Accusé à tort d’apologie de terrorisme par la fachosphère et Florian Philippot , un assistant parlementaire porte plainte

Mis en cause pour « apologie du terrorisme » sur les réseaux sociaux avant d’être finalement blanchi par la justice, Yacine Chaouat, assistant parlementaire d’un sénateur socialiste, contre-attaque sur le terrain judiciaire.

Son avocat, maître Antoine Casubolo Ferro, a déposé plainte ce jeudi avec constitution de partie civile pour « diffamation » et « dénonciation calomnieuse » auprès du doyen des juges d’instruction de Paris.

(…)

Sur BFMTV, Florian Philippot lâche ainsi le nom de Yacine Chaouat ainsi que du sénateur qui l’emploie. « Je le donne [les noms] parce que l’AFP n’a pas fait son boulot […] Les Français ont droit de le savoir« , s’époumone-t-il.

L’hebdomadaire satirique comme le responsable frontiste sont visés par la plainte pour « diffamation » déposée par Yacine Chaouat. « M. Chaouat, qui a toujours été républicain et profondément attaché à la démocratie, se voit gravement atteint dans son honneur lorsque l’on veut lui imputer une sympathie avec le terrorisme djihadiste, alors qu’il le combat par son engagement politique même », écrit maître Antoine Casubolo Ferro, dénonçant un « préjudice d’une extrême gravité ».

L’Express

Robert Ménard remporte le Grand Prix 2016 du «menteur en politique»

Le maire de Béziers a été sacré pour ses mensonges répétés sur l’immigration. Il succède à Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy.

robert-menard-islamophobie_0

Après Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy, Robert Ménard a remporté le Grand Prix du meilleur menteur en politique 2016. Il a été distingué pour son incroyable constance dans le mensonge lorsqu’il évoque l’immigration.
 Notamment lorsqu’il imagine qu’un festival réserve une zone aux femmes… à cause des migrants, lorsqu’il prétend que 75% de l’immigration actuelle vient du Maghreb et de Turquie
, lorsqu’il soutient que le regroupement familial représente 40% de l’immigration
, lorsqu’il imagine que les cours de turc et d’arabe remplacent les cours de français
 et lorsqu’il manipule des chiffres pour montrer que les demandeurs d’asile hébergés à Béziers «ne repartiront jamais».

Manuel Valls a été sacré premier dauphin pour son retournement de veste spectaculaire (49.3, heures sup défiscalisées) en devenant candidat à la primaire du PS. Nicolas Sarkozy, qui avait remporté le Grand Prix en 2015, a obtenu à l’unanimité le prix spécial du jury pour l’ensemble de sa carrière. Nicolas Bay et Florian Philippot sont arrivés à égalité pour le prix du jeune espoir, qui récompense le meilleur menteur de moins de 45 ans.

Ce prix du menteur en politique, créé en 2015 à l’initiative du politologue Thomas Guénolé, vise à inciter la classe politique à moins mentir et encourager le grand public à vérifier les discours politiques.

Libération

La fausse rumeur des « 7 millions d’Algériens en France »

dreuz-info-hoax-mensonge-7-millions-dalgeriens-abassadeur-algerie

L’IFOP a interrogé 15 459 personnes de 15 ans et plus, représentatives de la population française pour son sondage, dont 874 qui se disent de confession musulmane. Cela représente environ 5,6 % des répondants. Si l’on applique ce ratio à l’ensemble de la population française, on arrive donc à une estimation de 3 millions de musulmans sur la base de cette étude.

« Complètement bidon ! », ont rétorqué certains internautes, déterrant des articles de 2015 qui avancent des chiffres bien supérieurs. Et pour cause, il y aurait 7 millions d’Algériens en France, selon l’ambassadeur français en poste à Alger en personne.

Preuve selon eux – et même si tous les Algériens ne sont pas musulmans – que le nombre réel de musulmans serait largement supérieur à 3 millions.

Exemple de message qui avance le chiffre.

