Maroc : la poubelle de l’Europe ?

Alors que la COP22 s’ouvre à Marrakech, le Maroc serait-il en passe de devenir la « poubelle de l’Europe » ? C’est ce que craignent les défenseurs marocains de l’environnement.

La signature d’un accord bilatéral prévoyant l’importation de déchets provenant d’Italie vers le Maroc suscite de nombreuses inquiétudes.

Ces déchets, destinés à servir de combustibles dans les cimenteries du pays, viennent en effet de Naples, en Italie, une région où la mafia locale a pendant de nombreuses années proposé à des entreprises d’enterrer leurs déchets de tout type à moindre coût.

Info Arte

L’islamophobie en Europe préoccupe l’ONU

La montée de l’islamophobie en Europe préoccupe les ONG. Après la récente charge du haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Zeid Ra’ad Al Hussein, contre les discours de haine des leaders populistes à l’encontre des musulmans et des réfugiés, le débat sur la place de l’islam dans les démocraties européennes prend de l’ampleur dans les enceintes onusiennes.

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Idriss Jazairy, ex-ambassadeur d’Algérie auprès de l’ONU

A l’initiative du Geneva Centre for Human Rights Advancement and Global Dialogue, dirigé par Idriss Jazairy, ex-ambassadeur d’Algérie auprès de l’ONU, plusieurs personnalités issues du monde musulman ont tenté de mener, en marge de la session du Conseil des droits de l’homme, une réflexion de fond sur la question.

Les attentats commis au nom de l’islam ont causé de terribles dégâts dans les opinions publiques. «Pour les musulmans, c’est la double peine», déplore Idriss Jazairy. «Ils sont à la fois victimes du terrorisme dans le monde arabe et aussi, avec d’autres innocents, en Europe, où ils sont confrontés en outre à la montée d’un populisme qui suscite la peur de l’autre.»

«Il faut que les médias arrêtent d’employer le terme de combattants musulmans à propos des terroristes», exhorte Hanif Hassan Ali Al Qassim, qui préside le conseil d’administration de l’ONG. «Nous devons privilégier le dialogue entre les cultures et les religions. Nous voyons bien que cette peur de l’autre conduit à des décisions absurdes sur le voile et le burkini», explique-t-il.

Pour Zidane Meriboute, auteur de l’étude Les musulmans en Europe. La voie vers l’harmonie sociale, les discriminations dont les musulmans ont été et sont la cible aujourd’hui sont anciennes. Pire, explique-t-il, le moteur de la doctrine des mouvements populistes européens serait l’humiliation des communautés musulmanes fondée sur le racialisme. Tous les intervenants sont d’accord pour dire qu’il faut déconstruire le discours de haine et de peur pour trouver le chemin du vivre-ensemble. Mais pour cela, disent-ils, les pays européens doivent accepter qu’une partie de leur population puisse pratiquer la religion musulmane en toute sérénité.

Idriss Jazairy préconise pour l’Europe «une laïcité inclusive soucieuse des droits de l’homme et non un laïcisme marginalisateur». Malheureusement, si elle s’est fait l’écho de la préoccupation des musulmans, cette conférence n’a pas donné lieu à un vrai débat avec des représentants de pays européens.

TDG

En moyenne 7.000 Tweets islamophobes écrits par jour.. depuis l’Europe

Une étude sur « l’islamophobie sur Twitter » montre l’ampleur du fléau dans le monde. En moyenne 7.000 Tweets islamophobes écrits par jour, selon une étude de Demos.

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Une étude réalisée en Angleterre a montré qu’il y a eu en moyenne 7.000 partages islamophobes par jour au mois de juillet en langue anglaise dans le monde sur le réseau social Twitter.

Le centre d’analyse des réseaux sociaux de Demos, un think-thank siégeant à Londres, a ainsi mené une étude sur l’islamophobie en se focalisant depuis mars sur 50 mots-clefs et hashtag en anglais qui peuvent être définis comme islamophobes.

Les résultats de l’étude ont montré que le plus de partages islamophobes sur Twitter a été effectué au mois de juillet à l’échelle mondiale, particulièrement après l’attentat terroriste de Nice.

Ainsi, le mois dernier 215.247 messages islamophobes ont été publiés sur Twitter. Parmi ceux-ci, 21.190 ont été partagés le lendemain de l’attentat de Nice tandis que 10.610 ont été diffusés après la tentative de coup d’Etat en Turquie, le 17 juillet.

Selon l’étude, les partages islamophobes en anglais sont faits depuis les pays européens, mais majoritairement depuis le Royaume-Uni.

Demos a mis l’accent sur la hausse des messages islamophobes aux Pays-Bas, en France et en Allemagne.

TRT

#Rediff des sociétés européennes fournissent « sciemment » internet à … Daesh

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Qui fournit internet à l’Etat islamique ?

