Ancienne recrue star du FN, Mohamed Boudia raconte le racisme qu’il a vécu au sein du parti

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En septembre 2014, propulsé par Florian Philippot, il lance le Collectif Racine-Lycée, ersatz du collectif Racine pour les professeurs bleu Marine. L’ado de Gonesse devient alors le plus jeune militant à accéder à de telles responsabilités au sein du RBM. Le collectif est lancé en grande pompe à Fréjus (Var), devant une Marine Le Pen et un Florian Philippot assis au premier rang, radieux.

(…)

Peu à peu, il réalise que «le racisme qu’on [lui] avait juré disparu était en fait bel et bien là, au sein du parti». Il se souvient de ces militants FN rencontrés pendant les municipales, qui brûlaient des voitures la nuit pour attiser le sentiment d’insécurité dans le quartier.

Il se souvient aussi des propos rapportés par son ami Julien, qui avaient été tenus par un cadre du parti lorsqu’il avait appris qu’il rejoignait les rangs bleu Marine: «Si c’est pour nous ramener des Yassine et des Mohamed, on n’en veut pas !»

Libération

Jessica Alba : On m’a dit que je n’étais pas “assez caucasienne pour avoir le premier rôle” à Hollywood

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Star internationale, Jessica Alba est aujourd’hui à la tête d’une entreprise, The Honest Company, estimée à plus d’1,7 milliards de dollars. Mais pour en arriver là, l’actrice a dû lutter. Victime de discriminations raciales, Jessica Alba s’est confiée sur le racisme ambiant à Hollywood afin de montrer aux filles et aux femmes du monde entier qu’il ne faut pas se laisser intimider et continuer à poursuivre ses rêves.

Actrice, maman, chef d’entreprise, la carrière de Jessica Alba est impressionnante. Si la jeune femme de 35 ans semble avoir tout réussi dans la vie, cela n’a pas pour autant été facile pour elle. Bien au contraire.

A Hollywood, où les femmes et les personnes issues de minorités ethniques sont sous-représentées, Jessica Alba a dû cravacher pour se frayer une place parmi les plus grands. Fille d’une mère américaine et d’un père mexicain, Jessica Alba ne rentrait pas dans le moule que les producteurs et réalisateurs avaient définis.

Quand j’ai commencé à décrocher des rôles et à passer des castings, ils n’arrivaient pas à déterminer mon ethnie. Du coup, ils me mettaient dans la catégorie “exotique”, quoi que cela puisse bien signifier. Ils me disaient : “Tu n’es pas assez latine pour jouer une latina. Et tu n’es pas assez caucasienne pour obtenir le rôle principal. Donc tu vas jouer la fille exotique”, a expliqué Jessica Alba à PopSugar lors d’une

Au Féminin

«Bamboula», un terme «presque affectueux» selon l’ancien juge d’instruction Philippe Bilger

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Après qu’un syndicaliste policier ait qualifié le mot bamboula de « convenable », c’est Philippe Bilger, ancien juge d’instruction qui choque sur ce sujet. « Je me souviens de mes années de collège où ce terme était beaucoup plus sympa, presque affectueux. »

Philippe Bilger refuse de s’excuser

Devant l’indignation suscitée par son tweet, le magistrat a persisté. « Mon tweet est sans équivoque ni indécence. »  Philippe Bilger s’est justifié en expliquant évoquer des « souvenirs anecdotiques » d’une époque ou ce terme raciste aurait été plus toléré.

Cette polémique fait suite à l’interpellation du jeune Théo à Aulnay-sous-Bois. Au cours de l’arrestation, le jeune homme dit avoir subi des insultes racistes de la part des policiers. L’un des quatre agents ayant participé à l’interpellation est inculpé pour viol.

Philippe Bilger, ancien responsable de la Cour d’assises de Paris, avait par le passé soutenu Éric Zemmour lors de son procès pour appel à la discrimination et à la haine raciale. Il s’était aussi opposé à loi Gayssot, qui instituait notamment le délit de négation de crime contre l’humanité.

La Dépêche

Sébastian Roché : « L’agressivité de la police est triplée quand les contrôlés ne sont pas blancs »

Le sociologue Sébastian Roché, qui a observé les différences de traitement des habitants en fonction de leurs lieux de vie, pointe la négation par l’Etat du problème, central, des contrôles discriminatoires. Interview.

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Que révèlent vos études sur les contrôles d’identité ?

Nous avons voulu mesurer le niveau d’hostilité. En France, la fréquence des contrôles est environ trois fois supérieure pour les jeunes d’origine maghrébine -c’est dix fois plus dans les gares parisiennes selon les travaux de mes collègues-.

Lors des contrôles, l’agressivité de la police est trois fois plus importante quand les contrôlés ne sont pas blancs.

C’est très net. Nos enquêtes portent sur 22.000 adolescents. Nous les menons depuis 10 ans, on les sophistique au fil du temps, et on a notamment comparé la France à l’Allemagne, où les policiers n’agissent pas ainsi. Il est donc possible de faire autrement.

L’OBS