POURQUOI C’EST FAUX

Dreuz Info, Boulevard Voltaire, Breizatao… De nombreux sites d’extrême droite ont en effet relayé, en février 2015, des propos prêtés à Bernard Emié, ambassadeur de France en Algérie. Dreuz cite ainsi le site France-Algérie, qui lui-même dit s’être appuyé sur Lexpressiondz. Ce dernier, quant à lui, ne donne pas sa source, mais rapporte cette phrase, que M. Emié aurait prononcée au cours d’une visite à « l’université de Tlemcen » au début de février 2015 :

« Le nombre de Français ayant un lien direct avec l’Algérie avoisine les sept millions. »

Sauf que le texte du discours prononcé par l’ambassadeur français le 3 février 2015 à l’université en question, consultable sur le site de l’ambassade, ne contient pas cette phrase, ni aucune déclaration comparable. Contactée pour en savoir plus, l’ambassade affirme également que M. Emié n’a pas tenu ces propos.

Le seul chiffre véritablement disponible est le nombre de personnes de nationalité algérienne présentes en France : 476 000 en 2013, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques. Un chiffre qui n’inclut pas les descendants – souvent français de naissance. On peut également citer le nombre d’électeurs algériens inscrits en France (qui peuvent être de nationalité algérienne ou avoir une double nationalité) : 815 000 en 2014.

Le Monde

Agression Toulon: nouvel emballement des islamophobes de gauche, de droite, d’extrême droite

cr6kqw9wcaa60ys
Propageant les fausses rumeurs sur l’agression de Toulon, le journaliste Brice couturier déclare ne pas vérifier ses sources

Point de short, selon l’une des victimes, comme élément déclencheur de la violente scène de violences subie ce dimanche vers 13 heures dans le quartier de saint-Musse à Toulon par deux couples et trois enfants.

Marie, l’une des mères de famille victime ce jour-là de la violence d’une bande d’hommes alors qu’elle faisait du roller et du vélo sur la piste cyclable, a apporté à Var-matin sa version sur les circonstances exactes de ce déchaînement qui a failli tourner au lynchage.« Nous n’étions pas en short. Nous étions en tenue de sport. Un premier jeune nous a mal parlé et puis les choses ont rapidement dégénéré alors que nous étions en famille et avec nos enfants … ».
Var Matin

Contrairement à ce qu’elle affirme, Caroline Fourest avait bien menti face à Aymeric Caron

caron fourest onpc mentio mensonge proces perdu gagané islamophobie

Mais faites votre boulot correctement, les journalistes! Non, Fourest ne disait pas vrai à ONPC et la justice ne vient pas de lui donner raison.

La justice vient, pour une raison technique, d’annuler la procédure qui avait, dans un premier temps, mené à la condamnation de Fourest pour diffamation à l’égard d’une jeune fille voilée qui avait été agressée. La justice vient donc de se prononcer, plus d’un an après le passage de l’essayiste dans le fauteuil d’ONPC. Or que nous disait-elle exactement ce soir-là? Piqûre de rappel:

«- Est-ce que oui ou non vous avez été condamnée pour diffamation pour une chronique sur France Culture?
-Aymeric Caron j’ai gagné mon procès et ce que vous venez de dire est totalement inexact. Non je n’ai jamais été condamnée pour diffamation, j’ai gagné mon procès.
-Comment se fait-il, si vous avez gagné le procès, que toute la presse à ce moment-là a dit que vous l’aviez perdu ?
-Parce que la presse n’a pas corrigé ensuite quand j’ai gagné »

La justice, en se prononçant cette semaine sur un aspect procédural du dossier, vient donc de confirmer que Fourest mentait bien ce soir-là sur le plateau d’ONPC: elle n’avait rien gagné du tout. Or elle allait même jusqu’à se plaindre que « la presse n’ait pas corrigé quand elle avait gagné en appel ».

La chance qui permet à son avocat de s’appuyer sur un aspect technique (un délai de prescription dans le renvoi d’un document par la poste) pour finalement faire annuler la condamnation n’efface rien au mensonge originel.

Journalistes, faites votre boulot!