On le sait, Internet est le canal privilégié de l’Etat islamique pour diffuser sa propagande soignée et pour embrigader de nouvelles recrues. Mais comment l’organisation terroriste, basée dans des zones de guerre où il ne reste souvent plus grand chose des infrastructures de télécommunication, peut-elle être aussi connectée ?

Une enquête parue vendredi sur le site du Spiegel révèle que des sociétés européennes fournissent à l’organisation jihadiste un accès internet via satellite. Ses prestataires le font sciemment, d’après des documents obtenus par le journal allemand, selon qui ils pourraient relativement facilement couper cet accès. 

Le Spiegel explique que pour se connecter en Syrie ou en Irak, les membres de Daech achètent du matériel à Antioche, une ville située dans une province de Turquie limitrophe de la Syrie, où des milliers de paraboles permettent d’accéder à internet par voie satellitaire (contrairement à notre ADSL, qui est une connexion de type terrestre).

Révélation gênante : l’implication du groupe français de satellites Eutelsat (dont la Caisse des Dépôts, bras financier de l’Etat, est actionnaire). Contacté par le Spiegel, l’opérateur affirme qu’il ne peut pas contrôler à quelles fins sont utilisées ses terminaux et qu’il n’est pas en contact direct avec ses clients en bout de chaîne.

Libe

3 français parmi les 45 criminels les plus recherchés d’Europe, dont le néo-nazi David Gras

Jean-Claude Lacote David Gras Dominique Delattre europel recherchés

Europemostwanted.eu recense les criminels ou les suspects les plus recherchés des 28 pays de l’Union européenne

Le site permet, en effet, au grand public de communiquer à la police, sous couvert d’anonymat, des informations sur les suspects. Et cela a aiguillé les enquêteurs pour huit suspects. « Pour six d’entre eux, leur arrestation a eu lieu dans un pays différent de celui où ils étaient supposés avoir trouvé refuge », explique encore la police européenne. De la liste originelle diffusée en janvier, vingt-huit suspects restent à interpeller.

Au total, le site recense encore 45 profils (ENFAST en a donc rajouté 14), parmi lesquels trois Français : Jean-Claude Lacote, recherché pour « homicide volontaire, coups et blessures graves », David Gras, traqué pour « vol commis en bande organisé ou avec arme » et Dominique Delattre, alias « Dédé, la vieille, la vioque », suspecté lui aussi de « vol commis en bande organisé ou avec arme ».

Europe 1

Après avoir tenté l’aventure punk, David GRAS se tourne en 1986 vers le mouvement skinhead. Une conversion surprenante pour ceux qui avaient l’habitude de l’apercevoir dans la rue piétonne avec une crête et un rat sur l’épaule. Invité à s’expliquer sur cette mutation, il confiait alors « Quand j’étais punk, j’avais déjà des arrières-idées (NDLR: fascistes) qui ne correspondaient pas vraiment à ce que j’étais ».

Il endosse la panoplie prisée par la fachosphère de l’époque (boule à zéro, bombers et Doc Martens), se délecte des textes xénophobes du groupe musical « Légion 88 » (extrait: « France d’abord, blanche toujours! ») et revendique son appartenance à la mouvance nationale-socialiste, qui inspire alors des groupuscules comme « 3ème voie », le PNFE ou la Jeunesse Nationaliste Révolutionaire.

David GRAS impressionne par son physique idéal de SS: il est grand, aryen et doté d’un terrifiant regard psychothique. Il fascine les jeunes recrues par son discours radical. On le craint lorsqu’il parade en bande au centre-ville de Nevers, plus d’ailleurs pour sa réputation que pour ses coups qu’il distribue de façon parcimonieuse.

Il sait qu’il est dans les radars des Renseignements Généraux et évite de s’exposer bêtement à des poursuites. Mais la violence de ses propos (« t’as vraiment envie de te retrouver au fond de la Loire avec des bottes en béton? » ou « Un pistolet automatique 9 mm. Pan!… Pan!… ») laisse cependant peu de doute sur son aptitude au meurtre et à faire disparaître un corps. On ne lui connaît alors aucune attache affective ou sentimentale.

Serge VERON, ancien parachutiste et spécialiste des explosifs, monte avec David GRAS une équipe qui va multiplier en 2011 les attaques de fourgons blindés et de centres de dépôt de fonds, avec plus ou moins de succès.

Blog MediaPart

 

14 des 45 criminels les plus recherchés d’Europe arrêtés en 6 mois

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Les forces de police européennes ont localisé et arrêté ces six derniers mois quatorze individus figurant sur la liste des plus recherchés, grâce notamment aux tuyaux fournis par la population, depuis le lancement du fichier Europol des «most wanted», a indiqué vendredi l’Office européen des polices.

Les forces de police à travers l’Union européenne ont lancé ensemble le site www.eumostwanted.eu suite aux critiques essuyées au lendemain des attentats de Paris du 13 novembre concernant leur manque de coordination.

Parmi ceux récemment placés en détention, se trouvent le Belge Salah Abdeslam, suspect clé de ces attaques qui ont fait 130 morts, et Ibrahim Abrini, frère de Mohamed Abrini, un Belgo-Marocain impliqué dans les attentats de Paris et de Bruxelles.

