Charleville: les murs de la future mosquée tagués d’inscriptions islamophobes

 

Des inscriptions ont été découvertes sur les murs du bâtiment en construction ; on y distingue très clairement des croix gammées. Sur le côté gauche de cette future salle de prière, des écrits à caractère islamophobes y ont été inscrits.

Impossible hier de savoir à quand remonte cet acte de vandalisme même s’il intervient au lendemain de l’assassinat d’un policier sur les Champs-Élysées. Une chose est certaine, ce n’est pas la première fois que l’Association de la mosquée et du centre culturel des Ardennes (AMCCA) qui gère le chantier est victime de tels actes.

En septembre 2013, des inscriptions avaient été découvertes sur les murs extérieurs du chantier. Plainte avait été déposée mais le président de l’AMCCA avait souhaité rester discret. Ce nouvel acte malveillant envers la communauté musulmane des Ardennes intervient à 48 heures du scrutin présidentiel.

L’Union

USA : Depuis l’élection de Donald Trump les actes antisémites sont en forte hausse

Le regain des actes malveillants à l’encontre des juifs trouble l’Amérique. Selon l’Anti-Defamation League, le nombre de menaces s’élève à 166, réparties dans 38 Etats.

(…)Il y a bientôt deux mois, aux premières heures de la matinée du lundi 20 février, les habitants du quartier ont découvert 154 tombes brisées ou renversées. Aucun graffiti, aucun message, aucune revendication. Les sépultures avaient été profanées dans la partie centrale de ce vaste cimetière juif aux 20 000 stèles, le plus grand et le plus ancien de la ville, sans le moindre indice. « Un choc », murmure l’homme.

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Au cours des dix premiers jours de la présidence Trump, le Southern Poverty Law Center (SPLC), spécialisé dans la surveillance des groupes d’extrême droite, releva 867 incidents racistes, dont certains de nature criminelle. L’Anti-Defamation League (ADL), association historique de lutte contre l’antisémitisme, enregistra, entre le 1er janvier et le 7 mars, 121 fausses alertes contre des lieux publics, écoles et centres communautaires juifs. Une « épidémie », selon l’ADL.

Le Monde

Le site du militant d’extrême droite en cavale Boris Le Lay déréférencé par Google

Le site d’extrême droite Breiz Atao, dont l’administrateur a été condamné à de multiples reprises par la justice pour incitation à la haine, a été déréférencé de Google, révèle le quotidien Le Télégramme. Le site est toujours accessible, mais n’apparaît plus dans les résultats de recherche de Google.

Ce déréférencement fait suite à une énième condamnation de son administrateur, Boris Le Lay, militant ultranationaliste breton, qui affirme vivre au Japon. Le 15 décembre 2016, le tribunal de Rennes avait, en référé, donné raison à un homme qui estimait être diffamé par le site, qui l’accusait d’être un « financier occulte » d’une « mosquée salafiste » dans le cadre d’une « campagne d’insultes racistes et de provocation à la haine raciale »

Le Monde

De telles décisions sont généralement prises à l’encontre de sites pédopornographiques ou terroristes. Mais depuis quelques mois, la délégation interministérielle de lutte contre le racisme a décidé de cibler davantage les discours de haine véhiculés sur le Net.

Ce déréférencement, qui a été validé le 28 mars dernier, pourrait être étendu à d’autres moteurs de recherche.

Boris Le Lay, rappelons-le, a été condamné à plusieurs reprises à Quimper, Paris et Brest pour incitation à la haine raciale et apologie de crime contre l’humanité. La condamnation la plus lourde prise à son encontre est de 2 ans de prison ferme.

Le Télégramme

Le militant d’extrême droite qui declarait être entré en guerre contre « les bougnoules », arrêté et condamné à du sursis

Les investigations lancées par les autorités françaises, après avoir été saisies par des associations algériennes, ont rapidement abouti. L’auteur d’une vidéo diffusée sur le Web et se réclamant d’une nouvelle OAS a été identifié, arrêté et condamné, a assuré à TSA un plaignant.

Il s’agit d’un homme résident en région parisienne. Placé en garde à vue, il a été jugé en comparution immédiate et condamné à un an de prison avec sursis.

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Pour autant, l’auteur des menaces n’en a pas fini avec la justice. La plainte déposée contre lui auprès du procureur de la République de Nîmes sera maintenue.

Elle  vise les chefs d’inculpation d’« association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un ou de plusieurs crimes, atteinte aux personnes de confession musulmane et apologie publique d’un acte de terrorisme commis au moyen d’un service de télécommunication en ligne ».

TSA