Aymeric Caron

Erci Ciotti s’oppose au financement public des lieux de culte mais le pratique

4037789-ciotti-designe-pour-mener-la-campagne-de-fillon

Le député des Alpes Maritimes s’est dit dimanche « opposé au financement de tout lieu de culte ». Il finance pourtant la rénovation de quatre chapelles grâce à sa réserve parlementaire.

Eric Ciotti a-t-il changé d’avis ou est-il pris en flagrant délit d’incohérence? Dimanche, le député Les Républicains des Alpes-Maritimes, s’est dit « opposé au financement des mosquées ou de tout lieu de culte », en réponse à la tribune de Manuel Valls dans le Journal du Dimanche

« Je m’inscris en faux et dénonce avec force cette vision culpabilisatrice du Premier ministre qui, évoquant un pacte avec l’islam de France et ouvrant la voie à un financement public des lieux de culte, auquel je suis totalement opposé, renie à demi-mot la loi de 1905« , écrit-il encore sur son blog.

20 000 euros pour la rénovation de chapelles

Mais visiblement ses propos ne correspondent pas vraiment à la réalité. Un journaliste de Nice Matin s’est replongé dans l’utilisation qu’avait fait Eric Ciotti de sa réserve parlementaire en 2015. Un sujet qu’il avait traité il y a plusieurs mois.

Le député a divisé les 130 000 euros qui lui sont alloués chaque année entre différentes associations niçoises. Et il a notamment versé 20 000 euros pour la rénovation de quatre chapelles de la ville. Les Amis des Pénitents rouges, l’Archiconfrérie des la Sainte-Croix, la Confrérie des pénitents bleus et l’Archiconfrérie de la Miséricorde Pénitents Noirs ont ainsi reçu 5000 euros chacune.

L’Express

#HautesAlpes: l’agression n’est pas liée a une « tenue légère », selon la mère et le procureur

laragne-monteglincree_le_20160719_15h02m55s_00113

Une mère de famille et ses trois filles ont été violemment attaquées à l’arme blanche ce mardi 19 juillet dans un centre de vacances des Hautes-Alpes, révèlent nos confrères de TF1. Le pronostic vital de la plus jeune, âgée de 8 ans, est engagé. L’agresseur présumé, âgé de 37 ans, Mohamed B. selon TF1, est actuellement en garde à vue.

Le Front national s’est empressé de qualifier cette agression de « barbarie islamiste ». Le numéro deux du Front national Florian Philippot a ainsi estimé que cela devait « cesser » :

TF1 évoque certes un « motif religieux » au conditionnel. Sauf que le procureur de la République de Gap n’a pas confirmé cette information, se montrant très réservé auprès de l’AFP :

Les circonstances de l’agression sont pour le moment floues, et sont encore à déterminer.

Le procureur a également balayé, pour l’instant, les « rumeurs » selon lesquelles la mère et ses filles auraient été agressées en raison de leurs « tenues légères » : « Il s’agit de rumeurs, il n’a rien dit« , a-t-il déclaré à France Info.

Selon Le Dauphiné Libéré, le procureur a même « tenu à démentir » cette rumeur à la fin de la conférence de presse : « Je tenais à démentir la rumeur qui court car en aucun cas cet homme a eu de tels propos sur les faits que l’agression serait motivée par les tenues vestimentaires des victimes, court-vêtues ou autres« .

Selon France Info, il s’agirait d’un « conflit de voisinage qui aurait dégénéré, entre deux familles de vacanciers qui étaient logés dans des pavillons mitoyens ».

Dans un communiqué, la députée PS des Hautes-Alpes Karine Berger s’est dit « très choquée par l’agression », mais a vivement dénoncé « l’instrumentalisation immédiate qu’en a fait Florian Philippot » :

La France est sous tension avec l’horreur de l’attentat de Nice. Mais nous devons tous faire preuve de discernement et d’objectivité dans ces moments tragiques. Et en dehors de l’enquête des services de justice et de police dans les Hautes-Alpes, aucune interprétation ne peut être tolérée.

