MàJ: Nouveaux scandale a la police judiciaire de paris, mise en examen du patron de la PJ

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Le patron de la PJ, Bernard Petit a été mis en examen et suspendu de ses fonctions jeudi 5 février dans la soirée. Il est soupçonné d’avoir violé le secret d’une enquête.

« La chute de ce policier influent marque un véritable séisme au sein de l’institution policière. C’est la première fois qu’un responsable du 36 Quai des Orfèvres est sous le coup d’une telle procédure », rapporte Olivier Martin.

« Bernard Petit est poursuivi pour violation du secret de l’instruction et révélation d’informations dans le but d’entraver le déroulement d’investigations. Les charges sont extrêmement lourdes. Il a été placé sous contrôle judiciaire. Sans surprise, Bernard Cazeneuve a annoncé sa suspension immédiate », explique le journaliste de France 3 avant d’ajouter que « le patron de la PJ parisienne n’est pas le seul à tomber puisque deux autres fonctionnaires de police, dont son propre directeur de cabinet, ont également été mis en examen pour des faits similaires ».

France TV

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Bernard Petit, le directeur de la police judiciaire parisienne, est en garde à vue depuis mercredi matin. Il est entendu dans le cadre d’une affaire de violation du secret de l’instruction.

L’info. C’est un véritable coup de tonnerre. Bernard Petit, le directeur de la police judiciaire parisienne, est en garde à vue depuis mercredi matin, selon les informations recueillies par Europe 1. Trois autres policiers et anciens policiers sont également gardés à vue, dont Richard Atlan, le chef de cabinet du directeur de la PJ.

Des fuites liées à une affaire Rocancourt. Le patron du « 36 » est entendu par « la police des polices », l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) dans le cadre d’une affaire de violation du secret de l’instruction. Concrètement, Bernard Petit est suspecté d’avoir divulgué des informations à une personne déjà visée par une enquête, ce qui est évidemment interdit. Les fuites en question concernent une affaire impliquant Christophe Rocancourt, « l’escroc des stars », placé en garde à vue en octobre dernier dans un dossier de trafic d’influence, d’escroquerie et de corruption.

Quatre personnes en garde à vue. Mais Bernard Petit n’est pas seul à être dans le collimateur des juges et de l’IGPN. Richard Atlan, son chef de cabinet, et une ancienne grande figure du syndicalisme policier, Joaquin Masanet, également président de l’Association nationale d’action sociale (Anas) des personnels de la place Beauvau, ont eux aussi été placés en garde à vue. La quatrième personne actuellement entendue par la police des polices est un membre de l’Anas, détaché de la police nationale.

Soupçonnés d’avoir rencardé Prouteau. Tous sont soupçonnés d’avoir « renseigné » le fondateur et ex-patron du GIGN (Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale), Christian Prouteau, avant son interpellation et sa mise en examen, début octobre, aux côtés de Christophe Rocancourt dans l’affaire citée précédemment. « Les quatre gardés à vue sont soupçonnés d’avoir donné des informations de première main à Christian Prouteau avant sa garde à vue et pas seulement la date de son interpellation« , a expliqué une source proche du dossier.

Des contacts téléphoniques suspects. C’est l’audition même de Christian Prouteau qui a mis la puce à l’oreille aux deux juges du pôle financier, Roger le Loire et Charlotte Bilger, en charge de cette affaire de trafic d’influence et de corruption. « Lors de sa garde à vue, Christian Prouteau a dit qu’il était au courant qu’il allait être entendu. Ces propos ont poussé les deux juges d’instruction […] à demander un réquisitoire supplétif pour violation du secret de l’enquête », a indiqué une source proche de l’enquête. En observant les relevés téléphoniques, les enquêteurs constatent alors qu’il existe « de très nombreux contacts téléphoniques la veille de la garde à vue de M. Prouteau et le lendemain entre l’ex-gendarme, le chef de la PJ et son chef de cabinet, ainsi qu’avec M. Masanet et un de ses proches ».

Des perquisitions au « 36 » et à l’Anas. Les policiers ont effectué des perquisitions au siège de l’Anas et au quai des Orfèvres. Au « 36 », une fouille a été menée dans le bureau du haut-fonctionnaire de 59 ans, en poste depuis décembre 2013. Ironie du sort, Bernard Petit avait pris la succession de Christian Flaesch, ancien numéro 1 du « 36 », débarqué après avoir informé Brice Hortefeux de sa future convocation chez les juges, dans l’affaire du financement de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy.

