Agression, trafic de drogue, meurtre… qui sont les « Boixos Nois », les néonazis du Barça ?

Depuis 1981, le groupe de supporters néonazis des « Boixos Nois » (« les garçons fous », en catalan) embarrassent le FC Barcelone. Mercredi soir, le Barça reçoit le PSG pour le match retour de huitièmes de finale de la Ligue des champions. 

C’est la facette la moins reluisante d’un club qui cultive le consensus. Depuis leur création en 1981, les Boixos Nois (« les garçons fous », en catalan) embarrassent le FC Barcelone. Ce groupe de supporters radicaux, non reconnu par la direction blaugrana, ternit son image à chaque nouvelle incartade. Certains de ses membres ont été impliqués dans des rixes, parfois sauvages, à travers l’Espagne ces dernières années. Et ce, malgré l’étroite surveillance de la police autonome catalane.

Or, la venue du PSG au Camp Nou, mercredi en 8e de finale retour de la Ligue des champions, rappelle des faits très graves survenus aux abords de la mythique enceinte en décembre 2014 : deux supporters parisiens avaient été attaqués à l’arme blanche après la rencontre de phase de poules entre les deux clubs.

L’unique témoin n’ayant pu identifier les agresseurs, les autorités usent du conditionnel quant à l’implication des Boixos Nois. De pure forme au regard de la liste de leurs exactions? Apologie de la violence, trafic de drogue, extorsion, insultes racistes, guérilla urbaine…

Pire, au début des années 1990, cinq hommes ont été condamnés pour le meurtre d’un ultra de l’Espanyol, le rival local. « La violence est un des éléments de cohésion de ce groupe », a établi Carles Viñas Gràcia, docteur en histoire contemporaine à l’université de Barcelone et spécialiste des groupes radicaux catalan

Europe 1

Rugby : l’US Montauban porte plainte après des tweets racistes contre 2 de ses joueurs

La défaite à Narbonne, jeudi soir, n’a pas été chose facile à digérer. Ce qui l’a été encore moins, ce sont des tweets racistes publiés dans la foulée sur le twitter de l’USM et concernant plus particulièrement deux joueurs de l’effectif. Une situation qui a conduit le club à réagir immédiatement.

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«C’est totalement inadmissible ce qu’il s’est passé. Les messages ont été publiés juste après la rencontre, hier soir et encore aujourd’hui. Il était bien évidemment impossible que le club laisse passer de tels propos à caractère raciste et injurieux. C’est pourquoi nous avons mis cette affaire entre les mains de notre avocat pour engager des poursuites envers les auteurs. L’ensemble du club apporte son soutien et son affection aux joueurs concernés» a expliqué ce vendredi le coprésident de l’USM Daniel Bory. A notre connaissance c’est la première fois que de tels propos sont tenus sur le compte Twitter du club.

La Dépêche