L’instrumentalisation immédiate qu’en fait Florian Philippot (FN) est de ce point de vue honteuse. L’enquête judiciaire permettra de faire la lumière sur les circonstances et les motifs de cette agression. Tous les Haut-Alpins doivent rester unis dans la condamnation de cet acte odieux et dans la défense des valeurs républicaines.

La ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des Femmes Laurence Rossignol a accusé Florian Philippot de « manipulation » :

Europe 1

« Il y a des fausses rumeurs qui ont été diffusées à un moment donné, notamment que l’intéressé avait dit qu’il venait les poignarder parce qu’elles avaient une petite tenue légère. C’est une rumeur qui a priori est fausse puisque la maman n’a jamais dit ça« , a-t-il expliqué.

I Télé

Isabelle Kersimon confond le terroriste de Nice avec un homonyme et accuse à tort le CCIF

Isabelle Kersinon ccif islamophobie elsa ray livre contre enquete mensonge

Ce 15 juillet, Isabelle Kersimon a publié un article sur son site à propos de l’auteur de l’attentat terroriste de Nice, article intitulé « Attentats de Nice : le tueur lisait des idéologues ». Kersimon y écrit: « Le profil Facebook de Mohamed L. Bouhlel révèle que, parmi des pages anodines et le plus souvent arabophones, il en suivait deux que nous connaissons bien: celle de l’ex-porte-parole du CCIF Elsa Ray et celle du CILE, organe proche de la mouvance frériste. » Elsa Ray serait donc une « idéologue »(sic) lue par le terroriste selon Isabelle Kersimon.

Bizarrement, aucun autre journaliste ou média sérieux n’évoque cette page facebook que Kersimon désigne comme celle du terroriste de Nice, et pour cause: Isabelle Kersimon s’est trompée de page. Car la page évoquée par Isabelle Kersimon est manifestement celle que j’ai affichée ci-dessous, du nom de Mohamed Lahouij Bouhlel, et qui suit en effet Elsa Ray et le CILE.

KersimonBoulhlelRay

Le problème est que la photo de ce Mohamed Bouhlel ne correspond pas du tout à la photo du terroriste publiée dans les médias, que l’on peut voir ci-dessous. Le vrai terroriste semble plus jeune, et a une tête plus ronde.

Autre gros problème, le Mohamed Bouhlel d’Isabelle Kersimon se nomme exactement Mohamed Lahouij Bouhlel, alors que le terroriste de Nice se nomme Mohamed Lahouaiej Bouhlel, avec une orthographe différente. Voilà donc pourquoi les médias n’ont pas parlé de cette page facebook du terroriste… parce que ce n’est pas la sienne!

Non seulement Isabelle Kersimon a fait une confusion entre deux personnes, mais elle a établi un lien très scabreux entre le terroriste et Elsa Ray, qui n’a certainement aucun lien avec le terroriste. Mais comme Elsa Ray est l’ancienne porte-parole du CCIF, Isabelle Kersimon est toute fière de sa trouvaille, censée valider ses « analyses », et elle poursuit ainsi son article :

« Le CCIF joue depuis des années (…) sur une fibre affective, sur la peur d’être discriminé et menacé en raison de sa religion, sur ces images de guerre qui ont conduit nombre de jeunes gens à partir pour le Cham. Ce discours victimaire que je dénonce depuis deux ans dans les médias est l’un des éléments qui peuvent conduire un homme à décider de passer à l’action contre des civils, peu importe leur religion dans une foule un jour de Fête Nationale. »

Vous avez bien lu, Isabelle Kersimon accuse le CCIF et Elsa Ray (qu’elle a nommée plus haut dans l’article) d’avoir un discours qui conduit des gens à commettre des attentats terroristes.

Notons qu’un autre homonyme de Mohamed Bouhlel a raconté dans L’Obs/LePlus le calvaire qu’il vit depuis que son nom a été lié à tort à l’attentat terroriste de Nice. Quant à l’affirmation ignominieuse de Kersimon selon laquelle le terroriste serait un lecteur d’Elsa Ray, elle a jusqu’ici refusé de présenter ses excuses à l’ex porte-parole du CCIF, malgré les demandes répétées sur les réseaux sociaux.

