Mon père, ce juif clandestin dans l’armée nazie

J’ai grandi à Manhattan. Quand j’étais enfant, mon défunt père, un juif né en Roumanie, aimait entonner des chansons allemandes sous la douche. A l’époque, je n’y comprenais rien. Mais après avoir étudié l’allemand à l’université, quelle ne fut pas ma surprise lorsque je découvris qu’au rang de ses préférées, figurait le «Horst Wessel Lied», l’hymne du parti nazi, aujourd’hui encore interdit en Allemagne. 

horstwessellied.jpg

Ma mère également décédée, une Américaine de première génération qui s’est consacrée à son foyer, était elle aussi juive. Son père, un immigré polonais, était même rabbin. Et, voyez-vous, mon père s’est pourtant arrangé pour interdire quasiment tout –par exemple, un exemplaire de la Haggada– ce qui pouvait signaler la moindre proximité avec la religion juive dans notre appartement de l’Upper East Side.

Un jour, la nièce de ma mère a demandé à mon père ce que nous prévoyions de faire pour la fête de Pessa’h. Il est devenu blême et muet. Nous avons fini par fêter Noël parce que mon père y tenait absolument. Chaque année, mes parents, mon frère aîné et moi-même ressortions notre sapin artificiel du fond de la cave et regardions l’allumage rituel de la bûche de Noël (Cacho fio) à la télévision. A propos de l’identité religieuse de ma famille, rien n’était normal.

Arrivé en Amérique au début des années 50, mon père s’est forgé une brillante carrière de cadre à Wall Street. Dans l’un de ses premiers postes, il était préposé au service des opérations boursières de la société F. M. Mayer, aux côtés d’un autre réfugié transylvanien du nom de George Soros.

Quand j’étais petit, il me disait qu’il était catholique. Jeune adolescent, je me rappelle qu’une révélation lui a échappé: ses deux parents avaient été juifs, mais ils s’étaient convertis au christianisme vers l’année de sa naissance, 1925. Et c’est là que j’ai appris qu’il avait dû effacer sa judaïté pour survivre à l’Holocauste.

Dans son pays natal, la Roumanie, il avait fréquenté un lycée jésuite. Lorsque les Allemands marchèrent sur la ville au début des années 40, il fut appelé sous les drapeaux de l’armée nazie. Adolescent, il officia comme traducteur pour Friedrich Paulus, le général allemand défait contre les Russes à Stalingrad.

A mon adolescence, j’étais ému à chaque fois que j’imaginais le passé tragique de mon père, ce juif nazi qui vivait dans le mensonge. Mais qu’il fasse pression pour que moi aussi je coupe mes liens avec l’héritage juif de mes grands-parents, paternels et maternels, m’a dérangé.

Il est mort à l’été 2014, alors même que j’entamais l’écriture de mon livre First Dads: Parenting and Politics From George Washington to Barack Obama, que je lui ai dédicacé. Il s’est révélé une excellente référence lorsque je me suis mis à étudier l’évolution de la paternité au cours des 250 dernières années.

Un jour, mon père m’a dit que, l’une des raisons pour lesquelles il avait épousé ma mère, c’est qu’elle avait des allures de Wasp à l’extérieur et qu’elle était juive à l’intérieur. Avec ses yeux bleus et son teint pâle, elle ne «ressemblait pas à une juive». Quelque part en son for intérieur, une parcelle de lui avait une identité juive, mais il redoutait de se mettre en danger s’il la donnait à voir. Cette parcelle juive a souvent été occultée par ses autres parcelles, comme celle du soldat allemand qui restait attaché à la fois aux chansons du Troisième Reich et à tout l’attirail nazi. Quand la jaquette de son exemplaire écorné du Troisième Reich, des origines à la chute de William Shirer a commencé à s’user, il a découpé les croix gammées qui étaient imprimées sur la couverture. «Je ne veux pas qu’elles partent à la poubelle», m’avait-il dit en les rangeant soigneusement dans un tiroir.