Après l’affaire du vol de la cocaïne, en juillet dernier, c’est un nouveau séisme pour la police judiciaire parisienne.

Europe 1

MàJ: Vol de cocaïne à la PJ, Christophe Rocancourt impliqué

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L’enquête sur le vol de 52 kg de cocaïne dans les locaux de la PJ parisienne en juillet dernier pourrait s’enrichir d’un nouveau personnage. Et non des moindres. Christophe Rocancourt, surnommé « l’escroc des stars », est convoqué ce matin dans le bureau des juges d’instruction en vue de sa mise en examen dans ce dossier, notamment pour blanchiment de trafic de stupéfiants et complicité de recel de détournement ou de soustraction de biens par personne dépositaire de l’autorité publique. Si la mise en examen de l’ancien gamin de l’Assistance publique était prononcée, il s’agirait de la dixième personne — dont sept policiers — mise en cause de cette affaire rocambolesque.

Le policier semble avoir sollicité l’aide de Christophe Rocancourt pour récupérer une importante somme d’argent. Lequel Christophe Rocancourt aurait alors fait appel à l’un de ses proches surnommé « Yoss », un de ses visiteurs réguliers de parloir. « Yoss » est soupçonné d’avoir rencontré à Paris un mystérieux « Marius », le 3 janvier dernier, conformément aux consignes de son ami. En réalité, ce « Marius » n’est autre que Donovan Guyot, le frère policier de Jonathan Guyot.

En ce samedi, les deux hommes, qui manifestement ne se connaissent pas, prennent la direction du lac de Créteil (Val-de-Marne). S’ensuit une scène surréaliste : Donovan Guyot se serait immergé dans le lac glacial à la recherche d’un sac qu’il ne trouvera pas. De retour sur la terre ferme et après s’être absenté quelques minutes, il réapparaît avec un sac de sport qu’il remet à « Yoss » et dans lequel se trouvent 50 000 € en liquide.

Manifestement embarrassé par cette manne, « Yoss » aurait alors dispersé cette somme : en remettant 12 000 € à la compagne de Rocancourt, en cachant 10 000 € dans ses bureaux, en effectuant des achats divers mais aussi en enfouissant deux bocaux contenant 20 000 € dans… le jardin de sa belle-mère. Placé en garde à vue fin janvier puis mis en examen, « Yoss » explique qu’il se serait fait abuser. Donovan a également été mis en examen et est incarcéré depuis le 17 janvier.

Alors que les enquêteurs s’efforcent de démêler les contours de cette affaire complexe, une question demeure sur l’origine de cet argent. Jonathan Guyot certifie qu’il n’y a aucun lien avec le vol de cocaïne et que cet argent ne lui appartient pas.

Le Parisien

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Une sixième personne a été récemment mise en examen dans l’enquête sur le vol de 52 kg de cocaïne en juillet à la police judiciaire (PJ) parisienne. Dans cette affaire un ex-brigadier des « stups » est soupçonné d’avoir dérobé des scellés, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

En tout, cinq personnes avaient été placées en garde à vue vendredi mais une seule d’entre elles a été déférée devant la justice. Cette personne a été mise en examen pour « recel de détournement de scellés par personne dépositaire de l’autorité publique » et « blanchiment de trafic de stupéfiants en bande organisée », a précisé la source judiciaire à l’AFP. Elle a été placée sous contrôle judiciaire.

Dans cette affaire qui avait ébranlé le célèbre 36, quai des Orfèvres, Jonathan Guyot, alors en poste à la brigade des stupéfiants, avait été arrêté peu après la constatation de la disparition de la drogue. Il avait été écroué le 6 août après avoir été mis en examen pour ce qui reste à ce jour un vol inédit dans les annales de la police.

L’enquête s’était déjà accélérée avec quatre nouvelles mises en examen le 16 janvier parmi les proches du suspect, dont son épouse, son frère – lui aussi policier – et un autre fonctionnaire de police.

Les investigations avaient notamment visé le train de vie du principal suspect. Une enquête financière avait révélé un « patrimoine immobilier » et des « mouvements de fonds » peu « en rapport avec un salaire de brigadier », selon des sources policières.

La cocaïne, d’une valeur estimée à deux millions d’euros à la revente, n’a pas été retrouvée.

RTL