Marine Le Pen visite la cathédrale de Reims en compagnie d’un trafiquant d’arme condamné à 2 ans de prison

Il est poursuivi des délits de commerce, acquisition, détention, transport et cession d’armes diverses. L’ex-militant frontiste qui tient un magasin d’antiquités parle, lui, d’une « importante collection« . Lors de la première audience, l’affaire avait été renvoyée pour permettre d’effectuer une expertise balistique.

Le tribunal a rendu son délibéré peu avant 22h30 ce mardi. Il a condamné Thierry Maillard à 24 mois de prison ferme. La condamnation étant assortie d’un mandat de dépôt, Thierry Maillard est sorti menotté en criant « Vive la France, à bas la République ! »

France 3




Benoît, condamné pour trafic d’héroïne

 2048x1536-fit_saisie

Benoît Joré est condamné pour avoir importé, vendu et consommé de l’héroïne. Il a déjà été condamné pour des faits similaires en 2006 (deux mois de prison avec sursis).

En novembre dernier, l’homme est allé chercher lui-même la drogue à Rotterdam, avec 6 000 € en poche. Une somme conséquente, selon le parquet. L’homme, qui consomme de l’héroïne depuis l’âge de 13 ans, en a acheté 300 g. Une quantité jugée importante.

Un produit « d’excellente qualité », a indiqué aussi le parquet. Et vendu cher. Soit 23 € le gramme quand, habituellement, c’est entre 5 et 10 €.

Pour le procureur Eric Mathais, il est « trafiquant » et « importateur ». Lors de la perquisition à son domicile, une comptabilité a été retrouvée ainsi que la somme de 500 €.Selon l’homme, il faut « moins de 5 minutes à Brest pour trouver un gramme d’héroïne ».

Sophie Lesineau, la présidente du tribunal correctionnel, a suivi les réquisitions du procureur. Une peine relativement clémente, la personnalité du prévenu ayant été prise en compte.

Deux ans de prison avec mandat de dépôt. Vendredi midi, après la décision du tribunal correctionnel de Brest, en procédure de comparution immédiate, ce Brestois de 43 ans a pris directement la direction de la maison d’arrêt.

Ouest France

Bernard, ancien militaire, condamné pour un trafic de drapeaux et objets NAZIS

201511251533-full

Un mois après son jugement devant la juge du tribunal d’instance de Castelsarrasin (notre édition du 11 octobre), le gérant de la société VMS diffusion dont le siège est implanté à Moissac depuis trois ans vient d’être condamné à une amende de 700 euros, une sanction légèrement inférieure aux réquisitions de la vice-procureur Véronique Benlafquih qui avait réclamé trois amendes de 500 € pour chacune des infractions relevées.

Plus lourd pour l’ancien militaire reconverti dans le négoce notamment de drapeaux des armées de la Seconde Guerre mondiale, la confiscation des objets saisis à titre de peine complémentaire. Une peine que Bernard L., 52 ans, qui s’était présenté sans avocat face au tribunal, avait tenté d’éviter au cours d’une défense maladroite et ambiguë.

La valeur de la saisie étant estimée à 3 000 euros. «Cela vingt ans que je fais ce commerce et je n’avais jamais été poursuivi pour cela. Il n’est d’ailleurs pas interdit ni de les acheter, ni de les vendre, seulement de les exhiber. Mais dîtes moi comment faire du business sans montrer la marchandise ?» avait lâché le quinquagénaire avant que la magistrate ne rappelle brièvement les faits.

.«En juin 2014 sur la bourse militaire de Sainte-Mère-l’Eglise, les gendarmes ont saisi sur votre stand des CD de musique nazi dont l’hymne du NSPAD (le parti d’Adolf Hitler, ndlr), des insignes des troupes de la waffen SS et des portraits de dirigeants du IIIe Reich comme Himmler.

Trois mois plus tard, les douanes ont saisi un colis qui vous était adressé des États-Unis contenant des drapeaux avec des croix gammées» attestait la juge.

Quelques jours plus tard, une perquisition des locaux de la petite entreprise moissagaise permettait aux gendarmes de la COB de Moissac de confirmer de nouvelles infractions sur le site internet. Des drapeaux et affiches qui étaient, hier, toujours en libre accès sur le site commercial de la société.

La Dépêche

En Italie, la mafia se fait plus d’argent avec les migrants qu’avec la drogue

La-France-et-l-Allemagne-vont-accueillir-21.000-refugies

“As-tu au moins idée de l’argent que je me fais grâce aux migrants ? Le trafic de drogue est moins rentable.”

Quand il s’emporte sur son nouveau business, le bras droit du parrain de la Ville éternelle n’imagine pas que sa conversation téléphonique est écoutée. Dommage pour lui. Jeudi dernier, la police anti-mafia romaine a arrêté 44 personnes. Toutes sont soupçonnées de profiter de la situation des milliers de migrants arrivés en Italie. Ce week-end, les enquêteurs sont même remontés jusqu’au secrétaire d’Etat à l’Agriculture, Giuseppe Castiglione.

L’année dernière plus de 170 000 migrants ont débarqué sur les côtes italiennes. Depuis janvier, 50 000 autres les ont déjà rejoints. Alors que l’Europe peine à se mettre en ordre de marche sur la question de leur accueil, d’autres, moins scrupuleux, ont vu dans cet afflux une bonne opportunité. Racket, pots-de-vin, et bakchich sont devenus les piliers des centres d’accueil.

