En marge d’un meeting de Marion Maréchal-Le Pen, des militants d’extrême droite tabassent 3 personnes hostiles au FN

Trois hommes d’une trentaine d’années ont été interpellés la semaine dernière dans la Manche et dans la banlieue de Rennes à la suite de violences commises le 20 janvier dernier en marge d’un meeting de Marion Maréchal-Le Pen à Fougères (Ille-et-Vilaine).

Sympathisants du Gud (Groupe d’union de défense), organisation étudiante d’extrême droite connue pour ses actions violentes, ils sont soupçonnés d’avoir agressé trois manifestants qui avaient participé à un rassemblement anti-FN ce jour-là, rapporte Ouest-France.

Après avoir reçu des coups de poing et de pied, l’une des victimes avait été violemment projetée contre la devanture d’une bijouterie. Cela avait provoqué le déclenchement de l’alarme et avait fait fuir les agresseurs.

Les trois individus, déjà connus pour des faits de violence, seront convoqués le 12 juillet devant le tribunal de grande instance de Rennes pour violences en réunion.

20 Minutes

Un militant LGBT tabassé et violé par 2 hommes dont un skinhead

Zak Ostmane dit avoir été drogué, tabassé, volé et violé par deux hommes. Ces derniers ont été mis en examen et écroués.

Deux hommes ont été mis en examen et écroués à Marseille pour la séquestration et le viol d’un militant LGBT algérien réfugié en France, a-t-on appris samedi 12 mars auprès du parquet. La victime, Zak Ostmane, 37 ans, a vécu près de 48 heures de calvaire. Vendredi soir, il se rend au bar Le Polikarpov, dans le centre de Marseille, pour boire quelques bières.

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Les deux hommes l’emmènent alors dans une chambre d’hôtel. Il raconte encore à « La Provence » :

« Rapidement, l’Américain est sorti, l’Anglais m’a proposé une bière, et il m’a frappé direct. J’ai visiblement eu un moment d’inconscience totale parce que quand je me suis réveillé, il était en train de me sodomiser. »  

Zak Ostmane explique qu’au retour de l’Américain, les deux hommes lui réclament sa carte bleue. Revenus bredouillent après que le jeune homme a donné un faux code, les deux militaires s’en prennent à lui :

« L’Anglais, qui prenait régulièrement de la coke et du whisky, m’a roué de coups de poing et de pied. Il a fini par déchirer les draps de l’un des lits et s’en est servi pour m’attacher, aux poignets et aux chevilles, à une chaise. Là, ils se sont servis de moi comme d’un punching-ball.

L’Américain s’est revendiqué skinhead, il a pété un câble, s’est mis à parler de Trump, du fait qu’en France on se moque de lui, il a évoqué les Arabes et les noirs en France… Il m’a soulevé, avec la chaise, et m’a projeté contre un mur. J’ai hurlé mais il s’est jeté sur moi et m’a placé un couteau sous la gorge en me disant que si je ne me taisais pas, il me tuerait. Ils ont mis la musique super fort et m’ont demandé de nettoyer le sang qu’il y avait sur le sol et les murs. »

L’OBS

Mort de Clément Méric : quatre skinheads renvoyés aux assises

Une juge d’instruction a ordonné le renvoi devant la cour d’assises de quatre skinheads impliqués dans la rixe qui avait coûté la vie à un militant antifasciste, Clément Méric, en 2013 à Paris, sans retenir l’intention de tuer.

Deux des mis en examen, le Picard Esteban Morillo, 24 ans, et Samuel Dufour, 23 ans, sont plus directement visés. La magistrate a ordonné qu’ils soient jugés pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, en réunion et avec usage ou menace d’une arme, des circonstances aggravantes, a précisé la source.

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La mort de Clément Méric, 18 ans, devenu un symbole pour les « antifas » (antifascistes), avait causé une vive émotion et conduit le gouvernement à dissoudre le groupuscule Troisième Voie, dont étaient issus les skinheads, et son service d’ordre, les Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR), que dirigeait Serge Ayoub, un vétéran de la mouvance.

Le ministre de l’Intérieur de l’époque, Manuel Valls, avait évoqué un « assassinat », sur fond de craintes de résurgence des violences d’extrême droite.

