Julien, Cyril et Sylvain condamnés « Ils alimentaient en héroïne tout un quartier »

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Quatre hommes, voisins dans la rue de la Pinterie, à Fougères, ont été condamnés jusqu’à 18 mois de prison ferme pour trafic de drogue, lundi 25 avril.

Cyril Bourdin, 27 ans, a comparu, lundi 25 avril, devant le tribunal correctionnel à Rennes, en compagnie de ses trois complices poursuivis pour trafic. Lui et ses comparses, qui habitaient rue de la Pinterie, non loin du château, alimentaient tout le quartier en héroïne, depuis le début de l’année. Leur trafic a été démasqué, à partir de la découverte, chez un particulier, de flacons de méthadone, le produit de substitution à l’héroïne, fourni par une pharmacie de Fougères.

Sur les quatre trafiquants présumés, trois étaient aussi des consommateurs qui voyaient dans le trafic une manière de financer leur héroïne. Seul Sarkisov, originaire de l’Azerbaïdjan, soupçonné d’être le « boss » local, gardait visiblement ses distances avec le produit. Il a été le plus lourdement condamné : dix-huit mois de prison ferme.

Julien Galoppe a pris douze mois ferme, Sylvain Marie, dix-huit mois dont six avec sursis et deux ans de mise à l’épreuve. Cyril Bourdin a écopé de la même peine. Les quatre hommes ont été maintenus en détention.

Ouest France

Benoît, condamné pour trafic d’héroïne

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Benoît Joré est condamné pour avoir importé, vendu et consommé de l’héroïne. Il a déjà été condamné pour des faits similaires en 2006 (deux mois de prison avec sursis).

En novembre dernier, l’homme est allé chercher lui-même la drogue à Rotterdam, avec 6 000 € en poche. Une somme conséquente, selon le parquet. L’homme, qui consomme de l’héroïne depuis l’âge de 13 ans, en a acheté 300 g. Une quantité jugée importante.

Un produit « d’excellente qualité », a indiqué aussi le parquet. Et vendu cher. Soit 23 € le gramme quand, habituellement, c’est entre 5 et 10 €.

Pour le procureur Eric Mathais, il est « trafiquant » et « importateur ». Lors de la perquisition à son domicile, une comptabilité a été retrouvée ainsi que la somme de 500 €.Selon l’homme, il faut « moins de 5 minutes à Brest pour trouver un gramme d’héroïne ».

Sophie Lesineau, la présidente du tribunal correctionnel, a suivi les réquisitions du procureur. Une peine relativement clémente, la personnalité du prévenu ayant été prise en compte.

Deux ans de prison avec mandat de dépôt. Vendredi midi, après la décision du tribunal correctionnel de Brest, en procédure de comparution immédiate, ce Brestois de 43 ans a pris directement la direction de la maison d’arrêt.

Ouest France

Cédric, incarcéré pour un important trafic d’héroïne

STUP POITIERS

Les policiers du commissariat de Poitiers n’ont pas manqué de flair. Depuis plusieurs semaines, dans le milieu des toxicomanes poitevins, on laissait entendre qu’un trafic d’héroïne s’était installé en centre-ville de Poitiers.

Les fonctionnaires n’ont pas mis longtemps à cibler Cédric, un trentenaire connu pour des faits identiques. Il était sorti du centre pénitentiaire de Poitiers Vivonne l’été dernier et résidait dans le secteur de la cathédrale.

Les surveillances mises en place ont rapidement confirmé des reventes depuis ce domicile. Le 23 mars, deux personnes porteuses d’héroïne, sortant du domicile, ont été appréhendées. Le dealer a été alors interpellé dans son appartement. Lors de la perquisition, plus de 700 g d’héroïne, 120 g de cannabis et 2.500 € en liquide ont été découverts. Les enquêteurs des stups ont également mis la main sur une réplique de la carabine US M1, approvisionnée en 22 LR.

