Lyon : un journaliste menacé par l’extrême droite jusqu’à son domicile

Le 29 mars dernier, nous avons publié Le Vieux Lyon ne veut pas devenir « Facho land » (saison 2) à propos de l’extrême droite radicale qui gagne du terrain dans ce quartier historique de Lyon.

En moins d’une semaine, le journaliste qui a signé l’article et deux acteurs du quartier ont fait l’objet d’intimidations et de menaces.

Mardi 4 avril, six jours après la publication de l’article, son auteur, Laurent Burlet a trouvé sur le mur d’entrée de son immeuble ce message :

« On sait ou te trouver Laurent »

L’auteur l’a écrit avec une faute (« ou » au lieu de « où »). L’inscription était accompagnée, en guise de signature, d’une croix celtique, le symbole de l’extrême droite nationaliste.

Cette inscription menaçante a clôturé une semaine d’intimidations diverses menées à l’encontre d’acteurs du quartier du Vieux Lyon, qui avaient tous été interviewés dans l’article.

Rue 89

Dortmund : la police soupçonne un attentat d’extrême droite

Alors que les deux messages précédents étaient revendiqués d’abord  par un mouvement islamiste puis par un groupe d’extrême gauche. Deux pistes devenues improbables depuis. Cette troisième revendication donc, parvenue de façon anonyme à la rédaction du quotidien allemand serait un « dernier avertissement », selon l’auteur ( ou les auteurs) de ce courriel qui indique s’identifier à Adolf Hitler et dénonce une société multiculturelle. Une grande manifestation est planifiée le 22 avril à Cologne contre le parti d’extrême-droite AFD qui se réunit ce jour-là dans la cité rhénane.

LCI


Si les enquêteurs continuent de n’écarter aucune piste, les médias allemands, citant des sources proches de l’enquête, avancent pourtant bien celle de l’extrême droite voire de hooligans radicalisés, comme la plus vraisemblable. Autre information relayée samedi par le quotidien Welt am Sonntag, les explosifs utilisés proviendraient de dépôts de l’armée allemande.

RFI


(…) Les enquêteurs n’ont pas encore réussi à démêler le mystère de l’attentat qui a visé le bus des joueurs du Borussia Dortmund. La revendication islamiste retrouvée sur place a soulevé plus de questions qu’elle n’a offertes de pistes: trop d’indices sont inhabituels. Ce serait la première fois en Europe que des terroristes agissent ainsi.

Le texte retrouvé ne correspond pas non plus, dans ses formulations, à la rhétorique islamiste: certes, il y est question «d’Allah», mais il manque les références au Coran ou au leader de Daech qu’on trouve généralement.

Le texte comprend aussi des fautes d’orthographe «suspectes», alors qu‘il est écrit dans un allemand maîtrisé. Enfin, la revendication de fermer la base de l’Otan à Ramstein semble elle aussi éloignée des préoccupations des terroristes de l’État islamique.

(…)

La police a exprimé de sérieux doutes sur cette revendication. Mais elle a poursuivi ses investigations: selon le quotidien Bild, deux suspects, l’un d’extrême gauche, l’autre d’extrême droite, seraient dans le viseur des enquêteurs. Selon le journal, qui cite des sources policières, l’extrême droite pourrait se cacher derrière les faits. Dans cette «hypothèse», elle aurait pu chercher à incriminer Daech pour nourrir un sentiment anti-immigration en Allemagne.

Le Figaro

5 militants d’extrême droite devant la justice pour avoir menacé de mort le porte-parole de la LDH en Corse

La plainte remonte à juillet 2015 et à la polémique autour d’un couplet en langue arabe chanté à l’école de Prunelli-di Fiumorbu.

Cinq personnes, majoritairement issues de la mouvance d »extrême droite, sont jugées mardi à Bastia, soupçonnées d’avoir proférées des injures publiques et des menaces de mort à l’encontre d’André Paccou et de sa famille.

France 3

Le site du militant d’extrême droite en cavale Boris Le Lay déréférencé par Google

Le site d’extrême droite Breiz Atao, dont l’administrateur a été condamné à de multiples reprises par la justice pour incitation à la haine, a été déréférencé de Google, révèle le quotidien Le Télégramme. Le site est toujours accessible, mais n’apparaît plus dans les résultats de recherche de Google.

Ce déréférencement fait suite à une énième condamnation de son administrateur, Boris Le Lay, militant ultranationaliste breton, qui affirme vivre au Japon. Le 15 décembre 2016, le tribunal de Rennes avait, en référé, donné raison à un homme qui estimait être diffamé par le site, qui l’accusait d’être un « financier occulte » d’une « mosquée salafiste » dans le cadre d’une « campagne d’insultes racistes et de provocation à la haine raciale »

Le Monde

De telles décisions sont généralement prises à l’encontre de sites pédopornographiques ou terroristes. Mais depuis quelques mois, la délégation interministérielle de lutte contre le racisme a décidé de cibler davantage les discours de haine véhiculés sur le Net.

