Trafic d’armes : De la Camorra à Daech, les connexions troubles d’un couple italien

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Après des mois, voire des années d’enquête, d’écoutes administratives et de perquisitions, la police italienne a finalement obtenu le feu vert pour arrêter Mario Di Leva, 69 ans, et sa femme Annamaria Fontana, 63 ans. L’arrestation a eu lieu le 31 janvier 2017, dans le quartier de San Giorgio a Cremano, situé dans la banlieue de Naples, sous le regard de curieux et sous les insultes de riverains à l’encontre du couple.

Le couple –tout comme leur fils Luca di Leva, présumé gérant du bar-restaurant Sheik Narghile Arabian appartenant à ses parents; Andrea Pardi, responsable d’une société de vente et de réparation d’hélicoptère à Rome; et Ali Mohamud Shaswish, un ressortissant libyen– a été mis en détention pour trafic d’armes et vente illégale de matériels militaires en violation du droit international. Ils sont par ailleurs soupçonnés d’avoir participé au recrutement de mercenaires entre la Somalie et l’Italie.

Mais, aujourd’hui, bien plus que leurs liens avec la Camorra, une ramification d’organisations mafieuses qui sévit en Campanie et dans la région de Naples, ce sont leurs connexions avec l’État islamique et différents trafics d’armes qui leur sont reprochés, rapporte The Daily Beast qui a enquêté sur le sujet. À vrai dire, depuis quelques mois, en Italie, les liens présumés entre des organisations mafieuses et l’organisation terroriste ne faisaient plus vraiment de doutes. Une enquête du quotidien italien La Stampa avait révélé, en octobre 2016, les connexions entre la Ndrangheta, la mafia calabraise, et l’État islamique dans un trafic d’armes et d’œuvres d’art pillées en Libye.

Slate

Trafic d’Etat : nouvelles révélations sur l’importation de 40 tonnes de cannabis avec la complicité des Stups

De nouveaux documents auxquels «Libération» a eu accès révèlent comment 40 tonnes de cannabis ont été importées en France avec la complicité de la police sous couvert de démanteler des réseaux. Une opération menée dans le dos du pouvoir judiciaire, sur fond de guerre des services.

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Règlements de comptes : Nicolas et François «caïds de Marseille» jugés pour l’assassinat d’un ado

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L’enceinte protectrice de la cour d’assises des Bouches-du-Rhône n’a pas suffi à dissiper la peur. Alors que débutait ce vendredi matin le deuxième jour du procès des «caïds de Marseille», jugés pour l’assassinat en novembre 2010 d’un jeune homme de 16 ans cité du Clos la Rose, dans le XIIIe arrondissement de la cité phocéenne, trois seulement des 47 personnes appelées à témoigner se sont présentées à la barre.

Depuis son ouverture, jeudi, le procès de deux frères Nicolas et François Bengler, se heurte en effet à l’absence des parties civiles et des témoins. Dernier recours pour briser la loi du silence : la cour a fait appel à la police pour contraindre un adolescent à témoigner.

Lenny,11 ans à l’époque des faits, aurait échappé à une tentative d’assassinat par les frères Bengler en 2010. Ce 21 novembre, le jeune garçon est grièvement blessé par une rafale de kalachnikov lors d’un règlement de comptes particulièrement sanglant, deux jours après que Jean-Michel Gomez, 16 ans, a été abattu dans la cité marseillaise du Clos-de-la-Rose, avec ce même type de fusil d’assaut.

Aujourd’hui âgé de 16 ans, Lenny devait témoigner ce vendredi, mais n’a pas osé, a expliqué son avocat, Me Frédéric Coffano. «Fragile, il se reconstruit difficilement», a-t-il ajouté. Pourtant, à la demande de l’avocat général, la cour a fini par délivrer un mandat d’amener à l’encontre de l’adolescent.

Le Parisien