Contrairement à ce qu’elle affirme, Caroline Fourest avait bien menti face à Aymeric Caron

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Mais faites votre boulot correctement, les journalistes! Non, Fourest ne disait pas vrai à ONPC et la justice ne vient pas de lui donner raison.

La justice vient, pour une raison technique, d’annuler la procédure qui avait, dans un premier temps, mené à la condamnation de Fourest pour diffamation à l’égard d’une jeune fille voilée qui avait été agressée. La justice vient donc de se prononcer, plus d’un an après le passage de l’essayiste dans le fauteuil d’ONPC. Or que nous disait-elle exactement ce soir-là? Piqûre de rappel:

«- Est-ce que oui ou non vous avez été condamnée pour diffamation pour une chronique sur France Culture?
-Aymeric Caron j’ai gagné mon procès et ce que vous venez de dire est totalement inexact. Non je n’ai jamais été condamnée pour diffamation, j’ai gagné mon procès.
-Comment se fait-il, si vous avez gagné le procès, que toute la presse à ce moment-là a dit que vous l’aviez perdu ?
-Parce que la presse n’a pas corrigé ensuite quand j’ai gagné »

La justice, en se prononçant cette semaine sur un aspect procédural du dossier, vient donc de confirmer que Fourest mentait bien ce soir-là sur le plateau d’ONPC: elle n’avait rien gagné du tout. Or elle allait même jusqu’à se plaindre que « la presse n’ait pas corrigé quand elle avait gagné en appel ».

La chance qui permet à son avocat de s’appuyer sur un aspect technique (un délai de prescription dans le renvoi d’un document par la poste) pour finalement faire annuler la condamnation n’efface rien au mensonge originel.

Journalistes, faites votre boulot!

Aymeric Caron

« Elle est de mauvaise foi, elle ne sait pas manager » les proches de Marine le Pen se lâchent

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Marine Le Pen fait campagne pour 2017 avec le slogan « La France apaisée ». Mais au sein de son propre parti, ca balance… sec.

Pour la présidentielle de 2017, Marine Le Pen dont la candidature a été annoncée au JT de 20 heures de TF1 en février dernier fait campagne avec le slogan « La France apaisée« . Pourtant, au sein de son propre parti, on ne peut pas dire que l’ambiance soit vraiment à la sérénité. Dans l’Express, ses « amis » ont balancé plusieurs piques à la fille de Jean-Marie Le Pen. 

L’un de ses proches affirme qu’elle « est d’une mauvaise foi absolue.«  Un ancien proche parlementaire balance quant à lui : « Elle ne sait pas manager et voit toute discussion comme une agression« . Et un autre conclut : « j’ai toujours trouvé que le Front était un vaste bordel ».

Closer

Boulogne-sur-Mer: Vague de démissions chez les élus FN

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C’est une véritable hémorragie au sein du groupe Front national au conseil municipal de Boulogne. Des démissions parfois inexpliquées qui ne semblent pas gêner plus que cela Antoine Golliot, le leader frontiste. Et qui font naturellement les affaires du maire, Frédéric Cuvillier…

Il y a des gens qui n’ont jamais siégé (Sonia Chochois). Des élus (1) qui ont démissionné pour convenances personnelles (la majorité). Jeudi soir, Frédéric Cuvillier a fait état de deux nouvelles démissions dont la cinquième pour « divergence au sein du groupe Front national ». Le successeur immédiat de Claude Pichon sur la liste FN, Thierry Ficheux, a déjà fait savoir qu’il ne siégerait pas…

La Voix du Nord

Le Front National implose au conseil municipal d’Orléans

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Il n’y a plus de groupe politique depuis qu’Arlette Fourcade a quitté le parti d’extrême droite. C’est la deuxième élue sur les 3 conseillers municipaux issus de la Liste Bleu Marine de 2014 à afficher ses divergences avec Marine Le Pen.

2014, Le Front National réalise un score historique à Orléans, avec 10%, soit 3 élus au conseil municipal. On est encore loin des scores dans le Montargois ou le Nord de la France, mais jamais l’extrême droite n’a été aussi forte dans la ville johannique depuis l’après-guerre. Deux ans plus tard, le navire Bleu marine prend l’eau de toute part, puisque deux élus sur 3 ont quitté le parti.

Un premier départ en 2015

La dernière en date, c’est donc Arlette Fourcade. Elle se dit en désaccord avec l’évolution actuelle du parti, aussi bien au plan national que départemental. Des arguments identiques à ceux de Christophe de Bellabre, ce qui lui avait valu d’être exclu, pour un an, en novembre 2014. Il n’a jamais repris depuis sa carte du parti. Deux élus sur 3 qui ne sont plus étiquetés FN, ça veut dire que le groupe politique est dissous.

France Bleu

Pyrénées-Orientales : défections en série chez les élus FN

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Après ses bons résultats aux municipales dans les Pyrénées-Orientales,  le Front national a déjà perdu près d’un tiers de ses élus. Certains de ces démissionnaires ont fondé une association qui se veut pour l’instant apolitique : Evolution 66.