Cinquième Colonne

Agression aux cris de «Allah Akbar», le directeur des Restos du coeur déféré pour «dénonciations mensongères»

Il est soupçonné d’avoir inventé son agression par des islamistes. Le directeur des Restos du Cœur de Montreuil (Seine-Saint-Denis) sera jugé pour « dénonciation de crime imaginaire« , a annoncé mercredi 6 juillet le parquet de Bobigny.

L’homme de 59 ans avait déclaré avoir été agressé à l’arme blanche dans les locaux de l’association, vendredi tôt dans la matinée, par un couple ayant crié « Allahou akbar, chien d’infidèle » en prenant la fuite. Le presque sexagénaire présentait des blessures au thorax et au ventre et avait été hospitalisé.

L’homme est désormais convoqué devant le tribunal correctionnel le 3 novembre prochain.

France TV


Le responsable des Restos du cœur de Montreuil est déféré devant le parquet de Bobigny, seul son ADN a été retrouvé sur le couteau (@itele)

— iTELE (@itele) 6 juillet 2016


Agression  aux cris de « Allah Akbar », soupçonné d’avoir menti le directeur des Restos du coeur en garde à vue

15297042-violente-agression-d-un-gerant-des-restos-du-c-oelig-ur-a-montreuil-ce-que-l-on-sait

Le directeur des Restos du coeur de Montreuil avait affirmé avoir été agressé par un couple vendredi dernier. Touché au thorax et au ventre, il avait été hospitalisé. Selon nos informations, il est en garde à vue pour « dénonciation de crime imaginaire ».

D’après nos informations, le directeur des Restos du cœur de Montreuil, en Seine-Saint-Denis, est actuellement en garde à vue pour « dénonciation de crime imaginaire ». La mesure a été prise ce mardi en fin de matinée.

Richard Sautour avait raconté vendredi dernier avoir été violemment agressé par un couple à coups de couteau et de hache, aux cris de « Allah Akbar, chien d’infidèle ».

Seuls son ADN et celui de son épouse retrouvés sur le couteau et la hache

Les policiers de la Brigade criminelle du 36, quai des orfèvres, estiment en effet que la version livrée par cet homme est truffée d’incohérences. Dans les heures qui avaient suivi les faits, plusieurs zones d’ombre étaient rapidement apparues dans son témoignage.

Autre élément embarrassant : d’après nos informations, sur les manches du couteau et de la hache retrouvées sur place, seuls son ADN et celui de son épouse ont été retrouvés.

La victime supposée maintient sa version et confirme avoir été victime d’une tentative de meurtre de la part d’un couple. Sa garde à vue peut durer 48 heures.

TF1


Selon le récit de la victime, relayé par le parquet, les faits se sont déroulés vers 7h20. Un couple, composé d’un homme « de type africain », et d’une femme « voilée avec le visage découvert », se serait présenté à l’accueil du local, exceptionnellement fermé ce vendredi.

Pour des raisons encore inconnues, l’homme aurait tenté de porter un coup de hache au directeur, lequel serait parvenu à l’esquiver.  La femme aurait alors assené plusieurs coups de couteau à l’abdomen de la victime. Les deux suspects auraient ensuite pris la fuite en criant « Allah Akbar, chien d’infidèle ».

L’Express

Houilles : Les scouts de France dénoncent un Hoax propagé par l’extrême droite

houilles_0

Suite à des agressions « anti-chrétiennes », les scouts de Houilles, dans les Yvelines, n’auraient plus le droit de porter leur uniforme dans les lieux publics. C’est une fausse rumeur lancée par l’extrême-droite.

La vidéo a été mise en ligne il y a déjà plus d’un mois, mais elle ne fait parler d’elle que depuis quelques jours. Selon Hervé Juvin -un essayiste proche de l’extrême-droite- qui parle dans cette vidéo, les scouts de Houilles auraient l’interdiction de porter leur uniforme dans les lieux publics. Une décision qui ferait suite à des “agressions anti-chrétiennes » perpétrées par des musulmans, « un racisme anti-blanc », un « terrorisme de civilisation ».

