Des migrants chrétiens irakiens obtiennent le statut de réfugié dans le Doubs

La famille de réfugiés chrétiens irakiens arrivée en à Mouthe en août dernier a obtenu le statut de réfugié. La vie reprend doucement quand à Mossoul, près de leur ville natale, les combats font rage.  

Capture d’écran 2016-11-04 à 16.10.25.png

La famille de réfugiés chrétiens originaires de Qaraqosh, la plus grande ville chretienne du pays qui se trouve à proximité de Mossoul, a fui Daech en 2014. C’est en août qu’elle est arrivée à Mouthe, avec l’aide du réseau associatif. L’OFPRA, Office français de protection des réfugiés et apatrides, qui instruit les dossiers de demandes d’asile vient de lui délivrer le statut de réfugié.

Ce matin, la petite fille de la famille est allée pour la première fois à l’école. Tandis qu’elle tente de se reconstruire à Mouthe, la famille (10 personnes) suit à la télévision les combats qui se déroulent actuellement à Mossoul et dans les autres villes. Elle a appris que la maison familiale sur place a été détruite, éloignant encore un peu plus l’espoir d’un retour en Irak.

France 3

Bloc identitaire, FN… Enquête sur ces mercenaires français qui font la guerre en Ukraine

proxy

C’est la plus importante fuite de documents émanant du « gouvernement » séparatiste pro-Russe de Donetsk. Des milliers de pages qui nous permettent de raconter le rôle des Français, combattants ou propagandistes, engagés dans le Donbass.

Mercredi 3 août – Le compte Twitter de Tatiana Egorova, membre du service de presse du gouvernement de l’autoproclamée République Populaire de Donetsk (DNR), publie un étrange message, taguant au passage les services de sécurité ukrainiens (SBU) :

« Moi, Egorova Tatiana S., employée du MGB [ministère de la Sécurité nationale, ndlr.] de la DNR, je ne peux plus mentir et je ne veux plus permettre à d’autres de le faire. »

Le tweet comporte un lien Dropbox qui sera désactivé quelques heures plus tard. Il renvoie vers 1.449 mails et 2.773 pièces jointes issus de la boîte mail de Tatiana Egorova, soit la plus importante fuite de documents émanant du « gouvernement » de ce territoire de l’Est de l’Ukraine où des séparatistes prorusses ont pris le pouvoir au printemps 2014, déclenchant une guerre toujours en cours. StreetPress a pu consulter ces documents et les a consciencieusement épluchés.

Une correspondance qui permet de comprendre en détail l’implication de Français pour la plupart liés aux différentes chapelles de l’extrême droite dans le conflit. Combattants « volontaires » passés par Troisième Voie ou le Bloc Identitaire, propagandistes en charge du fichage des journalistes qui couvrent le conflit, humanitaires très politisés, proches de Marine Le Pen, chercheur ou barbouzes, grâce à ces docs nous découvrons qu’ils sont plusieurs dizaines de Français à venir dans le Donbass, servir la cause de ce petit état auto-proclamé soutenu par le Kremlin.

Rien ne permet cependant de confirmer que cette collaboratrice du service de presse de la république séparatiste est à l’origine de la fuite. Christelle Néant, une Française qui collabore à ce service depuis Donetsk, affirme à StreetPress que Tatiana Egorova a conservé ses fonctions. Elle défend la thèse d’un piratage. Une hypothèse crédible, d’autant que le groupe de nationalistes ukrainiens Mirotvorets a déjà par le passé mis en ligne plusieurs documents volés, dans le but de s’attaquer aux journalistes ayant mis les pieds à Donetsk.

Au fil des mails, StreetPress a recensé 23 noms de Français partis prendre les armes aux côtés des séparatistes. Une liste non-exhaustive, car selon Christelle Néant, ils seraient entre 35 et 40 à s’être engagés depuis 2014. Ex-militants de Troisième voie, du Bloc Identitaire ou du Parti de la France, adeptes de la quenelle… Sur le front, presque toutes les chapelles de l’extrême droite française sont représentées.

Lire la suite sur Street Press

Une fuite d’e-mails révèle la présence de miliciens français d’extrême droite au Donbass

4476666_7_b990_des-francais-engages-aux-cotes-des_0ad918c35df933d7ec0c12dcb461ac62

La fuite de milliers d’e-mails d’une fonctionnaire de la République populaire de Donetsk, proclamée par les séparatistes pro-russes, démasque leur réseau de supporters français.

