« Bienvenue aux migrants »: Les voisins du siège du FN dans le Rhône jouent les trolls

Le siège de la fédération du Front National du Rhône situé cours de Verdun est régulièrement la cible de dégradations.

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Mais cette fois, c’est un trait d’humour qui a été fait. Les habitants de l’immeuble situés au 3e étage ont déployé une banderole « Bienvenue aux migrants », à quelques mètres au-dessus de la devanture du FN.

Une scène qui n’a pas vraiment fait rire la secrétaire départementale, Muriel Coativy. Sur les réseaux sociaux, elle a publié le message suivant : « Pour tous les Français dans la misère, sonnez au rez-de-chaussée. Pour les pseudo-réfugiés en quête d’allocations, sonnez directement au 3e !!! ». La fête des voisins le 19 mai prochain s’annonce joyeuse !

Lyon Mag

Le Pentagone trolle Trump en honorant un soldat réfugié musulman sur Twitter

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Selon les copies d’un décret présidentiel fuité dans les médias le mercredi 25 janvier, le président Donald Trump s’apprête à signer un ordre bloquant l’arrivée de tous les réfugiés syriens jusqu’à nouvel ordre et interdisant tous les autres réfugiés pendant une période de 120 jours. Le décret suspend aussi pendant au moins trente jours tous les visas pour les ressortissants d’Irak, de Syrie, d’Iran, de Somalie, de Libye, du Soudan et du Yémen.

Avant cette signature, le compte Twitter du ministère de la Défense est discrètement entré en résistance en partageant l’histoire du caporal Ali J. Mohammed, un réfugié originaire d’Irak qui a rejoint les Marines en 2014.

«De réfugié à Marine. Cpl Ali J. Mohammed mène le combat contre ceux qui ont chassé sa famille.»

Les tweets du ministère de la Défense sont rarement retweetés plus de deux cent fois, mais cet article honorant la loyauté et le patriotisme d’un réfugié musulman devenu soldat américain a rapidement été partagé plus de six mille fois.

Ce n’est pas la première fois que le ministère de la Défense tweete de façon habilement polémique. Le 23 janvier, le compte officiel avait partagé ce tweet:

«Ce qu’une personne poste sur les médias sociaux permet souvent d’évaluer sa santé mentale. Sachez détecter les signes.»

Ce tweet avait été incroyablement populaire car beaucoup y ont vu une pique contre le président, dont les commentaires à l’emporte-pièce sur Twitter laissent présager une forte instabilité psychologique.

Slate

Dax : «Violeurs, pédophiles», le tagueur d’églises avait 78 ans

Il n’y a pas d’âge pour être contestataire. Un homme de 78 ans vient d’être déféré devant le parquet de Dax après avoir tagué une église, une permanence du PS et les locaux du journal Sud-Ouest.

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Un tagueur âgé de 78 ans, auteur depuis octobre 2015 de «tags» vengeurs sur plusieurs édifices de Dax (Landes), a été déféré mercredi devant le Parquet de la ville.

A la faveur de la nuit, il avait tagué à la peinture jaune et noire «Violeurs, pédophiles» sur les façades de la cathédrale Notre-Dame et de l’église Saint-Vincent-de-Xaintes, «voleurs» sur les locaux du parti socialiste et «cons» sur ceux du quotidien régional Sud Ouest, qui avait relaté l’incident.
Confondu grâce aux caméras d’un parking sous-terrain

Le tagueur récidiviste avait finalement été saisi sur le vif par les caméras d’un parking sous-terrain, le 28 août dernier, et identifié grâce à la plaque d’immatriculation de sa voiture. Placé en garde à vue mardi, il a reconnu les faits en expliquant son geste par un «ras-le-bol» des politiques, de l’Eglise et de la presse.

Le Dauphiné

Suède: Il crée un parti anti immigré puis devient leader du marché de l’accueil des réfugiés

Jokarjo domine le marché suédois de l’hébergement des demandeurs d’asile, en partie confié au privé. A sa tête, Bert Karlsson. Un ­self-made-man qui, il y a vingt-cinq ans, avait fondé un parti anti-immigration.

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« Hej ! » lance un garçonnet aux cheveux de jais, tout fier de pouvoir dire bonjour en suédois. Bert Karlsson lui répond du tac au tac et pénètre dans le réfectoire. Des visages se tournent. L’arrivée du propriétaire des lieux ne passe pas inaperçue. Bert Karlsson a l’habitude de parler fort. « Ici, on sert 1.800 repas par jour ! » se congratule-t-il, avant de filer vérifier avec le concierge que tout se passe bien.

Haut de quatre étages, l’ancien sanatorium de Stora Ekeberg est le navire amiral de son groupe, Jokarjo AB. Un acteur inconnu en France, mais leader incontesté, en Suède, d’un secteur qui a connu une forte expansion ces dernières années : les centres d’accueil pour demandeurs d’asile, confiés en partie au privé en raison des besoins importants.

Celui de Stora Ekeberg, à la limite de ses capacités, héberge quelque 570 personnes. « Elles savent tout sur moi, elles m’ont « googlisé »… » glisse l’entrepreneur, pas mécontent de son anglicisme. Si tel est le cas, Syriens, Irakiens, Somaliens et autres vivant ici, à la campagne, à 350 kilomètres de Stockholm, ont pu découvrir que Bert Karlsson a, naguère, cofondé le premier parti contestataire de l’histoire moderne du royaume. Un parti populiste qui, entre deux grosses baisses d’impôts, promettait une politique nettement plus restrictive en matière d’immigration. L’époque – la première moitié des années 1990 – était à l’arrivée des réfugiés fuyant la guerre dans l’ex-Yougoslavie. Un quart de siècle plus tard, c’est une nouvelle crise humanitaire qui profite au même personnage.

De toutes les affaires dans lesquelles ce Suédois de soixante et onze ans s’est lancé durant sa carrière de self-made-man (loisirs, musique, télé-réalité, etc.), l’accueil des réfugiés est, de son propre aveu, « la plus rentable, sans aucun doute ». Fort de 60 centres, Jokarjo revendique un chiffre d’affaires d’environ 100 millions d’euros, et un bénéfice approchant les 10 millions.

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