USA: arrestation d’un militant d’extrême droite qui préparait un attentat dans une synagogue

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Un nouveau drame a sans doute été évité. Mercredi, Benjamin Thomas Samuel McDowell a été arrêté par le FBI après une enquête montrant qu’il voulait commettre une tuerie raciste. CBS indique que l’homme de 29 ans habitant en Caroline du Sud a été piégé par un agent sous couverture après avoir posté plusieurs messages sur Facebook.

L’enquête avait débuté après que le suspect a menacé une synagogue sur le réseau social. Son cas avait été pris très au sérieux par les autorités puisqu’il avait déjà été condamné à la prison et été en liens étroits avec des suprématistes blancs.

Mais d’après ses dires sur Facebook, ses «camarades» suprématistes n’étaient plus assez actifs aux Etats-Unis. «Tout ce qu’ils veulent faire à présent c’est rester accro aux drogues que les Juifs ont mis ici pour détruire l’homme blanc», a-t-il écrit. C’est dans un hôtel de Myrtle Beach que Benjamin McDowell a donné rendez-vous à l’agent du FBI, lui expliquant être à la recherche d’une arme. Il lui aurait expliqué vouloir «conduire une attaque sur des personnes non-blanches sans se faire prendre».

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Face à l’agent sous couverture, il aurait d’ailleurs répété ses propos indiquant vouloir «faire un truc à une putain de grande échelle, dans l’esprit de Dylann Roof».

Paris Match

Le cadre FN, Frédéric Boccaletti, déjà condamné pour « violence en réunion avec armes », derrière la manif anti Macron

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De Mégret à Le Pen

C’est effectivement très jeune, en 1994, l’année de ses 21 ans, qu’il assume ses premières responsabilités comme secrétaire adjoint du Front national de la Jeunesse. Mais 5 ans plus tard, il passe à l’ennemi, chez Bruno Mégret. C’est d’ailleurs en collant des affiches pour le MNR à Six-Fours qu’il se retrouve dans la rubrique des faits divers en 2000.

Condamné à un an de prison dont six mois ferme pour « violence en réunion avec armes ». En l’occurrence, il s’agissait bien de son pistolet, mais c’est un autre, un jeune 19 ans, qui tire «un coup de feu en l’air» lors d’une altercation nocturne avec des jeunes. Il lui faudra 9 ans pour faire oublier ses égarements mégrétistes et judiciaires et pour pouvoir revenir tel l’enfant prodigue auprès du père. Le président du Front national l’accepte alors dans son équipe de campagne. C’est un nouveau départ.

France 3


Benjamin Griveaux, le porte-parole du mouvement En Marche!, a accusé le FN sur Twitter d’essayer « d’empêcher le meeting » de M. Macron, déplorant que des responsables FN nationaux comme Florian Philippot ou David Rachline soient « très silencieux ».

HuffingtonPost


Mais comme le souligne la journaliste du Point Charlotte Chaffanjon, il y avait bien des élus FN du Var et des militants frontistes devant les entrées du Zenith. Un appel à manifester a d’ailleurs bien été lancé par le FN local.

L’Express

Colonisation et crimes contre l’humanité : une majorité des Français partagent la position d’Emmanuel Macron

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Dans un sondage exclusif commandé par TSA auprès de l’un des principaux instituts de sondage français, l’Ifop, 51% des Français affirment être d’accord avec les déclarations de Macron sur le fait que « la colonisation est un crime contre l’humanité ». Tandis que 52% des Français interrogés estiment que « le gouvernement français devrait présenter des excuses officielles pour les meurtres et exactions commis durant la colonisation ».

« J’ai toujours condamné la colonisation comme un acte de barbarie. La colonisation fait partie de l’histoire française. C’est un crime contre l’humanité », déclarait Macron lors d’un entretien accordé à Echourouk News.

TSA Algérie

Benjamin Stora « Il est quasiment interdit d’évoquer tout acte de violence commis par la France pendant la colonisation »

Après les propos d’Emmanuel Macron sur la colonisation qu’il a qualifiée de «crime contre l’humanité», l’historien Benjamin Stora réagit. Il donne raison au candidat. 

Pour illustrer le papier de Rébecca Frasquet : "Benjamin Stora: "Il faut affronter la guerre d'Algérie" ". Algerian born historian and writer Benjamin Stora poses on May 6, 2010 at his home in Asnieres-sur-Seine, a Paris suburb. Stora is one of 12 intellectuals who published a text on yesterday replying to accusations of colonial history "falsifications" in the Franco-Algerian film "Hors-la-loi", by Rachid Bouchareb to be presented at the Cannes Film Festival this month. AFP PHOTO BERTRAND LANGLOIS

La colonisation est-t-elle un crime contre l’humanité ?

BENJAMIN STORA. La définition juridique est très large : elle englobe aussi bien la Shoah que l’esclavage ou la colonisation. Cela fait très longtemps que les historiens ont apporté la preuve de massacres, de crimes, de tortures durant la longue période de la colonisation. En 1959, Michel Rocard publiait un rapport concluant à des déplacements de 2 millions de paysans en Algérie. Mais la France a construit un système juridique qui fait qu’aucune plainte ne peut aboutir et que cette période ne peut être jugée.

