Détournement et trafic de drogue : Reynald l’officier de la PJ écroué

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Il y a quelques instants, conformément aux réquisitions du procureur de la République, le juge des libertés et de la détention a décerné un mandat de dépôt à l’encontre de Reynald M., l’officier de la brigade des stups de la PJ marseillaise interpellé vendredi avec 17 kilos de cannabis.

Selon nos informations, cet homme de 47 ans, qui a été mis en examen pour « détournement de scellés » et « détention et transport de produits stupéfiants », ne sera incarcéré ni aux Baumettes ni à Luynes où séjournent nombre de trafiquants de drogue qu’il a contribué à faire tomber ces dix dernières années.

La Provence


 

Un commandant de police chargé de la lutte antidrogue a été arrêté pour trafic de drogue

Nouveau coup de tonnerre au sein de l’institution policière. Hier matin, un commandant de police en poste à l’antenne de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis) de la police judiciaire de Marseille (Bouches-du-Rhône) a été placé en garde à vue dans les locaux de la police des polices.

Quelques minutes plus tôt, ce policier, âgé de 46 ans, officiant dans la cité phocéenne depuis seize ans, venait d’être interpellé par les enquêteurs de l’inspection générale de la police nationale (IGPN) alors qu‘il s’apprêtait à vendre près de vingt kilos de résine de cannabis à un trafiquant. Au cours de la perquisition du domicile de cet officier, les policiers ont encore découvert plusieurs kilos de drogue.

Ce fonctionnaire peu scrupuleux — qui a travaillé pendant cinq ans à la brigade des mœurs de la PJ de Marseille avant d’intégrer la brigade des stupéfiants en 2006 —, avait été « ciblé » depuis quelques semaines par la police des polices. Selon nos informations, une de ses jeunes collègues, affectée à la PJ marseillaise depuis 2012, a également été placée en garde à vue.

Très proche de cet officier, cette brigadière est notamment soupçonnée d’avoir été informée des « pratiques » de ce commandant de police, pourtant auréolé de bons résultats. A la tête d’un groupe d’enquêteurs, il avait ciblé les nombreux trafics de drogue ayant cours au sein de la cité sensible de la Castellane, située dans les quartiers Nord de Marseille. A tel point que cet officier et son groupe sont à l’origine de la saisie record, au mois de juin 2013, de plus de 1 M€ en petites coupures.

La drogue trouvée en possession de cet officier lors de son arrestation proviendrait de scellés réalisés par son service après le démantèlement de plusieurs réseaux au cours des derniers mois. « De nombreuses vérifications sont en cours, confie une source proche de l’affaire. Mais il semble bien que cette résine de cannabis provienne des saisies opérées par cette brigade des stups, très engagée par ailleurs dans la lutte contre le trafic de drogue à Marseille.»

Les enquêteurs tenteront désormais de déterminer l’étendue et la durée du trafic dont cet officier est désormais soupçonné. Par le passé, le même homme avait été convoqué devant une commission de discipline de la police après des accusations portées à son encontre par une prostituée. Cette dernière avait notamment affirmé avoir été « harcelée » par le fonctionnaire. Il avait finalement fait l’objet d’une exclusion temporaire de plusieurs mois avant d’être réintégré à la brigade des stupéfiants.

Le Parisien

Gendarme, il vendait de la drogue sur le parking d’une discothèque

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8 juillet 2012, sur le parking de la discothèque Cap’tain, à Rumes, à la frontière. Une patrouille de la police belge repère le manège suspect de plusieurs personnes autour d’une voiture en stationnement : une fille est occupée à aspirer de la poudre blanche avec un billet de 5 € roulé en tube et un homme s’affaire à côté d’elle.

L’homme, c’est R. V., 27 ans aujourd’hui : la voiture, c’est à lui, et il ne peut pas nier longtemps qu’il a un lien avec la drogue que consomme la jeune femme. Le speed, c’est lui qui le vend. Et tant pis si sa profession de gendarme-adjoint dans le Pas-de-Calais devrait d’autant plus l’en dissuader…

D’autant plus vite que R. V. ne consomme pas et a très bien compris qu’il pouvait engranger de juteux bénéfices en plus des avantages financiers que lui procure la vie en caserne, nourri et logé, et ses 800 € mensuels. « Je me suis fait influencer par de mauvaises personnes… on prend ce qui vient », poursuit-il.

Il est condamné à six mois de prison avec sursis.

La Voix du Nord

Cinq policiers de la BAC de Dunkerque mis en examen pour vols

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Cinq policiers de la BAC de Dunkerque (Nord) ont en effet été mis en examen, jeudi 24 septembre, pour « recel de vol aggravé ». L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) avait placé ces fonctionnaires en garde à vue mercredi avant de les déférer devant un juge d’instruction.

