Julien, Cyril et Sylvain condamnés « Ils alimentaient en héroïne tout un quartier »

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Quatre hommes, voisins dans la rue de la Pinterie, à Fougères, ont été condamnés jusqu’à 18 mois de prison ferme pour trafic de drogue, lundi 25 avril.

Cyril Bourdin, 27 ans, a comparu, lundi 25 avril, devant le tribunal correctionnel à Rennes, en compagnie de ses trois complices poursuivis pour trafic. Lui et ses comparses, qui habitaient rue de la Pinterie, non loin du château, alimentaient tout le quartier en héroïne, depuis le début de l’année. Leur trafic a été démasqué, à partir de la découverte, chez un particulier, de flacons de méthadone, le produit de substitution à l’héroïne, fourni par une pharmacie de Fougères.

Sur les quatre trafiquants présumés, trois étaient aussi des consommateurs qui voyaient dans le trafic une manière de financer leur héroïne. Seul Sarkisov, originaire de l’Azerbaïdjan, soupçonné d’être le « boss » local, gardait visiblement ses distances avec le produit. Il a été le plus lourdement condamné : dix-huit mois de prison ferme.

Julien Galoppe a pris douze mois ferme, Sylvain Marie, dix-huit mois dont six avec sursis et deux ans de mise à l’épreuve. Cyril Bourdin a écopé de la même peine. Les quatre hommes ont été maintenus en détention.

Ouest France

Mauves : appel à témoin, un individu de « type européen recherché après un car-jacking

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Un car-jacking a eu lieu ce samedi en début de matinée, sur la déviation de Mauves, sur la RD 86.

Un homme âgé d’une quarantaine d’années, accompagné d’un enfant d’une douzaine d’années, faisaient du stop en bordure de route. Prétextant une panne de voiture, l’homme a profité de l’arrêt d’un véhicule pour menacer son conducteur, vraisemblablement avec une arme, et lui prendre sa voiture, sans violence.

La brigade de gendarmerie de Tournon lance un appel à témoin. Le véhicule volé est une Peugeot 308 break de couleur grise. L’homme recherché est de type européen, vêtu d’une veste de couleur marron.

Toute personne ayant été témoin de ce car-jacking ou pouvant fournir de plus amples informations est invitée à contacter la brigade de gendarmerie de Tournon-sur-Rhône au 04 75 08 02 21.

Le Dauphiné

Christophe et Mickaël poignardent a mort Alexis pour lui voler son téléphone

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La fratrie était jugée depuis lundi pour le meurtre d’Alexis Moulinier, un étudiant de 19 ans, poignardé à mort à Talence, près de Bordeaux (Gironde).

La cour d’assises des mineurs de Gironde a condamné Mickaël et Christophe Houwer, jumeaux de 23 ans, à 20 ans de prison sans peine de sûreté, rapporte «Sud Ouest». Ils ont également interdiction de demeurer en Gironde pendant les dix ans suivants leur sortie de prison.

Leur complice, une jeune fille mineure au moment des faits, a quant à elle été condamnée à six ans de prison. Selon «Sud Ouest», elle aurait bénéficié de l’excuse de minorité.

Un portable revendu 40 €

Le 5 mars 2014, Alexis Moulinier, étudiant en économie, rentre retrouver son amie à Talence. En quête d’une cible à qui voler son téléphone, les deux frères Houwer le suivent, accompagnés d’une fille de 17 ans. Les deux garçons ont des couteaux de cuisine sur eux.

Dans le hall de l’immeuble, Alexis est plaqué au sol, un coup de couteau est donné. Alexis est mortellement touché au coeur. Il parvient tout de même à se traîner jusqu’au palier de son appartement.

Ses trois agresseurs volent son téléphone avant de prendre la fuite. Interpellés onze jours plus tard, ils expliqueront avoir revendu le smartphone pour 40 euros.

Au moment de sa mort, Alexis Moulinier avait été décrit par le vice-procureur de la République de Bordeaux, comme un «garçon bien inséré inconnu de la police et de la justice».

