Incendie mortel de la rue Myrha : Thibaud passe aux aveux et est écroué, un sans-abri algérien en prison depuis 1 an libéré

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Le suspect numéro 1 a changé de visage. Vendredi, l’enquête sur l’incendie de la rue Myrha (dans le XVIIIe arrondissement de Paris), qui avait coûté la vie à huit personnes dont deux enfants en septembre 2015, a soudainement rebondi : Mourad S., un SDF de 37 ans écroué juste après les faits, a été relâché tandis qu’un autre suspect le remplaçait derrière les barreaux.

La brigade criminelle du 36, quai des Orfèvres a en effet arrêté mardi un ancien locataire de l’immeuble sinistré. Thibaud, âgé de 20 ans.

D’après une source policière, ce serait son comportement «excessif», «complexe» et «ambigu» qui aurait éveillé les soupçons des enquêteurs. Le jeune homme a en effet manifesté beaucoup d’empressement, d’abord pour témoigner dans la presse au lendemain de l’incendie, ensuite pour organiser une cérémonie d’hommage aux victimes un an plus tard.

Thibaud a ainsi adressé un communiqué aux habitants du quartier de la Goutte-d’Or afin de les convier à commémorer ce «chapitre sombre de leur histoire et de tout un quartier qui doit être préservé de l’oubli». Il souhaitait également que ce rassemblement rappelle «aux pouvoirs publics de ne pas oublier leur promesse de faire rapidement la lumière sur ce qu’il s’est passé».

Le 2 septembre, un an jour pour jour après l’incendie, Thibaud participait donc à la cérémonie d’hommage devant les lieux du drame et osait déclarer au Parisien : «On est là pour se retrouver ensemble. On est là aussi parce qu’on se sent abandonnés par les enquêteurs, les juges en charge du dossier, les pouvoirs publics, la préfecture, les assurances…» Il a été mis en examen pour «dégradation volontaire par incendie ayant entraîné la mort» et écroué.

Libération

« Sale nègres, bougnoules… » Alcoolisé, un policier de la BRB s’en prend à des automobilistes

« Sales nègres. Vous les noirs et les bougnoules, vous n’avez rien à faire dans la police. » Voilà les propos tenus dimanche soir par un policier de la prestigieuse BRB (brigade de répression du banditisme).

Le fonctionnaire, qui circulait avec une voiture de service, le gyrophare posé sur le tableau de bord, a d’abord eu un différend avec le conducteur d’un deux-roues et son passager, quai Anatole-France (VIIe), en face de l’Assemblée nationale. « Au feu rouge, il a fait une drôle de marche arrière, se souvient Loïc, 27 ans. J’étais avec un ami à scooter. Il a failli nous renverser. Je suis descendu et on s’est embrouillés. Il m’a poussé contre une grille ».

Un témoin filme la scène avec son smartphone. Les esprits s’échauffent. «Il est bourré, il est bourré, crie l’un des jeunes. Et en plus, il est flic ! » Les victimes hèlent alors une patrouille.

La vidéo montre les policiers tenter en vain de calmer leur collègue en civil, qui les traite alors de « gardiens de la paix de m… ». « C’est dingue, s’insurge Loïc. Bien qu’il les ait insultés de tous les noms, il a carrément eu un traitement de faveur. Ils ne l’ont même pas menotté. En plus, il a refusé de se soumettre à l’alcootest. »

Le Parisien

Affrontements à Paris : des « supporters » munis de drapeaux français caillassent les CRS

Paris : un casseur raconte que la police les a empêché d’entrer dans la #FanZoneTourEiffel


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Fraude : Six élus FN apportent 21 voix lors d’un vote au conseil régional d’Île-de-France

fn demission clash dictature chienlit

Lors du vote d’un amendement sur le projet de règlement intérieur du Conseil régional, dans la nuit du mercredi 15 au jeudi 16 juin, six élus FN étaient présents dans l’hémicycle. Mais le parti d’extrême droite a réussi à avoir un peu plus de voix. 21 pour être précis. 

De fait, un élu présent peut voter pour un absent. Au maximum, donc, le FN pouvait apporter 12 voix. Pas 21. Les deux chiffres sont il est vrai assez semblables, il est sans doute possible de les confondre.

Oups… Wallerand de Saint Just a donc fait amende honorable :

Il était tard, on a commis une erreur, plusieurs élus ont voté trop de fois, je frappe ma coulpe. C’est une erreur de jeunesse [le FN est entré au conseil régional en 2015] et une erreur d’une heure du matin.

Et voilà comment énerver Carlos Da Silva, élu PS au conseil régional qui, accusant le FN de tricher, a donc redemandé un vote. « Il a beau être 1 h 22 du matin, on va revoter », a-t-il déclaré. Avec au final un amendement adopté sans les voix du FN.

Europe 1

Des tribus amérindiennes se battent contre la mise aux enchères de leurs objets sacrés à Paris

C’est une mise aux enchères qui suscite la colère et l’incompréhension de plusieurs tribus amérindiennes. Celles-ci sont vent debout contre la vente de près de 500 objets sacrés issus de tribus indiennes américaines – Acoma, Hopi et Zumi – organisée par la maison d’enchères EVE, lundi 30 mai à Paris.

amerindiens

La tribu d’Acoma Pueblo, dans l’État du Nouveau-Mexique, et la tribu de la Hoopa Valley, en Californie, réclament l’annulation de cette vente et la restitution de ces objets. « Ce ne sont pas des œuvres d’art », a martelé mardi 24 mai le gouverneur de la tribu Acoma, Kurt Riley, au cours d’une conférence de presse à Washington. « Ce sont des pièces religieuses qui nous sont chères. Et quand elles partent, c’est comme si on nous enlevait une partie de nous-mêmes. »

La vente comprend notamment des objets utilisés dans les rituels religieux de la tribu Hopi. Ceux-ci ont un caractère sacré, à tel point que les Hopi refusent de voir certains d’entre eux photograpiés ou même décrits.

Pour le gouverneur de la tribu Acoma, cette vente est inadmissible, car elle va à l’encontre des traditions et des lois de son peuple. « Comment ces objets ont quitté notre peuple, nous l’ignorons. Mais leur existence, hors de nos terres, prouve qu’un événement s’est produit, un événement qui viole toutes les lois du peuple Acoma« , affirme-t-il.

« En l’absence d’un dossier clair et du consentement des tribus elles-mêmes, ces objets ne devraient pas être vendus », a renchéri Mark Taplin, du bureau des Affaires culturelles au département d’État lors de la conférence de presse qui s’est tenue mardi 24 mai à Washington.

L’ambassade américaine s’est même fendue d’un tweet pour réclamer officiellement l’annulation de cette vente.

Mais les autorités américaines n’ont pu faire entendre leur voix devant les tribunaux français. La bataille est à la fois culturelle et juridique : si la vente d’objets sacrés de tribus indiennes aux États-Unis est très restreinte voire illégale, selon les objets concernés et l’endroit où ils ont été trouvés, ça n’est pas le cas en France.

Le trafic est devenu plus facile grâce à Internet, mais « nous avons réussi aux États-Unis à récupérer certains objets. C’est en France qu’ils ne sont pas sensibles à nos arguments« , selon Kurt Riley, le responsable de la tribu Acoma.

« Nous sommes atterrés »

Plusieurs ventes aux enchères d’objets amérindiens ont été organisées à Paris depuis 2013. En juin 2014, neuf masques de la tribu Hopi se sont vendus pour 137 313 euros. La justice française a estimé que ces ventes étaient légales et a refusé de les annuler quand les tribus ont saisi les tribunaux.

 

France 24