Interrogé sur les financements de Kadhafi, Sarkozy insulte le service public

« Quelle indignité », « vous n’avez pas honte ? », a lancé Nicolas Sarkozy lors du troisième débat de la primaire à droite, jeudi, alors que David Pujadas l’interrogeait sur Ziad Takieddine, qui a affirmé lui avoir remis 5 millions d’euros Libyens 

Pujadas accuse Sarkozy d’avoir fait tuer Kadhafi

Nicolas Sarkozy a vu rouge sur le plateau de « l’Emission politique » jeudi, lorsque David Pujadas l’a accusé d’avoir « tué » ou « fait tuer » le colonel Kadhafi, mort dans un bombardement en 2011. Un récent rapport de la Commission des affaires étrangères britannique a pourtant pointé la responsabilité de la France et du Royaume-Uni dans cette affaire. 
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« Regrettez-vous (…) d’être allé jusqu’à tuer, ou faire tuer, faire livrer, le colonel Kadhafi ? » Face à cette question, le sang de Nicolas Sarkozy n’a fait qu’un tour. Interrogé par David Pujadas dans L’Emission politique sur l’opération menée contre Mouammar Kadhafi en 2011, l’ancien président s’est indigné que l’on puisse le tenir responsable de la mort du dictateur libyen. « Vous perdez votre raison Monsieur, vous m’accusez… Monsieur Pujadas, vous m’accusez d’avoir fait tuer Monsieur Kadhafi, ai-je compris cela ? »

Déstabilisé comme rarement il l’a été, Nicolas Sarkozy a mis quelques secondes à trouver ses mots, évoquant tout d’abord le massacre des 8000 Bosniaques musulmans à Srebrenika au mois de juillet 1995 durant la guerre de Bosnie-Herzégovine.

« Et quand ce dictateur sanguinaire, ce fou de Kadhafi a dit ‘je vais faire couler des rivières de sang  à Benghazi’, un million d’habitants, les Nations unies ont donc donné un mandat à une vingtaine de pays, plus la Ligue arabe qui nous avait demandé d’intervenir pour que nous protégions Benghazi », a fait valoir l’ancien président. Habité par le sujet, Nicolas Sarkozy a évoqué le moment où il est arrivé avec David Cameron dans les rues de la ville libyenne : « pour une fois j’ai vu la rue arabe, les jeunes Arabes. Ils ne criaient pas ‘mort aux Juifs’, ils ne criaient pas ‘mort aux Américains’, ils disaient ‘merci la France' ».

LCI

Le peuple Libyen dénonce la violation et la présence militaire Française sur son territoire

La mort de trois sous-officiers à l’est de Benghazi a contraint Paris à confirmer la présence de soldats français en Libye. Une présence dénoncée par le gouvernement libyen d’union nationale (GNA). 

Quelques heures après l’annonce de la mort de trois membres de la DGSE en Libye, le gouvernement libyen d’union nationale (GNA) a dénoncé mercredi 20 juillet la présence de militaires étrangers sur son sol. Celle-ci représente « une violation du territoire libyen », a déclaré le GNA dans un message sur son compte Facebook, estimant que rien ne « justifie une intervention » étrangère sans qu’il en soit informé.

Des centaines de personnes ont également manifesté mercredi dans plusieurs villes de Libye pour protester contre la présence militaire française. Des rassemblements ont notamment été organisés à Tripoli mais aussi à Misrata, à 200 km à l’est de la capitale.

« Nous sommes ici pour condamner l’agression par des traîtres français sur notre sol, des traîtres qui tentent de garder secret ce qui se passe à Benghazi et de défendre le criminel de guerre qu’est le général Haftar », a ainsi expliqué Sami Mostafa al-Saadi, président des Aînés et Notables au Centre de conseil de Tripoli, présent lors de l’une de ces manifestations.

 

Officiellement, à l’instar de la la communauté internationale, la France soutient le gouvernement libyen d’union nationale (GNA) du Premier ministre Fayez el-Sarraj. Mais les trois membres de la DGSE français ont perdu la vie dans un accident d’hélicoptère alors qu’ils menaient une mission auprès de forces relevant du général Haftar.

« On est face à une contradiction. La France soutient le gouvernement légitime reconnu de Tripoli, qui n’est pas en très bon terme avec le général Haftar, mais le fait que les forces françaises soient présentes à Benghazi montrent qu’elles sont forcément du côté du général Haftar contre les factions jihadistes », résume ainsi Wassim Nasr, journaliste à France 24, spécialiste des réseaux jihadistes.