Ces aspects contradictoires resurgissaient souvent lorsque revenais de la fac et que je lui parlais de l’identité juive qui naissait en moi. Cela le mettait, pour le moins, mal à l’aise et il me faisait quelques réponses toutes faites. Notamment: «Tu es comme Hitler, qui considérait le judaïsme comme une race ou «Le judaïsme est une malédiction!»  La première tenait à sa part juive qui exécrait Hitler, la seconde à sa part antisémite qui continuait de s’identifier à l’agressivité nazie. Et pendant ce temps, je tentais de comprendre, pour moi, ce que cela voulait dire d’être juif. Fallait-il appartenir à une race, à une culture ou à une synagogue? Ou aux trois, peut-être?

Slate

Selon une étude le FN est le parti dont les sympathisants sont les plus anti-juifs

marine le pen antisemitisme antisemite fn front national jean marie juif juive israel haine shoah vichy france

Dans une note très intéressante, intitulée « Le mythe de la dédiabolisation du FN », la sociologue et politologue Nonna Mayer montre que le Front national n’a jamais cessé d’être raciste et xénophobe, à en juger par l’opinion de ses adhérents et sympathisants. Elle s’appuie sur les résultats du sondage annuel effectué pour la Commission nationale consultative des droits de l’homme. Nonna Mayer écrit :

« On dispose d’une base de données unique en son genre, celle du sondage annuel effectué pour la Commission nationale consultative des droits de l’homme […] qui explore toutes les formes de racisme et de xénophobie […].

Le constat est sans appel. Sur toutes les questions relatives à la perception de l’Autre, “ autre ” par ses origines, sa couleur de peau, sa religion, sa culture, et quelle que soit la vague de sondage retenue, les réponses des sympathisants du FN sont toujours beaucoup plus négatives que celles des sympathisants des autres partis. »

Après avoir défini l’échelle d’ethnocentrisme (degré d’intolérance à l’autre), Nonna Mayer analyse :

« Si on répartit les personnes interrogées en quatre groupes par niveau croissant d’ethnocentrisme, de “très faible” (scores 0-1) à “très fort” (6-10), 87% [des sympathisants FN] sont très ethnocentristes, contre […] 18% des proches des partis de gauche […]. La proportion des “très racistes” n’y a pas varié depuis 2011, stabilisée à 87%. »

Une autre caractéristique des sympathisants du FN est un rejet de l’islam exacerbé. Le refus des sympathisants FN de voir dans les musulmans des citoyens comme les autres « dépasse de 48 points celui qu’on observe chez les sympathisants des autres partis (contre 23 points dans le cas des Français juifs) ».

L’image négative de la religion juive et le sentiment que les juifs forment un groupe à part n’ont progressé, après 2011, que chez les proches du FN (+ 5 points).

« Autrement dit, non seulement l’arrivée de Marine Le Pen aux commandes du parti n’a pas fait baisser le niveau relatif des préjugés anti-musulmans chez ses sympathisants, mais leur niveau d’antisémitisme s’est accru, même s’il reste bien inférieur à celui de leurs préjugés islamophobes. »

Enfin, Nonna Mayer conclut :

« Alors que Marine Le Pen a fait de l’antisémitisme un tabou, plus d’un sympathisant sur deux a des notes élevées sur une échelle de préjugés anti-juifs.

Alors qu’elle prend soin de cibler le “fondamentalisme islamique” et non l’islam, ses partisans ne font pas la différence. Ils se distinguent des proches de tous les autres partis par leur niveau exceptionnellement élevé d’“islamophobie”, au sens de rejet de l’islam, de ses pratiques, et de ses fidèles. La “dédiabolisation” entreprise par Marine Le Pen n’est pas en phase avec la vision du monde de ses sympathisants. »

Rue 89

Le CRIF appelle a faire barrage au FN et dénonce les velléités de suprématie d’une France chrétienne

DINER1

Les responsables de la communauté juive en Provence-Alpes-Côte d’Azur ont appelé jeudi à faire barrage aux régionales à la liste Front national de Marion Maréchal-Le Pen, en tête dans les sondages.

