours, jamais formellement reconnu, de Patrick B., 65 ans, père d’un adolescent qui récemment a été placé par l’aide sociale à l’enfance. C’est pour protester contre ce placement que le père, passionné par la Seconde Guerre mondiale, aurait crié ces insultes.

« Ça fait des années que je m’intéresse à la Seconde Guerre mondiale. J’ai travaillé dans un milieu très ouvert et je n’ai jamais eu de problème de racisme »

Le problème, c’est que non seulement il y a eu les paroles mais aussi les armes. En perquisition, les gendarmes ont retrouvé trois fusils à pompe, un revolver, deux carabines et un gomme-cogne. La plupart de ces armes étaient démunies d’autorisation.

« Beaucoup d’armes, beaucoup d’impulsivité, et l’apologie d’un crime contre l’humanité », résume le procureur de la République qui réclame 500 € d’amende à l’encontre de cet « admirateur de l’Allemagne nazie ».

Paris-Normandie

Tuerie de Chevaline : le légionnaire Patrice Menegaldo, nouveau suspect n°1 ?

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Selon le journal britannique The Mirror, un ancien légionnaire de la région, Patrice Menegaldo, serait aujourd’hui « un vrai suspect » dans le quadruple assassinat de Chevaline, où trois personnes d’une même famille et un cycliste avaient trouvé la mort. Le suspect, qui avait déjà été interrogé « sans encombre » comme simple témoin en 2012, s’est suicidé en juin dernier, parce que, disait-il, il ne supportait plus les soupçons pesant sur lui.

Le 5 septembre 2012, trois membres de la famille al-Hilli, en vacances dans les Alpes, et un cycliste amateur de la région, Sylvain Mollier, étaient sauvagement assassinés au bord d’une petite route forestière.Le meurtre n’a jamais été élucidé, malgré de nombreuses pistes.

Dans son livre The Perfect Crime, Tom Parry revient sur l’affaire. Selon ce journalistes du Mirror, alors que la famille al-Hilli, d’origine irakienne, a longtemps été présentée comme la cible du meurtrier et Sylvain Mollier comme une victime par hasard, le procureur Eric Maillaud pencherait désormais pour l’hypothèse d' »un meurtre aux racines locales ». « Nous avons un vrai suspect, explique le produteur. Je parle du légionnaire d’Ugine. »

Selon des informations de France 2, les enquêteurs s’intéressent de près à Patrice Menegaldo, décrit comme isolé et perturbé. Il connaissait Sylvain Mollier et sa compagne, mais c’est son profil qui intrigue les policiers, celui « d’un ex-soldat endurci, habitué au maniement des armes, disant soudainement qu’il ne pouvait supporter d’être considéré comme un suspect, précise Eric Maillaud, toujours cité par The Mirror. Il avait les capacités techniques de commettre ce qui a été commis ce jour-là. »

L’Express

Laurent Dejean, mis en examen pour le meurtre de la joggeuse de Bouloc Patricia Bouchon

photo-patricia-bouchonC’était un lundi, le 14 février 2011 jour de Saint-Valentin. Patricia Bouchon courait dans la nuit, à Bouloc. Elle a été agressée. Quelques minutes, une explosion de violence qui a provoqué fractures du nez, du crâne, des vertèbres, du larynx…

Hier matin peu après 7 heures, des gendarmes de la cellule Dispa 31 sont allés réveiller Laurent Dejean qui dormait chez un de ses copains, à Fronton. cet ancien plaquiste au comportement «particulier» a été mis en examen et incarcéré par le juge des libertés et de la détention.

Faisceau d‘indices «graves et concordants» pour le parquet. «De simples suspicions mais les éléments à charge de ce dossier restent extrêmement faibles», contrent les avocats de la défense, Mes Marwan Hatoum et Raphaël Darribère

Un homme qui connaissait selon les vérifications de gendarmes le coin de Villematier et la fameuse buse où le corps de Patricia Bouchon a été découvert. Et puis il y a ces phrases lâchées par Laurent Dejean lors de sa garde à vue devant les gendarmes en janvier puis en juin :

«C’est vrai que j’ai dit à mon travail que je me sentais responsable de cette affaire…» ou encore «Je n’ai aucun remords dans cette affaire, je la connaissais à peine !»

La Dépêche