Les policiers sont suspectés d’avoir dérobé des objets lors d’arrestations de voleurs dans les magasins. « Les policiers arrivaient sur les lieux de vols et récupéraient la marchandise qui restait. »

Les vols auraient commencé en 2011? l’un des policiers aurait été dénoncé par sa compagne. Lors d’une perquisition, l’un des objets dérobés aurait été retrouvé au domicile du policier.

En mars, cinq policiers de la BAC de Stains (Seine-Saint-Denis) avaient également été mis en examen pour vols. L’un d’eux avait été écroué pour « association de malfaiteurs en vue de se livrer au trafic de stupéfiants ».

En 2013, quinze policiers de la BAC des quartiers nord de Marseille avaient été mis en examen dans une affaire de corruption plus retentissante encore. Alerté, l’ancien numéro deux de la police marseillaise n’avait jamais saisi la justice des faits dont il avait été alerté par d’anciens membres des forces de l’ordre. Ils dénonçaient alors les méthodes mafieuses de leurs collègues.

Le Monde

MàJ: Vol de cocaïne à la PJ, Christophe Rocancourt impliqué

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L’enquête sur le vol de 52 kg de cocaïne dans les locaux de la PJ parisienne en juillet dernier pourrait s’enrichir d’un nouveau personnage. Et non des moindres. Christophe Rocancourt, surnommé « l’escroc des stars », est convoqué ce matin dans le bureau des juges d’instruction en vue de sa mise en examen dans ce dossier, notamment pour blanchiment de trafic de stupéfiants et complicité de recel de détournement ou de soustraction de biens par personne dépositaire de l’autorité publique. Si la mise en examen de l’ancien gamin de l’Assistance publique était prononcée, il s’agirait de la dixième personne — dont sept policiers — mise en cause de cette affaire rocambolesque.

Le policier semble avoir sollicité l’aide de Christophe Rocancourt pour récupérer une importante somme d’argent. Lequel Christophe Rocancourt aurait alors fait appel à l’un de ses proches surnommé « Yoss », un de ses visiteurs réguliers de parloir. « Yoss » est soupçonné d’avoir rencontré à Paris un mystérieux « Marius », le 3 janvier dernier, conformément aux consignes de son ami. En réalité, ce « Marius » n’est autre que Donovan Guyot, le frère policier de Jonathan Guyot.

En ce samedi, les deux hommes, qui manifestement ne se connaissent pas, prennent la direction du lac de Créteil (Val-de-Marne). S’ensuit une scène surréaliste : Donovan Guyot se serait immergé dans le lac glacial à la recherche d’un sac qu’il ne trouvera pas. De retour sur la terre ferme et après s’être absenté quelques minutes, il réapparaît avec un sac de sport qu’il remet à « Yoss » et dans lequel se trouvent 50 000 € en liquide.

Manifestement embarrassé par cette manne, « Yoss » aurait alors dispersé cette somme : en remettant 12 000 € à la compagne de Rocancourt, en cachant 10 000 € dans ses bureaux, en effectuant des achats divers mais aussi en enfouissant deux bocaux contenant 20 000 € dans… le jardin de sa belle-mère. Placé en garde à vue fin janvier puis mis en examen, « Yoss » explique qu’il se serait fait abuser. Donovan a également été mis en examen et est incarcéré depuis le 17 janvier.

Alors que les enquêteurs s’efforcent de démêler les contours de cette affaire complexe, une question demeure sur l’origine de cet argent. Jonathan Guyot certifie qu’il n’y a aucun lien avec le vol de cocaïne et que cet argent ne lui appartient pas.

Le Parisien

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Une sixième personne a été récemment mise en examen dans l’enquête sur le vol de 52 kg de cocaïne en juillet à la police judiciaire (PJ) parisienne. Dans cette affaire un ex-brigadier des « stups » est soupçonné d’avoir dérobé des scellés, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

En tout, cinq personnes avaient été placées en garde à vue vendredi mais une seule d’entre elles a été déférée devant la justice. Cette personne a été mise en examen pour « recel de détournement de scellés par personne dépositaire de l’autorité publique » et « blanchiment de trafic de stupéfiants en bande organisée », a précisé la source judiciaire à l’AFP. Elle a été placée sous contrôle judiciaire.

Dans cette affaire qui avait ébranlé le célèbre 36, quai des Orfèvres, Jonathan Guyot, alors en poste à la brigade des stupéfiants, avait été arrêté peu après la constatation de la disparition de la drogue. Il avait été écroué le 6 août après avoir été mis en examen pour ce qui reste à ce jour un vol inédit dans les annales de la police.

L’enquête s’était déjà accélérée avec quatre nouvelles mises en examen le 16 janvier parmi les proches du suspect, dont son épouse, son frère – lui aussi policier – et un autre fonctionnaire de police.

Les investigations avaient notamment visé le train de vie du principal suspect. Une enquête financière avait révélé un « patrimoine immobilier » et des « mouvements de fonds » peu « en rapport avec un salaire de brigadier », selon des sources policières.

La cocaïne, d’une valeur estimée à deux millions d’euros à la revente, n’a pas été retrouvée.

RTL