« Nous n’avons pas la bêtise de croire que nous ne faisons pas partie du lot des personnes que (le Front national) exclut », a déclaré la présidente régionale du Crif, Michèle Teboul, dont l’organisation a reçu les deux principaux concurrents de la candidate FN, le socialiste Christophe Castaner et Christian Estrosi (Les Républicains).

« Mme Maréchal-Le Pen base son discours sur la suprématie d’une France chrétienne où nous, juifs, ne trouverions pas notre place. (…) Nous ne sommes pas dupes. Si les musulmans n’étaient pas là, ce seraient les juifs qu’elle exclurait », a-t-elle poursuivi, lors d’une conférence de presse à Marseille.

« Pas une voix juive ne doit se porter sur le Front national », a complété William Labi, président délégué du Consistoire, lors de cette conférence à laquelle assistait également le grand rabbin de Marseille.

« Pour l’instant, les juifs ne sont pas visés (par le FN), ce n’est pas pour autant que nous ne devons pas le combattre », a déclaré Élie Benarroch, président du Fonds social juif unifié (FSJU). « En tant qu’individus, démocrates, juifs, nos valeurs sont opposées à celles du Front national. » « Il se peut qu’une infime minorité » de Français juifs soient séduits par le discours du Front national, notamment sur l’islam, mais les représentants de la communauté estiment qu’en « aucun cas,il ne faut se jeter dans les bras » de ce parti, a ajouté Élie Benarroch.

Au niveau national, le Crif a appelé après les attentats les « Français à se rendre massivement aux urnes » et a rappelé « sa position de rejet de l’extrême droite (en particulier du Front national) et de l’extrême gauche, dont les valeurs sont contraires à notre pacte républicain ».

Le Point

Steve Maman, le businessman Juif qui prétendait sauver des Yézidis serait un escroc

Steve Maman escroc juif esclave yiezidi daech etat islamique chretienne israel mensonge ment irak syrie

Contesté par des universitaires, des associations et des membres de la communauté yazidie, Steve Maman dit avoir des « preuves irréfutables » selon lesquelles il a bien libéré 134 femmes et enfants détenus par l’Etat islamique. Mais aucune instance officielle n’a pu les examiner.

Ce Juif Montréalais affirmait avoir libéré près de 130 femmes et enfants issues des minorités yazidies et chrétiennes, grâce à sa fortune personnelle puis par le biais d’une fondation qu’il avait créée en juin dernier: le CYCI (Liberation of Christian and Yazidi Children of Iraq). Il avait dans la foulée lancé un appel aux dons pour poursuivre ses opérations.

Amina Saeed, ancienne députée du Parlement irakien, qui a participé à la lettre, s’est montrée perplexe: «Nous lui avons demandé de nous donner la liste des personnes qu’il a sauvées mais il a refusé (…) Même quand on demande aux gens qu’il aurait sauvés, ils nous disent que ce nom ne leur dit rien».

Qu’en dit -on au «bureau du génocide», cette administration basée à Dohuk, dans les montagnes du Kurdistan irakien, qui enquête notamment sur les crimes commis par l’Etat islamique sur les Yazidis ? Steve Maman avait déclaré qu’il passait «par cette administration kurde pour officialiser la libération d’une personne et pour s’assurer de son identité grâce au registre tenu par ce bureau».

Son responsable, le juge Ayman Mustafa, explique qu’un certain nombre de victimes parvenaient à s’enfuir via des «contrebandiers» qui touchaient des rançons versées par les familles. Mais le juge assure qu’il n’a jamais été en contact avec Steve Maman ou un membre de sa fondation. De même, il n’a jamais entendu de victime ou de témoin, auditionné dans le cadre de la commission, évoquer l’organisme de l’homme d’affaires.

