Corps carbonisés, villages incendiés : les musulmans Rohingyas massacrés par l’armée birmane

Plusieurs photos et vidéos publiées sur les réseaux sociaux ce week-end témoignent d’une nouvelle flambée de violence dans l’État de Rakhine, en Birmanie.

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C’est là le dernier épisode d’une longue et brutale répression exercée par l’armée birmane à l’encontre de la minorité musulmane Rohingya. Comme des centaines de Rohingyas, deux de nos Observateurs ont fui leur village suite aux récentes attaques.
Au moins 69 civils et 17 soldats ont trouvé la mort dans des raids menés par l’armée le week-end dernier en Birmanie, d’après les chiffres avancés par les médias officiels.

Selon les militaires, les victimes étaient des « assaillants violents » et les attaques avaient pour but d’éradiquer le terrorisme dans l’État de Rakhine. Ces opérations font en effet partie d’une vaste campagne menée depuis le mois d’octobre par l’armée contre un prétendu groupe terroriste appelé Aqa Lul Mujahidin. Ce nouveau groupe aurait des liens avec l’Organisation pour la Sécurité des Rohingyas, un groupe armé actif dans les années 1990, mais plus ces dernières années.

France 24

 

Birmanie : des villages Rohingyas musulmans brûlés par l’armée d’Aung San Suu Kyi

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«La réponse de l’armée semble démesurée»

Comme la région est interdite aux observateurs indépendants, il est difficile de vérifier ce qui se passe sur le terrain, mais « les opérations continuaient lundi, avance Chris Lewa, la directrice d’Arakan Project, une ONG qui défend les droits des Rohingyas. La réponse de l’armée semble démesurée. Elle a envoyé des hélicoptères de combat tirer sur les foules qui fuient les villages. Elle poursuit une tactique de destruction quasi-systématique des habitations où pourraient s’être cachés des militants. La situation se dégrade dans le Rakhine du nord.»

«Destruction généralisée»

Les commentaires du gouvernement ont été publiés dimanche au moment où l’ONG Human Rights Watch (HRW) révélait des incendies de maisons Rohingyas dans l’Etat de Rakhine. A partir de vues satellites prises entre les 22 octobre, 3 et 10 novembre, HRW estime que 430 habitations ont été détruites dans trois villages du nord de Maungdaw.

«Ces nouvelles images confirment non seulement la destruction généralisée de villages Rohingya, mais montrent aussi que cela est d’une plus grande ampleur que nous le pensions», a analysé Brad Adams, directeur Asie de HRW, en appelant à une enquête des Nations unies.

Le gouvernement d’Aung San Suu Kyi devra aussi clarifier ce qui se passe dans l’ouest du pays en ce moment. A la différence des troubles entre bouddhistes et musulmans Rohingyas de 2012, qui avaient fait plus de 100 morts et déplacé 100 000 personnes, ces attaques soulèvent autant de questions qu’elles suscitent de l’inquiétude.

Libe

 

Srebrenica: Il y a 21 ans, 8 372 musulmans étaient massacrés par les milices serbes de Bosnie

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Veuves ou filles de certains des plus de 8 000 hommes et adolescents musulmans tués en juillet 1995, par les forces serbes de Bosnie, des femmes pleurent, consolées par des proches. D’autres sont accroupies près des cercueils, en caressant l’étoffe verte ou y posant une fleur.  Retrouvées dans des fosses communes et identifiées depuis le dernier anniversaire, ces dépouilles vont être enterrées au mémorial de Potocari, près de Srebrenica, où les cercueils ont auparavant été disposés pour permettre aux proches de se recueillir.

A proximité, quelques hommes s’agenouillent et prononcent une prière. Plus loin, des familles attendent près des tombes creusées où les cercueils seront portés après la prière du midi qui sera prononcée par le grand mufti bosnien, Husein Kavazovic.

