Un militant LGBT tabassé et violé par 2 hommes dont un skinhead

Zak Ostmane dit avoir été drogué, tabassé, volé et violé par deux hommes. Ces derniers ont été mis en examen et écroués.

Deux hommes ont été mis en examen et écroués à Marseille pour la séquestration et le viol d’un militant LGBT algérien réfugié en France, a-t-on appris samedi 12 mars auprès du parquet. La victime, Zak Ostmane, 37 ans, a vécu près de 48 heures de calvaire. Vendredi soir, il se rend au bar Le Polikarpov, dans le centre de Marseille, pour boire quelques bières.

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Les deux hommes l’emmènent alors dans une chambre d’hôtel. Il raconte encore à « La Provence » :

« Rapidement, l’Américain est sorti, l’Anglais m’a proposé une bière, et il m’a frappé direct. J’ai visiblement eu un moment d’inconscience totale parce que quand je me suis réveillé, il était en train de me sodomiser. »  

Zak Ostmane explique qu’au retour de l’Américain, les deux hommes lui réclament sa carte bleue. Revenus bredouillent après que le jeune homme a donné un faux code, les deux militaires s’en prennent à lui :

« L’Anglais, qui prenait régulièrement de la coke et du whisky, m’a roué de coups de poing et de pied. Il a fini par déchirer les draps de l’un des lits et s’en est servi pour m’attacher, aux poignets et aux chevilles, à une chaise. Là, ils se sont servis de moi comme d’un punching-ball.

L’Américain s’est revendiqué skinhead, il a pété un câble, s’est mis à parler de Trump, du fait qu’en France on se moque de lui, il a évoqué les Arabes et les noirs en France… Il m’a soulevé, avec la chaise, et m’a projeté contre un mur. J’ai hurlé mais il s’est jeté sur moi et m’a placé un couteau sous la gorge en me disant que si je ne me taisais pas, il me tuerait. Ils ont mis la musique super fort et m’ont demandé de nettoyer le sang qu’il y avait sur le sol et les murs. »

L’OBS

2 militants d’extrême droite condamnés pour avoir violé une fillette en se faisant passer pour des arabes

Il voulait montrer « que les étrangers sont des gens qui font du mal. » Tout en violant une fillette de 12 ans, l’homme tatoué de croix gammées se donnait un prénom maghrébin.

En octobre 2004, Frédéric Goeller et son frère Fabrice enlèvent une collégienne de 12 ans à la sortie de son collège de Vire dans le Calvados, l’emmènent dans un bois et la violent, tout en se donnant des prénoms d’Afrique du nord pour essayer de lui faire croire qu’ils sont maghrébins.

Frédéric, aujourd’hui âgé de 47 ans, des croix gammées tatouées sur le corps, vient d’être condamné à 15 ans de prison pour viol et atteinte sexuelle sur mineur par le tribunal de Caen. Son frère, âgé de 36 ans, écope de six ans de prison pour complicité de viol et d’agression sexuelle. Les deux hommes encouraient 20 ans de prison.

L’Express

Selon leurs dires, ces deux hommes, proches de mouvances d’extrême-droite (des croix gammées et d’autres symboles néonazis sont tatoués sur plusieurs parties du corps du frère aîné), auraient maquillé ce viol en crime anti-Français.

Ouest France

2 militants d’extrême droite jugés pour le viol d’une fillette qu’ils avaient maquillé en crime anti-Français

Dossier sordide examiné aux assises du Calvados les jeudi 9 et vendredi 10 mars 2017, à Caen. Deux jours de procès durant lesquels deux frères, 47 ans et 36 ans, seront jugés : l’aîné est accusé d’enlèvement, séquestration, viol et agression sexuelle sur une mineure de moins de 15 ans ; le cadet de complicité.

L’affaire remonte au 19 octobre 2004, dans la région de Vire. Ce jour-là, inquiets de ne pas voir leur fille de 12 ans rentrer du collège, ses parents donnent l’alerte. Elle est retrouvée vers minuit. Elle explique qu’elle « a fugué, puis été enlevée », indique une source proche du dossier. Puis la fillette confie avoir été « violée » dans un bois de la région.

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Selon leurs dires, ces deux hommes, proches de mouvances d’extrême-droite (des croix gammées et d’autres symboles néonazis sont tatoués sur plusieurs parties du corps du frère aîné), auraient maquillé ce viol en crime anti-Français. Ils auraient fait en sorte de se faire passer pour des Maghrébins, selon la victime accusatrice. Une version confirmée par le frère aîné le 4 mars 2015, alors qu’il était jugé avec son cadet, pour la tentative de braquage.

Ouest France