Interrogé sur les financements de Kadhafi, Sarkozy insulte le service public

« Quelle indignité », « vous n’avez pas honte ? », a lancé Nicolas Sarkozy lors du troisième débat de la primaire à droite, jeudi, alors que David Pujadas l’interrogeait sur Ziad Takieddine, qui a affirmé lui avoir remis 5 millions d’euros Libyens 

Ziad Takieddine affirme avoir remis 5 millions d’euros Libyens à Sarkozy et Guéant

Dans un entretien vidéo diffusé par Mediapart, l’homme d’affaires franco-libanais explique avoir remis trois valises remplies d’argent liquide au ministère de l’Intérieur entre 2006 et 2007. Claude Guéant dément, l’entourage de l’ex-président ne commente pas.

À quelques jours du premier tour de la primaire de la droite et du centre, ce n’est pas une bonne nouvelle pour Nicolas Sarkozy. Dans un entretien réalisé et enregistré par le site d’investigation Mediapart et l’agence Premières Lignes, Ziad Takieddine passe aux aveux. L’homme d’affaires, proche du régime de Mouammar Kadhafi, reconnaît avoir servi d’intermédiaire en transportant à trois reprises de l’argent liquide libyen jusqu’au ministère de l’Intérieur français, place Beauvau, entre novembre 2006 et janvier 2007.

Le Franco-Libanais affirme avoir remis au total la somme de 5 millions d’euros destinée au ministre de l’Intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy, dans le cadre du financement de sa campagne présidentielle.

Le Figaro

Pujadas accuse Sarkozy d’avoir fait tuer Kadhafi

Nicolas Sarkozy a vu rouge sur le plateau de « l’Emission politique » jeudi, lorsque David Pujadas l’a accusé d’avoir « tué » ou « fait tuer » le colonel Kadhafi, mort dans un bombardement en 2011. Un récent rapport de la Commission des affaires étrangères britannique a pourtant pointé la responsabilité de la France et du Royaume-Uni dans cette affaire. 
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« Regrettez-vous (…) d’être allé jusqu’à tuer, ou faire tuer, faire livrer, le colonel Kadhafi ? » Face à cette question, le sang de Nicolas Sarkozy n’a fait qu’un tour. Interrogé par David Pujadas dans L’Emission politique sur l’opération menée contre Mouammar Kadhafi en 2011, l’ancien président s’est indigné que l’on puisse le tenir responsable de la mort du dictateur libyen. « Vous perdez votre raison Monsieur, vous m’accusez… Monsieur Pujadas, vous m’accusez d’avoir fait tuer Monsieur Kadhafi, ai-je compris cela ? »

Déstabilisé comme rarement il l’a été, Nicolas Sarkozy a mis quelques secondes à trouver ses mots, évoquant tout d’abord le massacre des 8000 Bosniaques musulmans à Srebrenika au mois de juillet 1995 durant la guerre de Bosnie-Herzégovine.

« Et quand ce dictateur sanguinaire, ce fou de Kadhafi a dit ‘je vais faire couler des rivières de sang  à Benghazi’, un million d’habitants, les Nations unies ont donc donné un mandat à une vingtaine de pays, plus la Ligue arabe qui nous avait demandé d’intervenir pour que nous protégions Benghazi », a fait valoir l’ancien président. Habité par le sujet, Nicolas Sarkozy a évoqué le moment où il est arrivé avec David Cameron dans les rues de la ville libyenne : « pour une fois j’ai vu la rue arabe, les jeunes Arabes. Ils ne criaient pas ‘mort aux Juifs’, ils ne criaient pas ‘mort aux Américains’, ils disaient ‘merci la France' ».

LCI

Berlusconi : «La chute de Kadhafi n’était pas une révolution, mais un complot français»

Rome : Sylvio Berlusconi de retour sur le devant de la scène politique italienne, a fait des révélations fort embarrassantes pour la France, sur la guerre en Libye.

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Le feu dirigeant libyen, le colonel Mouammar Kadhafi était le seul leader capable de maintenir l’unité de la Libye, a estimé l’ex-premier ministre italien Silvio Berlusconi dans une interview accordée au quotidien égyptien Al-Ahram.

À l’agence de presse italienne (L’Agenzia Nazionale Stampa Associata), l’ex-président du conseil italien, Sylvio Berlusconi, évoquant la guerre en Libye déclare:

«ça n’a jamais été une révolution, mais bel et bien un complot européen». Son instigateur ? Berlusconi nomme un pays et un homme, «La France et son président d’alors, Nicolas Sarkozy».

«Les avions français ont attaqué la Libye bien avant la décision du conseil de sécurité de l’ONU» souligne-t-il.

Expliquant que l’objectif pour la France, talonnée aussitôt par la Grande-Bretagne,était prioritairement de détruire les équipements et infrastructures de la Libye, en plus de tuer Kadhafi.

La Libye traverse une crise profonde depuis le renversement et l’assassinat de son dirigeant Mouammar Kadhafi en 2011. Un conflit violent oppose les forces modérées soutenues par l’armée aux partis islamistes radicaux appuyés par d’anciens rebelles.

Panafricain