Neuf autres personnes identifiées lors des surveillances, comme fréquentant l’appartement, ont été placées en garde à vue dans le cadre de cette enquête. Lors des différentes perquisitions, des dizaines de grammes d’héroïne, 500 € et des pièces d’identité volées ont été retrouvés. L’occasion de solder une procédure pour usurpation d’identité, ouverte auprès de la brigade de gendarmerie de Jaunay-Clan.

Selon les éléments recueillis par les policiers, environ 2 kg d’héroïne auraient été écoulés depuis novembre dernier. L’auteur a reconnu partiellement les faits. Jugé sous le mode de la comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Poitiers, vendredi, Cédric a demandé un délai pour préparer sa défense. Le tribunal a décidé son placement en détention, « notamment pour sa sécurité », dans l’attente du procès, le 29 avril. Les neuf clients seront convoqués ultérieurement en justice pour répondre de leurs consommations.

La Nouvelle République

Les consommateurs devenus dealers d’héroïne grâce à Alix le chef du réseau

Cinq hommes et une femme, originaires essentiellement de Sisteron ont été condamnés, hier, devant le tribunal correctionnel de Digne-les-Bains pour trafic d’héroïne et de méthadone, entre mars et septembre 2014 à Sisteron.

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Incarcérés pendant plusieurs mois et placés ensuite sous contrôle judiciaire, les prévenus ont été condamnés à des peines allant de 12 mois de prison ferme à 8 mois avec sursis, conformément aux réquisitions du ministère public.

Considéré comme le principal dealer du réseau, Alix, 30 ans, a reconnu, hier, avoir effectué une trentaine de trajets en quelques mois.

S’adressant au tribunal, « pas d’enrichissement personnel. Je cherchais à calmer mon manque à l’époque« , a justifié spontanément, son ex-petite amie, Coralie, 26 ans, une prévenue également ancienne consommatrice d’héroïne de méthadone et de cannabis

De son côté, Dierdy, 26 ans, a dressé un triste parcours d’ancien toxicomane.

Le « chauffeur » du groupe, Jordan, 30 ans, a reconnu acheter pour « 400 euros par mois d’héroïne » pour une consommation personnelle mais a nié fermement avoir revendu de la drogue. « Le manque est le fil conducteur de ce dossier. Mon client a consommé depuis l’âge de 17 ans. Le problème est plus médical que pénal« , a d’ailleurs défendu son avocate, Isabelle Second.

Enfin, Emmanuel, 36 ans, a indiqué une « consommation de 10 grammes par mois » et a attesté « une dizaine de voyages » avec ses comparses.

La Provence

Prison ferme pour Michel Augustin, tête du trafic d’héroïne

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C’est une de ces drogues qu’on n’avait plus tout à fait l’habitude de croiser dans les tribunaux : l’héroïne, la drogue sale, celle que jadis on s’injectait dans les veines. La cocaïne et la résine de cannabis avaient ces dix dernières années pris beaucoup de place dans le lit de la consommation habituelle, mais l’héroïne revient en force.

Et le procès qui s’est tenu hier à Marseille vient nourrir la démonstration avec force. Quatre prévenus âgés de 27 à 37 ans répondaient d’un tel trafic organisé dans la cité phocéenne en 2013 et jusqu’au mois de février 2014.

Une soixantaine de clients étaient régulièrement démarchés à l’aide de SMS, quand la marchandise arrivait, sur le mode « Y’a bon ! » ou encore « Le magasin est ouvert ».

« Le magasin est ouvert » : ainsi communiquaient les vendeurs

À la tête du trafic, Michel Augustin, 37 ans, surnommé « Le Chinois ». Les tarifs ? Quarante euros le demi-gramme, 80 euros le gramme. Mais quand on demande à un des revendeurs qui était le donneur d’ordres, il se fait tout petit. Il assure que le fameux « Chinois » n’y est pour rien. « Des Chinois, y’en a plein ! » se défend-il maladroitement.