C’est-à-dire ?

Il est indispensable, pour qu’un crime contre l’humanité soit reconnu, qu’un Etat ou un particulier dépose plainte. C’est ce qu’avait tenté de faire Rocard en attaquant en 1986 Jean-Marie Le Pen pour torture pendant la guerre d’Algérie. Mais, en raison des lois d’amnistie votées dans les années 1960, aucune plainte ne peut aboutir. Seules des poursuites devant des tribunaux internationaux pourraient débloquer le processus. C’est un problème d’autant plus insoluble qu’en France, dès que l’on prononce les mots « crimes contre l’humanité », le débat se clôt ou se politise.

Il est quasiment interdit d’évoquer tout acte de violence commis par la France pendant la colonisation. On oppose immédiatement l’apport des « Lumières », l’oeuvre civilisatrice de la France… Or, en matière de colonisation, la France a bâti un faux modèle républicain : elle a proclamé le principe d’égalité mais ne l’a que rarement mis en pratique.

Le Parisien

Le maire FN Fabien Engelmann mis en examen pour détournement de fonds publics

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Le maire d’Hayange a été placé en garde à vue cette semaine par les hommes du SRPJ de Nancy qui croulent sous les dénonciations et les plaintes déposées à l’encontre de l’élu du Front national. Cette fois, il s’agit d’une histoire de marché public et de l’achat de plusieurs photocopieurs pour les écoles de la commune. Un marché à plusieurs dizaines de milliers d’euros quand même.

Républicain Lorrain

M. Engelemann qui a gardé le silence face aux policiers et à la juge d’instruction est soupçonné de ne pas avoir respecté le code des marchés publics pour le remplacement des… photocopieurs utilisés par la municipalité FN.

La mairie a changé ses photocopieurs en 2015 et en acheté des dizaines pour ses écoles maternelles et élémentaires pour des contrats de « plusieurs dizaines de milliers d’euros » d’après un enquêteur. La justice soupçonne qu’un intermédiaire du Front National ait empoché une partie des sommes de ces contrats.

LorActu

Ajaccio : des nationalistes corses attaquent un commissariat coups de cocktails Molotov après arrestation d’un des leurs

Des cocktails Molotov et des pierres ont été lancés vendredi contre le commissariat de police d’Ajaccio par de jeunes nationalistes dénonçant de récentes interpellations. Deux arrestations ont été opérées peu après les incidents, a indiqué une source proche de l’enquête.

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Les jeunes nationalistes sont sortis d’un groupe de quelques dizaines d’élèves du lycée Fesch voisin devant lequel ils s’étaient rassemblés. Ils dénonçaient une série d’interpellations opérées lundi en Haute-Corse dans les milieux nationalistes.

Le procès en comparution immédiate de dix hommes a été reporté au 9 mars jeudi par le tribunal correctionnel de Bastia pour permettre aux prévenus de préparer leur défense. Ils sont mis en examen pour violences et dégradations lors de manifestations les 5 et 15 octobre 2016 à Bastia liées à la condamnation, le 6 octobre, de trois nationalistes par la cour d’assises spéciale de Paris pour leur participation à un attentat à la voiture bélier en 2012 contre la sous-préfecture de Corte.

Europe 1

Arras : 3 néonazis dont un fiché S, condamnés pour une violente agression raciste au couteau

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Au lendemain du rassemblement antiraciste qui s’est tenu jeudi soir place des Héros, trois hommes comparaissent ce vendredi devant le tribunal correctionnel d’Arras. Ils devaient répondre de violences volontaires avec trois circonstances aggravantes  : le fait que l’agression survenue dans la nuit de samedi à dimanche place des Héros ait été commise en réunion, avec l’usage d’une arme (des couteaux et une chaîne) et qu’elle soit à caractère raciste, selon l’accusation.

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Les prévenus nient avoir porté des coups de couteau et démentent une agression à caractère raciste même si Stéphane Belmant a initié la rixe en traitant de « sale bougnoule » un gendarme en civil à la peau mate (d’origine espagnole ou portugaise) et en lui portant les premiers coups.

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Lors des perquisitions, un couteau et une veste militaire avec les insignes SS ont été retrouvés chez Stéphane Belmant, des drapeaux avec une croix gammée et le White Power et des livres révisionnistes, dont certains dédicacés, chez Romain Desenne. Les prévenus n’ont guère convaincu en expliquant qu’ils ne défendaient pas (ou plus) les thèses néonazies. À noter que Romain Desenne est fiché S en raison de sa proximité avec l’extrême-droite radicale.

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Le tribunal a retenu le caractère raciste des violences uniquement pour Stéphane Belmant, à l’origine de l’altercation en traitant le conducteur de la Clio de «  sale bougnoule  » avant de le frapper. Il a écopé d’un an de prison ferme, mais est ressorti libre du palais de justice. Remise en liberté aussi pour Romain Desenne, condamné à dix-huit mois de prison ferme pour les violences sur les policiers. Il est relaxé des coups des violences aggravée au couteau, non caractérisées.

Enfin, Florent Fouquet est condamné à dix-huit mois de prison ferme. Il est maintenu en détention.

La Voix du Nord