Le Parisien

#PanamaPapers, le Front National serait impliqué dans le scandale de fraude fiscale

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Frédéric Chatillon, le patron de la société Riwal et proche de Marine Le Pen, a pris les devants ce lundi sur d’éventuelles révélations dans l’affaire Panama Papers et dédouané le Front national, dans un billet publié sur Facebook.

« J’aurai droit demain (mardi) aux honneurs du Monde dans l’affaire de #Panamapapers « , écrit-il sur sa page Facebook, au sujet d’investissements réalisés en Asie, après l’enquête d’un consortium d’investigation révélant un vaste scandale d’évasion fiscale touchant hauts responsables politiques, sportifs ou encore milliardaires. « J’ai bien entendu mis à disposition de ces deux journalistes les documents prouvant la parfaite légalité de ces opérations », poursuit-il.

« Un grand parti politique français »

Le directeur du Monde a indiqué lundi matin que des révélations à venir dans cette affaire allait concerner « un grand parti politique français ». Riwal est une société qui réalise des prestations de communication pour des candidats FN. Son patron Frédéric Chatillon est mis en examen pour financement illégal de parti dans le cadre d’une enquête sur la présidentielle et les législatives de 2012.

« Je vais prendre les devants pour m’+auto-scooper+ et éviter de laisser se développer d’extravagants fantasmes », explique Frédéric Chatillon. « À l’automne 2012, les associés de la société Unanime et moi-même avons décidé d’investir en Asie une partie des bénéfices que la société avait déjà réalisés au cours de l’année 2011 », détaille-t-il. « Nous avons choisi l’Asie qui offrait les perspectives de rentabilité les plus attrayantes », ajoute-t-il.

De fil en aiguille, « des conseils juridiques locaux nous conseillèrent fin 2012, plutôt que de créer une société ad hoc, de racheter une structure juridique préexistante, sans activité, et ce pour un prix symbolique, ce procédé de + package+ étant courant à Hong Kong (la société Time Dragon, elle-même détenue et dirigée par une BVI, Harson) ». BVI signifie qu’il s’agit d’une société des îles Vierges britanniques. « Il semble que cette BVI ait été créée à l’origine par le fameux cabinet Mossack Fonseca, mais nous n’avons jamais eu de contact direct avec celui-ci, tout ayant été géré par un cabinet Hong-Kongais », ajoute-t-il.

Mossack Fonseca, au coeur du scandale révélé par les « Panama Papers », est un discret cabinet d’avocats panaméen, qui compte une brochette de clients prestigieux et s’est spécialisé dans l’évasion fiscale.

Le Point

Des petits épargnants français escroqués de 4 milliards € par le milieu franco-israélien

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« L’arnaque du siècle » n’aura finalement conservé son titre qu’une poignée d’années. Entre l’automne 2008 et le printemps 2009, l’escroquerie aux quotas de carbone avait coûté près de 2 milliards d’euros aux caisses de l’Etat, d’après les calculs de la Cour des comptes.

Un montant colossal qui lui a permis de se voir affubler du titre convoité de « casse du siècle » par la presse. Cette « performance » serait aujourd’hui détrônée par les arnaques liées aux sites illégaux de Forex (un des marchés mondiaux où s’échangent les monnaies) et d’options binaires (des instruments financiers très spéculatifs).

Selon le procureur de la République de Paris, François Molins, ces fausses plateformes en lien avec « le monde de la criminalité organisée » auraient rapporté aux escrocs près de 4 milliards d’euros sur ces six dernières années. Derrière ces sites opérant depuis Chypre ou Israël se cacheraient notamment de vieux briscards de taxe carbone issus du milieu franco-israélien selon le procureur.

Le phénomène est exponentiel. En 2010, la première liste noire de l’AMF comptait quatre noms de sites douteux. Ils seraient près de 360 aujourd’hui dans le collimateur de l’autorité.En outre, ces plateformes abreuvent l’Internet de publicités racoleuses (« 100% de bonus », « comment investir 4 000 euros avec seulement 10 euros » et ont recours à des pratiques commerciales proches du harcèlement pour recruter ou garder un client.

