La première présentatrice ​voilée​ d’un JT​ au Canada

Au Canada, une journaliste voilée a fait ses débuts en tant que présentatrice d’un journal télévisé, une première dans le pays. Ginella Massa, Canadienne d’origine panaméenne portant le hijab (voile), travaillait déjà en tant que reporter depuis 2015, rapporte Al Arabiya. Mais cette fois, elle a franchi une étape de plus en se voyant confier la présentation du JT de la chaîne CityNews, basée à Toronto.

La journaliste s’est exprimée sur le sujet en expliquant qu’il ne s’agissait pas seulement « d’une grande étape pour elle » mais aussi pour le Canada. « J’espère que le fait d’être une femme voilée à l’écran pourra aider à changer les impressions sur ce que sont et peuvent faire les femmes musulmanes. C’est important dans le climat actuel ».  Elle a également remercié CityNews pour cette opportunité. « Je suis vraiment reconnaissante de travailler pour une chaîne qui perçoit l’importance de recruter du personnel de tous les horizons et qui reflète la diversité des communautés desquelles on parle », a-t-elle expliqué.

TSA

Première mondiale : le Canada vote à l’unanimité une motion condamnant l’Islamophobie

Les gestes islamophobes sont en croissance partout au pays, mais le Forum musulman canadien refuse de baisser les bras et se réjouit de la motion adoptée pour contrer l’islamophobie.

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Vendredi soir, plus de 400 personnes étaient présentes au 9e Banquet de l’organisme du Forum musulman canadien. Parmi les invités on comptait des députés, maires, policiers, le chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard et plusieurs activistes. «Il y a tellement de politiciens dans la salle, qu’on pourrait régler plusieurs dossiers», a dit à la blague le chef Picard.

Soutenir la communauté musulmane et prouver leur sincérité de leur démarche pour freiner les crimes à caractère haineux étaient les principales raisons de leur présence.

Première mondiale

Le 26 octobre dernier, une motion pour contrer l’islamophobie a été adoptée à l’unanimité. Selon la porte-parole du Forum musulman canadien, Samah Jebbari, l’adoption par des leaders parlementaires d’une motion pour contrer l’islamophobie serait une première mondiale.

Cette motion tarde depuis 2010, alors que le député bloquiste Réal Nadeau l’avait proposée. Refusée à l’époque, elle a été soumise à nouveau au début du mois d’octobre dernier par le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair. Premièrement refusée par les Conservateurs, puis adoptée à l’unanimité le 26 octobre, après les saccages commis à la mosquée de Sept-Îles.

Pour Mulcair, toute forme de racisme ou de discrimination n’a pas sa place dans un pays comme le Canada. Né dans une famille catholique pratiquante, le respect de toutes les religions était de mise. «J’ai été moi-même élevé avec ces propres valeurs et nous avons élevé nos enfants avec ces mêmes valeurs» a dit le chef du NPD.

Éducation

Pour Samah Jebbari, la haine véhiculée par les islamophobes est alimentée par le manque d’éducation et l’ignorance.

Elle raconte que lors des attentats qui sont survenus à Paris, une enseignante avait discuté avec ses élèves. Pendant cette discussion un garçon s’était retourné et avait dit à une petite fille musulmane: «Hey toi, retourne chez toi !» Pour la jeune fille, retourner chez elle signifiait retourner dans sa maison au Québec et non dans le pays d’origine de ses parents, car elle est née ici. «C’est un exemple d’intolérance dont la victime est un enfant qui ne connaît rien de rien», a souligné madame Jebbari.

Derrière l’écran
Les médias sociaux faciliteraient également à propager la haine. «Avant l’arrivée des médias sociaux, vous n’auriez jamais vu une quinzaine de personnes sur un coin de rue parler contre un groupe ethnique, maintenant on peut facilement retrouver ce même groupe sur les réseaux sociaux», a conclu le chef du NPD, Thomas Mulcair.

Journal De Montreal

Canada: un policier poste des commentaires racistes sur une défunte autochtone

Deux accusations ont été déposées contre le sergent Chris Hrnchiar, le policier d’Ottawa qui aurait mis en ligne des commentaires de nature raciste sur les Autochtones et sur la défunte artiste inuite Annie Pootoogook.

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Canada : une deuxième mosquée vandalisée en une semaine

La mosquée Ranchlands au nord-ouest de Calgary a été la cible d’actes de vandalisme cette fin de semaine. Bien que ce soit le deuxième incident de ce type à survenir dans une mosquée en l’espace d’une semaine, la communauté musulmane ne veut pas se laisser atteindre par ces gestes haineux.

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Les membres de la mosquée ont découvert une fenêtre brisée à l’avant de l’immeuble samedi matin.