Les éléments de langage sont clairement ceux de l’extrême droite. La chaîne Youtube sur laquelle a été publiée la vidéo est, elle-aussi, proche de la fachosphère.

Sauf que…

Cette rumeur est totalement fausse. Face à l’ampleur qu’elle a pris sur les réseaux sociaux et sur internet, les scouts et guides de France ont eux-mêmes démenti sur Twitter, par la voix de leur délégué national François Mandil. Il n’y a jamais eu d’agressions et le mouvement déplore une “instrumentalisation” de l’extrême droite.

« Face à l’ampleur que prend cette vidéo, nous ne pouvons pas y répondre que par un haussement d’épaule. Nous démentons évidemment formellement toute interdiction, toute agression, toute insulte à notre encontre. Nous déplorons l’instrumentalisation qui est faite de notre histoire et de notre groupe à des fins politiques sordides », indiquent notamment les scouts de Houilles sur leur site internet.

France Info

Le maire FN d’Hayange condamné pour dénonciation calomnieuse

Hayange Engelmann fabien fn front national referundum bide defaite echec

Le maire FN d’Hayange reconnu coupable de dénonciation calomnieuse. Le tribunal correctionnel de Thionville a condamné ce mardi Fabien Engelmann à 2.000 euros d’amende. La justice lui reproche d’avoir menti à propos d’une plainte qu’il avait déposée, pour usurpation d’identité.

Au départ, c’est l’élu Front national qui avait porté plainte contre le mari de son ex-1er adjointe. Il reprochait à Alain Da Silva une usurpation d’identité dans la vente controversée d’une voiture. Mais finalement, le maire d’Hayange est condamné pour avoir menti dans cette affaire.

A l’audience, le 24 mai dernier, la procureure avait requis 10.000 euros d’amende. Pour la magistrate, la dénonciation calomnieuse ne faisait pas de doute : « Pour régler ses difficultés de compte de campagne, Fabien Engelmann a instrumentalisé la justice en déposant plainte pour usurpation d’identité, la manoeuvre est établie« . Ce sont, avait-elle ajouté, des faits suffisamment graves pour un élu de la République.

Lycée musulman Averroès: l’ex-professeur Soufiane Zitouni condamné en appel pour diffamation

Soufiane Zitouni professeur lycee Averroes condamne  diffamation injure publique islamisme

Soufiane Zitouni avait publié le 6 février une tribune dans le journal Libération , intitulée «Pourquoi j’ai démissionné du lycée Averroès».

Il y accusait les responsables de l’établissement scolaire lillois de diffuser «de manière sournoise et pernicieuse une conception de l’islam qui n’est autre que l’islamisme», dénonçant «l’antisémitisme quasi culturel de nombre d’élèves».

Des propos qui ont profondément choqué les élèves ainsi que le personnel de l’établissement, classé meilleur lycée général de France en 2013.

Condamné en appel pour diffamation

C’est pourquoi, suite à cette tribune, le lycée Averroès a porté plainte pour diffamation non publique, ainsi que pour injure non publique, Soufiane Zitouni ayant adressé des courriels à la direction de l’établissement le qualifiant de «nid de vipères hypocrites».

Le 4 septembre, Soufiane Zitouni a été condamné par le tribunal de police pour diffamation non publique et injure non publique.

L’ex-professeur d’Averroès avait donc décidé de faire appel devant la cour d’appel de Douai. Bien que se disant «plutôt optimiste sur le verdict», Sofiane Zitouni, a été condamné de nouveau, ce jeudi 26 mai, pour diffamation. 

«Contrairement aux médias la justice, elle, est impartiale»

Le directeur du lycée Averroès, El Hassane Oufker, se félicite de cette condamnation à Zaman France: « l’établissement se félicite que justice ait été rendue», avant d’ajouter qu’il ne peut s’empêcher de relever le fait «que contrairement aux médias, la justice, elle, est impartiale».

