A Mossoul, BHL aurait refusé d’abriter un journaliste dans son véhicule blindé

Le philosophe, qui prépare un documentaire aux abords de la ville irakienne en guerre, aurait refusé à un journaliste de trouver refuge dans son véhicule sécurisé. Un geste aimable, qui a déjà suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux.

580db6b6c36188480c8b4770.jpg

Aucun conflit, semble-t-il, ne peut se passer de la compagnie du philosophe français à l’éternelle chemise blanche. Cette fois, c’est aux environs de la cité irakienne de Mossoul, que l’armée essaie de reprendre aux djihadistes de Daesh depuis le 17 octobre, que l’écrivain de 67 ans a été repéré… dans des circonstances guère flatteuses.

«J’ai croisé BHL sur le front à l’est de Mossoul. Il a refusé que je rentre dans son véhicule blindé alors que j’étais à découvert», a tweeté mercredi 23 octobre le journaliste indépendant Wilson Fache, qui a collaboré, notamment, avec l’AFP, le média belge RTBF et la chaîne américaine CNN.

Si la scène n’a été décrite que par ce reporter, la présence de Bernard-Henri Lévy dans la région de Mossoul est confirmée par le philosophe lui-même. Une publication du dimanche 23 octobre sur le site de la revue La Règle du Jeu, qu’il a lui-même fondée, indique en effet que «l’écrivain Bernard-Henri Lévy est retourné au Kurdistan irakien pour préparer un deuxième long métrage qui s’intitulera « La bataille de Mossoul »». Le texte précise même que l’intellectuel français bénéficie d’un véhicule sécurisé : «Très proche du président kurde, Massoud Barzani, BHL s’est rendu cette semaine sur la ligne de front contre Daech, dans un blindé, pour participer à une offensive avec les chefs militaires des peshmerga».

«Il ne voulait pas se faire piquer le scénario de son prochain navet…»

La description d’un BHL refusant de faire monter un journaliste en danger dans son blindé en pleine guerre n’a pas manqué de faire réagir de nombreux internautes.

Un utilisateur de Twitter a ainsi moqué le courage relatif de l’auteur de La Barbarie à visage humain

RT

 

Après la censure d’un film Palestinien, Cannes rajoute à la dernière minute… un film de BHL

Le film Peshmerga de Bernard-Henri Lévy (BHL) sera présenté hors compétition à Cannes le 20 mai en séance spéciale, a annoncé la direction du festival qui a décidé de l’ajouter à sa programmation. Un film pourtant tourné il y a à peine trois mois.

5739fc01c36188ab638b45c1.jpg

«Le Festival de Cannes a décidé d’ajouter à sa sélection officielle le film de Bernard-Henri Levy, Peshmerga», a annoncé le Festival de Cannes le 16 mai dans un communiqué de presse.

«Ce film, que nous venons de découvrir, se tient au plus près des combattants kurdes Peshmergas. Avec une équipe réduite, le réalisateur a remonté 1 000 kilomètres le long de la frontière irakienne, du sud au nord, filmant des situations de guerre, des paysages et des visages d’hommes et de femmes qui sont rarement donnés à voir», poursuit le communiqué.

Pour la troisième fois, BHL est donc invité en sélection officielle, après Bosna en 1994 et Le serment de Tobrouk en 2012.

RT

 

BHL appelle à la partition de l’Algérie en soutenant l’indépendance de la Kabylie

Après avoir appelé de ses vœux à l’avènement d’un printemps arabe en Algérie, Bernard Henri-Lévy a lancé à travers la revue La règle du jeu, un appel à soutenir la manifestation organisée à Paris par le MAK (Mouvement d’autonomie de la Kabylie). 

