Robert Ménard remporte le Grand Prix 2016 du «menteur en politique»

Le maire de Béziers a été sacré pour ses mensonges répétés sur l’immigration. Il succède à Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy.

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Après Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy, Robert Ménard a remporté le Grand Prix du meilleur menteur en politique 2016. Il a été distingué pour son incroyable constance dans le mensonge lorsqu’il évoque l’immigration.
 Notamment lorsqu’il imagine qu’un festival réserve une zone aux femmes… à cause des migrants, lorsqu’il prétend que 75% de l’immigration actuelle vient du Maghreb et de Turquie
, lorsqu’il soutient que le regroupement familial représente 40% de l’immigration
, lorsqu’il imagine que les cours de turc et d’arabe remplacent les cours de français
 et lorsqu’il manipule des chiffres pour montrer que les demandeurs d’asile hébergés à Béziers «ne repartiront jamais».

Manuel Valls a été sacré premier dauphin pour son retournement de veste spectaculaire (49.3, heures sup défiscalisées) en devenant candidat à la primaire du PS. Nicolas Sarkozy, qui avait remporté le Grand Prix en 2015, a obtenu à l’unanimité le prix spécial du jury pour l’ensemble de sa carrière. Nicolas Bay et Florian Philippot sont arrivés à égalité pour le prix du jeune espoir, qui récompense le meilleur menteur de moins de 45 ans.

Ce prix du menteur en politique, créé en 2015 à l’initiative du politologue Thomas Guénolé, vise à inciter la classe politique à moins mentir et encourager le grand public à vérifier les discours politiques.

Libération

56% des Français estiment que les politiques parlent trop de l’islam

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Selon un sondage de l’Institut français d’opinion publique (Ifop) commandé par le collectif « Vivre Ensemble », lancé par l’entrepreneur franco-algérien Mohamed Skander, les questions relatives à l’Islam occupent trop de place dans le débat public en France. TSA diffuse les principaux enseignements de cette enquête.

Des polémiques stériles

Une majorité de Français estiment que les politiques de leur pays parlent « trop » des questions relatives à l’Islam en France (56%). Un chiffre qui révèle une saturation causée par les nombreuses polémiques.

À titre d’exemple, 70% des Français estiment que les politiques ont trop parlé de la polémique des « Gaulois » ; 69% ont le même avis au sujet de la question du « burkini ». Idem pour la polémique de la Marianne, soulevée par le Premier ministre français, Manuel Valls, avec 51% des Français estimant que les politiques ont trop parlé de ce sujet.

Les hommes politiques français en font « trop » sur l’Islam

Parmi les personnalités politiques ayant trop exploité ces questions, l’on retrouve Nicolas Sarkozy, avec 65% des Français affirmant qu’il a trop parlé d’Islam. On retrouve cette tendance (52%) au sein-même des sympathisants de son parti, « Les Républicains ». Marine Le Pen, présidente parti d’extrême-droite du Front national, obtient un score sensiblement similaire : 66%.

Par ailleurs, preuve que l’Islam ne figure pas parmi les priorités des Français, selon les initiateurs du sondage, seuls 9% des électeurs déclarent que les questions relatives à l’Islam constitueront un des deux facteurs déterminant leur vote à la prochaine élection présidentielle de 2017.

Stigmatisation des musulmans

Par ailleurs, l’un des enseignements majeurs de cette étude est lié à la perception des citoyens Français de confession musulmane par le reste de la population. Ainsi, les polémiques récentes autour de cette religion pourraient créer un sentiment de stigmatisation chez les ressortissants musulmans en France, estiment une grande majorité des sondés (81%).

Enfin, l’Ifop révèle que 80% de ceux qui côtoient des musulmans, pensent que l’on parle trop d’Islam. À l’inverse, ceux qui n’ont pas de contact avec des personnes de confession musulmane estiment le contraire.

L’intégralité du sondage, réalisé auprès d’un échantillon de 2.000 personnes, représentatif de la population française, est a consulté ici.

TSA

La France, ce pays qui passe tout à Balkany et rien à Benzema

Patrick Balkany et Karim Benzema

Bien que frappé par quatre mises en examen, le député-maire de Levallois, Patrick Balkany, a reçu l’investiture Les Républicains en vue des législatives de juin 2017. S’il était Karim Benzema, aurait-il été sélectionné pour l’Euro ? Non. La politique est-elle devenue moins exigeante que le football ?