En effet, la tribune de Soufiane Zitouni avait subi une surmédiatisation prenant pour argent comptant les propos de l’ancien professeur de philosophie. 

Des inspections académiques en faveur du lycée

L’établissement avait en revanche eu la visite de plusieurs inspections académiques, ainsi que d’une commission sénatoriale, qui toutes ont conclu que les accusations de Soufiane Zitouni ne reposaient sur rien.

L’inspection académique «n’a relevé aucun fait d’antisémitisme, de radicalisation ni d’atteinte aux principes et aux valeurs de la République».

Zaman

Un enseignant condamné pour avoir inventé une agression antisémite par des « maghrébins »

Sylvain Saadoun fausse agression antisemite marseille islamophobie mensonge

Le tribunal correctionnel de Marseille a condamné, jeudi 12 mai, à six mois de prison avec sursis pour dénonciation mensongère un enseignant juif qui avait déposé plainte pour une tentative de meurtre à caractère antisémite.

Le 18 novembre 2015, soit cinq jours après les attentats de Paris et Saint-Denis, Sylvain Saadoun, 57 ans, professeur d’histoire-géographie dans l’un des plus importants établissements scolaires juifs de Marseille, avait affirmé avoir été agressé par deux jeunes garçons circulant sur un scooter rouge alors qu’il se rendait à la synagogue.

Après avoir été questionné − « Tu es juif ou tu es musulman ? », Sylvain Saadoun assurait avoir été jeté à terre, l’un de ses agresseurs lui exhibant une photo de Mohamed Merah sur son portable, l’autre ouvrant son blouson pour laisser entrevoir un tee-shirt aux insignes de Daech. « Sale juif, sale porc ! On va te taillader puis t’achever », l’auraient-ils menacé.

Alors que cette agression avait eu un fort retentissement, les enquêteurs, eux, doutaient très rapidement de sa réalité, malgré la présence sur le corps de l’enseignant de dizaines de petites plaies très superficielles allant de deux à vingt centimètres localisées sur la moitié du corps antérieur gauche, sachant que M. Saadoun est droitier. « On aurait dit du raclage », avait indiqué un marin-pompier. Un de ses collègues ajoutait même : « Ça me rappelle ce que se font les gamins incarcérés à l’établissement pénitentiaire pour mineurs, sauf qu’eux, ils le font de manière plus profonde. »

Le Monde

Fake : Cette photo est souvent présenté a tort comme des victimes brûlées vives par Boko Haram

Boko haram nigeria islam chretien brulé vif enfants eglise etat islamique terrorisme barbare fake hoax afrique

Depuis quelques jours, des milliers d’internautes ont relayé une photo de charnier censée montrer le massacre d’un village au Nigéria.

Les médias préfèrent parler des attentats de Bruxelles sans parler de ce qui se passe au Nigeria. Voilà en substance le message relayé ces dernières heures sur Twitter. Pour appuyer le propos, des milliers de personnes ont relayé le massacre d’un village par Boko Haram dans lequel « 86 enfants ont été brûlés vifs’. Le tout accompagné de la photo d’un charnier.

Sauf que…

D’abord, cette photo ne montre pas du tout le massacre d’un village au Nigéria. Il s’agit en fait d’une image prise au Congo en 2010 après l’explosion d’un camion citerne. Et ce n’est pas la première fois qu’elle refait surface.

►►► Boko Haram : une fausse image pour ajouter l’horreur à l’horreur

Par ailleurs, des combattants de Boko Haram semblent bien avoir attaqué un village au Nigéria, faisant plus de 85 morts dont des enfants (mais pas seulement). Un massacre qui remonte à la fin janvier. Et à l’époque plusieurs agences de presse et médias internationaux l’avaient relaté.

