Sarkozy éliminé dès le 1er tour de #LaPrimaire


Exclusif Coup de tonnerre lors des Primaires de la droite et du centre. L’ex-président est éliminé dès le 1er tour. François Fillon et Alain Juppé sont au coude à coude.

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Depuis 2012, il ne rêvait que de ça: sa revanche. Etre réélu président en 2017. Mais ce soir, ce sont les électeurs de droite et du centre qui éliminent Nicolas Sarkozy. L’ex-président n’a pas réussi à convaincre sa famille politique qu’il était l’homme que la France attendait pour l’alternance. Son score varie entre 22 et 25%, selon les premières estimations à la sortie des urnes.

Nicolas Sarkozy est loin, très loin d’Alain Juppé et de François Fillon. Les deux ex-premier ministre font la course en tête avec plus de 31% des votes pour les deux. Il faudra attendre l’annonce officielle pour le détail. Mais le deuxième tour, la semaine prochaine, s’annonce passionnant. Car la dynamique enclenché par François Fillon met à mal la confiance d’Alain Juppé. Pourtant favori depuis plus d’une année.

Double surprise donc. L’excellent résultat de François Fillon et l’élimination de Nicolas Sarkozy. Est-ce la retraite politique pour l’ex-président de la République aujourd’hui âgé de 61 ans.

Interrogé sur les financements de Kadhafi, Sarkozy insulte le service public

« Quelle indignité », « vous n’avez pas honte ? », a lancé Nicolas Sarkozy lors du troisième débat de la primaire à droite, jeudi, alors que David Pujadas l’interrogeait sur Ziad Takieddine, qui a affirmé lui avoir remis 5 millions d’euros Libyens 

Ziad Takieddine affirme avoir remis 5 millions d’euros Libyens à Sarkozy et Guéant

Dans un entretien vidéo diffusé par Mediapart, l’homme d’affaires franco-libanais explique avoir remis trois valises remplies d’argent liquide au ministère de l’Intérieur entre 2006 et 2007. Claude Guéant dément, l’entourage de l’ex-président ne commente pas.

À quelques jours du premier tour de la primaire de la droite et du centre, ce n’est pas une bonne nouvelle pour Nicolas Sarkozy. Dans un entretien réalisé et enregistré par le site d’investigation Mediapart et l’agence Premières Lignes, Ziad Takieddine passe aux aveux. L’homme d’affaires, proche du régime de Mouammar Kadhafi, reconnaît avoir servi d’intermédiaire en transportant à trois reprises de l’argent liquide libyen jusqu’au ministère de l’Intérieur français, place Beauvau, entre novembre 2006 et janvier 2007.

Le Franco-Libanais affirme avoir remis au total la somme de 5 millions d’euros destinée au ministre de l’Intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy, dans le cadre du financement de sa campagne présidentielle.

Le Figaro

Pujadas accuse Sarkozy d’avoir fait tuer Kadhafi

Nicolas Sarkozy a vu rouge sur le plateau de « l’Emission politique » jeudi, lorsque David Pujadas l’a accusé d’avoir « tué » ou « fait tuer » le colonel Kadhafi, mort dans un bombardement en 2011. Un récent rapport de la Commission des affaires étrangères britannique a pourtant pointé la responsabilité de la France et du Royaume-Uni dans cette affaire. 
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« Regrettez-vous (…) d’être allé jusqu’à tuer, ou faire tuer, faire livrer, le colonel Kadhafi ? » Face à cette question, le sang de Nicolas Sarkozy n’a fait qu’un tour. Interrogé par David Pujadas dans L’Emission politique sur l’opération menée contre Mouammar Kadhafi en 2011, l’ancien président s’est indigné que l’on puisse le tenir responsable de la mort du dictateur libyen. « Vous perdez votre raison Monsieur, vous m’accusez… Monsieur Pujadas, vous m’accusez d’avoir fait tuer Monsieur Kadhafi, ai-je compris cela ? »

Déstabilisé comme rarement il l’a été, Nicolas Sarkozy a mis quelques secondes à trouver ses mots, évoquant tout d’abord le massacre des 8000 Bosniaques musulmans à Srebrenika au mois de juillet 1995 durant la guerre de Bosnie-Herzégovine.

« Et quand ce dictateur sanguinaire, ce fou de Kadhafi a dit ‘je vais faire couler des rivières de sang  à Benghazi’, un million d’habitants, les Nations unies ont donc donné un mandat à une vingtaine de pays, plus la Ligue arabe qui nous avait demandé d’intervenir pour que nous protégions Benghazi », a fait valoir l’ancien président. Habité par le sujet, Nicolas Sarkozy a évoqué le moment où il est arrivé avec David Cameron dans les rues de la ville libyenne : « pour une fois j’ai vu la rue arabe, les jeunes Arabes. Ils ne criaient pas ‘mort aux Juifs’, ils ne criaient pas ‘mort aux Américains’, ils disaient ‘merci la France' ».

LCI

Manuel Valls se dit inquiet par Nicolas Sarkozy qui « suit l’extrême droite »

Le Premier ministre Manuel Valls a dénoncé, ce jeudi matin au micro de BFMTV et RMC, la dérive populiste de Nicolas Sarkozy et la « brutalité des propositions » de l’ancien chef de l’Etat, qui vient d’annoncer sa candidature à la primaire de la droite et du centre.