Il aurait aussi le soutien de Zainab Hawa Bangura, la représentante spéciale sur la violence sexuelle dans les conflits à l’ONU. Mais quand on interroge son cabinet, le démenti ne se fait pas attendre: «Nous n’apportons aucun soutien, direct ou indirect à cette ONG, n’étant pas en mesure de vérifier son activité».

En France, les observateurs restent dubitatifs. Le fondateur de l’association des Yazidis de France, Anthony Chamon, s’interroge: «Nous avons notre réseau sur place, mais aucun de nos contacts ne nous a parlé du CYCI. Pourtant, 130 libérations, ça ne passe pas inaperçu», s’exclame le jeune homme de 25 ans, Yazidi originaire du Kurdistan syrien et arrivé à Paris à l’âge de cinq ans.

Il se montre perplexe quant à la méthode utilisée par Steve Maman: «Lorsqu’on mène ce genre d’opération, le but est d’être le plus discret possible. Pourquoi est-il dans cette surmédiatisation ? En plus, il semble avoir de l’argent et doit connaître du beau monde. Il aurait très bien pu lancer une œuvre de charité plus privée, plutôt que faire un appel aux dons en ligne».

Malgré la controverse, l’activité du CYCI continue de se développer. Sur son site Internet et sur les réseaux sociaux, des pages traduites en russe et en néerlandais ont été créées afin de toucher un maximum de donateurs. Une cagnotte GoFundMe lancée en juin et fermée depuis, avait permis d’amasser plus de 445.000 euros.

France Info

Un juif orthodoxe tabassé par une vingtaine de jeunes d’extrême droite

Israeli police officers confront Ultra Orthodox Jews during a protest against a government proposal to draft them into the military in front of a recruiting office in Jerusalem on May 16, 2013. Photo by Flash90 *** Local Caption *** äôâðä ðâã âéåñ çøãéí åðâã çå÷ èì ìùëú âéåñ áéøåùìéí

Un groupe composé de 20 jeunes appartenant à l’extrême-droite ont attaqué un Juif orthodoxe à Zurich dans la soirée du 4 Juillet, à Wiedijon. Les néonazis ont bloqué le passage du juif orthodoxe, ont fait le salut nazi et crié à son attention des slogans antisémites.

Le chef tatoué du groupe a craché sur l’homme (âgé de 40 ans) au visage et l’a poussé. La presse locale croit savoir que le chef du gang est Kevin G., âgé de 27 ans, d’ Hombrechtikon, Zurich.

Il est le soliste et le chanteur du groupe d’extrême-droite AMOK, qui prévoit un spectacle dans la région de Zurich le 1er août, lors de la Journée Nationale Suisse. Outre le groupe AMOK, l’événement intitulé « Rock en faveur de la Patrie », se présenteront des groupes d’extrême-droite d’Allemagne et d’Angleterre.

Coolam News

Le jihadiste australien incitant a commettre des attentats était en réalité un juif américain

Joshua Ryne Goldberg troll juif terrorisme daech etat islamique mossad complot israel islamiste djihadiste twitterLe ministère américain de la Justice a annoncé l’arrestation de Joshua Ryne Goldberg, pseudo-djihadiste accusé de «diffusion d’informations relatives à des explosifs, des engins de destruction et des armes de destruction massive».

Joshua Ryne Goldberg, citoyen juif américain âgé de 20 ans, a été interpellé dans la ville d’Orange Park en Floride et encourt 20 années de prison, a indiqué le ministère américain de la Justice dans un communiqué mis en ligne jeudi 10 septembre.

