Boulogne-sur-Mer: Vague de démissions chez les élus FN

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C’est une véritable hémorragie au sein du groupe Front national au conseil municipal de Boulogne. Des démissions parfois inexpliquées qui ne semblent pas gêner plus que cela Antoine Golliot, le leader frontiste. Et qui font naturellement les affaires du maire, Frédéric Cuvillier…

Il y a des gens qui n’ont jamais siégé (Sonia Chochois). Des élus (1) qui ont démissionné pour convenances personnelles (la majorité). Jeudi soir, Frédéric Cuvillier a fait état de deux nouvelles démissions dont la cinquième pour « divergence au sein du groupe Front national ». Le successeur immédiat de Claude Pichon sur la liste FN, Thierry Ficheux, a déjà fait savoir qu’il ne siégerait pas…

La Voix du Nord

Le Front National implose au conseil municipal d’Orléans

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Il n’y a plus de groupe politique depuis qu’Arlette Fourcade a quitté le parti d’extrême droite. C’est la deuxième élue sur les 3 conseillers municipaux issus de la Liste Bleu Marine de 2014 à afficher ses divergences avec Marine Le Pen.

2014, Le Front National réalise un score historique à Orléans, avec 10%, soit 3 élus au conseil municipal. On est encore loin des scores dans le Montargois ou le Nord de la France, mais jamais l’extrême droite n’a été aussi forte dans la ville johannique depuis l’après-guerre. Deux ans plus tard, le navire Bleu marine prend l’eau de toute part, puisque deux élus sur 3 ont quitté le parti.

Un premier départ en 2015

La dernière en date, c’est donc Arlette Fourcade. Elle se dit en désaccord avec l’évolution actuelle du parti, aussi bien au plan national que départemental. Des arguments identiques à ceux de Christophe de Bellabre, ce qui lui avait valu d’être exclu, pour un an, en novembre 2014. Il n’a jamais repris depuis sa carte du parti. Deux élus sur 3 qui ne sont plus étiquetés FN, ça veut dire que le groupe politique est dissous.

France Bleu

Périgord : Lassé de la mauvaise réputation de sa section FN, un cadre du parti démissionne

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Wilfried Peyronnet était secrétaire départemental adjoint du parti mariniste en Périgord. Il a annoncé son départ et exprimé son ressentiment

« Quand je vais sur les marchés pour parler politique, on me parle surtout de la vie privée de l’ancien secrétaire départemental. Ce n’est pas sain« , soupire Wilfried Peyronnet, l’actuel secrétaire départemental adjoint du Front national (FN) en Dordogne, qui a décidé de démissionner.

L’homme a passé trois ans à ce poste, au côté de Robert Dubois.

Les choses ont commencé à se crisper lors de la composition de la liste du FN aux dernières régionales. Depuis, Robert Dubois a démissionné de son poste pour se consacrer à son mandat régional et Paris a nommé Eric Villemagne comme chargé de mission pour réorganiser la fédération départementale périgordine. Une mission que Wilfried Peyronnet aurait bien voulu assurer.

« D’autres projets »

Comme il lui a seulement été proposé de gérer la permanence et le site internet, ce dernier a décidé de partir. Il annonce avoir « d’autres projets, pour être au service des citoyens ».

De son côté, Eric Villemagne se serait bien passé de cet esclandre – après ceux lancés par Patrick Volker l’an dernier –« qui peuvent faire penser aux gens que nous sommes un parti comme les autres« . Il ajoute :

Sud Ouest

Défections en série au FN, près de 240 élus auraient déjà déchiré leurs cartes

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Le Front national n’a jamais eu autant d’élus locaux. Mais, même s’il enregistre quelques ralliements souvent issus de Les Républicains, le parti de Marine Le Pen fait face à des défections en série, comme le relate Le Parisien (article payant) de ce lundi 4 avril.

Selon les détracteurs du parti d’extrême droite, « 15% » des 1.600 élus frontistes ont déserté. Soit 240 personnes. Un chiffre que le FN conteste, ses propres pointages signalant « une petite centaine » de désertions. « C’est la vie normale d’un parti », justifie Nicolas Bay auprès du quotidien.

Et selon le secrétaire général du FN, ces départs ont de multiples causes. « Nous avons aussi dû exclure certaines personnes qui ne faisaient pas l’affaire », ajoute ce cadre du FN en référence aux candidats FN « à problèmes ». Et d’ajouter, en forme d’aveu, car le parti a dû trouver de nombreux candidats pour être présents partout aux élections municipales, départementales et régionales :

En attendant, comme le relaye Le Parisien, c’est le parti de la France qui se frotte les mains. Le parti de Carl Lang espère ainsi récupérer ces exilés du FN. « Nous allons ouvrir une structure d’accueil pour les anciens élus du Front« , affirme Carl Lang au quotidien.

Europe 1