Grèce : Des néonazis envahissent une école pour empêcher l’accueil d’enfants réfugiés

Le parti Aube dorée a fait une opération coup de poing dans une école de Perama, près d’Athènes en Grèce. Des dizaines de militants s’en sont pris verbalement aux parents d’élèves venus discuter de l’intégration d’écoliers réfugiés.

Des militants du parti néo-nazi Aube dorée ont fait irruption dans une école de Perama, dans la banlieue d’Athènes le 17 janvier. Les parents d’élèves s’étaient réunis pour discuter de l’intégration dans les classes de 20 enfants d’un camp de réfugiés voisin. C’est alors que des dizaines de militants du parti nationaliste sont intervenus. Ils ont insulté et menacé les parents et les enseignants, puis s’en sont pris au maire de Perama, venu sur place pour essayer de faire retomber la tension.

Le groupe était accompagné par le député Yannis Lagos, jugé depuis avril 2015 avec les principaux cadres d’Aube dorée pour «constitution de bande criminelle», et qui est en liberté surveillée.

Dans un communiqué, le ministère de l’Education a «catégoriquement condamné» cet incident, réaffirmant sa détermination à garantir l’accès à l’éducation aux enfants de réfugiés en Grèce, une population estimée à plus de 8 000 personnes après la vague migratoire de 2015.

Russia Today

Suède: un journaliste inculpé pour avoir ramené un enfant syrien

Un journaliste de la télévision suédoise a été inculpé pour aide à l’immigration illégale après avoir ramené de Grèce un enfant réfugié syrien, un délit passible d’une peine de prison ferme, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

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Fredrik Önnevall réalisait un documentaire sur la réponse des partis nationalistes européens à la vague migratoire au printemps 2014 quand il a rencontré en Grèce un jeune Syrien de 15 ans, « Abed« . Avec deux de ses collègues, également inculpés, il lui a permis de gagner la Suède.

« De manière préméditée, (ils ont) aidé un étranger (…) à (entrer) en Suède via Malmö bien que cette personne n’eût ni passeport, ni aucune autorisation pour rentrer dans ce pays« , explique l’acte d’accusation. Le journaliste, qui encourt trois mois de prison ferme, plaide non-coupable.

« En tant qu’être humains, nous avons senti que nous devions le faire pour un garçon qui se trouvait dans une situation d’urgence« , s’est-il justifié à la télévision.

Une vague de sympathie 

La diffusion de son documentaire en janvier 2015 avait suscité une vague de sympathie mais c’est aussi à cette époque qu’une plainte avait été déposée. « Beaucoup (de Suédois) se demandaient ce qu’ils auraient fait si un garçon les suppliait de l’aider et qu’ils étaient les seuls à pouvoir le faire« , rappelle-t-il.

Fredrik Önnevall a auparavant affirmé qu’il n’avait pas agi comme un passeur puisque ni lui ni ses collègues n’avait accepté d’argent.

« Il suffit d’aider quelqu’un à passer une frontière dans un pays européen » pour que le délit d’aide à l’immigration illégale soit constitué, souligne auprès de l’AFP la procureure en charge du dossier, Kristina Amilon.

RTBF