Sans scrupules, les escrocs n’hésitent pas à usurper l’identité de médiateurs ou d’organismes de régulation pour arnaquer une seconde fois leurs victimes. Une cinquantaine d’enquêtes serait toutefois en cours au parquet de Paris (en tout, elles représenteraient près de 500 victimes).

La semaine dernière, une juge d’instruction du pôle financier s’est même déplacée en Israël pour mener une quinzaine d’interrogatoires de suspects et de témoins mais également procéder à cinq perquisitions dans le cadre de l’enquête sur une importante affaire d’escroquerie au Forex « Fuyez ces sites ! », conseille pour sa part le secrétaire général de l’AMF.

Rue 89

Ludovic prétendait avoir un cancer pour voler des personnes âgées

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Deux ans d’emprisonnement, avec sursis pour ce qui excède six mois ferme. Ludovic, 32 ans, est reconnu coupable de tous les vols à la ruse dont il devait répondre devant le tribunal de Mons. Y compris des vols qu’il contestait opportunément – quand, par exemple, une victime ne le reconnaissait pas formellement sur panel photo. Ses dénégations ne sont pas vraisemblables, ponctue le jugement.

Son mode opératoire était toujours similaire. Opérant entre avril et novembre 2015, toujours dans l’entité de Frameries, il sonnait chez des aînés de 70 à 83 ans, vivant seuls, handicapés moteur ou atteints de surdité. Pour abuser de leur crédulité, il disait être atteint d’un cancer, nécessiter une opération chirurgicale, pour lui ou pour son enfant ; il demandait à boire ; il cherchait un petit boulot….

Apitoyées devant son élocution qui trahit sa débilité légère, ces personnes se laissaient attendrir et offraient quelque argent avant de se rendre compte qu’il avait fait main basse sur d’autres montants parfois importants ou sur des bijoux ! Incarcéré depuis novembre 2015, Ludovic sera bientôt libéré mais, affublé d’un casier judiciaire, il aura intérêt à se tenir tranquille désormais !

La Province

Jimmy, condamné pour 2 vols de sacs à main à l’arraché

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Un Touquettois de 23 ans vient d’être condamné à Lille à huit mois de prison, peine qui pourra être aménagée. Il était jugé jeudi en comparution immédiate pour deux tentatives de vol avec violence.

Le 22 mars à 17 h 30, avec un comparse, ils ont tenté, à tour de rôle, d’arracher leur sac à main à deux femmes qui attendaient la sortie de leurs enfants devant l’école Notre-Dame-de-la-Paix dans le vieux-Lille.

Les victimes ont été jetées par terre et se sont plaintes de douleurs aux genoux, aux coudes et pour l’une à la tête. Les magistrats se sont étonnés du profil du prévenu, inhabituel en correctionnelle. Le jeune homme s’est présenté comme designer, fabricant de meubles sur mesure. Il avait besoin d’argent pour relancer une micro-entreprise qui, dans sa première mouture n’a duré que de février à juillet 2015. Il justifie cet échec auprès des juges : « Je revenais de mission humanitaire, je faisais trop de choses, ce n’était pas le bon moment… »

Jeudi après-midi, Jimmy L. est seul dans le box des prévenus. Il ne dit rien sur son complice et sur les faits reprochés, donne au tribunal des explications que même son conseil, Me Samia Khiter estime farfelues : « J’avais besoin de liquidités. Le bois est un matériau qui coûte cher alors… J’ai pété un plomb, j’ai honte. » Il ajoute qu’il était venu à Lille voir son « assistante ». Me Khiter explique que son client est « ambitieux, prétentieux peut-être. Il aime quand ça bouge. »

Titulaire d’un bac hôtelier, Jimmy L. a déjà occupé de multiples emplois dans la restauration, il a aussi été bottier, il est passionné de voile… « Sa personnalité ne colle pas avec les faits » insiste l’avocate favorable à un travail d’intérêt général. La procureure Emmanuelle Laudic-Baron retient néanmoins « la gravité d’agressions gratuites » et requiert quatre mois de prison ferme. Le tribunal ira plus loin en doublant la peine.

La Voix du Nord