Ce déréférencement, qui a été validé le 28 mars dernier, pourrait être étendu à d’autres moteurs de recherche.

Boris Le Lay, rappelons-le, a été condamné à plusieurs reprises à Quimper, Paris et Brest pour incitation à la haine raciale et apologie de crime contre l’humanité. La condamnation la plus lourde prise à son encontre est de 2 ans de prison ferme.

Le Télégramme

« On va casser du PD » Pierre-Nicolas Nups, candidat aux législatives dans le mouvement de Jean Marie Le Pen, jugé pour incitation a la haine

En mai 2013, Pierre-Nicolas Nups a publié sur la page Facebook du GUD de Nancy une vidéo intitulée « On va casser du PD » dans laquelle un personnage de fiction appelle à trouver « des matraques » pour « casser du pédé ».

Pierre Nicolas Nups est candidat aux prochaines élections législatives pour les Comités Jeanne, le mouvement créé par Jean-Marie Le Pen. Il a déjà fait l’objet de condamnations pénales pour des actes de violences contre des personnes physiques. Sur son blog et sur son compte Twitter, il se décrit lui-même comme un « nationalise, frontiste, ami de la Russie et Fondateur du Comité des Français avec Donald Trump ».

Pierre Nicolas Nups et le GUD de Nancy ont déjà fait l’objet de plusieurs condamnations pour appel à la haine. Les associations Mousse, Inter-LGBT, Couleurs Gaies et SOS-homophobie se sont constituées parties civiles dans cette affaire.

Pour Me Étienne Deshoulières, avocat de l’association Mousse, « la vidéo publiée par Pierre-Nicolas Nups est une incitation explicite à la haine et à la violence contre les homosexuelles. Ce message ne fait qu’accentuer la diffusion d’idées et de comportements homophobes contre lesquels de nombreuses associations luttent depuis des années ».

Mousse

Angers : procès d’une « chasse aux noirs et aux arabes » par une quinzaine de militants d’extrême

Le tribunal correctionnel d’Angers a préféré, très tard mercredi soir, mettre sa décision en délibéré. Deux prévenus comparaissaient pour une série de violences sur fond de déferlement raciste, fin octobre à Angers.

François-Aubert Gannat, 20 ans, et Marc-Henri Picard, 39 ans, seront fixés sur leur sort le 3 mai prochain. Mercredi 5 avril, ils comparaissaient devant le tribunal correctionnel d’Angers pour des violences en réunion et incitation à la haine raciale, lors de la nuit du 21 au 22 octobre 2016.

Chants nazis, insultes racistes

Ils faisaient partie d’un groupe d’une quinzaine de personnes qui a déferlé sur le centre-ville d’Angers. Selon les éléments recueillis par les enquêteurs, ils ciblaient les personnes de couleur. Certains ont été entendus entonnant des chants nazis et racistes, lançant des insultes racistes ou antisémites. Des témoins ont entendu des « sales noirs, sales arabes », émanant de cette bande.

Ouest France

Marc-Henri Picard, ancien dircom de la mairie de Montfermeil (Seine-Saint-Denis), se dit aujourd’hui écrivain(…)

En garde à vue, il traite les policiers de «connards, bons à rien, pauvres petites merdes», use d’une injure homophobe et tente d’étrangler un gardien. Explication : «J’étais hors de moi.»La procureure requiert dix mois de prison avec sursis et 175 heures de travaux d’intérêt général contre Gannat, dix mois avec sursis contre Picard. Délibéré le 3 mai.

Libération

Le militant d’extrême droite qui declarait être entré en guerre contre « les bougnoules », arrêté et condamné à du sursis

Les investigations lancées par les autorités françaises, après avoir été saisies par des associations algériennes, ont rapidement abouti. L’auteur d’une vidéo diffusée sur le Web et se réclamant d’une nouvelle OAS a été identifié, arrêté et condamné, a assuré à TSA un plaignant.

Il s’agit d’un homme résident en région parisienne. Placé en garde à vue, il a été jugé en comparution immédiate et condamné à un an de prison avec sursis.

(…)

Pour autant, l’auteur des menaces n’en a pas fini avec la justice. La plainte déposée contre lui auprès du procureur de la République de Nîmes sera maintenue.

Elle  vise les chefs d’inculpation d’« association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un ou de plusieurs crimes, atteinte aux personnes de confession musulmane et apologie publique d’un acte de terrorisme commis au moyen d’un service de télécommunication en ligne ».

TSA