Balkany est plus fort que Benzema. Et la politique moins regardante que le football dans la sélection de ses élites. Pour une mise en examen, Karim Benzema n’a pas obtenu l’investiture de Didier Deschamps en équipe de France afin de pouvoir se présenter à l’Euro. Avec plusieurs mises en examen, Patrick Balkany obtient celle de Les Républicains et sera candidat aux prochaines élections législatives de juin prochain.

C’est un bien étrange pays à la fin que la France de ce début de 21e siècle. On s’y empoigne ferme dès qu’il s’agit de football, patriotisme et souverainisme en bandoulière, projetant sur l’équipe de France et ses footballeurs, toutes les passions françaises de l’époque, à l’image d’Alain Finkielkraut, Nicolas Sarkozy et bien d’autres, saisis d’effroi dès qu’un footballeur, Anelka ou Benzema, Ribéry ou Nasri, se laisse aller à un dérapage plus ou moins grave, de gros mots prononcés dans un vestiaire à l’éventuelle participation à une mise en examen pour chantage dans une affaire de Sextape en passant par une grève de joueurs lors d’une Coupe du Monde ou des injures adressées à un journaliste lors d’un Euro, mais on se tait quand Patrick Balkany y est investi une nouvelle fois par son parti pour une élection législative. Curieuse hiérarchie des indignations.

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Dijon : Un maire jugé pour agression sexuelle sur une employée municipale

Le procès du maire de Chevigny-Saint-Sauveur pour agression sexuelle s’ouvre mercredi. Dans la ville, les habitants sont dubitatifs.

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Les appels à briser la loi du silence dans les affaires d’agressions sexuelles se multiplient suite après les révélations de Mediapart sur Denis Baupin. Dans le même temps, le procès d’un élu de Côte d’Or pour harcèlement et agression sexuelle s’ouvre mercredi près de Dijon.

L’affaire avait éclaté en mars 2014 juste avant le premier tour des élections municipales. Michel Rotger, maire de Chevigny-Saint-Sauveur dans la banlieue de Dijon, est soupçonné d’avoir agressé une employée municipale. Cette affaire montre bien à quel point il est difficile de parler quand on a été victime, et difficile aussi de subir ensuite le jugement de l’entourage.

 

Europe 1

Harcèlement : « des ministres organisaient des réunions dans le seul but de lever des filles »

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Élues, dirigeantes ou assistantes, de droite comme de gauche, beaucoup ont subi des blagues douteuses, des mains baladeuses, voire bien pire. Elles racontent.

C’est l’histoire d’un poids lourd des gouvernements de François Hollande qui se renseigne sur une députée et demande à Cécile Duflot : « À part ses seins magnifiques, elle est comment? » C’est une ancienne ministre de Nicolas Sarkozy qui évoque comme une question récurrente : « Un ministre au banc du gouvernement qui me demande si je porte des culottes ou des strings. » Et qui ajoute : « À l’occasion d’un déplacement ou d’un meeting, il est arrivé qu’un élu vienne toquer à la porte de ma chambre d’hôtel pour essayer d’y entrer. »

« Ce n’est pas uniquement verbal, c’est aussi physique »

Ce sont des ministres de François Hollande qui confient que certains de leurs collègues leur « font des massages aux épaules » sans qu’elles l’aient demandé ou qui, descendant de la tribune de l’Assemblée ou du Sénat et, marchant vers le banc du gouvernement, se rendent compte « qu’ils matent [leur] cul ». «À l’occasion d’un déplacement ou d’un meeting, il est arrivé qu’un élu vienne toquer à la porte de ma chambre d’hôtel pour essayer d’y entrer»

C’est Rama Yade qui se souvient : « Ce n’est pas uniquement verbal, c’est aussi physique. Il y a des gens qui vous tripotent, qui vous mettent deux mains autour de la taille et vous serrent. » Ou une ancienne ministre de Nicolas Sarkozy qui balance : « Certains ministres ou députés organisaient des réunions dans le seul but de lever des filles qu’ils avaient invitées sous prétexte de cette réunion. Des assistantes ou des militantes qu’ils avaient repérées. »