Clotilde Font occupait aux dernières municipales de Perpignan la deuxième place sur la liste de Louis Aliot. Elle était la figure emblématique de l’ouverture à la société civile à travers le Rassemblement Bleu Marine. Elle est désormais la présidente d’Evolution 66.

Elle a quitté ces dernières semaines le groupe d’opposition municipale du Front national, un groupe dans lequel elle ne s’est jamais sentie à l’aise. Selon elle, le Rassemblement Bleu marine n’a été qu’un leurre, car pour rassembler il faut d’abord avoir la volonté de s’ouvrir.

Irina Kortanek était, elle, une militante de premier plan du Front national dans les Pyrénées-Orientales. Après avoir été candidate aux législatives, elle était la seule élue FN dans la commune de Bompas. Selon elle, son ancien parti serait devenu le parti des copains.

France 3

Accueil des SDF : « Salope », « ils vont égorger nos enfants », les habitants du 16ème dérapent

« Même ma femme dit qu’ils vont égorger nos enfants »

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L’argument écologique est le plus fréquent parmi les opposants au projet. « Sur le plan environnemental c’est catastrophique, cette décision est purement idéologique », affirme Marc Rassiat, « ils construiraient avenue Foch juste pour emmerder le bourgeois« .

Plusieurs habitants du XVIe arrondissement ont néanmoins fait le déplacement pour soutenir l’accueil des migrants. « C’est à nous, les riches, d’aider les pauvres », s’offusque une homme d’une cinquantaine d’années, « même ma femme dit qu’ils vont égorger nos enfants, c’est la même réaction chaque fois qu’on essaie de mettre en place des logements sociaux dans le XVIe ».

Midi Libre


«fils de pute», «salope»… les habitants du chic 16e énervés contre l’installation d’un centre SDF

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Vingt-cinq minutes : c’est le temps qui a suffi aux riverains du très chic arrondissement parisien pour interrompre une réunion consacrée à un projet de centre d’hébergement d’urgence, après des dérapages en tous genres.

«Escroc», «fils de pute», «menteur», «collabo», «stalinien», «vendu», «salopard», «salope», «caca» : c’est la liste, non exhaustive, des insultes et insanités proférées en moins de vingt-cinq minutes par les habitants du XVIe arrondissement de Paris venus assister à une réunion d’information sur un projet de centre d’hébergement d’urgence.

Pas question, pour ces riverains, de voir s’ouvrir d’ici l’été un centre d’hébergement d’urgence pour 200 personnes en bordure du bois de Boulogne. L’argument de la solidarité parisienne ne prend pas. Peu importe que le très chic XVIe arrondissement ne compte aujourd’hui qu’une vingtaine de places d’accueil, quand d’autres en ont plusieurs centaines.

Bronca pour Brocas

Irritée par les vociférations de la salle,  la préfète de Paris Sophie Brocas menace d’«arrêter de parler». Cris de joie : «Oui ! Oui !» Quelques instants plus tard, elle tente de rassurer le public avec cet argument étrange : «Je le dis avec la plus grande fermeté : il n’y aura pas de migrants dans ce centre, de personnes qui viennent d’Afrique et d’ailleurs.» Peine perdue, les SDF n’émeuvent guère plus la foule. Qui redouble de protestations. «Mettez-les à Calais», lance un homme. Certains sortent des sifflets, d’autres entonnent des «Hidalgo démission !».

Les «débats» durent à peine depuis quinze minutes quand les travées latérales sont envahies par des militants encore plus excités. Les insultes fusent. Un homme traite la préfète de «salope», un autre s’en prend à Claude Bartolone, qualifié de «salopard».

«Escroc, fils de pute !»

Face à la tension croissante, le président de l’université Dauphine tente de ramener le calme. «Est-ce que vous vous rendez compte du spectacle que vous donnez aux étudiants ?» Pour seule réponse fuse un «connard». «Je suis votre hôte, un minimum de respect s’il vous plaît !» Quelques secondes plus tard, Laurent Batsch décide d’interrompre la réunion. «Je suis garant de la sécurité», se justifie-t-il. Réaction d’un poète : «Escroc, fils de pute !»

Un vieil homme en est sûr, l’interruption de la réunion est une «combine». Il se lance dans une diatribe contre les journalistes, qui «sont comme la police». A quelques pas de là, Florent ne décolère pas contre ce «nouveau Sangatte qu’on veut nous imposer au bois de Boulogne». «Les gens du quartier ont dépensé un argent fou pour acheter leur appartement et on va leur mettre des Algeco sous le nez», s’énerve-t-il.

Sur le fond, Enguerrand redoute l’arrivée de nouveaux arrivants dans le quartier. «Cette population de migrants va trouver dans l’arrondissement un corps étranger», estime-t-il. Catherine, elle, suppute que les SDF et «leurs chiens» vont «installer leurs tentes» dans le coin.

Libération