« La priorité de la France est de soutenir le GNA »

Dans cette lutte sur le terrain, des éléments des forces spéciales françaises conseillent bel et bien les troupes du chef de guerre Khalifa Haftar, selon des sources libyennes citées par l’agence Reuters.

France 24

Trump assure n’avoir jamais souhaité une intervention en Libye, mais il l’a fait

Le candidat à la primaire républicaine n’a pas toujours été du même avis, contrairement à ce qu’il aime (faire) croire.

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Alors que le Super Tuesday se rapproche, les candidats républicains encore en lice –Trump, Cruz, Rubio, Carson et Kasich– ont participé à un nouveau débat. Un débat où alors qu’il était attaqué par Ted Cruz, Donald Trump a assuré qu’il n’avait pas soutenu l’intervention en Libye, en 2011:

«Je n’ai jamais parlé de la Libye. Moi en faveur d’une intervention? On aurait tellement moins de problème si Kadhafi était au pouvoir en ce moment. […] Je ne dis pas que Kadhafi et Saddam Hussein étaient de bonnes personnes, parce que ce n’est pas le cas. C’était des sales types. Mais regardez ce qu’on a à la place. Regardez du côté de la Libye, l’EI vole leur pétrole en ce moment-même. C’est un énorme bordel. On aurait été en une bien meilleure position si les hommes politique avaient pris un jour de vacances au lieu de se lancer dans cette guerre.»

Le problème, souligne BuzzFeed, c’est que Trump –contrairement à ce qu’il avance– n’a pas toujours été de cet avis. En 2011, dans un post vidéo sur son blog, il avait expliqué qu’il fallait intervenir aussi vite que possible pour protéger le peuple libyen du dictateur:

«On devrait y aller maintenant et arrêter ce type. Ce serait très facile et très rapide. On pourrait faire ça de façon chirurgicale, l’empêcher de continuer, et sauver ces vies. C’est de la folie. On ne veut pas s’impliquer là-dedans, et on va finir avec quelque chose que l’on n’a encore jamais vu.»

Mais il n’y a pas que sur la Libye que Trump a retourné sa veste, comme nous l’avions déjà noté il y a quelques joursDans un autre article, BuzzFeed épingle le milliardaire sur ses changements de position sur la guerre en Irak.

«Pendant le plupart de sa campagne, Donald Trump a présenté son opposition hâtive à la guerre en Irak, comme une preuve de sa vision en matière de politique étrangère.» En réalité, c’est un peu plus compliqué.

En 2002, «il soutenait la guerre sans vraiment être très enthousiaste, en 2003, il faisait des commentaires positifs et négatifs, avant de s’y opposer fortement en 2004». En septembre dernier, lors d’un débat, il assurait qu’il n’avait jamais voulu d’une guerre en Irak, «parce que l’on allait déstabiliser le Moyen-Orient, et c’est exactement ce qui s’est passé».

Slate

La frappe américaine est une violation flagrante de la souveraineté de l’Etat libyen

A Tobrouk, le gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale a condamné le raid aérien américain du 19 février contre des djihadistes à l’ouest de Tripoli, estimant qu’il s’agit d’une violation de la souveraineté de la Libye.

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Dans un communiqué, le gouvernement «condamne et réprouve les frappes menées par l’aviation des Etats-Unis (…) sur des sites précis» à Sabrata, précisant que des telles frappes sans coordination avec les autorités représentent «une violation flagrante de la souveraineté de l’Etat libyen».

Les autorités libyennes reconnues par la communauté internationale ont rendu la communauté internationale «responsable de la détérioration de la situation économique intérieure, sociale et sécuritaire qui a provoqué le développement de ces organisations [terroristes]» en Libye.

Le gouvernement de Tobrouk a également ajouté que qu’une «ingérence militaire ou politique dans les affaires libyennes doit être effectuée légalement via le parlement et le gouvernement nouvellement formés».

La frappe aérienne américaine dans l’ouest de la Libye aurait tué plus de 40 personnes.

Les Etats-Unis avaient-ils le droit de bombarder un camp de Daesh en Libye ?

Les Etats-Unis ont confirmé leur frappe contre un camp de Daesh en Libye et l’ont même qualifiée de «succès», sans exposer la base légale sur laquelle ils avaient agi.

«Nous avons frappé en Libye avec l’autorisation existante pour utiliser la force [militaire]», a répondu Peter Cook.

