Une vague d’actes racistes et antisémites soude les communautés juives et musulmanes aux États-Unis

Depuis l’élection de Donald Trump, l’Amérique vit un phénomène inattendu. La spectaculaire libération de la parole et des actes racistes et antisémites a pour effet, entre autres, de souder les communautés juives et musulmanes du pays.

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On ne compte plus les attentions de l’une à l’autre. Le 27 février, un Marine musulman déclarait sur Twitter, au sujet des menaces et alertes à la bombe pesant sur la communauté juive: « Je suis un #Marinemusulman dans les environs de Chicago. Si votre synagogue ou cimetière juif a besoin d’un gardien, je suis là. L’islam l’exige. » Plusieurs autres tweets de musulmans proposant leurs services ont fleuri sur le réseau.

Dans la même veine, deux musulmans ont lancé une campagne de crowdfunding autour du 22 février pour réparer 170 tombes juives profanées dans un cimetière du Missouri.

Dans l’autre sens, le 24 février, alors que l’un des fidèles d’une mosquée brûlée par un incendie criminel organise une campagne de financement pour la réhabiliter, il remarque des montants étonnants, multiples de 18 uniquement. Il regarde les noms des donateurs et comprend qu’il s’agit de Juifs pour qui ce nombre veut dire « Chai » en hébreu, ce qui signifie « longue vie ».

Lorsque le feu a dévoré cette mosquée, les Juifs de la congrégation voisine ont offert les clés de leur synagogue aux fidèles musulmans pour qu’ils puissent prier dans un lieu convenable.

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Quand la France interdisait l’avortement… sauf aux femmes noires

En 1970, un scandale éclata à la Réunion: des milliers de femmes avaient été avortées et stérilisées, souvent sans leur consentement, avec le soutien des pouvoirs publics. Un essai glaçant revient sur ce crime d’Etat oublié.
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Ces femmes étaient noires, et pauvres. Dans la presse, les témoignages se multiplièrent. Citons celui d’une femme enceinte de trois mois, entrée dans cette même clinique pour une douleur au ventre, à laquelle on avait annoncé une opération de l’appendicite, et qui s’était rendue compte au réveil qu’on avait mis fin à sa grossesse et qu’on lui avait ligaturé les trompes. Certaines patientes de la clinique de Saint-Benoît étaient enceintes de six, sept, huit mois.

Bientôt, on évoqua le chiffre de 8000 avortements par an, pour 16.000 naissances annuelles sur toute l’île de la Réunion.

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La politique «antinataliste» conduite à la Réunion reposait sur tout un réseau de médecins rabatteurs, qui allaient chercher les jeunes femmes, et sur des institutions semi-officielles, comme l’Association réunionnaise d’orientation familiale, qui diffusait des tracts où on voyait des Noires pauvres submergées par une misérable marmaille, avec comme seul slogan: «ASSEZ !» Michel Debré recevait des rapports qui décrivaient la population créole comme composée de «femmes débiles, amorales, cyclothymiques» et d’hommes qui ne sont que «paresse, veulerie, éthylisme et violence».

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Trump suggère que la vague d’incidents antisémites qui frappe les USA est perpétrée par des juifs

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Le président américain Donald Trump a indiqué mardi, pour la deuxième fois, qu’il croit qu’il est possible que la vague actuelle d’incidents antisémites soient des attaques sous faux drapeau, perpétrés par la gauche ou par les juifs eux-mêmes dans le but de vilipender son administration ou ses supporteurs.

Trump s’est exprimé lors d’un rassemblement de procureurs généraux de tout le pays, y compris le procureur général de Pennsylvanie, Josh Shapiro. Shapiro a déclaré aux journalistes, lors d’une téléconférence après le rassemblement, que Trump a suggéré que les attaques pourraient refléter autre chose que de l’antisémitisme, disant que « l’inverse peut être vrai » et que « quelqu’un essaie d’en vilipender d’autres », d’après Philly.com.

La suggestion que la vague d’attaques seraient des attaques sous faux drapeau, dans le but de perpétuer l’impression qu’elles sont commises par des partisans de Trump, est un thème récurrent des sites de conspiration d’extrême-droite et qui est promu de manière agressive par le suprémaciste blanc David Duke sur son compte Twitter. Le supporter de Trump qui est également son conseiller informel, Anthony Scaramucci, a aussi twitté dans ce sens ce mardi.

Haaretz

David Duke, l’ex leader du Ku Klux Klan, fait l’éloge de Marine Le Pen

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Un ancien dirigeant de l’organisation raciste américaine Ku Klux Klan (KKK) a apporté son soutien à la candidate d’extrême droite à la présidentielle française Marine Le Pen, en rendant notamment hommage à son père Jean-Marie Le Pen.

