Selon un sondage à la sortie des urnes à la mi-journée, Macron en tête avec 24% suivi par Le Pen 22% (RTBF)

Un sondage effectué à la sortie des urnes, obtenu par la RTBF, donne les résultats suivants :

Macron 24%

Le Pen 22%

Fillon 20,5%

Mélenchon 18%

Les résultats consolidés devraient être connus vers 20h. Néanmoins, l’ouverture des bureaux ayant été prolongée d’une heure par rapport à l’élection présidentielle de 2012, ils pourraient arriver un peu plus tard.

RTBF

La chute de Marine Le Pen dans les sondages: le résultat d’une campagne ratée

Au fil des semaines, les intentions de vote dans les sondages s’effritent en faveur de Marine Le Pen. La candidate du FN paye le prix d’une campagne ratée, des affaires et du missile envoyé par Poutou dans le grand débat des candidats.

Philippe Poutou est peut-être l’arme de destruction massive de la famille Le Pen recherchée depuis tant d’années. Depuis que l’homme du NPA s’est livré à une attaque en règle contre Marine Le Pen (et François Fillon) lors du débat des 11 candidats, cette dernière continue de plonger, lentement mais surement, dans les sondages d’intention de vote. L’érosion est lente, mais elle est réelle. Estimée en capacité d’obtenir 27/28% des voix il y a un mois, Marine Le Pen est tombée dans les 22/23% aujourd’hui… C’est le socle disent les spécialistes… Le socle, rien que le socle, mais tout le socle. Et c’est à la fois beaucoup et bien peu…

A la fin du mois de janvier, quand Marine Le Pen est entrée réellement en campagne, après des mois de diète médiatique volontaire, il était dit et écrit par bien des observateurs que la campagne de la candidate FN, définitivement déconnectée de son père et ses outrances, gaullisée par Florian Philippot, s’en irait vers un premier tour qui consacrerait le triomphe mariniste. Il en est même qui auguraient d’un score flirtant, voire passant les 30%. Or, le constat est là, qui s’impose à tous. A dix jours du 23 avril, Marine Le Pen en est loin.

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La Constitution de Marine Le Pen, c’est L’Etat français de Vichy

Par Dominique Rousseau

Professeur à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne

Tout le monde veut réviser la Constitution. Comme à chaque élection présidentielle et depuis 1958 ! Sauf que tout ne peut pas être révisé dans la Constitution qui énonce dans son article 89-5 que « la forme républicaine du Gouvernement ne peut faire l’objet d’une révision ». Mais c’est quoi la « forme républicaine » ?

C’est d’abord une devise qui figure à l’article 2 : Liberté, Egalité, Fraternité. En conséquence, une révision qui aurait pour objet d’inscrire dans la Constitution la préférence nationale est impossible puisqu’elle remettrait en cause le principe d’égalité qui interdit toute distinction entre les citoyens selon l’origine. C’est aussi une ouverture aux autres peuples qui figure à l’alinéa 14 du Préambule de 1946 : « La République, fidèle à ses traditions, se conforme aux règles du droit international public et consent aux transferts de souveraineté nécessaires à l’organisation et à la défense de la paix ». En conséquence, une révision qui aurait pour objet de supprimer le titre XV relatif à l’Union européenne est impossible puisqu’elle remettrait en cause la tradition républicaine de coopération loyale avec les autres Etats.

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Chantal Lemaire, élue FN dans les Hauts-de-France, démissionne et dénonce un parti « méthodes de voyous »

Une conseillère régionale FN à la région Hauts-de-France, Chantal Lemaire, a annoncé mardi sa démission du parti, moins de quinze jours après une autre élue FN au sein de ce conseil régional.

Dans un communiqué, cette femme de 66 ans, entrée au FN en 2014 et qui avait été élue sur le contingent frontiste dans la Somme aux régionales de décembre 2015, écrit que « les valeurs morales telles que la probité, l’éthique, la droiture et la loyauté sont bafouées, les valeurs humaines avec le respect d’autrui n’existent pas« .

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L’élue, qui ne s’était pas mise sur les rangs pour les législatives, a précisé qu’elle siégerait désormais comme « indépendante » à la Région.

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Le parti frontiste a aussi enregistré la défection en 2016 d’un autre conseiller Hauts-de-France, Olivier Delbé. Le groupe compte désormais 51 élus, au lieu de 54 au soir du scrutin.

France 3