Université Paris II : une étudiante sommée de retirer son voile après les attentats

Interpellée par son enseignant qui lui a demandé d’enlever son voile par respect de la laïcité durant un cours magistral le 25 mars, une étudiante musulmane voilée s’est vu obliger de quitter son cours.

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Dans un communiqué publié le 26 mars, l’UNEF, syndicat étudiant de l’Enseignement Supérieur a réagi à cet incident, condamnant l’attitude de l’enseignant tout en rappelant que “c’est la deuxième fois en deux ans qu’un évènement de ce type se produit dans cette université” (Paris 2 Panthéon-Assas).

Pour éviter ce genre d’incidents, le syndicat étudiant “invite […] les établissements d’enseignement supérieur à faire un travail de pédagogie auprès de leurs personnels, pour que ces incidents, qui alimentent un climat islamophobe, ne se reproduisent pas.”

En effet, en France, la laïcité s’impose au service public et à ses agents, et non aux usagers, tels que les étudiants.

La loi du 15 mars 2004 interdit le port de tenues et de signes religieux « ostensibles » aux élèves dans les établissements scolaires publics (écoles, collèges, lycées). Les universités ne sont pas concernées.

Maman France

Vidéos : Circulation bloquée et prières de rue dans Paris

Attentats de Paris: Salah Abdeslam contrôlé en juillet avec du cannabis dans le Haut-Rhin

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« Pas trop pratiquant », « sympa » en dehors du djihad

Salah Abdeslam présente un profil déroutant, décrit par des proches comme un musulman « pas trop pratiquant », qui « sortait en boîte », « buvait de l’alcool et ne faisait pas sa prière » ou alors pas régulièrement.

Certes, il évoque dans son entourage ses velléités de départ en Syrie, notamment fin 2014, mais parle aussi d’un mariage, selon une source proche de l’enquête. Il fréquente les casinos : en juin 2014 à Breda (Pays-Bas), où il se rend avec trois hommes, dont son frère Brahim, un des kamikazes du 13 novembre ; mi-2015 à Bruxelles, en compagnie d’Ahmed Dahmani, le délinquant bruxellois radicalisé arrêté en Turquie quelques jours après les attentats.

En juillet, Salah Abdeslam est contrôlé par les douanes dans le Haut-Rhin en possession d’un peu de cannabis, drogue que plusieurs membres de la mouvance radicale de Molenbeek semblent consommer régulièrement.

Trois jours avant les attentats, il mange à Bruxelles avec une connaissance et pleure sans donner d’explication, selon une source proche de l’enquête. Le lendemain, il appelle un interlocuteur en Belgique avec un numéro allemand. Ce même jour, il est repéré sur une autoroute française avec Mohamed Abrini, un autre fugitif. Il revient en Belgique.

Le soir du 13, il convoie sans doute les kamikazes du Stade de France, est géolocalisé à Paris, abandonne une ceinture explosive au sud de Paris, appelle à la rescousse deux amis bruxellois, échappe à trois barrages policiers sur la route du retour vers la Belgique, envoie un ultime SMS à un mystérieux destinataire. Et disparaît. Depuis, traqué par les polices d’Europe, Salah Abdeslam semble s’être évanoui.

Loractu

« sale nord-africain » un policier reconnue coupable de racisme écope d’un simple rappel à la loi

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Un policier du Kremlin-Bicêtre, dans le Val-de-Marne, auteur de propos discriminatoires dans un télégramme, que Le Canard enchaîné avait révélé en juillet, a écopé d’un rappel à la loi après avoir expliqué qu’il voulait faire « une blague » à un collègue, a-t-on appris vendredi.

Au coeur de l’affaire, un télégramme (document interne qui retrace les faits aux autorités) envoyé le 26 juin après une arrestation dans une cité de Cachan pour une tentative de vol, diffusé par Le Canard enchaîné dans son édition du 1er juillet.

Selon le journal satirique, des policiers de la brigade anticriminalité du Kremlin-Bicêtre y qualifiaient par écrit l’un des jeunes hommes arrêtés de « sale nord-africain » aux cheveux « crépus comme d’hab » et à la corpulence « très grasse, voire morbide ». A l’issue de l’enquête, ouverte le 10 juillet et menée par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), le policier concerné a été convoqué pour un rappel à la loi.

Le Parisien

Le candidat FN Wallerand de Saint-Just qualifie la période post attentat de « moments très enthousiasmants »

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Pour se faire connaître, le trésorier du FN (conseiller régional sortant en… Picardie) a rasé ses pointes de moustache vieille France, s’est laissé pousser la barbe et a affiché sa nouvelle tête sur des milliers de murs de la région, « grâce à une campagne de collage intensive »

S’il se vante d’avoir les 84 pages de son programme, l’ex-avocat de Jean-Marie Le Pen se glisse désormais dans les pas de sa fille.

« Nous profitons d’une dynamique nationale. On vit des moments très enthousiasmants. »

Le Parisien

Pourquoi avoir activé le Safety Check pour Paris et pas pour les attentats de Beyrouth

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L’accusation de deux poids, deux mesures faite à Facebook n’a pas tardé à arriver aux oreilles de Mark Zuckerberg. Samedi 14 novembre, le fondateur et président-directeur général de la compagnie a déclaré sur son propre compte avoir pris en compte les critiques du monde arabe et de ses sympathisants concernant son application.

« De nombreuses personnes nous ont demandé à raison pourquoi nous avons activé le Safety Check pour Paris mais pas pour les attentats à Beyrouth ou dans d’autres endroits. » 

Jusqu’à hier, notre politique était de réserver le Satefy Check aux désastres naturels. Nous venons seulement de changer celle-ci et prévoyons désormais d’activer le Safety Check dans davantage de cas de désastres humains. »

Inventée pour les situations de catastrophes naturelles, le Safety Check permet à un utilisateur du réseau social de se déclarer en sécurité d’un simple clic. Il a été mis en place en France vendredi 13 novembre dans la soirée après les attentats de Paris, mais pas au Liban, frappé le même jour à Beyrouth, suscitant l’incompréhension du monde arabe.

Le Monde

Viol au Quai des Orfèvres, une centaine de policiers soumis à des tests ADN

C’est une affaire qui entache salement la réputation du 36 quai des Orfèvres. En avril 2014, une touriste canadienne de 34 ans affirme avoir été violée par des policiers dans les locaux de l’antigang. Depuis, 4 membres de la BRI ont été placés en garde à vue et 2 d’entre eux sont encore aujourd’hui mis en examen pour « viol en réunion », leur ADN ayant été retrouvé sur les vêtements de la victime.

Et c’est pour identifier une 3e ADN retrouvée dans des traces de sperme lors de l’examen médical de la victime que les deux juges d’instruction en charge du dossier ont demandé à ce qu’un prélèvement ADN soit mené dans les locaux du 36, quai des Orfèvres. Les enquêteurs cherchent ainsi à déterminer si un collègue des deux mis en examen aurait pu participer à l’agression sexuelle.

Seraient ainsi concernés par les tests ADN une centaine de policiers de la BRI, de la Brigade criminelle et de la Brigade des stupéfiants.

Métro News