François-Xavier la Rochemoguet, membre du Front National, épinglé pour ses tweets racistes et antisémites

Un militant du Front National devait être nommé directeur de campagne d’un candidat pour les élections législatives dans la Vienne. Il est écarté à cause de plusieurs tweets racistes et antisémites.

François-Xavier la Rochemoguet devait être nommé directeur de campagne d’Alain Verdin, qui est candidat aux élections législatives dans la 4ème circonscription de la Vienne. Son nom devait être officialisé cette semaine et ce poste apparaissait même sur le profil Twitter lundi :

Lundi soir, France Bleu Poitou alerte Alain Verdin de plusieurs tweets, dont les journalistes possèdent des captures d’écran. Le candidat, également président du FN dans la Vienne, n’est pas au courant et promet de «  »faire une vérification ».

France Bleu

Fachosphère : déferlement de tweets racistes après la mort d’un ressortissant chinois, Liu Shaoyo


Selon la version de la famille, Liu Shaoyo découpait du poisson dans sa cuisine, une paire de ciseaux à la main, lorsque des voisins ont appelé la police aux alentours de 20 heures pour signaler une «altercation familiale». «Ils disent avoir entendu des cris d’enfant, mais personne n’a crié dans l’appartement», explique l’avocat des proches Calvin Job.

Selon leur version, la BAC est intervenue au domicile du quinquagénaire. Ils auraient frappé à la porte sans s’annoncer. «L’homme s’est alors placé derrière la porte, il ne savait pas qu’il avait affaire à la police», poursuit l’avocat. Les policiers seraient alors entrés de force, puis auraient tiré à une reprise sans sommation sur le père de famille, sa paire de ciseaux à la main.

Libération

“Sale juif” : un ancien militant FN jugé pour une agression antisémite à coups de bouteille

« “Sale juif” cela fait partie des insultes que j’emploie. J’ai des problèmes par rapport à ça », reconnait à la barre Frédéric Pauze. Vendredi 24 mars, le quadragénaire comparaissait en appel pour l’agression de Marc Grinsztajn, l’éditeur du livre Le Système Soral publié par StreetPress chez Calman-Lévy.

(…)

Face aux juges de la chambre d’appel, Frédéric Pauze dément avoir attaqué Marc Grinsztajn. Il accuse même la victime « d’avoir voulu en découdre avec lui ». La présidente de l’audience lui demande :

« Vous l’avez insulté de “sale juif”, comment auriez-vous voulu qu’il réagisse ? »

« Il n’avait qu’à passer sa route ! »

Puis il conteste avoir agressé l’éditeur en lui jetant une bouteille de verre sur le crâne. De la légitime défense, selon lui, en riposte au coup de poing que venait de lui asséner Grinsztajn.

Pourtant c’est bien quand il lui tournait le dos, après avoir fait demi-tour pour rentrer chez lui, que l’éditeur a été touché par le jet de bouteille comme l’atteste son entaille à l’arrière du crâne.

(…)

Néanmoins aucun doute sur ses convictions politiques. Ancien militant du Front National, il reconnait avoir possédé un mug avec une photo d’Adolf Hitler tandis qu’un ami est déjà venu chez lui avec un drapeau nazi, comme l’a raconté un proche à la police.

Lors d’une autre audition, un de ses amis dit de lui « qu’il est évident qu’il est antisémite ». « Dès qu’il est torché, il tient des propos virulents contre les juifs » Pauze a déjà fait l’objet de poursuites pour injures publiques après s’en être pris à un de ses voisins juifs. Une affaire qui avait été classé sous condition d’un stage au mémorial de la Shoah.

Street News

Le Mans : un lycée tagué de slogans racistes et de références à l’affaire Théo

L’annexe du lycée Saint-Charles, située derrière la maison Saint-Julien au Mans a été vandalisée dans la nuit de vendredi à samedi. Des propos racistes, des messages de soutien à la police et des croix gammées ont été tagués sur les murs ainsi que sur un véhicule appartenant au diocèse.

Des références à l’affaire Théo (« #Jesuismatraque ») sont également inscrites à l’arrière du bâtiment Borromée. Des bombes de peinture noire, jaune et rouge ont été utilisées. La police n’a pas de piste pour le moment.