Leur arrestation n’était pas directement liée au site, visité des millions de fois depuis son lancement le 29 janvier dernier.

Mais en février, le gourou roumain du yoga Gregorian Bivolaru, 64 ans, a été interpellé à Paris grâce aux renseignements reçus via la plateforme. La justice française a ordonné son extradition en juin vers la Roumanie où il est accusé d’exploitation de mineurs et de pédopornographie entre 2002 et 2004,.

Parmi les personnes les plus recherchées en Europe figuraient aussi un Belge localisé au Gabon, un Polonais découvert à Malte et un Suédois interpellé en Grande-Bretagne.

Poursuivi notamment pour double homicide, le patron italien de la maffia Ernesto Fazzalari, 46 ans, a été arrêté fin juin au sud de l’Italie, après vingt années de cavale.

«Nombre d’entre eux ont été arrêtés dans des pays européens», a déclaré à l’AFP la responsable de communication d’Europol Tine Hollevoet, mettant en lumière les avantages de la collaboration.

Sur la liste initiale de 45 noms, 28 individus sont toujours recherchés, et Mme Hollevoet encourage les citoyens européens à se rendre sur le site internet car de nouveaux noms sont ajoutés à cette liste.

L’Avenir

Des « esclaves » nord-coréens en plein cœur de l’Europe

La Corée du Nord aurait envoyé des milliers de travailleurs en tant qu’« esclaves d’Etat » dans des pays de l’Union européenne. Le régime contrôlerait ces ouvriers en laissant planer des menaces sur leur familles restées au pays.

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L’esclavage aboli en Europe ? Ce n’est pas ce qu’affirme une ONG de défense des droit de l’homme. Selon elle, plusieurs pays européens se rendraient coupable d’un tel crime en signant des accords avec la Corée du Nord lui permettant d’envoyer des travailleurs qui reverserait la plus grande partie de leur salaire à l’Etat de Kim Jong-Un.

Dans un rapport présenté ce mercredi en partenariat avec le centre LeidenAsia , l’ONG Alliance européenne pour les droits de l’Homme en Corée du Nord (EAHRNK) affirme que la Corée du Nord a envoyé des centaines, voire des milliers, de personnes travailler en tant qu’ « esclaves d’Etat » dans des pays de l’Union européenne, particulièrement en Pologne.

Des conditions proches de l’esclavage

Ces Nord-Coréens travaillent 10 à 12 heures par jour, six jours par semaine, mais ils reversent jusqu’à 90% de leurs salaires à leur Etat, selon l’ONG britannique. Les Nord-Coréens n’ont pas de contrats de travail en bonne et due forme, pas de fiches de salaires, ils doivent remettre leurs passeports et voient leurs déplacements limités, indique l’ONG. Ils sont maintenus sous surveillance et doivent participer à des séances d’éducation idéologique.

Mais selon le syndicat polonais Solidarnosc cité par un reportage d’Arte , qui pointe du doigt cette dérive notamment dans le port de Gdansk, ces travailleurs seraient bien soumis à un contrat. Selon le célèbre syndicat, c’est à l’Etat ainsi qu’aux entreprises qui utilisent cette main d’oeuvre de prendre leurs responsabilités.

Dans quels pays se trouvent ces travailleurs ?

La majeure partie d’entre eux sont employés sur des chantiers navals, sur des chantiers du bâtiment et dans des fermes en Pologne. L’ambassade de Corée du Nord à Varsovie a démenti que ces travailleurs se voient confisquer leur salaire. « Tout ça est absurde », a dit un fonctionnaire de l’ambassade. « Personne ne leur prend (leurs salaires), ils travaillent et gagnent leur argent ». Des Nord-Coréens travaillent également dans des usines textiles à Malte, ou dans d’autres pays comme l’Allemagne, l’Italie, l’Autriche et les Pays-Bas, selon l’ONG.

Dans un rapport rendu public l’an dernier, les Nations unies estimaient à plus de 50.000 le nombre de Nord-Coréens travaillant à l’étranger. La majeure partie d’entre eux travaillent en Russie et en Chine. D’autres sont employés dans des pays d’Afrique et sur des chantiers du bâtiment au Moyen-Orient, notamment au Qatar où près de 1.800 nord-coréens prépareraient les installations pour la Coupe du monde de football 2022.

L’Echos

#Euro2016 des supporters anglais ont fait boire une bière à un enfant de 7 ans contre de l’argent

Nouvelle polémique pour les supporters anglais à l’Euro. A Lille (Nord), plusieurs d’entre eux ont fait boire de la bière à un jeune mendiant de sept ans, en échange de quelques pièces. Un journaliste du Financial Times a raconté la scène sur Twitter.