Chez Michel Augustin, qui lui résidait dans une villa des Olives (13e), les policiers découvriront d’ailleurs un véritable arsenal, mais aussi plus de 10 000 € en espèces,128 g d’héroïne et un coffre-fort. Michel Augustin a écopé hier de 5 ans ferme, ses trois complices de peines de 18 mois à 4 ans.

La Provence

Adrien et Magalie condamnés pour trafic d’héroïne

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C’est parce qu’il avait pris un rond-point en sens inverse qu’Adrien Bobeczko, 30 ans, s’est fait contrôler par une patrouille le 24 octobre. Outre un caillou d’1g d’héroïne qu’il remet aux policiers, la perquisition du véhicule en dévoilera 26 g de plus.

Il dénonce ses complices, Magalie Barroso-Rodrigues, 29 ans et son compagnon, surnommé Chapi-chapo, 31 ans interpellés le 27 octobre. Tous trois ont été jugés en comparution immédiate ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Verdun pour trafic de stupéfiant.

Placé sous surveillance, le domicile de la jeune femme affichait de nombreux va-et-vient quand l’un des volets était ouvert. « On s’est rencontré à une soirée par l’intermédiaire d’une copine », explique Adrien Bobeczko. Comme tous deux sont consommateurs, ils établissent un deal : « Elle investit et moi je monte aux Pays-Bas ».

Dès juillet, les voyages commencent. C’est elle, qui au départ, lui fournit les contacts et la marche à suivre. De 1.000 à 2.000€ d’héroïne par trajet. La perquisition de son domicile dévoilera des liasses un peu partout pour un total d’environ 4.000€. Et près de 20 g d’héroïne, 3 g de cannabis et une balance de précision. Au domicile de Chapi-chapo, 1.240€ sont retrouvés dans un gant de ménage, un caillou d’héroïne et une tête de cannabis de 22 g chacun.

Elle écope, non pas, de 3 ans de prison avec 18 mois de sursis et mise à l’épreuve requis par Me Dussauge, substitut du procureur, mais de 18 mois dont 1 an avec sursis et MAE avec mandat de dépôt. Adrien Bobeczko est condamné à 1 an dont 8 mois avec sursis et MAE et le dernier à 8 mois dont 6 avec MAE.

Est Républicain

Aimeric condamné pour trafic d’héroïne « 15.000 € de bénéfice par mois »

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Toxicomane lourd, Aimeric M., crâne rasé, visage rond et blafard, survêtement bleu arborant l’écusson du RC Lens, trahissant ses origines du Nord, menait une vie bien réglée jusqu’à dimanche dernier. La semaine, il était préparateur de commande et travaillait « depuis dix ans ». Il touchait 1400 € par mois.

Il se rendait régulièrement à Lille, en train, puis, via un intermédiaire dont il n’a pas voulu donner le nom, en Belgique, pour s’approvisionner auprès de deux trafiquants. Jusqu’à un demi-kilo par mois.

Pisté par la brigade de recherches de Lunel, il a été interpellé le 25 octobre à la gare de Montpellier. Il avait 400 g d’héroïne mais aussi 500 g de produit de coupe. Il revendait ensuite dans le secteur, au moins cinq acheteurs ont été identifiés, preuve que cette drogue mortelle n’est pas passée de mode.

Chez lui, une arme a également été découverte et les enquêteurs ont retrouvé d’importants versements en liquide et réguliers sur son compte.

« J’attire l’attention sur les quantités. Il achetait 250 g à 20 € soit 5 000 €, il amenait cette héroïne dans la région et la coupait à hauteur de 50 % et revendait les 500 g à 40 € soit 20 000 €, et 15 000 € de bénéfice, voilà l’ampleur du trafic ! calcule le parquet, sans, donc, de contradicteur. « 

Le Baillarguois de 36 ans, écope de quatre ans de prison ferme avec incarcération immédiate.

Midi Libre