France Bleu

Tentatives de meurtre, ratonnades, vols… 18 membres d’un gang d’extrême droite devant la justice

18 prévenus âgés de 22 à 53 ans, membres ou sympathisants du groupuscule néonazi WWK (« White Wolves Klan », « le clan des Loups Blancs » en français), parmi lesquels le sulfureux Serge Ayoub, comparaissent à partir de ce lundi devant le tribunal correctionnel d’Amiens (Somme). Ils devront s’expliquer de nombreux faits de violences avec arme, de dégradations de biens et de vols aggravés, soit 35 infractions commises entre 2012 et 2014.

(…)

Selon l’enquête, « ces faits visaient des groupuscules rivaux, des personnes d’origine étrangère et des personnes qui ne respectaient pas les règles du clan ». Un seul des prévenus comparaîtra libre, 16 autres ayant été placés sous contrôle judiciaire, tandis que le chef du clan, Jérémy Mourain, est en détention provisoire depuis mars 2015.

Plusieurs prévenus sont d’anciens partisans du mouvement d’extrême droite « Troisième voie », dissous en 2013 après la mort du militant d’extrême gauche Clément Méric à Paris. Fondé en 2010, ce groupuscule avait à sa tête le sulfureux Serge Ayoub, ancien chef des skinheads d’extrême droite parisiens et des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR), dont était membre Jérémy Mourain.

Ouest France

Veauche: Qualifié de babouin, un élève de CM2 roué de coups par des camarades

Il est devenu le bouc émissaire de ses camarades. Depuis trois ans, un élève d’origine guadeloupéenne scolarisé à Veauche, dans la Loire, encaisse les insultes, les intimidations et même les cris de singe à son passage.

Le 14 mars, la violence est montée d’un cran : le petit garçon de 10 ans a été jeté au sol de la cour de récréation et roué de coups par plusieurs élèves de son école primaire Marcel-Pagnol. Violemment frappé, cet élève de CM2 s’est vu prescrire quatorze jours d’incapacité temporaire de travail.

Sa tête, ses cotes, ses bras et ses jambes sont « tuméfiés », a indiqué le médecin de famille au Progrès, et s’inquiète du choc psychologique de cet enfant. Il s’était déjà plaint de violences physiques, subies à cause de sa couleur de peau, dans son précédent établissement.

« La semaine dernière, on lui a offert une banane, en lui disant : ‘ça vient des Antilles, ça vient de chez toi‘. On le traite de babouin », détaille à Europe 1 la mère du petit garçon, qui estime que ces mots « remettent en cause l’intégrité de toute une famille d’origine antillaise, intégrée en France et pour qui ça se passe très bien » au quotidien.

Europe 1

Éconduit par sa voisine de confession musulmane, il placarde des tracts islamophobes pour se venger

Christian Lavoie avait l’oeil sur sa voisine, jolie Française de confession musulmane. L’intérêt n’était pas réciproque. Le soupirant déçu a décidé d’imprimer des tracts islamophobes et de les coller sur la porte de l’objet de son affection… cinq jours après les attentats à la Grande Mosquée de Québec.

Fâché d’avoir vu ses avances repoussées, Lavoie a commencé par déranger sa voisine en faisant du bruit et en cognant contre les murs. Le propriétaire de l’immeuble a entrepris des démarches pour évincer son locataire déplaisant et la police est venue à quelques reprises pour calmer Lavoie.

Lorsqu’il a su que sa voisine était musulmane, Lavoie a donné une nouvelle couleur à son harcèlement, a expliqué le procureur de la Couronne, Me Michel Fortin. L’homme a notamment offert du jambon au fils de sa voisine, une viande de porc interdite par l’Islam.

Le 3 février, soit cinq jours après l’attentat qui a fait six morts et cinq blessés au Centre islamique de Québec, la voisine a trouvé sur sa porte des tracts islamophobes. «Stop islamisation», «Défend-toi, c’est ici chez toi».

Les policiers de Québec ont procédé à l’arrestation de Christian Lavoie et ont fouillé son logement. Ils ont saisi des piles de tracts fraîchement imprimés, affichant des phrases tirées des sites Web de la présidente du Front national français, Marine Le Pen. 

Les agents ont trouvé chez l’individu un livre intitulé La violence criminelle, avec, surlignés, des passages sur le meurtre et l’infanticide. Ils ont aussi saisi une arbalète, qui contrevenait à une interdiction d’arme imposée à Christian Lavoie dans un autre dossier judiciaire.

(…)

La Couronne réclamait une peine de prison ferme pour l’individu, déjà condamné par le passé pour des voies de fait et des menaces.

Tenant compte du fait que Lavoie a purgé 45 jours en détention provisoire, le juge Garneau a plutôt accepté de surseoir à la peine pour une durée de deux ans.

La Presse