« Je les ai vu, oui. Il a descendu la bouteille en cinq gorgées sous les applaudissements. Ils lui ont ensuite donné de l’argent et une cigarette », précise-t-il aux internautes qui l’interrogent. L’enfant a finalement piétiné la cigarette, à la grande déception des Anglais.

Ce n’est pas la première fois que les supporters anglais sont pris en flagrant délit d’humiliation. Mardi 14 juin, certains d’entre eux avaient été filmés à Lille en train de jeter des pièces et des bouteilles à de jeunes enfants roms.

Yahoo

Quand l’Europe aimait l’Islam

De l’extérieur, avec ses minarets élevés et son dôme, la mosquée de Wilmersdorf, sur Brienner Straße, dans le sud-ouest de Berlin, ressemble encore beaucoup à ce qui était son apparence durant les années 1920. Mais cette institution, comme la ville qui l’entoure, a bien changé.

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Aujourd’hui, la mosquée est un lieu bien tranquille. Elle sert, pour l’essentiel, de centre d’information: des écoliers y effectuent parfois des visites scolaires et elle accueille des déjeuners interconfessionnels. Une petite communauté de musulmans s’y rend régulièrement pour la prière du vendredi. Nous sommes bien loin de l’époque où, sous la République de Weimar, la mosquée de Wilmersdorf était le centre vivace d’un mouvement spirituel de la contre-culture.

Les missionnaires ahmadistes, issus de la région indienne du Penjab, alors britannique, qui ont bâti cette mosquée, y ont attiré des gens variés dans le Berlin des années 1920, et accueilli des conférences qui traitaient des grandes questions philosophiques du temps. On y évoquait, par exemple, l’écart entre la vie et la doctrine, le futur de l’Europe ou le futur de l’Humanité dans son ensemble. Les Allemands de tous âges, en proie à une profonde désillusion à l’égard de la civilisation chrétienne à l’issue de la Grande guerre, lui cherchaient des alternatives religieuses à la fois modernes et rationnelles, mais aussi spirituelles et se rendaient donc à ces conférences et nombre d’entre eux se convertirent à l’Islam.

Une contre-culture spirituelle

Il est aujourd’hui bizarre d’imaginer pareille chose en Allemagne, où le parti de droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) récemment demandé l’interdiction des burqas et des minarets et où plus de la moitié des Allemands déclarent considérer l’Islam comme une menace. Mais durant la période de l’entre-deux guerres, Berlin accueillait une intelligentsia musulmane prospère, constituée non seulement d’immigrants et d’étudiants issus du Proche-Orient et du Sud-Asiatique, mais aussi de convertis allemands issus de toutes les couches de la population. L’Islam, à cette époque, représentait une forme de contre-culture spirituelle.

Les Allemands n’étaient d’ailleurs pas les seuls à faire preuve d’une telle ouverture et même de fascination à l’égard de l’Islam. Au début du XXe siècle ont émergé les premières communautés et institutions musulmanes en Europe de l’Ouest et, avec elles, sont apparus les premiers convertis en Grande-Bretagne ou aux Pays-Bas. C’est une période un peu oubliée de l’histoire –mais dont il est tout particulièrement pertinent de se souvenir aujourd’hui, à un moment où la relation entre l’Islam et l’Europe est de plus en plus marquée par l’inquiétude voire par la plus franche hostilité.

Exotisme

Même les discussions les plus nuancées sur l’Islam et l’Europe –celles qui prennent en compte les facteurs structurels qui ont contribué à marginaliser les populations musulmanes du continent– continuent de traiter la présence de la religion comme un phénomène nouveau et épineux, étranger à la vie culturelle et politique européenne. Mais si l’on regarde le début du XXsiècle –et pour l’essentiel la période qui suit la première vague d’immigration musulmane en Europe à l’issue de la fin de la Première guerre mondiale– montre qu’il n’y a pas si longtemps, l’Europe de l’Ouest et l’Islam entretenaient une rélation bien différente, caractérisée par une certaine curiosité de la part des citoyens et une forme de favoritisme de la part des gouvernements.

Au moment même où des citoyens européens étaient confrontés à cette religion exotique venue d’Orient, les gouvernements européens proposaient des traitements de faveurs aux citoyens musulmans et d’une manière qui, au premier coup d’œil, pourrait apparaître surprenante: le très laïc gouvernement français a ainsi dépensé quantité d’argent pour construire des mosquées très ostentatoires, tandis que l’Allemagne cherchait à démontrer qu’elle traitait mieux les Musulmans que la France et la Grande-Bretagne. Étudier cette période nous permet de constater que la rencontre entre l’Europe et l’Islam n’a rien de neuf, et qu’elle n’a pas toujours eu le caractère que nous lui connaissons, et qu’elle pourrait donc fort bien ne pas être identique dans le futur.

L’émergence de l’homme nouveau

Des convertis comme Hugo Marcus, philosophe juif homosexuel, nous montrent que l’Islam n’est pas seulement présent dans l’Europe de l’après Première Guerre mondiale, mais que pour certains, il joue un rôle vital dans les discussions sur ce que pourrait être le futur du continent. Marcus, qui participait à la vie de la mosquée de Wilmersdorf, était né en 1880 et avait gagné Berlin pour y étudier la philosophie. Il se convertit en 1925, après avoir encadré de jeunes immigrants musulmans issus du sud de l’Asie.

