USA: arrestation d’un militant d’extrême droite qui préparait un attentat dans une synagogue

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Un nouveau drame a sans doute été évité. Mercredi, Benjamin Thomas Samuel McDowell a été arrêté par le FBI après une enquête montrant qu’il voulait commettre une tuerie raciste. CBS indique que l’homme de 29 ans habitant en Caroline du Sud a été piégé par un agent sous couverture après avoir posté plusieurs messages sur Facebook.

L’enquête avait débuté après que le suspect a menacé une synagogue sur le réseau social. Son cas avait été pris très au sérieux par les autorités puisqu’il avait déjà été condamné à la prison et été en liens étroits avec des suprématistes blancs.

Mais d’après ses dires sur Facebook, ses «camarades» suprématistes n’étaient plus assez actifs aux Etats-Unis. «Tout ce qu’ils veulent faire à présent c’est rester accro aux drogues que les Juifs ont mis ici pour détruire l’homme blanc», a-t-il écrit. C’est dans un hôtel de Myrtle Beach que Benjamin McDowell a donné rendez-vous à l’agent du FBI, lui expliquant être à la recherche d’une arme. Il lui aurait expliqué vouloir «conduire une attaque sur des personnes non-blanches sans se faire prendre».

(…)

Face à l’agent sous couverture, il aurait d’ailleurs répété ses propos indiquant vouloir «faire un truc à une putain de grande échelle, dans l’esprit de Dylann Roof».

Paris Match

Deux militants d’extrême droite traduits en justice pour des menaces de mort homophobes

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Jugés en appel pour « menaces de mort faites en raison de l’orientation sexuelle », deux militants d’extrême-droite sont accusés d’avoir déployé une banderole sur laquelle on pouvait lire « Allez brûler en enfer » durant une marche des fiertés LGBT à Nancy. La manifestation avait lieu au printemps 2014. Les deux prévenus ont été retrouvés avec des vidéos prises au moment des faits et par l’ADN retrouvée sur des fumigènes.

En première instance, en janvier 2015, ils ont écopé de six et huit mois de prison avec sursis. Ensemble, ils étaient condamnés à verser 3 000 euros de dommages et intérêts à l’association Equinoxe de Nancy, qui s’est portée partie civile. Les deux prévenus, l’un étudiant en droit, l’autre demandeur d’emploi, avaient fait appel de cette décision.

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Finalement, la partie civile et le parquet ont requis les mêmes peines qu’en première instance. En sortant de la salle, les deux prévenus ont accepté de répondre aux questions de France Bleu. Chacun joue sur les mots pour affaiblir les accusations de menaces de morts.

C’est une incitation à la haine, ce n’est pas une menace de mort. Supposons que je vous dise d’aller vous faire voir, je ne vous menace pas de mort. Mais ça veut exactement dire que « aller au diable », « aller brûler en enfer »… C’était une suggestion appliquée, se justifie l’un des prévenus.

France Bleu

Menaces de mort et croix gammées, le syndicat étudiant UNEF ciblé par l’extrême droite

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Dans la nuit de lundi à mardi, le local du syndicat étudiant, situé sur le campus Croix-Rouge à Reims, a été recouvert de menaces de mort et de croix gammées. Dans les rangs du syndicat, c’est l’indignation.

« De tels actions sont inacceptables pour le syndicat, c’est une attaque directe envers notre engagement et nos adhérents », a réagi le syndicat étudiant dans un communiqué. L’Unef Reims s’engage suite à ces menaces à davantage lutter contre l’extrême droite, contre l’obscurantisme.« 

France 3

Un pasteur de 83 ans qui manifestait contre l’extrême droite violemment tabassé par des CRS

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Gilbert Nicolas a 83 ans. Samedi, ce pasteur manifestait contre une réunion d’extrême droite à Quimper (Finistère). Trois coups de matraque dans le dos, un au visage : deux dents cassées, une balafre. Témoignage.