Selon les chiffres du Mémorial de Srebrenica, ce massacre a coûté la vie à 8 372 hommes, exécutés en quelques jours, cinq mois mois avant la fin de la guerre intercommunautaire en Bosnie (1992-95).

« Plus de mille personnes sont toujours recherchées », précise Lejla Cengic, porte-parole de l’Institut bosnien pour les personnes disparues. A ce jour, quelque 6 300 victimes du massacre ont été enterrées au mémorial de Srebrenica et 230 sur d’autres cimetières, selon la même source. Les restes de 350 personnes n’ont pas été inhumés, soit parce qu’elles n’ont pas été identifiées, soit faute d’accord des familles. Les morts de Srebrenica ont été retrouvés dans 77 fosses communes.

L’ancien chef politique des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, a été condamné en mars par la justice internationale à 40 ans de prison pour crimes de guerre en Bosnie, et a notamment été reconnu coupable de génocide à Srebrenica. Soupçonné d’avoir ordonné ces massacres, l’ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, l’ex-général Ratko Mladic est actuellement jugé par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) à La Haye.

Le Parisien

Namibie : le premier génocide de l’Allemagne

Le premier génocide a eu lieu en Namibie, sur ordre des autorités allemandes de l’époque, à partir de 1904. Deux peuples ont été quasiment anéantis en l’espace de 4 ans : les Nama et les Héréro. Près de 100 000 morts sans sépultures, dont une partie dans des… camps de concentration.

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20 ans de colonisation « banalement » brutale

L’Empire allemand de 1871 n’a pas de colonies dignes de ce nom, et par une série d’accords, se voit accorder  — en 1884 — par les autres puissances coloniales, quatre zones d’expansion. L’Afrique du Sud-ouest est l’une de celles-ci, nommée « Südwestafrika ». Durant 10 ans, le IIe Reich va donc étendre son autorité sur ce territoire correspondant à l’actuelle Namibie, avec force répression, jusqu’à obtenir la signature d’un accord de protectorat avec le chef des Héréro, l’une des populations colonisée.

Les 10 ans qui suivent, faits de la « banale brutalité coloniale » en vogue à l’époque, voient tout de même un autre traité signé avec la population des Nama. Mais c’est en 1904 que le soulèvement des Héréro contre l’administration allemande va faire basculer la répression du colonisateur dans l’horreur.

Ordre officiel d’extermination

Les Héréro, en 1904, victimes de la spoliation de leurs terres, empêchés de pratiquer la transumance se soulèvent contre le colon allemand. Une garnison est détruite, plusieurs centaines d’Allemands sont tués, mais leurs femmes et enfants, épargnés. La réponse de Berlin ne se fait pas attendre : un corps expéditionnaire de 15 000 soldats est envoyé sur place, équipés de mitrailleuses, de canons et de grenades. 6 mois de « guerre d’usure » s’en suivront, jusqu’au moment où le général Lothar von Trotha, connu pour sa butalité et en charge de la répression des Héréro passe à la « vitesse supérieure ».  Sur un plateau, l’armée allemande massacre des milliers de Héréro à la mitrailleuse. La plupart des survivants héréro qui parviennent à s’enfuir vers le désert du Kalahari sont inlassablement pourchassés pour être massacrés.

La décision d’extermination date de ce moment là, selon les archives encore consultables en Namibie. Le général Lothar von Trotha fait empoisonner les points d’eau, poste des soldats au points stratégiques et leur donne un ordre officiel qui résonne encore lugubrement : « Chaque Héréro trouvé à l’intérieur des frontières allemandes, avec ou sans armes, avec ou sans bétail, sera abattu. Je n’accepte aucune femme, aucun enfant, qu’ils s’en aillent ou je laisserai mes hommes leur tirer dessus« .

Les historiens sont unanimes pour dire qu’alors, la plupart officiers allemands pensent que c’est une guerre pour « la survie de la race blanche ». Exterminer les noirs africains devient donc, pour eux, une nécessité. L’ordre du général Trotha ressemble à sorte de « carte blanche à la troupe » pour tuer sans distinction.

