Donald Trump veut supprimer la loi qui sépare les églises et la politique

Republican presidential candidate, businessman Donald Trump, holds up his bible who was giving to him by his mother as he speaks during the Values Voter Summit, held by the Family Research Council Action, Friday, Sept. 25, 2015, in Washington ( AP Photo/Jose Luis Magana) ORG XMIT: DCJL120

Donald Trump a promis hier d’affranchir les églises d’une loi de 1954 qui leur interdit toute activité politique, une mesure susceptible de donner des gages aux chrétiens évangéliques qui ont contribué à son élection à la Maison-Blanche. Dans un discours à des responsables politiques, des dirigeants religieux ainsi que des invités internationaux, dont le Roi Abdullah de Jordanie, Donald Trump a attaqué la disposition législative qui sépare domaine politique et religieux, instaurée par l’amendement Johnson en 1954.

La loi interdit aux organisations exonérées d’impôt – les églises et autres lieux de culte, les organismes de charité et les établissements d’enseignement – de participer, directement ou indirectement, à des campagnes politiques en faveur (ou en la défaveur) d’un candidat politique. « Je vais me débarrasser de l’amendement Johnson, le détruire totalement et permettre à nos représentants de culte de parler librement et sans crainte des représailles. Je vais le faire, retenez bien ça », a-t-il déclaré.

Le Figaro

Laïcité : Une candidate LR aux législatives veut faire du « mariage religieux le seul mariage valide »

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Après un bon trimestre, le maître récompense les bons élèves. Sens Commun, le mouvement issu de la Manif Pour Tous, avait choisi le bon cheval pendant la primaire de la droite en soutenant François Fillon. Un ralliement qui porte déjà ses fruits. Selon Le Figaro, Sens Commun a réussi à décrocher une investiture des Républicains dans cinq circonscriptions, pour les élections législatives de juin 2017.

Selon les informations du Lab confirmées par Arnaud Le Clere, responsable des fédérations de Sens Commun et membre du bureau politique du mouvement, ces cinq candidats sont : Anne Lorne dans la 1ère circonscription du Rhône, Sébastien Pilard (ancien président de Sens Commun) dans la 2e de Loire-Atlantique, Hayette Hamidi dans la 2e de Seine-Saint-Denis, Charles d’Anjou dans la 10e circonscription de Seine-Maritime et Maxence Henry dans la 2e circonscription du Maine-et-Loire.

Europe 1

Laïcité : Francois Fillon recrute un prêtre dans son équipe de campagne

Cette campagne pour la présidentielle 2017 réserve décidément son lot de surprises. Ce vendredi 13 janvier, l’équipe de François Fillon a distribué à la presse la composition des équipes thématiques impliquées autour du candidat de la droite. 

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Dans l’organigramme, en bas de la case « fiscalité » du « pôle projet »,  figure un nouveau venu : Dominique Calmels, un homme aux multiples casquettes, à la fois directeur financier et… prêtre mormon.

Contacté ce vendredi soir, Dominique Calmels confirme à LCI avoir rejoint les rangs de l’équipe de campagne de François Fillon. « J’ai aidé Bruno Le Maire pendant deux ans. Lorsque sa campagne s’est arrêtée, on m’a proposé de venir dans l’équipe de François Fillon. En fait, c’est ce que la plupart des anciens soutiens de Bruno Le Maire ont fait », souligne-t-il.

Prêtre bénévole et chargé de la communication au sein de l’Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, qu’il fréquente depuis une quinzaine d’années, Dominique Calmels semble pourtant bien partager avec François Fillon des visions similaires de la société. « Nous avons des points communs, c’est évident. Les mormons sont des chrétiens, les catholiques sont des chrétiens. Et même si nos approches diffèrent parfois, nous avons sur le fond des choses le même avis.

« Sur l’avortement, par exemple. « Personnellement opposé » à la pratique de l’interruption volontaire de grossesse, François Fillon, qui ne veut cependant pas revenir sur la loi l’autorisant, s’était ainsi retrouvé sur la défensive sur le sujet lors de l’entre-deux tours de la primaire de la droite et du centre. Sa nouvelle recrue estime pour sa part que « l’avortement doit être accepté en cas de danger pour la mère, de viol et d’inceste. »

Dominique Calmels poursuit : « La position de l’église mormonne – et la mienne – est d’encourager les jeunes femmes à garder le bébé jusqu’au bout, quitte à le confier à quelqu’un par la suite si elle ne le désire pas. Je suis prêtre, j’ai dirigé de grandes paroisses à Paris et en Ile-de-France, et je peux vous dire que c’est difficile pour une femme d’avorter.  »

LCI