Le 3 août, un tweet rendait public le contenu de la messagerie électronique d’une certaine Tatiana Egorova, attachée au service de presse de l’autoproclamée République Populaire de Donetsk (DNR) – la zone tenue par les séparatistes pro-russes de l’est de l’Ukraine. Une mine de 1 400 e-mails et autant de pièces jointes, reçus durant l’année passée, que Ouest-France a pu consulter.

Cette fuite, dont l’origine reste inconnue, révèle d’innombrables informations sur l’administration séparatiste, des histoires d’amour, des complots, des conflits internes, une paranoïa générale due à la peur d’espions étrangers… Mais, surtout, une présence importante de Français sur place.

Depuis l’été dernier, Laurent B, un Bourguignon installé à Donetsk, était par exemple chargé d’espionner les journalistes français, et de refuser la venue de ceux qui ne respectaient pas les éléments de langage imposés. Il en a mis un grand nombre sur liste noire – dont nos correspondants.

De nombreux « intellectuels », chercheurs, écrivains, tous proches de l’extrême droite, sont également venus légitimer la république séparatiste. Figurent dans les e-mails, deux proches du député lepéniste Gilbert Collard : l’avocat Josy-Jean Bousquet venu débusquer « les crimes de guerre ukrainiens » et Jacques Clostermann, délégué national du FN, de passage à Donetsk en janvier.

Les données personnelles de Français venus combattre aux côtés des séparatistes pro-russes apparaissent également dans ces messages. Dont un Rouennais, néonazi et membre de l’Unité continentale, mouvement ultranationaliste implanté à Donetsk.

Comme beaucoup, après s’être battu des mois contre l’armée ukrainienne, ce Normand est rentré en France… comme un simple touriste.

Enfin, il y a cette lettre, dans laquelle Pascal Ellul, le président des jeunes de la Droite populaire, le courant des Républicains animé par le député Thierry Mariani, propose un « partenariat » aux séparatistes et écrit : « Nous serions ravis et surtout très honorés de pouvoir constater par nous-mêmes la réalité du terrain et pouvoir être des relais en France de ceux qui se battent pour la liberté. »

Ouest France

Une pétition réclame la restitution des têtes de résistants algériens, détenues par un musée

zaatcha

Les restes mortuaires de dizaines d’Algériens qui ont résisté à la colonisation française au 19ème siècle, morts au champ d’honneur, sont entreposés dans de vulgaires cartons, rangés dans des armoires métalliques, au Musée de l’Homme de Paris.

Ces restes, des crânes secs pour la plupart, datant du milieu di 19ème siècle, appartiennent à Mohamed Lamjad Ben Abdelmalek, dit Chérif « Boubaghla » (l’homme à la mule), au Cheikh Bouziane, le chef de la révolte des Zaatchas (région de Biskra en 1849), à Moussa El-Derkaoui et à Si Mokhtar Ben Kouider Al-Titraoui. La tête momifiée d’Aïssa Al-Hamadi, qui fut le lieutenant du Chérif Boubaghla, fait partie de cette découverte, de même que le moulage intégral de la tête de Mohamed Ben-Allel Ben Embarek, lieutenant de l’Émir Abdelkader.

Il faut que ces restes soient rapatriés en Algérie pour y recevoir une digne sépulture!

Palmyre, pétrole… le régime de Bachar el-Assad collabore avec Daesh

bachar_el-assad_daech petrole collabore syrie guerre etat islamique jihadistes

Ce mardi 3 mai, des documents dévoilés par la chaîne anglaise Sky News ont semblé confirmer les nombreux soupçons concernant une collaboration entre le régime de Damas et l’organisation Etat islamique (EI). Donnés aux journalistes de la chaîne par des soldats de Daech repentis, ces ordres manuscrits émanant du siège de l’EI attestent d’une série d’accords entre le régime de Bachar el-Assad et le groupe djihadiste.

La fausse libération de Palmyre

Selon les informations de Sky News, cette collaboration aurait été en grande partie militaire. L’Etat syrien aurait prévenu Daesh du lancement de certains offensives, permettant à ses forces d’évacuer les zones visées avant que l’armée syrienne ne les attaquent. De même, la libération de Palmyre par l’armée syrienne, appuyée par l’allié russe, serait loin d’être une victoire époustouflante et inespérée.

“Palmyre a été remise aux forces gouvernementales par l’Etat islamique dans le cadre d’une série d’accords de coopération remontant à plusieurs années”, assure Sky News. 

Forces pro-gouvernementales et djihadistes auraient convenu d’un arrangement pour échanger du pétrole contre de l’engrais chimique, que les combattants de l’EI utilisent pour fabriquer des armes. Selon les propos de l’un des déserteurs à Sky News, cet accord de commerce existe depuis des années.

Les Inrocks