« Ta jupe est trop longue, il faut la raccourcir »

C’est une autre qui, montant à la tribune de l’Assemblée nationale pour défendre un texte de loi, reçoit des petits mots : « Ta jupe est trop longue, il faut la raccourcir. » Ou, discutant avec un parlementaire, l’entend lui glisser : « Il faudrait que tu viennes chez moi, dans ma circonscription. Tu pourrais visiter ma maison. On pourrait dîner ensemble. Ma femme n’est pas là. » C’est un débat parlementaire où Ségolène Royal est au perchoir. Un député de droite l’interpelle en criant : « À poil! » Roselyne Bachelot le saisit alors au col et lui lance : « En l’insultant, c’est moi que tu insultes. »

Ce sont des dirigeantes socialistes qui, assises à la tribune de meetings ou de réunions militantes, entendent que les pontes du parti à côté d’elles « commentent de manière graveleuse les formes des intervenantes ». «Tu connais la différence entre une minute de sodomie et une minute de fellation?» À la buvette de l’Assemblée nationale, il y a vingt ans, Bernard Roman demande à Marisol Touraine : « Tu connais la différence entre une minute de sodomie et une minute de fellation? » Devant son visage interloqué, le ponte du groupe socialiste se lance : « Tu as deux minutes? » Comme elle lui jette un verre d’eau dans la figure, elle hérite alors d’une réputation de rigide. « Marisol, si tu étais plus accueillante à mes blagues, ce serait tellement plus drôle! », lui dira ensuite un autre parlementaire.

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Ces présidents, maires, ministres… chrétiens dans des pays musulmans

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Un maire d’obédience chrétienne en terre musulmane ? Mais vous n’y pensez pas ! C’est une utopie, un scénario de science-fiction, une véritable hérésie aux yeux de ces musulmans si intolérants envers les mécréants…, et on en passe et des meilleures parmi le florilège de remarques assassines, aux forts relents islamophobes, qui ont inondé les réseaux sociaux à l’annonce du triomphe de Sadiq Khan, le nouveau maire travailliste et musulman de Londres, la cité phare de la très anglicane Grande-Bretagne.

Si l’inverse est irréalisable, inconcevable ou chimérique pour les grands pourfendeurs de l’islam, d’une rive à l’autre de l’Atlantique, la réalité des contrées musulmanes est bien moins obscurantiste que ce qu’ils prétendent, à grand renfort de mensonges et de calomnies.

Outré par l’avalanche des propos racistes proférés contre Sadiq Khan, un blogueur anglais, Emlyn Pearce, a eu l’excellente idée de répertorier les personnalités chrétiennes qui exercent de hautes responsabilités au cœur de pays musulmans, afin de circonscrire les polémiques incendiaires.

Avis aux islamophobes de tous poils : écarquillez grand les yeux et lisez ce qui suit, voici de quoi ébranler les certitudes dégoulinantes de haine !

* En 2005, Alees Salman est devenue la première femme, de surcroît chrétienne, à prendre les rênes du Parlement du Bahreïn ;

* Le Pakistan a confié le maroquin ministériel des Ports et Transports maritimes au chrétien  Kamran Michael ;

* La ville turque de Mardin a récemment porté au pouvoir sa première femme maire, en la personne de la chrétienne Februniye Akyol ;

* Boutros Boutros Ghali, un chef chrétien copte et ancien secrétaire général de l’ONU, fut ministre des Affaires étrangères de l’Egypte pendant 14 ans. ;

* L’Indonésie, le plus grand pays musulman au monde, a promu un gouverneur chrétien, Basuki Tjahaya Purnama;

* Le Sénégal fut dirigé pendant 20 ans par le catholique Léopold Sédar Senghor;

* Le Libanais chrétien Michel Suleiman présida aux destinées du pays du cèdre de 2008-2014 ;

* Le précédent maire de Ramallah était une mairesse catholique, en la personne de Janet Mikhail.

Enfin, en guise de bonus, comme se plaît à le souligner Emlyn Pearce, en Iran, la bête noire d’Israël et, désormais,  dans de moindres proportions de la communauté internationale, cinq sièges du Parlement sont réservés aux minorités religieuses. Deux le sont pour les chrétiens, deux autres pour les zoroastriens, et un dernier pour les juifs d’Iran.

Oumma