Ayant adopté le prénom musulmans d’Hamid, Marcus écrit alors des articles pour la revue de la mosquée, la Moslemische Revue, dans laquelle il dispute les points de vue des philosophes les plus populaires du temps –Goethe, Nietzsche, Spinoza et Kant– pour affirmer que l’Islam est une composant nécessaire de l’établissement de «l’homme nouveau». Pour Marcus, l’Islam, successeur monothéiste du Judaïsme et du Christianisme, est l’élément qui manque au cœur de cet «homme du futur».

Conversions

La mission ahmadiste gère une autre mosquée en Europe de l’Ouest –la Mosquée Shah Jahan de Woking, en Angleterre. Sa construction a été commandée en 1889 par Gottlieb Wilhelm Leitner, orientaliste polyglotte anglo-hongrois qui ne s’est pas converti, mais a servi d’interprète durant la guerre de Crimée et a voyagé à travers tout le monde musulman. Personne n’étant là pour assurer son fonctionnement à l’issue de la mort de son fondateur excentrique dix ans plus tard, le bâtiment est rapidement abandonné.

Peu avant la Première Guerre mondiale, Khwaja Kamaluddin, avocat d’origine indienne, par ailleurs missionnaire ahmadiste, rachète la propriété, relance ses activités et en fait la mission de Woking. La mosquée, située à 50 km au sud de Londres, attire les convertis des classes moyennes et favorisées de l’Angleterre de Downtown Abbey et d’ailleurs qui partagent un mécontentement commun à l’égard du christianisme et de la société occidentale moderne. Un des convertis les plus légendaires de l’époque est Lord Headley, un pair irlandais.

Né Rowland George Allanson Allanson-Winn, le 5e Baron Headley se convertit à l’Islam en 1913 et adopte le nom musulman de Shaikh Rahmatullah al-Farooq. Lord Headley devient une sorte d’enfant modèle pour les convertis britanniques à l’Islam; durant les années 1920, il effectue un pèlerinage très médiatisé à la Mecque et, au cours de son existence, écrit de nombreux livres et articles sur l’Islam dont, il en est certain, le futur s’annonce radieux en Grande-Bretagne.

L’impératif de la Guerre

Il semble clair que sur le plan individuel, l’Islam séduit des Européens qui cherchent à rompre avec la tradition dans le monde moderne. Pieter Henricus van der Hoog, dermatologue fondateur d’une compagnie qui fournit aujourd’hui encore des crèmes de jours et des masques raffermissants aux femmes hollandaises, se convertit à la même période et part en pèlerinage à la Mecque.

Harry St. John Philby, officier du renseignement britannique et père de Kim Philby, le célèbre agent double soviétique, se convertit lors de son séjour en Arabie saoudite durant les années 1930 et se fait appeler Abdullah. Un autre converti de la période, l’écrivain juif Leopold Weiss, adopte le nom de Muhammad Asad; son fils, Talal Asad, compte parmi les anthropologues les plus influents du monde actuel.

Mais les gouvernements d’Europe de l’Ouest font également montre d’une tolérance voire d’une partialité en faveur de l’Islam qui pourrait surprendre les lecteurs contemporains –même si leurs motivations sont souvent bien plus cyniques que celles de leurs citoyens.

Durant la Première Guerre mondiale, la France et la Grande Bretagne s’appuient sur les sujets de leur colonies –dont un grand nombre sont musulmans– et les emploient sur les champs de bataille européens, et ont donc des égards pour ces troupes et leurs besoins. Des Imams sont attachés aux régiments et les musulmans de l’armée perçoivent des rations halals: au lieu de porc et de vin, elles reçoivent du couscous, du café et du thé à la menthe. (Les soldats Juifs ne bénéficient pas d’un tel traitement.)

Côté allemand, la première mosquée du pays est construite dans un camp de prisonniers de guerre à Wünsdorf, pour s’attirer les bonnes grâces des prisonniers musulmans et leur montrer que les Allemands les traitent mieux que les Britanniques ou les Français. Ils espèrent ainsi provoquer des troubles au sein des colonies musulmanes de leurs deux puissances rivales.

L’inquiétude anticolonialiste

Durant l’entre deux guerres, les mouvements anticolonialistes s’appuient de plus en plus sur l’identité islamique, ce qui n’est pas sans rendre ces mêmes gouvernements européens inquiets. Les services secrets sont alors dépêchés dans les cafés de tout le continent, où les intellectuels musulmans –dont, à Genève, Shakib Arslan, un des panislamistes les plus importants de la période et grand-père de Walid Jumblatt, homme politique libanais contemporain– ont commencé à préparer un message panislamiste de résistance.