Le porte-parole a ainsi fait référence à l’autorisation de l’utilisation de la force militaire contre les terroristes adoptée et signée par le président George W. Bush après les attentats du 11 septembre 2011. Ce mandat autorise les forces armées américaines à effectuer des attaques contre les responsables des attentats du 11 septembre 2001.

«Les Etats-Unis ont frappé une région que Daesh ne contrôle pas»

Pour le spécialiste de l’Afrique Bernard Lugan, il semble bizarre que les Etats-Unis aient frappé la ville de Sabrata qui n’est pas contrôlée par Daesh. «C’est une zone qui est contrôlée par les milices Fajr Libya qui sont des milices salafistes mais qui ne sont pas affilées à Daesh».

RT

Berlusconi : «La chute de Kadhafi n’était pas une révolution, mais un complot français»

Rome : Sylvio Berlusconi de retour sur le devant de la scène politique italienne, a fait des révélations fort embarrassantes pour la France, sur la guerre en Libye.

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Le feu dirigeant libyen, le colonel Mouammar Kadhafi était le seul leader capable de maintenir l’unité de la Libye, a estimé l’ex-premier ministre italien Silvio Berlusconi dans une interview accordée au quotidien égyptien Al-Ahram.

À l’agence de presse italienne (L’Agenzia Nazionale Stampa Associata), l’ex-président du conseil italien, Sylvio Berlusconi, évoquant la guerre en Libye déclare:

«ça n’a jamais été une révolution, mais bel et bien un complot européen». Son instigateur ? Berlusconi nomme un pays et un homme, «La France et son président d’alors, Nicolas Sarkozy».

«Les avions français ont attaqué la Libye bien avant la décision du conseil de sécurité de l’ONU» souligne-t-il.

Expliquant que l’objectif pour la France, talonnée aussitôt par la Grande-Bretagne,était prioritairement de détruire les équipements et infrastructures de la Libye, en plus de tuer Kadhafi.

La Libye traverse une crise profonde depuis le renversement et l’assassinat de son dirigeant Mouammar Kadhafi en 2011. Un conflit violent oppose les forces modérées soutenues par l’armée aux partis islamistes radicaux appuyés par d’anciens rebelles.

Panafricain

 

La France est intervenue en Libye pour empêcher l’Afrique d’avoir sa monnaie unique et une indépendance économique

D’après les éléments trouvés dans les lettres de Hillary Clinton déclassifiées le 31 décembre, la vraie raison de l’intervention en Libye était l’or qui aurait pu empêcher les plans de Nicolas Sarkozy de répandre son influence dans la région.

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La correspondance de l’ancienne secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a montré qu’en 2011, Mouammar Kadhafi possédait 143 tonnes d’or et 143 tonnes d’argent avec lesquels il souhaitait créer une nouvelle monnaie unique pour l’Afrique et fournir aux pays francophones africains «une alternative au Franc CFA».

«L’or avait été rassemblé avant la révolte actuelle et devait être utilisé pour la création d’une monnaie panafricaine basée sur le dinar libyen», lit-on dans le courriel de l’ex-secrétaire d’Etat américain.

Au total, la valeur de ces réserves s’élevait à près de 7 milliards de dollars

En Afrique, les zones franc constituent des espaces monétaires et économiques sur le territoire de plusieurs Etats de l’ancien empire colonial français, ainsi que du Cameroun, du Togo, de la Guinée équatoriale et de la Guinée-Bissau. Après l’accession à l’indépendance, la plupart de ces nouveaux états sont restés dans un ensemble monétaire homogène.

D’après le même document, le gouvernement de Nicolas Sarkozy craignait que cette nouvelle monnaie permettte à l’Afrique du Nord d’acquérir une indépendance économique, qui n’aurait pas fait les affaires de la la France et de toute l’Europe.

Ces données du renseignement seraient l’«un des facteurs qui a forcé le président Nicolas Sarkozy à commencer l’intervention en Libye» et non pas la protection de la vie des civils, comme l’a décrit la doctrine sur la responsabilité de protéger, chère au conseiller informel de Hillary Clinton, Sidney Blumenthal.

L’intervention militaire en Libye a commencé en 2011 sous l’égide de l’Organisation des Nations unies dont le but était de « protéger les populations et les zones civiles menacées d’attaque en Jamahiriya arabe libyenne». La France, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et le Canada y ont pris part malgré les critiques de plusieurs pays.

RT