Joshua Ryne Goldberg avait créée plusieurs comptes Twitter imputés à des partisans de Daesh afin d’encourager des passages à l’acte terroriste auprès de ses lecteurs. Mauvaise pioche: l’un d’entre eux -avec lequel il avait « conspiré » depuis deux mois selon l’enquête judiciaire disponible en ligne– était un informateur du FBI.

1441934771524Sous pseudonyme, le jeune homme se vantait notamment d’être à l’origine d’une tentative d’attentat commise à Garland (Texas), en mai dernier, lors d’un concours de caricatures du prophète de l’islam.

«J’ai dédié ma vie à traumatiser les infidèles et à coordonner des actes de djihad à travers le monde. Les juifs sont les pires ennemis d’Allah.

Quand l’islam aura conquis l’Australie, tous les juifs seront massacrés comme les sales cafards qu’ils sont», avait également affirmé -via Internet et sous sa fausse identité d’islamiste australien- Joshua Ryne Goldberg.

Ce dernier incitait également à s’attaquer à des synagogues afin de faire le «maximum» de victimes parmi les fidèles.

The Sydney Morning Herald

Quand des migrants européens trouvaient refuge au en Afrique du Nord

Alors que la question d’accueillir les milliers de réfugiés syriens est au coeur d’un débat dans le vieux continent, des images de réfugiés européens accueillis en Afrique du nord dans les années 40 circulent depuis quelques jours sur le web.

Dans une vidéo déterrée des archives de l’INA publiée début septembre sur YouTube, on aperçoit des centaines de réfugiés français, anciens prisonniers dans les geôles allemandes et franquistes en Espagne, qui débarquent à Casablanca en 1943, accueillis par la Croix Rouge.

Ces prisonniers politiques ne sont pas les seuls à avoir trouvé refuge sur le sol marocain pendant la seconde guerre mondiale. Républicains espagnols, antifascistes, anciens de la Légion étrangère, mais aussi juifs qui fuyaient le régime nazi en Allemagne étaient contraints de s’exiler au Maroc, souvent dans l’espoir de s’envoler ensuite vers les Etats-Unis ou le Canada. C’est d’ailleurs à cette épisode historique que fait référence le film culte « Casablanca », réalisé par Michael Curtiz en 1942.

Le Huffington Post

«Juifs » ou «migrants», deux mots pour une même haine

dt.common.streams.StreamServer.cls

Les médias en ligne du monde entier savent bien que dans le contexte actuel, le moindre article au sujet des « migrants » ou des « réfugiés » récolte son lot de commentaires extrêmes, intolérants, voire xénophobes ou racistes.

Remplacer le mot « juif » par « migrants »

Agacés par les commentaires souvent haineux postés sur le Daily Mail et non modérés par le quotidien britannique, deux internautes ont mené une expérience étonnante. Ceux qui se font appeler @BestoftheMail et @DMreporter ont repris des passages du Mein Kampf d’Adolf Hitler ou des citations de cadres du régime nazi dans lesquels ils ont remplacé le mot « juif » par le mot « migrants ». Et les ont ensuite publiés dans le fil des commentaires postés en ligne sous des articles du quotidien britannique.

Sous un sujet rapportant la mort de 200 réfugiés dans le naufrage d’un bateau, les deux internautes ont publié par exemple cette phrase du dignitaire nazi Robert Ley, visant initialement les juifs:

« Cette lutte contre les migrants est sans équivoque. Toute demi-mesure mènera à notre propre destruction. Il n’y a pas d’autre choix que de mener un combat sans pitié contre eux, sous toutes les formes. »

Les discours de haine se normalisent

Bingo : le résultat est sans appel, note Slate qui se fait l’écho de cette expérience édifiante. Le post haineux a reçu 193 votes positifs, contre seulement 6 votes négatifs. CQFD, des propos identifiés comme nazis sont condamnés quasi unanimement, mais acceptés beaucoup plus facilement quand les références aux juifs sont remplacées par celles portant sur les réfugiés.

20 Minutes