Mais les gouvernements européens tentent également de s’attirer les bonnes grâces des Musulmans par le moyen plus subtil de la propagande. En 1926, près de deux décennies après avoir affirmé son attachement à la laïcité, l’État français utilise de nombreux vides juridiques pour financer la grande mosquée de Paris –un acte qui va indigner de nombreux catholiques français, indignés par le traitement préférentiel accordé aux musulmans. La mosquée a pour but affirmé de rendre hommage aux soldats musulmans ayant combattu pour la France durant la guerre.

Lorsque la première pierre est posée en 1922, Paul Fleurot, représentant de la municipalité parisienne déclare non sans fierté que lorsque la France s’est trouvée en danger en 1914, les musulmans d’Afrique n’ont pas hésité à voler à son secours«Les musulmans de nos départements africains ne furent pas les derniers qui répondirent à l’appel de la patrie en danger… Nombreux sont ceux qui ont donné leur vie pour la défense de la civilisation.» Il ajoute que la mosquée est une expression de la gratitude de la France, un monument commémoratif pour les soldats musulmans tombés pour la France.

Une volonté de contrôle?

Les historiens voient aujourd’hui cette mosquée comme un exemple de propagande colonialiste, visant à donner aux riches visiteurs un goût de la puissance impériale française dans le monde musulman. Les travailleurs nord-africains de Paris vivent, en effet, bien loin de la Mosquée et ses horaires de prières ne sont guère adaptés à leurs horaires à l’usine; le tarif élevé du hammam et du restaurant en font des lieux accessibles à une petite élite français et marocaine. Cette mosquée, construite dans le Ve arrondissement de Paris, non loin du jardin des Plantes, est toujours là; les touristes du monde entier viennent y boire une tasse de thé à la menthe et manger des baklavas dans le café ou bien acheter un tapis marocain dans la boutique, et respirer un petit air d’orient au cœur de Paris.

En 1935, l’État français laïc cible à nouveau ses sujets musulmans en bâtissant un hôpital à Bobigny, au nord-est de Paris, exclusivement à destination des Musulmans. Cet hôpital a pour but affiché de représenter la valeur républicaine de l’égalité en proposant des soins particuliers aux Musulmans: les patients y reçoivent ainsi une alimentation halal et le bâtiment lui-même, conçu par des architectes français dans ce qu’ils tenaient pour un «style nord-africain», est pourvu d’une salle de prière et d’un cimetière musulman.

Il permet également aux musulmans de ne pas fréquenter les autres hôpitaux parisiens, à une époque où de nombreux citoyens français s’inquiète de la présence des Nord-Africains, qu’ils tiennent pour porteurs de maladies vénériennes dangereuses –un signe qui montre que malgré une curiosité inattendue à l’égard de l’Islam, les Européens sont aussi bien souvent racistes. Cet hôpital est un bon exemple de stratégie d’un gouvernement colonial de l’époque: proposer des services aux résidents musulmans afin de s’attirer leurs faveurs et de mieux les contrôler.

Lustre perdu

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La mosquée de Wilmersdorf, sur Brienner Straße, dans le sud-ouest de Berlin

Les cicatrices de la bataille de Berlin et l’érosion du temps ont laissé leurs marques sur la mosquée de Wilmersdorf. Au cours des derniers instants de la Seconde Guerre mondiale, elle est le théâtre d’affrontements entre soldats soviétiques et allemands. Ces derniers creusent des tranchées dans ses jardins et tirent sur les Soviétiques depuis ses minarets.  Au cours des combats, tous ses minarets sont détruits sauf un et la mosquée est sérieusement endommagée. Si elle a été reconstruite depuis, elle n’a jamais vraiment retrouvé son lustre d’antan. Aujourd’hui, sa fréquentation, certes constante, demeure réduite et son histoire est pour l’essentiel méconnue.

 

 

Au cours des décennies mouvementées qui ont suivi la guerre, cette courte période –qui vit des Européens embrasser l’Islam– s’est effacée des mémoires. La raison n’en est pas très claire: peut-être parce que le flux récent et bien plus important de travailleurs musulmans des années 1960 et 1970 a fait des Musulmans une minorité de plus en plus visible dans ces pays plutôt qu’une petite fraction de la population, ce qui a accentué les tensions. Peut-être aussi que depuis le 11-Septembre, les événements qui ont marqué la relation entre la société occidentale et le Proche-orient ont souvent masqué cette histoire.

Une autre relation est possible

Néanmoins, regarder en arrière est toujours utile pour prendre la mesure du bon et du moins bon dans l’histoire riche et complexe de l’Islam en Europe occidentale. Si les gouvernements, tout à leur désir de de s’attirer les bonnes grâces des populations musulmanes, les ont également singularisées d’une manière qui a peut-être posé les fondations de ce sentiment «d’altérité» qu’entretient désormais l’Europe à l’égard de l’Islam, la mosquée de Wilmersdorf représente une vision alternative, un moment du passé où l’Islam n’était pas associé à la répression, à l’anti-intellectualisme et à une menace. Imaginer les conférences qui se tenaient à Woking ou à Wilmersdorf et le public qui s’y rendait –selon certains, Thomas Mann aurait assisté à l’une d’elles– nous permet soudain de visualiser une relation Europe-Islam placée sous le sceau du dialogue et de la fluidité.