Une balafre sur la lèvre. Quand il sourit, il manque deux dents. Gilbert Nicolas, 83 ans, porte les stigmates de la soirée de samedi. Il est 19 h 40 lorsqu’il participe, à Quimper, à une manifestation extérieure contre le déroulement dans les halles d’une rencontre d’extrême-droite organisée par le site Breizh Info. « On était une centaine à crier le slogan : Bretagne ouverte et solidaire », raconte ce pasteur, militant de la première heure, membre de l’Union pacifiste de France et du Mouvement international de la réconciliation.

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« Je n’ai pas entendu les sommations. J’étais dans les trois premiers rangs et je ne suis pas parti tout de suite. Je sens trois coups qui me font très mal dans le dos. Je me penche et le même CRS me met un coup de matraque en pleine tête. » Bilan : deux dents supérieures de devant complètement cassées et une balafre à la lèvre. « D’autres copains ont été frappés à coup de matraque et un autre renversé violemment par un bouclier. »

Ouest France

« Sale gauchiste » : Trois skinheads jugés pour une agression mortelle

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Ce 1er août 2009, Frédéric Bourget fait la fête dans un bar de la rue Paul-Bert, à Rennes. Le chauffeur livreur de 27 ans est abordé par une jeune femme, Nivine Gaid, 28 ans aujourd’hui, qui lui demande une cigarette. Elle n’obtient pas satisfaction. Romain Renoux, 30 ans, et un complice mineur, le tabassent en le traitant de « sale gauchiste ».

Une fois à terre, il reçoit des coups de poing et des coups de pied. Un des agresseurs porte des chaussures coquées, affectionnées par les skinheads. Les deux hommes, dont un est mineur, et la femme, appartiennent à la mouvance d’extrême droite. Tous les témoins affirment qu’ils ont fait le salut nazi dans le bar…

Sonné, Frédéric Bourget parvient à reprendre ses esprits et poursuit la soirée dans un appartement chez des amis, rue Alphonse-Guérin. Deux heures plus tard, il se plaint de maux de tête et veut rentrer chez lui.

Un employé du Star (réseau de bus et métro) l’aperçoit peu avant 7 h du matin, le 2 août, allongé sur le trottoir avenue du Sergent-Maginot. Le jeune homme est mort. L’autopsie révèle que le décès a été provoqué par une hémorragie du cerveau, suite à des coups violents.

Le verdict devrait tomber dans la soirée, ce vendredi.

Ouest France

Bougnoule, youpin, négro… les origines des insultes racistes décryptés

Avec Maudit mots (Tohubohu éditions), la linguiste a mené l’enquête. Sérieusement. Avec sa curiosité en guise de lampe-torche, elle est partie explorer la forêt dangereuse des insultes racistes.

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Elle nous éclaire sur les racines du mal, qu’elle exhume avec précaution pour mieux les porter à notre connaissance. « Je m’intéresse aux mots et à ce qu’il y a derrière. Les mots sont le miroir de notre société. Ils apparaissent dans un certain contexte » dit-elle. Son champ exploratoire concerne les mots  outrageants et humiliants, les mots qui blessent, les mots qui tuent.

Voici donc quelques insultes et leurs origines dévoilées.

L’auteure a pris soin, pour chacun de ces mots, de l’illustrer avec des extraits d’ouvrage où l’on trouve les « mots maudits ». Les exemples empruntés relèvent de textes signés parmi les écrivains les plus fameux de la langue française : Maupassant, Cendrars, Céline,  Pérec etc. Marie Treps compartimente ses chapitres avec un catalogue d’insultes adressées aux Allemands, aux Arabes, aux Asiatiques etc.
Nous ne donnons ci-dessous, en guise d’amuse-bouches,  que quelques précisions sommaires.