BHL-545bb_bhl-500x334-1

Sous le titre «Kabyles : un peuple sans reconnaissance en Algérie», le très controversé philosophe français a lancé un appel pour soutenir les organisateurs de la manifestation qui s’est tenue dimanche 17 avril à Paris en commémoration du 36e anniversaire du printemps berbère. Cet événement fait référence à la révolte identitaire qui avait secoué en 1980 la Kabylie, région montagneuse et frondeuse située à l’Est d’Alger.

«Des amis kabyles nous ont demandé de relayer l’appel du gouvernement provisoire kabyle à manifester à Paris ce dimanche 17 avril. Nous le faisons d’autant plus volontiers que les thèmes de la manifestation, tels qu’ils sont précisés dans le bref texte qu’ils nous ont adressé, nous paraissent légitimes», a-t-il précisé.

En outre, ce dernier affirme qu’il compte «revenir sur le combat que mènent les Kabyles, ce peuple sans Etat comme le sont les Kurdes, contre ce qu’ils nomment le colonialisme algérien». Une initiative qui a suscité un tollé sur Twitter où ses détracteurs ont été nombreux à lui rappeler les désastreuses conséquences de son interventionnisme en Libye.

Présidé par Ferhat Mehenni, le MAK est un mouvement politique non reconnu en Algérie exigeant l’instauration d’un Etat kabyle. Fondé en juin 2001 au milieu de la révolte de la population contre le pouvoir central d’Alger pendant le «printemps noir» de Kabylie, ce mouvement est loin de faire l’unanimité au sein même de la population de la région.

RT

Sang contaminé de Fabius, affaire DSK… Des « complots antisémites » selon BHL

Bernard-Henri Lévy a suscité une vive polémique en estimant ce samedi, sur le plateau de l’émission On n’est pas couché, que Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn, entre autres, ont été victimes de « crimes rituels » dans le cadre des affaires du sang contaminé et du Sofitel.

bernard-henri-levy-etait-invite-sur-le-plateau-d-on-n-est-pas-couche-pour-presenter-son-nouvel-ouvrage-l-esprit-judaisme_5515569.jpg

Un complotisme peut en cacher un autre. Invité d’On n’est pas couché samedi soir sur France 2, Bernard-Henri Lévy est venu présenter son dernier livre, L’esprit judaïsme. Un ouvrage qui a provoqué un vif échange entre Léa Salamé et l’écrivain. Selon lui, l’affaire du sang contaminé pour laquelle Laurent Fabius avait été poursuivi mais pas condamné dans les années 1990, et probablement celle du Sofitelpour Dominique Strauss-Kahn, ont été entachées d’antisémitisme, du fait d’une « longue tradition dans notre antisémitisme national, du crime rituel ».

 

Prenant appui sur une phrase de son ouvrage (« Cette France où je suis né et qui ne sacre un juif roi de l’époque ou roi du système que pour mieux le honnir et, quand elle peut, l’abattre », 45e minute de la vidéo ci-dessus), Léa Salamé interpelle Bernard-Henri Lévy sur sa vision de la France. Un point de vue dont s’explique l’auteur en prenant appui sur l’affaire du sang contaminé dans laquelle a été impliqué Laurent Fabius dans les années 1990. « La manière dont on a ressorti à l’époque pour l’ancien Premier ministre français une histoire de sang contaminé, c’est-à-dire de crime rituel, disait quelque chose, hélas, d’une tendance (antisémite, ndlr) dans notre pays » estime BHL.

« Une part d’antisémitisme » dans l’affaire DSK

Attaqué par Laurent Ruquier, qui lui reproche de voir de l’antisémitisme dans ce qui est, pour l’animateur, « un vrai scandale », Bernard-Henri Lévy persiste et signe. « Je crois toute de même que j’ai pointé là quelque chose », explique-t-il, ajoutant: « Il y a une longue tradition dans notre antisémitisme national du crime rituel ». Une argumentation qu’il applique également à Dominique Strauss-Kahn et l’affaire du Sofitel en 2011, lorsque Léa Salamé lui demande s’il s’agit, aussi, selon lui, d’un « complot antisémite ».

L’Express