L’histoire des Musulmans et de l’Islam en Europe occidentale est donc à la fois plus ancienne et plus imbriquée que la plupart des gens le pensent, et en prendre conscience nous permet d’envisager un futur dans lequel les musulmans pourraient être perçus comme faisant partie intégrante de la vie publique européenne plutôt que comme des étrangers menaçants et venus d’un autre âge.

Slate

Le travail des enfants en Europe : « On sait que ça existe mais on ne veut pas le voir »

C’est au détour d’un café dans les rues de Naples, que Cécile Allegra est confrontée au travail des enfants. Un jeune adolescent, les bras chargé d’un plateau aussi lourd que lui, sillonne entre les tables pour distribuer des boissons. Pour cette grande reporter qui sort d’une longue immersion dans la police napolitaine, c’est la fin d’une enquête et le début d’une autre. Entretien. 

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Palerme

Son travail l’a menée en Bulgarie, en Italie, en Angleterre, et même plus près, en France. Elle a rapporté des témoignages et en a fait un documentaire pour Arte. Dans son livre, Le salaire des enfants, elle relate le parcours de Giovanni, de Giultena ou de la Française Léna, qui travaillent trop tôtUn scandale ignoré.

 

Estelle Bertrand : Comment avez-vous fait témoigner ces enfants et leurs familles ? Vous dites dans votre livre que parler c’est risquer de perdre son emploi voire plus.

Cécile Allegra : Il faut souvent un médiateur et surtout une technique d’approche assez douce. A Naples, avec le petit Giovanni, les parents, ce qui était compliqué c’était de circuler dans le quartier de manière discrète. J’ai commencé par aller le voir de temps en temps un peu comme une marraine. Au fil des jours ma présence passait inaperçue. Pour les autres mineurs italiens dont je parle, ils étaient sous la tutelle de Giovanni, un éducateur. C’est donc grâce à lui et à son travail dans le quartier, que nous avons pu entrer dans ce périmètre.

En ce qui concerne la France j’ai tout simplement demandé si ces jeunes avaient envie d’en parler. Il me fallait évidemment l’autorisation des parents. Étant très engagés aux côtés de leurs enfants, et très remontés par rapport à ce qu’ils ont vécu, il a été facile de les convaincre. Quant à la Grande Bretagne c’est grâce à une assistante sociale que j’ai pu approcher cette réalité.

Selon vous en France, l’apprentissage serait devenu une sorte de « permis d’exploitation » ? 

Je ne veux pas dire que tous les commerçants et artisans exploitent les apprentis, mais on ne peut pas demander à un adolescent de faire le travail d’un adulte. L’Europe a été pionnière dans la lutte contre le travail des enfants et là on assiste à véritable marche arrière.

Marie Claire

Espagne : les actes islamophobes multipliés par dix entre 2014 et 2015, passant de 48 à 534

Les actes islamophobes ont été multipliés par dix entre 2014 et 2015 en Espagne, passant de 48 à 534, selon des données de la plateforme citoyenne contre l’islamophobie, diffusées après de nouvelles agressions.

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Ces informations ont été transmises à l’AFP par Mounir Benjelloun, président de la Fédération espagnole d’entités religieuses islamiques (Feeri), et paraîtront dans un rapport annuel de la Plateforme citoyenne contre l’islamophobie en cours d’élaboration, recensant les actes contre les biens ou les personnes portés à la connaissance de la plateforme, soit directement, soit par les médias ou les réseaux sociaux.

« Il est difficile de comptabiliser les cas d’islamophobie via le ministère de l’Intérieur », assure cependant Mounir Benjelloun, affirmant qu' »il y a beaucoup de cas où les gens ne veulent pas porter plainte » et que « certains commissariats ne les classent pas dans les délits de haine » mais parmi les actes de vandalisme.

Ce type d’agressions « augmente quand il y a un acte de violence dans un pays européen », note Mounir Benjelloun, en évoquant les attentats ayant frappé Paris en janvier puis en novembre 2015 et Bruxelles le 22 mars, revendiqués par l’organisation Etat islamique (EI).

La police a annoncé avoir identifié 14 participants à cette manifestation, « tous liés à des groupes d’extrême-droite ».

Le 30 mars, de la peinture rouge a été déversée devant l’entrée de la mosquée de Parla, dans la banlieue sud de Madrid, et des croix gammées peintes sur la porte.

Un homme, lié à l’extrême-droite selon la police, a été mis en examen mardi dans cette affaire pour « délit contre les croyances religieuses » et « dégradations ».