Pour rappel, la semaine dernière, une fenêtre a aussi été cassée, un livre du Coran brûlé et des messages haineux ont été inscrits sur une autre mosquée au sud-est de Queensland, à Calgary.

Mohamed Abbasi de l’Association musulmane du nord-ouest de Calgary (IANWC) dit que l’acte de vandalisme a été signalé à la police, mais que la motivation derrière ce geste reste encore inconnue. « C’est triste et décevant », regrette-t-il cependant.

Au cours des dernières semaines, des affiches islamophobes ont aussi été placardéessur le campus de l’Université de l’Alberta et d’autres ont été distribuées dans des boîtes aux lettres à Edmonton.

Le Canada ordonne l’expulsion de Michele Torre, un immigré italien pour «criminalité grave»

L’Agence des services frontaliers du Canada a ordonné vendredi que Michele Torre, âgé de 64 ans, soit déporté vers son Italie natale vendredi prochain, le 16 septembre.

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Son avocat a indiqué au téléphone que les agents fédéraux avaient déjà un billet d’avion pour son client. Me Stéphane Handfield dénonce le fait qu’Ottawa n’ait amorcé les procédures d’extradition qu’en 2013, soit près de 20 ans après sa condamnation. Me Handfield a fait appel de la décision de l’Agence dès vendredi, et devrait obtenir une réponse lundi ou mardi.

Arrivé au Canada en 1967, Michele Torre avait obtenu rapidement le statut de résident permanent. En 1996, il avait plaidé coupable à une accusation de complot pour importation de cocaïne dans une affaire liée au clan Cotroni; il a depuis purgé une partie de sa peine de neuf ans de prison.

Me Handfield soutient qu’Ottawa aurait pu l’expulser du pays dès sa condamnation, en 1996, alors que ses enfants étaient encore jeunes. Aujourd’hui, Michele Torre devrait laisser derrière lui une femme souffrante, trois grands enfants et six petits-enfants, a déploré sa fille Nellie, en larmes.

Ottawa tente depuis 2013 d’expulser M. Torre, l’accusant de «criminalité grave et organisée».

M. Torre avait été arrêté à nouveau en 2006 lors d’une vaste opération menée contre la mafia, mais il a finalement été acquitté, non sans avoir passé trois ans en détention préventive.

La Presse

Le Canada autorise le voile dans la Gendarmerie royale

Le port du voile islamique par les femmes musulmanes est désormais autorisé dans la Gendarmerie royale du Canada, a annoncé mardi le gouvernement canadien.

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« Cette addition à l’uniforme » de la police montée a été décidée récemment par le commissaire de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), Bob Paulson, a dit à l’AFP Scott Bardsley, porte-parole du ministère de la Sécurité publique.

La décision « de permettre aux membres féminins de confession musulmane de porter le hijab, si elles le désirent », vise à encourager ces dernières « à envisager une carrière avec la Gendarmerie royale du Canada », a déclaré M. Bardsley, confirmant des informations du quotidien La Presse.

Le porte-parole n’était pas en mesure de dire si des femmes portent actuellement le hijab dans la police fédérale, renvoyant l’AFP à la GRC, qui n’avait pas encore réagi.

Le turban est aussi autorisé

La mesure est en vigueur depuis janvier, selon La Presse, qui a obtenu des échanges d’information entre le commissaire de la GRC et le ministre de la Sécurité publique, en vertu de la loi d’accès à l’information.

Trois sortes de hijab ont été testés par la police fédérale avant son autorisation, et celui retenu s’enlève rapidement, n’est pas encombrant et ne pose donc aucun risque pour la policière désirant le porter, a indiqué le journal.

Les services de police de Toronto, plus grande ville du Canada, et d’Edmonton, capitale de l’Alberta (ouest) permettent déjà « le port du hijab avec l’uniforme », a rappelé M. Bardsley. « A l’étranger, des corps policiers au Royaume-Uni, en Suède et en Norvège ainsi que dans certains États américains ont adopté des politiques similaires », a-t-il précisé.

La GRC permet depuis le début des années 1990 à ses membres de confession sikhe de porter le turban. Cette annonce survient après que le Premier ministre canadien Justin Trudeau, chantre du multiculturalisme, s’est porté lundi à la défense du burkini, un costume de bain enveloppant à l’usage des femmes musulmanes dont le port a été interdit sur certaines plages en France.

Ouest France

Canada : Justin Trudeau prend la défense du burkini, invoquant les libertés de culte

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a défendu le port du burkini, invoquant les libertés de culte, en plein débat en France.

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Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a défendu lundi les libertés de culte garantissant le droit à porter le burkini, symboles selon lui de « l’acceptation » de l’autre de la part d’une société ouverte.

« Au Canada, on devrait être rendu au-delà de la tolérance. Tolérer quelqu’un, c’est d’accepter qu’il ait le droit d’exister mais à condition qu’il ne vienne pas nous déranger trop, trop, chez nous », a regretté en conférence de presse le dirigeant libéral, chantre du multiculturalisme.

