Joël, condamné à 3 mois de prison pour menace de mort avec arme et injures raciales

je-vais-te-buter-vous-nous-emmerdez-vous-les-turcs-et-les-arabes

Poursuivi pour menace de mort, port d’arme non autorisé et injures raciales, Joël, 74 ans, était absent à l’audience ce jeudi 5 janvier 2017 et non représenté par un avocat. Les faits trouvent leur origine à Deauville dans le cadre des 18ème puces de Deauville qui se sont déroulées à l’hippodrome de la Touques du 5 au 7 mai 2016.

Le dimanche 7 mai 2016, dernier jour du salon, une exposante prévient le commissariat de police de Deauville qu’un des participants menace un de ses confrères d’un révolver et d’une batte de baseball. Interpellé par les fonctionnaires alors qu’il a rejoint son camping-car stationné à proximité, l’homme ne cherchera pas à dissimuler ses armes « des objets qui [lui] permettent de sécuriser [son] cadre de vie ».

Dès lors, les enquêteurs apprendront que depuis trois jours, l’antiquaire mène la vie dure à l’ensemble des exposants par un comportement pour le moins désagréable :

« Il cassait les pieds de tout le monde, il faisait fuir les clients potentiels… », sans préjudice de réflexions sexistes.

Désagréable avec tous, le septuagénaire semble vouer une véritable haine à l’encontre de son voisin de stand, Abdurrahman K. décrit par tous comme étant quelqu’un de souriant, calme et sympathique.

Des qualités auxquelles le prévenu, qui ne cache pas son aversion pour les étrangers n’est pas très sensible. Depuis le premier jour, ce dernier déverse à l’envi un torrent de propos racistes à l’encontre du commerçant turc « Vous nous em… vous les Turcs et les Arabes ! Rentrez dans votre pays… » Devant les policiers qui l’ont alors entendu, il niera avoir proféré des insultes, ajoutant que « de toute façon, il n’y avait personne pour entendre ».

Dimanche, après qu’Abdurrahman poussé à bout a fini par lui lancer « Ta gu…. », Joël s’est précipité dans son camping-car pour en revenir armé d’un « bâton » et d’un « flingue » chargé de cartouche à blanc ou au poivre, en criant « Je vais te buter ! ».

Le commerçant dont le casier judiciaire compte trois condamnations a écopé de 3 mois de prison ferme. Il devra verser 1.200 € à sa victime et payer une amende de 200 € pour insultes raciales.

Le Pays d’Auge

2 jours après être sortie de prison, Bruno insulte et menace de mort des policiers

rca17q171_fv_police-large

Lundi en comparution immédiate, un homme de 45 ans est jugé pour des violences dans un bus à Wambrechies le 6 septembre dernier, des outrages et menaces de mort contre des policiers à Lille, quand il a été contrôlé jeudi en état d’ivresse à la gare Lille-Flandres puis arrêté.

Il était sorti de prison, deux jours avant. Ainsi, la vie de Bruno Demanghon est une succession d’allers et retours en détention et les quinze mentions sur son casier judiciaire sont souvent liées à des dérapages à cause de son alcoolisme.

Il insulte copieusement un agent de Transpole

l y a d’abord cet épisode dans un bus le 6 septembre : ivre, Bruno Demanghon importune une jeune fille puis insulte copieusement un agent de Transpole qui s’est porté à son secours. Jeudi, après s’être laissé conduire sans problème jusqu’au commissariat, l’homme se déchaînera sans raison ni mesure contre des policiers au moment de sa garde à vue.

Les insultes sont telles que face au tribunal, Bruno Demanghon refuse d’abord de les reconnaître : «  J’ai insulté mais pas à ce point-là…  » Puis il finit par dire : «  Peut-être que l’alcool m’a retourné le cerveau… Je ne m’en souviens plus.  ». Me Bertrand Bauchot en défense ira dans le même sens : «  Quand il est alcoolisé, son comportement le dépasse.  » Le procureure Frédéric Amegadjie met le prévenu face à ses responsabilités : «  Que vous buviez est votre affaire. Ce qui est désolant, c’est votre incapacité à ne pas commettre d’infraction.  » Le tribunal le suivra dans ses réquisitions. Bruno Demanghon est condamné à dix mois de prison avec mandat de dépôt.

La Voix du Nord