France Info

Quand la préfecture tente de faire croire que le lycéen violenté a frappé des policiers

Le lycéen frappé par un policier a-t-il frappé des policiers avant? La vidéo de l’interpellation musclée d’un jeune homme a tourné tout l’après-midi. On y voit l’adolescent retenu par deux policiers pendant qu’un troisième lui donne un violent coup de poing en pleine face. Le garçon tombe à terre, le choc amorti par son sac à dos. La scène a été filmé ce matin dans le XIXe arrondissement de Paris, en marge du blocus du lycée Henri Bergson.

Les faits, filmés par plusieurs témoins sont incontestables… Mais le contexte et l’identité du jeune homme ont, eux, été sujets à interprétations diverses, voire intox… Plusieurs média, dont Libération écrivent en début d’après-midi que le jeune est un lycéen de seconde et âgé de 15 ans. France TV info entre en contact avec le lycéen qui confirme qu’il est en seconde au lycée Bergson et donne sa version des faits : «On lançait des œufs et de la farine, et ensuite, les policiers se sont mis à nous courir après, explique Julien. Je me suis fait arrêter à quelques centaines de mètres de l’entrée, et un policier m’a attrapé, avant de me frapper avec son collègue.» Il se plaint d’avoir «mal au nez» et craint désormais qu’il ne soit cassé. «Ils m’ont mis les menottes et m’ont dit que ce n’était pas fini, que je verrai au commissariat», assure-t-il. Après avoir été fouillé et pris en charge par un policier plus «gentil», dit-il, l’adolescent est rapidement relâché.

Mais quelques heures plus tard, Métronews, citant une source proche du dossier donne une autre version.

L’adolescent aurait 17 ans et non 15, et aurait surtout été interpellé et placé en garde à vue juste après les faits pour avoir blessé deux policiers. «L’un d’eux a eu le pouce retourné et l’autre crachait du sang. Ce dernier est allé faire un scanner à l’hôpital d’instruction des armées Percy à Clamart.»

L’info est reprise sur 20 minutes et par la FIDL. le syndicat lycéen appelle derechef à un rassemblement pour exiger sa libération.

Or, certains twittos à l’esprit logique pointe une apparente contradiction : comment le lycéen pourrait-il être en garde à vue… sachant que France TV info l’a interviewé?

Alors, 17 ans, ou 15 ans ? Et surtout, le jeune a-t-il été placé en garde à vue pour violence sur des agents? Ce qui changera forcément beaucoup de choses vis à vis du grand public… En début de soirée, la préfecture de police publie un communiqué de presse… qui ne répond guère à la question.

On y lit donc qu’une vidéo a «été tournée lors de l’interpellation d’un jeune homme par des fonctionnaires»… puis, trois lignes plus loin, que «l’un des manifestants, auteurs de jets de projectiles, se montrait très virulent envers les effectifs». Mais aussi que «certains fonctionnaires ont été blessés à cette occasion et l’un d’entre eux conduit à l’hopital»… Enfin, la conclusion nous informe que l’IGPN a été saisi, que «l’enquête est en cours et ses conclusions feront l’objet de toutes les suites» et enfin que «la garde à vue du lycéen impliqué a été levée dans l’après-midi»

Bref, à peu près les infos de Metronews… Sauf que les formulations (volontairement?) alambiquées ne permettent à aucun moment d’affirmer que le lycéen frappé sur la vidéo est le même que celui qui a était «très virulent», a blessé des policiers, et a été placé en garde à vue.

Interrogée par Désintox, La préfecture de police nous a d’abord déclaré qu’elle ne savait rien… avant de donner finalement une utile précision : contrairement à ce qu’a écrit Métronews et à ce qu’a laissé penser le communiqué de la préfecture, le jeune lycéen frappé sur les images n’a pas été placé en garde à vue et a été libéré immédiatement. C’est un autre lycéen qui a été placé en garde à vue pour violences sur les agents.

Bref, le lycéen de quinze ans violemment frappé au visage n’avait donc rien (ou si peu de choses) à se reprocher. Y a-t-il eu simple confusion ou tentative délibérée d’intoxication ? Si tel est le cas, le but a été atteint : TF1 a fait l’ouverture du JT de 20 heures avec l’affaire… en affirmant que selon une source anonyme, le jeune avait blessé deux policiers.

Libération