Dax : «Violeurs, pédophiles», le tagueur d’églises avait 78 ans

Il n’y a pas d’âge pour être contestataire. Un homme de 78 ans vient d’être déféré devant le parquet de Dax après avoir tagué une église, une permanence du PS et les locaux du journal Sud-Ouest.

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Un tagueur âgé de 78 ans, auteur depuis octobre 2015 de «tags» vengeurs sur plusieurs édifices de Dax (Landes), a été déféré mercredi devant le Parquet de la ville.

A la faveur de la nuit, il avait tagué à la peinture jaune et noire «Violeurs, pédophiles» sur les façades de la cathédrale Notre-Dame et de l’église Saint-Vincent-de-Xaintes, «voleurs» sur les locaux du parti socialiste et «cons» sur ceux du quotidien régional Sud Ouest, qui avait relaté l’incident.
Confondu grâce aux caméras d’un parking sous-terrain

Le tagueur récidiviste avait finalement été saisi sur le vif par les caméras d’un parking sous-terrain, le 28 août dernier, et identifié grâce à la plaque d’immatriculation de sa voiture. Placé en garde à vue mardi, il a reconnu les faits en expliquant son geste par un «ras-le-bol» des politiques, de l’Eglise et de la presse.

Le Dauphiné

Suède: Il crée un parti anti immigré puis devient leader du marché de l’accueil des réfugiés

Jokarjo domine le marché suédois de l’hébergement des demandeurs d’asile, en partie confié au privé. A sa tête, Bert Karlsson. Un ­self-made-man qui, il y a vingt-cinq ans, avait fondé un parti anti-immigration.

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« Hej ! » lance un garçonnet aux cheveux de jais, tout fier de pouvoir dire bonjour en suédois. Bert Karlsson lui répond du tac au tac et pénètre dans le réfectoire. Des visages se tournent. L’arrivée du propriétaire des lieux ne passe pas inaperçue. Bert Karlsson a l’habitude de parler fort. « Ici, on sert 1.800 repas par jour ! » se congratule-t-il, avant de filer vérifier avec le concierge que tout se passe bien.

Haut de quatre étages, l’ancien sanatorium de Stora Ekeberg est le navire amiral de son groupe, Jokarjo AB. Un acteur inconnu en France, mais leader incontesté, en Suède, d’un secteur qui a connu une forte expansion ces dernières années : les centres d’accueil pour demandeurs d’asile, confiés en partie au privé en raison des besoins importants.

Celui de Stora Ekeberg, à la limite de ses capacités, héberge quelque 570 personnes. « Elles savent tout sur moi, elles m’ont « googlisé »… » glisse l’entrepreneur, pas mécontent de son anglicisme. Si tel est le cas, Syriens, Irakiens, Somaliens et autres vivant ici, à la campagne, à 350 kilomètres de Stockholm, ont pu découvrir que Bert Karlsson a, naguère, cofondé le premier parti contestataire de l’histoire moderne du royaume. Un parti populiste qui, entre deux grosses baisses d’impôts, promettait une politique nettement plus restrictive en matière d’immigration. L’époque – la première moitié des années 1990 – était à l’arrivée des réfugiés fuyant la guerre dans l’ex-Yougoslavie. Un quart de siècle plus tard, c’est une nouvelle crise humanitaire qui profite au même personnage.

De toutes les affaires dans lesquelles ce Suédois de soixante et onze ans s’est lancé durant sa carrière de self-made-man (loisirs, musique, télé-réalité, etc.), l’accueil des réfugiés est, de son propre aveu, « la plus rentable, sans aucun doute ». Fort de 60 centres, Jokarjo revendique un chiffre d’affaires d’environ 100 millions d’euros, et un bénéfice approchant les 10 millions.

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« 180 », le court-métrage qui renverse les clichés racistes, sexistes, islamophobes…

Racistes, machistes, islamophobes… Tout le monde y passe. Dans un court-métage de cinq minutes intitulé « 180 », l’humoriste, producteur et animateur télé Yassine Belattar retourne les clichés sensibles du moment.

Le scénario s’ouvre sur une réunion dans une grande entreprise. Autour de la table, les chefs sont noirs, l’agent d’entretien est blanc. « Les vacances se sont bien passées, Michel, vous êtes parti au pays ? » « Oui mais j’habite en France en fait donc oui. » Tour à tour, tous les clichés en prennent pour leur grade : les blancs qui se ressemblent tous, les femmes qui gagnent plus que les hommes à compétences égales dans le travail, un débat pour savoir si le catholicisme est compatible avec la République…

La petite vidéo, bien sentie, a déjà fait son petit effet sur les réseaux sociaux, et surtout sur Facebook. Mise en ligne par Yassine Belattar mercredi 8 septembre au matin, elle a déjà été vue près de 650.000 fois. Et ça n’est pas prêt de s’arrêter !

« Dépassé » par ce succès, l’humoriste connu pour son engagement promet déjà « d’en refaire d’autres », dans la même veine.

LCI

Villeneuve-d’Ascq : la patronne du FN local cède sa friterie à… un traiteur oriental

Conseillère régionale et municipale Bleu Marine à Villeneuve-d’Ascq, Véronique Descamps gérait un snack et un minigolf aux Près. Elle vient de les vendre à Sami Aouichaoui qui y préparera tajines, couscous, kebabs et frites. Pour les deux parties, aucun paradoxe dans la transaction.

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Ce Franco-Tunisien de 42 ans a ouvert son snack oriental samedi midi. « Il faut faire chauffer l’appareil pour la viande à kebab », lui conseille Véronique Descamps. Derrière les fourneaux, il peut compter sur l’aide de l’ancienne patronne du Clos des Près, qui a prévu de l’aider « quelques jours à trouver ses marques ». Celle que les instances Bleu Marine désignent comme la « patronne politique locale du FN » affirme vendre son commerce pour se consacrer à ses deux mandats.

Face aux esprits chagrins qui pourraient trouver ce passage de témoin paradoxal, elle s’offusque : « Et alors ? On n’est pas raciste, bien au contraire. Monsieur respecte la loi, paie ses impôts. Peu importe la nationalité ou la religion, c’est quelqu’un qui a envie de bosser ! » Bien sûr, elle a prévenu le FN de la vente. Certifie n’avoir fait l’objet « d’aucun préjugé ». Donc pas de polémique.

La Voix du Nord