Interrogé sur la controverse entourant en France le burkini, un costume de bain enveloppant à l’usage des femmes musulmanes dont le port a été interdit sur certaines plages hexagonales, M. Trudeau a appelé au « respect des droits et des choix des individus », un principe qui « se doit d’avoir la première place dans nos discours et débats publiques ».

« Il y a des petites controverses ici et là comme toujours »

Dans la foulée de la controverse qui agite la France, où une poignée de mairies de localités côtières ont interdit le burkini, des élus québécois ont appelé à une telle mesure dans la Belle Province au nom du principe de la laïcité.

« Oui, sûrement, il y a des petites controverses ici et là comme toujours, des conversations que nous allons continuer d’avoir », a observé le Premier ministre canadien. Toutefois, a-t-il asséné, « au Canada, on devrait être rendu au-delà de la tolérance ».

« Au Canada, peut-on parler d’acceptation, d’ouverture, d’amitié, de compréhension ? C’est vers là que nous allons et c’est ce qu’on est en train de vivre tous les jours dans nos communautés diverses et riches, non en dépit, mais à cause de ces différences », a conclu Justin Trudeau.

Paris Match

Canada : enquête sur un millier de femmes autochtones assassinées

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Marion Buller, une juge amérindienne, va diriger, de septembre jusqu’à fin 2018, une vaste enquête sur des centaines de meurtres et disparitions de femmes autochtones au Canada, qui ont eu lieu au cours des trois dernières décennies, a annoncé mercredi le gouvernement.

La mise en place de cette commission d’enquête fait suite à 18 séances de consultations publiques, au cours desquelles plus de 2000 femmes autochtones ont été entendues depuis décembre, afin d’établir le cadre des travaux des enquêteurs.

«Ce que nous avons entendu était sans ambages et très personnel. Il ne fait aucun doute qu’il y a un besoin urgent d’examiner les causes sous-jacentes et profondément systémiques de cette violence, y compris le racisme, le sexisme et l’impact continu du colonialisme», a souligné en préambule la ministre fédérale des Affaires autochtones, Carolyn Bennett. Réclamée depuis des années par les responsables autochtones, cette investigation avait toujours été refusée par le précédent gouvernement conservateur.

1200 femmes disparues ou assassinées entre 1980 et 2012

Souvent accusée de ne pas enquêter avec le même soin ou la même célérité sur ces disparitions, la police a recensé près de 1200 femmes autochtones disparues ou assassinées entre 1980 et 2012, soit trois à quatre fois plus en proportion que dans le reste de la population canadienne.

Paris Match

Canada : un lieutenant-colonel britannique arrêté pour viol sur une officière

Un lieutenant-colonel britannique, temporairement affecté à Kingston en Ontario, fait face à une accusation d’agression sexuelle sur une officière de l’armée canadienne.

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L’histoire remonte au mois d’avril dernier. Après un évènement militaire à Fort Frontenac, la présumée victime, l’accusé, Christopher Davies, et d’autres personnes sont sortis dans un bar de la ville de Kingston.

Selon la police de Kingston, l’homme de 45 ans aurait suivi l’officière de 52 ans à son hôtel et l’aurait ensuite violée. Le lieutenant-colonel Christopher Davies a été arrêté mardi et a été ensuite accusé d’agression sexuelle.

Il a été libéré sur une promesse de comparaître et doit respecter plusieurs conditions strictes, notamment de ne pas contacter l’officière et de ne pas quitter l’Ontario.

Journal De Montreal

La police a créé un couple de «terroristes islamistes» et l’a incité à commettre un attentat

Une juge de la Cour suprême de Colombie-Britannique a ordonné l’arrêt des procédures contre John Nuttall et Amanda Korody, reconnus coupables d’avoir comploté un attentat à la bombe devant le palais législatif de Victoria en 2013.

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Leur condamnation avait été suspendue le temps d’un deuxième procès les opposant aux forces de l’ordre. Au cours de ce deuxième procès, la défense a prouvé que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et son agent d’infiltration avaient utilisé une manoeuvre visant à encourager le couple à passer à l’acte.

 

John Nuttall et Amanda Korody ont été libérés après le prononcé de la décision de la juge vendredi, mais ils ont rapidement été de nouveau arrêtés par les policiers pour répondre en Cour provinciale à une demande d’engagement de ne pas troubler l’ordre public se rapportant à une activité terroriste, déposée par le Service des poursuites pénales du Canada.

Ils ont été libérés une deuxième fois, mais sont soumis à des conditions de libération sévères pour la prochaine année.

John Nuttall et Amanda Korody ont déjà passé trois ans en détention.