Camps de concentration

En décembre 1904, l’information sur l’extermination des Héréro parvient jusqu’en Allemagne. Craignant une crise diplomatique les autorités militaires font annuler l’ordre d’extermination de Lothar von Trotha. Désormais les Héréro sont faits prisonniers.

6 camps de concentration, sur le modèle des camps sud-africains de la guerre des Boers sont donc construits pour y enfermer des milliers de Héréro survivants du génocide. La différence des camps allemands avec ceux d’Afrique du Sud réside dans la décision d’y faire travailler les prisonniers dans des conditions extrêmes, en les nourrissant à peine.

Identification par des médaillons avec numérotation, tenue d’un registre des morts : l’organisation bureaucratique des camps de concentration allemands de 1905 ne diffère pas beaucoup de celle des nazis 35 ans plus tard, selon les historiens, qui pensent même qu’elle les a inspirés. La seule nuance se trouve dans l’absence des chambres à gaz, mais la mortalité de ces camps africains est plus élevée que celle des nazis : sur 16 000 Héréro forcés à construire les infrastructures ferroviaires, plus de la moitié en mourront.

Un double génocide de l’horreur

En 1905, les Nama, suite au massacre des Héréro, se rebellent à leur tour, dans le sud du pays. C’est en avril 1905 que le général Lothar von Trotha promulgue, une nouvelle fois, un ordre d’extermination en direction des Nama. Celui-ci ne sera pas annulé. S’en suit une guerrilla qui se termine en 1906 avec la capture du dernier chef de cette population. Tous les prisonniers Nama sont alors envoyés dans un camp de concentration de sinistre réputation, nommé « Shark Island » (l’île aux requins). C’est dans ce camp que l’horreur absolue va être perpétrée. Un médecin allemand, le Docteur Fischer y « étudie » des têtes coupées de Héréro et de Nama qu’il conserve dans des bocaux. La démonstration de l’infériorité de la race noire face à la race blanche est la préoccupation centrale de ce « scientifique », qui inspirera la théorie de l’hygiène raciale nazie, et formera les médecins SS, dont le tristement célèbre Docteur Mengele qui sera son assistant.

Des scientifiques allemands demandent à cette époque l’envoi de crânes humains, pour confirmer leurs théories sur la dangerosité de la « mixité des races ». Le comble de l’abjection est atteint lorsque les responsables du camp forcent les prisonniers à faire bouillir les têtes d’autres prisonniers morts, puis de retirer leur chair à l’aide de morceaux de verre afin d’envoyer les crânes en Allemagne pour satisfaire « la soif de connaissance » des « scientifiques » de Berlin.

Depuis très peu de temps, en 2015,  ce double génocide des Héréro et des Nama a été officiellement reconnu comme tel par la voix du ministre des Affaires étrangères allemand Frank-Walter Steinmeier (SPD) qui a annoncé publiquement que le massacre et l’internement inhumain des populations héréo et nama étaient « un crime de guerre et un génocide ».

En 2011, le musée anthropologique de l’hôpital de la Charité de Berlin a restitué 20 crânes de Héréro et de Nama à la Namibie. Malgré les excuses officielles du gouvernement, aucune indemnisation spécifique pour ce génocide n’a été envisagée par l’Allemagne, qui continue tout de même à participer au développement de la Namibie en lui allouant près de 12 millions d’euros par an…

TV5

Grand remplacement, Génocide culturel des Amérindiens : le Canada face à son devoir de mémoire

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La cour d’appel de l’Ontario vient d’autoriser la destruction de milliers de témoignages des survivants des pensionnats autochtones. Une décision controversée.

C’est, selon les mots de Justin Trudeau, le Premier ministre du Canada, un « des chapitres les plus sombres de l’Histoire » du pays. Entre 1874 et 1996, 150 000 enfants d’Indiens ont été placés dans des « pensionnats autochtones » pour assimiler la culture occidentale.