« Son père est un grand homme, un vrai patriote. Il a élevé une femme intelligente et forte qui sait comment faire de la politique au XXIe siècle », a écrit mercredi sur Twitter David Duke, ancien chef du KKK, un mouvement vieux de 150 ans qui défend la suprématie de la race blanche et est devenu synonyme de lynchages et d’assassinats.

France Soir

Etats-Unis : plus de 5 000 meurtres racistes recensés sur une carte

Une base de données représentant plusieurs milliers de lynchages racistes à travers l’histoire des Etats-Unis a été mise en ligne, permettant d’en avoir une saisissante vue spatiale et chronologique.
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« Walter Elliott, un Noir soupçonné d’avoir agressé la femme d’un fermier a été abattu d’un coup de feu hier soir par la foule, qui a ensuite porté le corps et l’a pendu à la branche d’un arbre devant l’église. » Ce meurtre, rapporté en deux lignes comme un fait divers ordinaire par l’Arkansas City Daily Traveler du 21 août 1919, eut lieu près de Louisburg, en Caroline du Nord. Et ce n’est que l’un des 5 000 meurtres (et plus) par lynchage recensés aux Etats-Unis entre la fin de la guerre de Sécession (1865) et 1964 – où fut signé le Civil Rights Act rendant illégale la discrimination reposant sur la race, la couleur, la religion, le sexe, ou l’origine nationale.

Depuis novembre, un site Internet permet de se rendre compte de l’ampleur de ces lynchages. Nommé d’après le sociologue et historien Monroe Work (1866 – 1945), lui-même fils d’anciens esclaves, et qui s’employa à les documenter, le site présente tous ces crimes sous la forme d’une carte des Etats-Unis navigable dans le temps.

Chaque petit point représente un lynchage, et donne quelques détails, notamment sur l’origine (afro-américaine, chinoise, latino…) de celui qui fut ainsi tué.

Télérama

Une figure de l’extrême droite pro Trump dans la tourmente après avoir fait l’apologie de la pédophilie

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Milo Yiannopoulos est allé trop loin. Le contributeur de Breitbart News, qui a fait de la provocation sa marque de fabrique, avait déjà été suspendu par Twitter après la campagne de harcèlement contre l’actrice Leslie Jones.

Lundi, il a été désinvité par les organisateurs de l’influent forum conservateur américain CPAC. Et l’éditeur Simon & Schuster a annulé la sortie de son livre Dangerous. La raison : une polémique sur des propos de cette figure du mouvement alt-right, qui a défendu sur un podcast la légalité des relations sexuelles entre « des garçons plus jeunes et des hommes plus vieux ».

« Il y a des individus qui sont capables de donner leur consentement à un plus jeune âge (…) dans le monde homosexuel, notamment. Certaines de ces relations entre entre des garçons plus jeunes et des hommes plus vieux, les aident à découvrir qui ils sont », argumente Yiannopoulos. (…) Il parle ensuite de son expérience personnelle, indiquant qu’il était « mûr » à 13 ans pour donner son consentement.

Après 48 heures de polémique, les organisateurs de la Conservative Political Action Conference, à laquelle participera notamment Donald Trump, ont annoncé qu’ils avaient désinvité Yiannopoulos « après l’émergence d’une vidéo qui fait l’apologie de la pédophilie ». Le forum défend la liberté d’expression mais il n’y a pas de désaccord chez nos membres pour dénoncer les abus sexuels contre les enfants ».

20 Minutes

Italie : des militants d’extrême droite incendient des palmiers pour dénoncer « l’africanisation »

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Des palmiers installés face à la cathédrale de Milan, dans le nord de l’Italie, ont été incendiés par des inconnus, après que l’apparition de ces arbres a déclenché une polémique sur le recours à des plantes « tropicales » devant un monument national.

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Samedi, des manifestants rassemblés à l’appel du parti anti-immigration Ligue du Nord et du mouvement d’extrême droite CasaPound avaient dénoncé « l’africanisation » de la Piazza Del Duomo. Les palmiers, dont certains atteignent cinq mètres, étaient apparus jeudi face à la célèbre cathédrale gothique du XIVe siècle, déclenchant aussitôt la polémique concernant la présence d’arbres exotiques dans cette ville du nord de l’Italie.

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Les palmiers ne sont pas originaires de la péninsule italienne, mais ils font désormais partie du paysage dans des régions plus méridionales comme à Rome, sur la Riviera ou en Sicile. Certains palmiers ont été importés en Italie par l’aristocratie avide de nouveautés aux XVIIIe et XIXe siècles, puis érigés par le dictateur Benito Mussolini en symboles de l’empire colonial italien.

Europe 1