D’autres mosquées ont été vandalisées après les attentats de Bruxelles, à Salamanque ou Grenade, a précisé à l’AFP Riay Tatary, président de la Commission islamique d’Espagne, représentant les musulmans d’Espagne qui étaient fin 2015 1,89 million (4% de la population).

La Voix De L’Amerique

Donald Trump n’exclut pas une attaque nucléaire sur l’Europe

BIRCH RUN, MI - AUGUST 11:  Republican presidential candidate Donald Trump speaks at a press conference before delivering the keynote address at the Genesee and Saginaw Republican Party Lincoln Day Event August 11, 2015 in Birch Run, Michigan. This is Trump's first campaign event since his Republican debate last week. (Photo by Bill Pugliano/Getty Images)

Puisqu’il refuse de se priver d’une quelconque « option », Donald Trump affirme qu’il serait prêt à bombarder l’Europe ou le Moyen-Orient avec l’arme nucléaire.

Lâcher une bombe nucléaire sur l’Europe ? Donald Trump refuse d’exclure cette option. Dans une interview à la chaîne MSNBC, le candidat à l’investiture républicaine s’est interrogé à voix haute : « pourquoi les Etats-Unis fabriquent-ils des armes nucléaires si ce n’est pas pour les utiliser ? ».

Les Échos

 

Devant le tribunal pour avoir violé des jumelles sourdes et muettes

Deux Roumains doivent être jugés à partir de ce lundi à Nanterre pour avoir violé des jumelles sourdes et muettes de 33 ans, en 2012, à Bois-Colombes (Hauts-de-Seine).

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Problème de taille, les deux jeunes femmes ne maîtrisent pas la langue des signes et sont analphabètes, ce qui va poser de nombreuses difficultés pour comprendre comme se sont déroulés les faits, explique Le Parisien.

C’est du fait de leur état, des analyses médico-légales, de témoignages et d’aveux des suspects que les faits ont été reconstitués, les jumelles ne se faisant comprendre que par quelques sons et des gestes, rapporte le quotidien.

Fuite au Portugal

Elles avaient rencontré quatre hommes dans Paris lors d’une soirée et avaient accepté de venir chez l’un d’eux. Deux des quatre hommes avaient quitté les lieux. C’est à ce moment-là que les deux autres, âgés de 39 et 40 ans, les auraient violées.

Les deux hommes avaient fui au Portugal, avant d’être sous le coup d’un mandat d’arrêt international et d’être interpellés en 2013.

Ils encourent 20 ans de réclusion.

Le Dauphine

Nantes : un migrant lituanien agresse et étrangle deux femmes pour les voler

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Il a justifié son geste par son état d’ébriété. Et n’a reconnu que la moitié des faits. Un homme de 25 ans a été condamné à huit mois de prison ferme, mercredi, après l’agression de deux jeunes femmes en début de semaine à Nantes, rapportent Ouest-France et Presse Océan. Ce Lituanien, arrivé en France depuis peu, n’a pas donné d’autres explications, à part qu’il voulait « voler ». Il avait déjà purgé une peine de prison pour vols avec violence en Lituanie, indique Ouest-France.

Deux violentes agressions

Les deux agressions se sont déroulées en 24 heures à peine. Lundi, au petit matin, une jeune femme avait perdu connaissance cours Saint-André après avoir été étranglée et frappée au visage. Son sac avait été dérobé. Le soir, l’homme s’était introduit dans la voiture d’une infirmière, et l’avait serré au cou avant qu’elle ne puisse se sauver et alerter les passants.

20 Minutes

Les 17 villes les plus dangereuses en Europe

Mercer, l’un des plus grands cabinets de conseil en ressources humaines dans le monde, publie son « Quality of Living Index » chaque année, dont une partie classe les villes les plus sûres pour vivre et travailler.

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La liste est effectuée annuellement pour aider les multinationales et d’autres employeurs dans la répartition équitable des employés lors des affectations internationales.

Mercer affirme que ce classement est basé sur des villes selon des critères comme « les relations avec d’autres pays, la stabilité interne, la criminalité et l’application de la loi. » En d’autres termes, ce n’est pas surprenant que les villes ravagées par la guerre ou celles en proie à la criminalité se classent le plus bas.

Mercer a analysé 450 villes et a ensuite fait une liste de 230 villes qui sont les plus sûres pour les travailleurs. 

D’autres questions telles que la petite délinquance ou les menaces à la sécurité nationale ont également eu un impact sur certaines villes.

Liste des 17 villes les plus dangereuses en Europe :

1. Kiev, Ukraine

2. Belgrade, Serbie

3. Athènes, Grèce

4. Sofia, Bulgarie

5. Budapest, Hongrie

6. Madrid, Espagne

7. Rome, Italie

7. Riga, Lettonie

9. Zagreb, Croatie

10. Bucarest, Roumanie

11. Londres, Royaume-Uni

12. Paris, France

13. Varsovie, Pologne

13. Tallinn, Estonie

15. Belfast, Irlande du Nord

15. Barcelone, Espagne

17. Milan, Italie

UK Business Insider