La GRC est allée trop loin

Dans sa décision, la juge Catherine Bruce de la Cour suprême de la Colombie-Britannique affirme que la GRC est allée trop loin et qu’elle a piégé le couple pour l’inciter à commettre un attentat. Elle ajoute que les deux personnes ne disposent pas de capacités intellectuelles suffisantes pour organiser un attentat seules.

« Le monde a assez de terroristes, nul besoin pour la police de créer davantage de marginaux qui n’ont ni la capacité ni la motivation suffisante d’agir par eux-mêmes », a-t-elle déclaré lors de la lecture de la décision, vendredi.

Selon la juge Bruce, la GRC a profité de la fragilité mentale de John Nuttall et d’Amanda Korody pour les manipuler. « L’élaboration d’un tel plan demande un effort énorme, ce que les accusés sont incapables de réaliser », a-t-elle noté.

Radio Canada


Canada : la police a créé un couple de terroristes

En 2013, la gendarmerie royale du Canada, alertée par les services de renseignement, a placé sous surveillance M. Nuttall, soupçonné de vouloir acheter du nitrate de potassium. Ce dernier, un marginal et ancien toxicomane, est ensuite contacté par des agents infiltrés.

Pendant cinq mois, l’opération policière a « monté 28 scénarios allant d’un simple appel téléphonique à des rencontres complexes sur plusieurs jours », a rappelé la Cour suprême. Cette opération s’est terminée au matin du 1er juillet 2013 avec la pose de trois autocuiseurs avec des détonateurs désactivés devant le Parlement provincial, et l’arrestation du couple.
Le Monde

Canada : 3 fois plus de victimes d’agressions sexuelles chez les Autochtones

Dans son plus récent article, La victimisation chez les Autochtones au Canada, le bureau fédéral de la statistique indique qu’il a recensé 58 incidents d’agressions sexuelles pour 1000 répondants autochtones, comparativement à 20 pour 1000 chez les non-Autochtones.

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Statistique Canada note aussi qu’en 2014, 28 % des Autochtones de 15 ans et plus (environ 275 000 personnes) ont indiqué que leur ménage ou eux-mêmes avaient été victimes, au cours des 12 mois précédents, d’au moins un des huit types de crimes mesurés par l’Enquête sociale générale sur la victimisation.

Cette proportion était plus élevée que celle observée chez les non-Autochtones (18 %), mais en baisse par rapport à cinq ans plus tôt (38 % en 2009).

La Presse

Canada : une tête de porc déposée devant une mosquée québecoise

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« Bonne appétit. » C’est le message à l’orthographe approximatif qui a accompagné le colis déposé au pied du Centre culturel islamique du Québec (CCIQ). Une tête de porc emballée tel un œuf de Pâques en chocolat a été retrouvée dans la matinée du dimanche 19 juin, au grand dam des fidèles. « La communauté reçoit ce geste avec un grand « pourquoi« . Ici, nous sommes de bons citoyens. De bons Québécois, de bons Canadiens. La seule différence est que nous sommes musulmans », déclare le président du CCIQ Mohamed Yangui.
Le Service de police du Québec doit analyser, lundi 20 juin, les images de vidéosurveillance afin d’identifier le coupable. Selon les responsables de la mosquée, la tâche ne devrait pas être difficile car « la caméra de sécurité le montre bien ». Les actes islamophobes de ce genre sont monnaie courante d’après Mohamed Yangui, qui en dénombre « environ un par année. Et c’est surtout durant le Ramadan, comme cette fois-ci ».

Certains interprètent ce geste comme une conséquence de la tuerie d’Orlando

Saphir News

Système « raciste » au Canada : Surreprésentation des Noirs et Autochtones dans les prisons

Canada : La pauvreté touche 2 fois plus les enfants autochtones que les autres

Un rapport s’attardant aux conditions de vie des jeunes autochtones au Canada déplore qu’ils aient au moins deux fois plus de risques de vivre dans la pauvreté que les enfants des autres communautés.

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Le rapport publié mardi par le Centre canadien de politiques alternatives (CCPA) constate d’ailleurs que la majorité des enfants des Premières Nations demeurant dans des réserves, 60 pour cent, vivaient en 2010 dans la pauvreté et que depuis, leur situation s’est aggravée. Ce taux a été mesuré à 51 pour cent chez ceux vivant hors réserves.

Chez les enfants d’immigrants, le taux de pauvreté atteignait 32 pour cent comparativement à 22 pour cent chez les enfants des minorités visibles.

Pour ce qui est des enfants qui n’appartiennent à aucune de ces catégories, le taux de pauvreté a été mesuré à 13 pour cent, similaire à celui des autres pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Dans des réserves, des taux qualifiés de révoltants de 76 et de 69 pour cent ont été relevés au Manitoba et en Saskatchewan. À l’opposé, au Québec, ce taux de pauvreté était de 37 pour cent. 

 

La Presse