Matthieu Clique, ancien leader du Bloc identitaire, condamné à 30 mois de prison pour la violente agression d’un étudiant chilien

L’ancien chef de file du Bloc identitaire toulousain, Matthieu Clique, a été condamné cet après-midi à trente mois de prison dont douze avec sursis par le tribunal correctionnel de Toulouse.

L’ancienne figure locale d’extrême droite avait été jugé le 27 avril pour des violences exercées dans la nuit du 30 mars au 1er avril 2012 sur un étudiant chilien de 36 ans, dans le quartier Arnaud-Bernard.

Frappé, la victime avait lourdement chuté et sa tête avait heurté le trottoir. Gravement blessé, il était devenu hémiplégique.

La Dépêche

« Retourne dans ton pays », un militant d’extrême droite frappe une femme voilée à Hénin-Beaumont

Hénin-Beaumont. Dimanche, 18 h 30. La scène se déroule en pleine rue. Un homme alcoolisé croise une femme voilée. Il n’en faut pas plus pour que l’individu s’énerve et profère des propos racistes : «  J’emmerde Allah, retourne dans ton pays.  » L’homme n’hésite pas ensuite à gifler cette passante. C’est en tout cas ce que cette dernière explique lorsqu’elle porte plainte.

Le mis en cause est donc interpellé par les forces de l’ordre qui le placent en garde à vue. Il y restera plus de vingt-quatre heures. Mardi après-midi, il était encore en geôle et devait être de nouveau entendu par les policiers. Le parquet de Béthune devait ensuite décider des suites judiciaires à donner à cette affaire.

La Voix du Nord

Angers : procès d’une « chasse aux noirs et aux arabes » par une quinzaine de militants d’extrême

Le tribunal correctionnel d’Angers a préféré, très tard mercredi soir, mettre sa décision en délibéré. Deux prévenus comparaissaient pour une série de violences sur fond de déferlement raciste, fin octobre à Angers.

François-Aubert Gannat, 20 ans, et Marc-Henri Picard, 39 ans, seront fixés sur leur sort le 3 mai prochain. Mercredi 5 avril, ils comparaissaient devant le tribunal correctionnel d’Angers pour des violences en réunion et incitation à la haine raciale, lors de la nuit du 21 au 22 octobre 2016.

Chants nazis, insultes racistes

Ils faisaient partie d’un groupe d’une quinzaine de personnes qui a déferlé sur le centre-ville d’Angers. Selon les éléments recueillis par les enquêteurs, ils ciblaient les personnes de couleur. Certains ont été entendus entonnant des chants nazis et racistes, lançant des insultes racistes ou antisémites. Des témoins ont entendu des « sales noirs, sales arabes », émanant de cette bande.

Ouest France

Marc-Henri Picard, ancien dircom de la mairie de Montfermeil (Seine-Saint-Denis), se dit aujourd’hui écrivain(…)

En garde à vue, il traite les policiers de «connards, bons à rien, pauvres petites merdes», use d’une injure homophobe et tente d’étrangler un gardien. Explication : «J’étais hors de moi.»La procureure requiert dix mois de prison avec sursis et 175 heures de travaux d’intérêt général contre Gannat, dix mois avec sursis contre Picard. Délibéré le 3 mai.

Libération

16 membres du gang d’extrême droite « les loups blancs » condamnés pour plus de 200 infractions

Les agissements du «clan des loups blancs» (WWK), ce sont «plus de 200 infractions en deux ans (2012-2014)» dans l’est de la Somme et l’ouest de l’Aisne, avait rappelé le procureur dans son réquisitoire. «Ces groupes nazis, paramilitaires armés, n’ont pas de place dans notre République», avait asséné Wilfred Gacquer, pour qui «ce clan de type nazi à caractère raciste » voué à commettre «méfaits et violences extrêmes» était bien «un groupe de combat».

A l’encontre de Jéremy Mourain, son leadeur, «véritable tyran qui sème la terreur dans son propre camp», la peine maximum de dix ans de prison ferme avait été demandée. Le tribunal a été plus clément en prononçant une peine de neuf ans. En plus de Serge Ayoub, un autre prévenu a été relaxé et trois condamnés à des peines avec sursis allant de six mois à un an selon France Bleu. Les douze accusés restants ont écopé de peines de prison ferme allant d’un à trois ans, dont un seul mandat de dépôt.

Le Parisien