“Un réseau important et structuré de corruption”

Que seule une infime partie des aides destinées aux réfugiés arrivent jusqu’aux réfugiés, cela est abject !”

S’est emporté Laurens Jolles, le représentant du Haut Commissariat aux réfugiés de l’ONU pour l’Europe du Sud. D’autant que comme il l’explique, cela est dû à un “réseau important et structuré de corruption.

Les investigations de la police anti-mafia ont mis au jour un système très étendu. Un certain nombre de sociétés ont ainsi remporté des contrats publics pour gérer des centres d’hébergement. Des contrat évidemment très lucratifs.

La police italienne a précisé que ce système mafieux excluait les entreprises rivales, permettant à ce “cartel” d’engranger des “bénéfices économiques importants“.

Les Inrocks

MàJ: Nouveaux scandale a la police judiciaire de paris, mise en examen du patron de la PJ

0c7988853d3c4906c89d493b5768f4658bcfb77b

Le patron de la PJ, Bernard Petit a été mis en examen et suspendu de ses fonctions jeudi 5 février dans la soirée. Il est soupçonné d’avoir violé le secret d’une enquête.

« La chute de ce policier influent marque un véritable séisme au sein de l’institution policière. C’est la première fois qu’un responsable du 36 Quai des Orfèvres est sous le coup d’une telle procédure », rapporte Olivier Martin.

« Bernard Petit est poursuivi pour violation du secret de l’instruction et révélation d’informations dans le but d’entraver le déroulement d’investigations. Les charges sont extrêmement lourdes. Il a été placé sous contrôle judiciaire. Sans surprise, Bernard Cazeneuve a annoncé sa suspension immédiate », explique le journaliste de France 3 avant d’ajouter que « le patron de la PJ parisienne n’est pas le seul à tomber puisque deux autres fonctionnaires de police, dont son propre directeur de cabinet, ont également été mis en examen pour des faits similaires ».

France TV

—————————

Bernard Petit, le directeur de la police judiciaire parisienne, est en garde à vue depuis mercredi matin. Il est entendu dans le cadre d’une affaire de violation du secret de l’instruction.

L’info. C’est un véritable coup de tonnerre. Bernard Petit, le directeur de la police judiciaire parisienne, est en garde à vue depuis mercredi matin, selon les informations recueillies par Europe 1. Trois autres policiers et anciens policiers sont également gardés à vue, dont Richard Atlan, le chef de cabinet du directeur de la PJ.

Des fuites liées à une affaire Rocancourt. Le patron du « 36 » est entendu par « la police des polices », l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) dans le cadre d’une affaire de violation du secret de l’instruction. Concrètement, Bernard Petit est suspecté d’avoir divulgué des informations à une personne déjà visée par une enquête, ce qui est évidemment interdit. Les fuites en question concernent une affaire impliquant Christophe Rocancourt, « l’escroc des stars », placé en garde à vue en octobre dernier dans un dossier de trafic d’influence, d’escroquerie et de corruption.

Quatre personnes en garde à vue. Mais Bernard Petit n’est pas seul à être dans le collimateur des juges et de l’IGPN. Richard Atlan, son chef de cabinet, et une ancienne grande figure du syndicalisme policier, Joaquin Masanet, également président de l’Association nationale d’action sociale (Anas) des personnels de la place Beauvau, ont eux aussi été placés en garde à vue. La quatrième personne actuellement entendue par la police des polices est un membre de l’Anas, détaché de la police nationale.

Soupçonnés d’avoir rencardé Prouteau. Tous sont soupçonnés d’avoir « renseigné » le fondateur et ex-patron du GIGN (Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale), Christian Prouteau, avant son interpellation et sa mise en examen, début octobre, aux côtés de Christophe Rocancourt dans l’affaire citée précédemment. « Les quatre gardés à vue sont soupçonnés d’avoir donné des informations de première main à Christian Prouteau avant sa garde à vue et pas seulement la date de son interpellation« , a expliqué une source proche du dossier.

Des contacts téléphoniques suspects. C’est l’audition même de Christian Prouteau qui a mis la puce à l’oreille aux deux juges du pôle financier, Roger le Loire et Charlotte Bilger, en charge de cette affaire de trafic d’influence et de corruption. « Lors de sa garde à vue, Christian Prouteau a dit qu’il était au courant qu’il allait être entendu. Ces propos ont poussé les deux juges d’instruction […] à demander un réquisitoire supplétif pour violation du secret de l’enquête », a indiqué une source proche de l’enquête. En observant les relevés téléphoniques, les enquêteurs constatent alors qu’il existe « de très nombreux contacts téléphoniques la veille de la garde à vue de M. Prouteau et le lendemain entre l’ex-gendarme, le chef de la PJ et son chef de cabinet, ainsi qu’avec M. Masanet et un de ses proches ».

Des perquisitions au « 36 » et à l’Anas. Les policiers ont effectué des perquisitions au siège de l’Anas et au quai des Orfèvres. Au « 36 », une fouille a été menée dans le bureau du haut-fonctionnaire de 59 ans, en poste depuis décembre 2013. Ironie du sort, Bernard Petit avait pris la succession de Christian Flaesch, ancien numéro 1 du « 36 », débarqué après avoir informé Brice Hortefeux de sa future convocation chez les juges, dans l’affaire du financement de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy.

Après l’affaire du vol de la cocaïne, en juillet dernier, c’est un nouveau séisme pour la police judiciaire parisienne.

Europe 1