Qualifiée de délinquante par une avocate, Marine Le Pen perd son procès en diffamation

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Fin mai 2012, les équipes de Mme Le Pen avaient distribué un tract comportant une photo de M. Mélenchon et reproduisant l’une de ses phrases prononcées lors d’un discours à Marseille le 14 avril précédent: « Il n’y a pas d’avenir pour la France sans les Arabes et les Berbères du Maghreb« . Le tract sur fond vert, couleur de l’islam, comportait également la mention « Votons Mélenchon«  et sa traduction dans un arabe approximatif.

Dans une dépêche de l’Agence France-Presse annonçant le 4 juin 2012 la décision de Jean-Luc Mélenchon de poursuivre Marine Le Pen, son adversaire du FN aux législatives dans la circonscription d’Hénin-Beaumont, pour « manoeuvre frauduleuse« , l’avocate du candidat FG, Raquel Garrido, déclarait : « Nous sommes sûrs de nous quant au fait que Marine Le Pen est une délinquante« .

La présidente du FN avait alors poursuivi en diffamation. En première instance, le tribunal correctionnel de Paris avait relaxé fin mai dernier Raquel Garrido et le PDG de l’AFP, Emmanuel Hoog. Mme Le Pen avait fait appel et a donc été déboutée mercredi, mais va former un pourvoi en cassation, selon son avocat, Me David Dassa Le Deist.

France 3

« Sale gauchiste » : Trois skinheads jugés pour une agression mortelle

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Ce 1er août 2009, Frédéric Bourget fait la fête dans un bar de la rue Paul-Bert, à Rennes. Le chauffeur livreur de 27 ans est abordé par une jeune femme, Nivine Gaid, 28 ans aujourd’hui, qui lui demande une cigarette. Elle n’obtient pas satisfaction. Romain Renoux, 30 ans, et un complice mineur, le tabassent en le traitant de « sale gauchiste ».

Une fois à terre, il reçoit des coups de poing et des coups de pied. Un des agresseurs porte des chaussures coquées, affectionnées par les skinheads. Les deux hommes, dont un est mineur, et la femme, appartiennent à la mouvance d’extrême droite. Tous les témoins affirment qu’ils ont fait le salut nazi dans le bar…

Sonné, Frédéric Bourget parvient à reprendre ses esprits et poursuit la soirée dans un appartement chez des amis, rue Alphonse-Guérin. Deux heures plus tard, il se plaint de maux de tête et veut rentrer chez lui.

Un employé du Star (réseau de bus et métro) l’aperçoit peu avant 7 h du matin, le 2 août, allongé sur le trottoir avenue du Sergent-Maginot. Le jeune homme est mort. L’autopsie révèle que le décès a été provoqué par une hémorragie du cerveau, suite à des coups violents.

Le verdict devrait tomber dans la soirée, ce vendredi.

Ouest France

Richard Ribéro, maire du Bar-sur-Loup, condamné pour harcèlement

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La cour d’appel d’Aix-en-Provence a rendu son arrêt en début de semaine. Suivant les réquisitions du procureur général, elle condamne Richard Ribero, maire du Bar-sur-Loup, petite commune de 3.000 habitants de l’arrière-pays grassois, à une peine de 8 mois avec sursis, 5.000 euros d’amendes et 7.000 euros de dommages-intérêts.

Jugé en première instance devant le tribunal correctionnel en août dernier, le premier édile âgé de 67 ans était poursuivi pour harcèlement moral à l’encontre d’une secrétaire de mairie.

Cette dernière, défendue par Me Bénédicte Anav, avait déposé plainte en janvier 2012, lui reprochant des propos grivois et des propositions indécentes à la limite du harcèlement sexuel: « T’es bonne », « Tu devrais mettre plus de décolletés », « Tu devrais venir sans rien dessous ».

Nice Matin

« Eloge de la Gestapo »: Jean-Marie le Pen perd son procès face à Montebourg

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La cour d’appel de Paris a débouté ce jeudi 19 Jean-Marie le Pen, qui poursuivait en diffamation Arnaud Montebourg pour avoir affirmé que le président d’honneur du Front national avait « fait l’éloge de la Gestapo« . La cour a totalement confirmé le jugement de première instance, qui avait, fait rare, retenu « l’exception de vérité » soulevée par la défense, expliquant en clair qu’Arnaud Montebourg ne pouvait être poursuivi car il disait la vérité.

L’ancien dirigeant du parti d’extrême droite a aussi vu confirmée, compte tenu de sa « mauvaise foi« , sa condamnation à verser 3.000 euros à l’ancien ministre du Redressement productif, pour procédure abusive.

Le 23 février 2014, en pleine campagne pour les municipales, le ministre socialiste avait débattu avec Marine Le Pen, fille et héritière politique du cofondateur du FN: « Moi je n’oublie pas que le président d’honneur du FN a fait il y a quelques années l’éloge de la Gestapo et de l’occupation allemande« , avait-il alors déclaré.

Allusion, notamment, aux propos de Jean-Marie Le Pen sur l’occupation allemande, qui n’aurait pas été « particulièrement inhumaine« . Propos qui lui ont valu, au terme d’une longue procédure, d’être définitivement condamné à trois mois de prison avec sursis et 10.000 euros d’amende, pour contestation de crime contre l’humanité.

France Soir

Le tribunal de Nice demande la levée de l’immunité parlementaire de Marine Le Pen

Le tribunal de grande instance de Nice a adressé au Parlement européen une demande de levée de l’immunité parlementaire de Marine Le Pen pour l’entendre dans une affaire de plainte en diffamation déposée contre elle par l’ancien maire Christian Estrosi, a indiqué le parquet vendredi.

Leader of the french far-right Front National (FN) party Marine Le Pen holds a press conference on March 9, 2015 in Metz, eastern France, ahead of the March 22 and 29, 2015 regional elections. AFP PHOTO / JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN

« Le tribunal de grande instance de Nice a été saisi d’une plainte avec constitution de partie civile qui a été déposée devant le doyen des juges d’instruction il y a quelques mois (juillet 2016, ndlr) pour des faits de diffamation qui sont imputés par le plaignant à Mme Le Pen« , a expliqué le procureur général de Nice Jean-Michel Prêtre.

« Le magistrat instructeur en charge de l’instruction a transmis au parquet une demande de levée de l’immunité parlementaire de Mme Le Pen en sa qualité de députée européenne pour lui permettre de l’entendre dans des conditions qui le laissent libre de toute décision« , a-t-il ajouté

Christian Estrosi (LR) reproche à Mme Le Pen d’avoir tenu des propos diffamatoires en mai 2015 à son encontre lors d’une émission animée par le journaliste Jean-Pierre Elkabbach sur iTELE/Europe 1.

La dirigeante d’extrême droite y accusait M. Estrosi de financer l’Union des organisations islamiques de France dont la dissolution est réclamée par certains responsables politiques, au FN et même à droite.

Le Parlement européen avait déjà voté en 2013 la levée de son immunité parlementaire. Son père et ancien président du Front National, Jean-Marie Le Pen, avait lui aussi fait l’objet de plusieurs demandes de levées d’immunité parlementaire européenne.

France 3