Un véritable « génocide culturel », a tranché après des années de travaux en juin 2015 la commission de vérité et réconciliation (CVR). Sept générations d’enfants privés de leur famille et de leur identité. Interdits de parler leur langue, corvéables à merci, victimes de violences et d’abus sexuels en tout genre.

Le Point

Une journaliste française incarcérée pour avoir révélé des documents sur le génocide de Srebrenica

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Une pétition a été lancée en ligne pour la libération de Florence Hartmann, journaliste française emprisonnée en marge du procès de l’homme politique de l’ex-Yougoslavie Radovan Karadzic, la semaine dernière à la Haye.

Lancée par le comité de soutien à Florence Hartmann et des associations bosniaques, la pétition appelle à la libération de la journaliste qui a été mise en garde à vue pour sept jours, avec 7 000 euros d’amende, pour avoir révélé les documents attestant le silence du Tribunal Pénal International pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) face aux massacres commis à Srebrenica lors des Guerres de Yougoslavie. Dans son livre publié en 2007 « Paix et châtiment », Hartmann, qui était par ailleurs ancienne porte-parole du Tribunal avait révélé que le Tribunal s’était engagé à ne pas divulguer l’implication de l’Etat serbe dans les massacres en Bosnie.

Hartmann a été arrêtée par les gardes du Tribunal alors qu’elle venait assister au procès de Karadzic à la Haye. Elle est aujourd’hui détenue au même titre que Karadzic dans le secteur pénitentiaire des Nations unies, dans « des conditions de surveillance pour risque de suicide », selon son avocat Guénaël Mettreaux, et sa cellule est ainsi « éclairée 24 heures sur 24 et qu’elle est contrôlée par des gardes toutes les quinze minutes ».

Le Comite de soutien à Florence Hartmann souligne sur son site que l’amende de 7000 euros, levée en deux semaines, a été déposée sur un compte que le Tribunal refuse de prélever. « Que fait Florence Hartmann dans le quartier des criminels de guerre, non loin de Radovan Karadzic condamné pour génocide ? Que fait-elle placée à l’isolement, lumière allumée 24 heures sur 24, guichet ouvert toutes les 15 minutes, privée de communication avec l’extérieur ? », s’interroge encore le comité de soutien.

Rappelant l’appel à la libération de Carla del Ponte, procureur du Tribunal à l’époque où Hartmann était la porte-parole, le comité de soutien exige la « réhabilitation » de la journaliste française. En effet, elle est aujourd’hui empêchée de travailler dans des organisations internationales ou dans les médias en raison de cette condamnation, évoque le comité.

Interrogé sur l’affaire, le ministère français des Affaires étrangères a préféré garder le silence, rappelant uniquement la consule générale de France à Amsterdam a rendu visite à Hartmann et que cette dernière « bénéficie » de la protection consulaire.

Agence Anadolu

Interrogée sur les Rohingyas, Aung San Suu Kyi se plaint d’être interviewée par une musulmane

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Interviewée par Mishal Husain (BBC), la lauréate du prix Nobel de la paix en 1991, Aung San Suu Kyi, a conclu l’entretien d’une phrase polémique : «personne ne m’a dit que je devais être interviewée par une musulmane». 

En Birmanie, les musulmans représentent une minorité (près de 4% de la population) et ont longtemps été une cible privilégiée. Les nationalistes bouddhistes sont notamment devenus spécialistes pour attiser les sentiments antimusulmans, particulièrement en période électorale. Les Rohingya (communauté musulmane du Sud-Ouest de la Birmanie qui ne possède que très peu de droits, et ne peuvent notamment pas devenir Birmans) font ainsi l’objet, selon l’Initiative Internationale sur les Crimes d’Etat (ISCI), d’un «nettoyage ethnique sans précédent» dans le pays.

