Jean-François Kahn : Le CRIF, « simple organisation de promotion des idées de l’extrême droite israélienne ? »

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Un événement ridicule, qui s’est déroulé l’autre dimanche à Paris, et est passé quasiment inaperçu n’en est pas moins préoccupant.

Quelque mille personnes, à l’appel du Crif, ont manifesté contre la tenue à Paris de et, comme par voie de conséquence, ont hué toute référence à la solution des « deux Etats », c’est-à-dire à la proposition de parvenir à la paix, entre Israéliens et Palestiniens, grâce à l’acceptation de l’émergence d’une identité palestinienne à côté d’une identité israélienne. Solution à laquelle, évidemment, une très forte majorité de juifs français est favorable.

Est-ce à dire donc – l’information serait de taille – que le Crif, qui était, à l’origine, un organisme – éminemment utile et nécessaire – de représentation et de défense de la communauté juive française, s’est dissous pour se transformer en simple organisation de promotion des idées de la droite et de l’extrême droite israélienne ? A quand une motion de soutien à Donald Trump ?

Marianne

Le pape François et le président Abbas inaugurent l’ambassade de Palestine au Vatican

Le pape François a reçu, ce samedi, en audience privée au Vatican, le président palestinien Mahmoud Abbas. Ce dernier a ensuite inauguré l’ambassade palestinienne auprès du Saint-Siège.

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La représentation diplomatique palestinienne se trouve dans un immeuble face au Vatican, un bâtiment qui abrite déjà les ambassades du Pérou et du Burkina Faso auprès du Saint-Siège.

Un communiqué du Vatican a par la suite « exprimé l’espoir que des négociations directes entre les deux parties puissent reprendre afin de mettre un terme à la violence qui cause des souffrances inacceptables aux populations civiles et de parvenir à une solution juste et durable ».

« Il est souhaitable de prendre des mesures, avec le soutien de la communauté internationale, favorisant la confiance réciproque et contribuant à créer un climat permettant de prendre des décisions courageuses en faveur de la paix », selon la même source.

Cet accord, qui est intervenu deux ans après la reconnaissance par le Vatican de la Palestine en tant qu’État, a provoqué la colère d’Israël, qui a aussi peu apprécié que le pape ait qualifié M. Abbas d’« ange de la paix » lors de leur rencontre en mai 2015.

Ouest France