Ouest France

Calvados : un voisin violent et raciste condamné pour « injures raciales »

Mardi 7 mars 2017, le tribunal de grande instance de Caen (Calvados) a jugé un octogénaire pour injures raciales publiques commises le vendredi 18 mars 2016. Il semble en effet bien difficile de vivre dans son voisinage à Hérouville Saint-Clair au nord de l’agglomération caennaise.

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Environ deux fois par moi, un élagueur entretient le jardin voisin de celui du prévenu et à chaque fois, il se fait insulter par ce dernier « T’es pas un paysan ! Charlot de bronzé ! Dégage bougnoule !«  L’octogénaire n’hésite pas à s’introduire dans la propriété voisine, voulant manifestement, malgré son âge, en découdre.

Le propriétaire en témoigne : « Cet homme est vulgaire et irrespectueux. Il arrive dans ma cour, remonte ses manches et ôte ses lunettes, comme pour se battre. Au début il ne s’en prenait qu’à mon ouvrier et à moi-même mais il a également injurié mes enfants ainsi que des passants. » Alors une plainte a été portée.

Tendance Ouest

Arras : 3 néonazis dont un fiché S, condamnés pour une violente agression raciste au couteau

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Au lendemain du rassemblement antiraciste qui s’est tenu jeudi soir place des Héros, trois hommes comparaissent ce vendredi devant le tribunal correctionnel d’Arras. Ils devaient répondre de violences volontaires avec trois circonstances aggravantes  : le fait que l’agression survenue dans la nuit de samedi à dimanche place des Héros ait été commise en réunion, avec l’usage d’une arme (des couteaux et une chaîne) et qu’elle soit à caractère raciste, selon l’accusation.

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Les prévenus nient avoir porté des coups de couteau et démentent une agression à caractère raciste même si Stéphane Belmant a initié la rixe en traitant de « sale bougnoule » un gendarme en civil à la peau mate (d’origine espagnole ou portugaise) et en lui portant les premiers coups.

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Lors des perquisitions, un couteau et une veste militaire avec les insignes SS ont été retrouvés chez Stéphane Belmant, des drapeaux avec une croix gammée et le White Power et des livres révisionnistes, dont certains dédicacés, chez Romain Desenne. Les prévenus n’ont guère convaincu en expliquant qu’ils ne défendaient pas (ou plus) les thèses néonazies. À noter que Romain Desenne est fiché S en raison de sa proximité avec l’extrême-droite radicale.

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Le tribunal a retenu le caractère raciste des violences uniquement pour Stéphane Belmant, à l’origine de l’altercation en traitant le conducteur de la Clio de «  sale bougnoule  » avant de le frapper. Il a écopé d’un an de prison ferme, mais est ressorti libre du palais de justice. Remise en liberté aussi pour Romain Desenne, condamné à dix-huit mois de prison ferme pour les violences sur les policiers. Il est relaxé des coups des violences aggravée au couteau, non caractérisées.

Enfin, Florent Fouquet est condamné à dix-huit mois de prison ferme. Il est maintenu en détention.

La Voix du Nord

Slovaquie : un Français victime d’une agression raciste dans une région dirigée par un néonazi

Le parti de Marian Kotleba, au pouvoir dans la région de Banska Bystrica depuis 2013, est nostalgique de l’Etat slovaque clérical fasciste de Jozef Tiso, allié à l’Allemagne nazie.

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L’affaire est largement relayée dans les journaux du pays : un étudiant français aurait été violemment agressé en Slovaquie en raison de la couleur de sa peau. Cela se serait produit à Banska Bystrica (centre du pays), où le jeune homme, âgé de 20 ans, est en échange Erasmus.

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Les faits se sont passés, selon la presse slovaque, le 12 janvier, dans une boîte de nuit. Mais ils viennent seulement d’être évoqués par la police parce que l’agresseur présumé, âgé de 31 ans, est désormais inculpé pour des coups et blessures infligés en raison de convictions racistes.

C’est la première fois qu’un suspect est poursuivi en Slovaquie (5,4 millions d’habitants) pour « délit d’extrémisme », une notion introduite au début de 2017 dans le but de lutter contre le sentiment d’impunité des militants d’extrême droite.

Le Monde