La dictature a bon dos

C’est cette situation que Mishal Husain a demandé à Aung San Suu Kyi de condamner. Sans succès, puisque la lauréate du prix Nobel de la Paix 1991 a préféré comparer la situation des Rohingya avec celle des bouddhistes amenés à quitter le pays «pour des raisons diverses», avant de rejeter la faute sur le régime dictatorial en vigueur durant des années en Birmanie : «ceci est le résultat de nos souffrances sous un régime dictatorial». Un refus qui, couplé à la petite phrase prononcée à la fin de l’interview, illustre le fait que la future ministre des Affaires étrangères (investiture prévue le 1er avril 2016) ne parvient pas à se détacher du sentiment antimusulman si prégnant en Birmanie.

L’année dernière déjà, Aung San Suu Kyi avait essuyé de nombreuses critiques quant à son incapacité à défendre les populations musulmanes opprimées en Birmanie. 

Direct Matin

Le maire de Cholet qui regrettait qu’Hitler n’avait pas tué assez de gens du voyage relaxé

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Poursuivi pour « apologie de crime contre l’Humanité », le député-maire de Cholet Gilles Bourdouleix, avait été condamné à 3000 € d’amende en janvier dernier pour avoir dit, à l’occasion d’une altercation avec des gens du voyage, un an plus tôt, qu’Hitler « n’en avait peut-être pas tué assez ».

Le député avait été contraint de quitter l’UDI après cette déclaration. La peine avait été confirmée en appel au mois d’août. La Cour de cassation a annulé, ce mardi, cette condamnation.La chambre criminelle de la Cour de cassation a estimé que la cour d’appel a eu tort de condamner Gilles Bourdouleix, puisque ces propos avaient été tenus « dans des circonstances exclusives de toute volonté de les rendre publics ».

L’Express

Pierre Stambul : « Les Palestiniens deviennent les indiens du Proche-Orient »

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« Les palestiniens deviennent les indiens du Proche-Orient ».

La formule choc employée par Pierre Stambul, de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP), résume la politique « d’apartheid » menée par les sionistes israéliens en Palestine.

Le militant juif revient dans son dernier ouvrage, Le sionisme en question, présenté le 27 novembre dernier à la Boutique de l’association Hic et Hoc, à La Ciotat, sur la genèse de ce mouvement.

A ceux qui s’étonnent de la récente déclaration de Benjamin Nétanyahou – qui fait porter la responsabilité de la Shoah au grand mufti de Jérusalem tout en exonérant Hitler de ce crime contre l’humanité – Pierre Stambul indique que « le sionisme n’a jamais combattu l’antisémitisme mais s’en sert de carburant » pour concrétiser sa « théorie de la séparation ». Et « il est terriblement injuste que le génocide des juifs puisse être exploité contre les Palestiniens ».

D’autant que sur le terrain, la situation a encore empiré : « expulsions massives, colonisations à outrance, politique de ségrégation…. Et dans la bande de Gaza, qui est une véritable prison à ciel ouvert, c’est catastrophique : quelques heures d’électricité par jour, des nappes phréatiques polluées, le manque d’eau potable…» décrit-il.

Alors forcement, la troisième intifada, dite « des couteaux » qui se déroule actuellement – et passe au second plan – tient d’une « grande désespérance ». Pierre Stambul, pacifiste, ne cautionne aucune violence, mais en analyse les causes : « Il n’y aura pas de paix en Palestine avec le sionisme ».

Et de donner cet exemple : « il a fallu la fin de l’Apartheid pour que blancs et noirs vivent ensemble en Afrique du Sud.  Les crimes commis au nom du sionisme doivent être dénoncés et sanctionnés ». Et de constater que la campagne BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) contre le régime israélien, s’amplifie à travers le monde. Un espoir, car « l’intervention directe des citoyens est décisive pour contraindre Israel à se conformer au droit international ».

La Marseillaise