Birmanie : des villages Rohingyas musulmans brûlés par l’armée d’Aung San Suu Kyi

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«La réponse de l’armée semble démesurée»

Comme la région est interdite aux observateurs indépendants, il est difficile de vérifier ce qui se passe sur le terrain, mais « les opérations continuaient lundi, avance Chris Lewa, la directrice d’Arakan Project, une ONG qui défend les droits des Rohingyas. La réponse de l’armée semble démesurée. Elle a envoyé des hélicoptères de combat tirer sur les foules qui fuient les villages. Elle poursuit une tactique de destruction quasi-systématique des habitations où pourraient s’être cachés des militants. La situation se dégrade dans le Rakhine du nord.»

«Destruction généralisée»

Les commentaires du gouvernement ont été publiés dimanche au moment où l’ONG Human Rights Watch (HRW) révélait des incendies de maisons Rohingyas dans l’Etat de Rakhine. A partir de vues satellites prises entre les 22 octobre, 3 et 10 novembre, HRW estime que 430 habitations ont été détruites dans trois villages du nord de Maungdaw.

«Ces nouvelles images confirment non seulement la destruction généralisée de villages Rohingya, mais montrent aussi que cela est d’une plus grande ampleur que nous le pensions», a analysé Brad Adams, directeur Asie de HRW, en appelant à une enquête des Nations unies.

Le gouvernement d’Aung San Suu Kyi devra aussi clarifier ce qui se passe dans l’ouest du pays en ce moment. A la différence des troubles entre bouddhistes et musulmans Rohingyas de 2012, qui avaient fait plus de 100 morts et déplacé 100 000 personnes, ces attaques soulèvent autant de questions qu’elles suscitent de l’inquiétude.

Libe

 

Syrie: 20 civils tués par une frappe de la coalition dirigée par Washington

Vingt civils, dont deux enfants, ont été tués dans la nuit par des frappes de la coalition dirigée par les Etats-Unis sur un village près de Raqqa, bastion du groupe Etat islamique (EI) en Syrie, a affirmé mercredi une ONG.

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La coalition a déclaré avoir mené des frappes dans le secteur sans être capable dans l’immédiat d’affirmer s’il s’agissait des mêmes raids.

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a précisé que 32 personnes avaient également été blessées dans les frappes mardi soir sur le village d’al-Hicha.

« Le bilan des morts s’élève à 20 civils, dont neuf femmes et deux enfants », a précisé Rami Abdel Rahmane, le directeur de l’OSDH qui avait fait état dans un premier temps de 16 morts.

Le village, contrôlé par l’EI, a aussi été la cible d’un assaut par les Forces démocratiques syriennes (FDS), soutenues par la coalition internationale, qui ont lancé samedi une offensive en vue de reprendre Raqqa, le fief du groupe jihadiste en Syrie.

Une porte-parole des FDS, une alliance arabo-kurde, a démenti la mort de civils. « Rien de tel s’est passé, et ces accusations sont le fait de l’EI », a déclaré à l’AFP Jihan Cheikh Ahmad.

La coalition internationale conduite par les États-Unis a confirmé pour sa part, après un premier examen de l’incident, avoir bien mené des raids dans le secteur mentionné.

« Cependant, des informations spécifiques sont nécessaires pour déterminer si la coalition est responsable » des frappes ayant conduit à la mort de civils, a déclaré à l’AFP le colonel américain John Dorrian, un porte-parole de la coalition.

Il a encore souligné que la coalition « adhérait à toutes procédures visant à minimiser les risques pour les non-combattants ».

Les FDS ont en outre affirmé dans un communiqué que six jihadistes de l’EI avaient été tués par les frappes de la coalition sur ce village précisant que le groupe ultra-radical empêchait les civils de quitter la localité pour qu’ils servent de « boucliers humains ».

L’Orient Le Jour