Bamboula

Terme culturel africain devenu appellation raciste à l’égard des personnes noires, des Africains en particulier. Ka-mombulon, kam-bumbulu, « tambour », emprunté aux langues sarar et bola, parlées en Guinée portugaise, est introduit par

Michel Jajolet La Courbe, de la Compagnie du Sénégal, dans Premier voyage fait par le sieur La Courbe a la coste d’Afrique en 1685. (…) Entre 1914 et 1918, par l’intermédiaire de l’argot militaire des tirailleurs algériens, bamboula en vient à désigner une fête exubérante, notamment dans l’expression faire la bamboula. Il désigne dans un même temps un tirailleur sénégalais

Boucaque

Terme injurieux raciste, récemment apparu. Il est notamment utilisé dans le sud de la France à l’encontre de personnes dont la peau est sombre. Ce mot-valise, association de bougnoul, mot raciste appliqué aux Arabes, et de macaque, mot raciste appliqué aux Noirs, surgit à la fin des années 1990. (…) Toute référence raciale ou culturelle particulière étant gommée, boucaque est une sorte de terme générique, une injure raciste passe-partout.

Youpin, youpine

Désignations injurieuses et racistes appliquées aux personnes juives. C’est dans le Tam Tam, revue créée en 1867 par le caricaturiste Alfred Le Petit, que youpin apparaît en 1878. ainsi vouée d’emblée à un usage dépréciatif, il a été créé par déformation de l’hébreu yëhûdî « Juif », selon certains, de youdi ou de youtre, selon d’autres. Et au moyen du suffixe argotique – pin, que l’on retrouve également dans Auverpin, désignation péjorative de l’Auvergnat.

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Trois cellules, consoles de jeux… les conditions de détention « douillettes » du terroriste Anders Breivik

La Norvège condamnée pour traitement « inhumain » d’Anders Breivik tente de casser sa condamnation, en vantant les bonnes conditions de détention du tueur.

Anders Behring Breivik attentat massacre utoya

« Un prisonnier VIP« , c’est ainsi que le procureur général Fredrik Sejersted qualifie Anders Behring Breivik, à l’avant-dernier jour de l’examen de l’appel interjeté par l’État norvégien. Le pays avait été condamné l’an dernier pour traitement  « inhumain » du tueur néonazi.

Anders Behring Breivik, extrémiste de droite de 37 ans avait tué 69 adolescents présents à un camp d’été de la Jeunesse travailliste en juillet 2011. Il s’était déguisé en policier et avait traqué pendant plus d’une heures les participants piégés sur l’île dUtoya. Un peu plus tôt, Breivik avait tué huit autres personne en faisant exploser une bombe près du siège du gouvernement à Oslo.

Condamné en août 2012, il purge une peine de 21 ans de prison susceptible d’être prolongée tant qu’il restera considéré comme dangereux. Il y a un an, la décision du tribunal d’Oslo avait choqué les proches des victimes, en donnant raison à Anders Breivik, qui se plaignait de son traitement carcéral. Il le jugeait contraire à l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’Homme interdisant tout traitement « inhumain » et « dégradant ».

L’extrémiste se plaint dans sa déposition des fouilles corporelles intégrales et du recours fréquent aux menottes. Le prisonnier dit souffrir de son isolement, qui selon lui contribue à le radicaliser encore plus. Ce que l’État conteste. « Il n’existe aucun autre prisonnier qui puisse discuter et jouer à des jeux avec le personnel pénitentiaire deux heures par jour », a souligné M.Sejersted.

Trois cellules, des téléviseurs et des consoles de jeux

Le procureur va même plus loin. « Ses conditions de détention sont meilleures que celles d’autres prisonniers« , les qualifiant même de « douillettes ». Anders Breivik dispose de trois cellules de plus de 10m2 chacune, certaines avec vue sur la nature. Il profite également de téléviseurs avec des consoles de jeux Xbox et Playstation, et de plusieurs appareils de musculation.

Dans son argumentaire, le procureur affirme que Breivik reste très préoccupé par son projet idéologique. « Il se perçoit comme le jeune Adolf Hitler emprisonné au début des années 30. Il compte sortir à un moment donné et devenir le Führer« .

RTL