Pape François : « Du populisme au nazisme, il n’y a qu’un pas »

Le chef de l’église catholique a fait part de ses inquiétudes quant à la montée de la droite en Europe. Il attend Trump au tournant.

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Le pape François a appelé dimanche à la patience avant de juger Donald Trump sur ses actes. Le Saint-Père avait déjà réagi vendredi à l’investiture du nouveau président américain en espérant que ses décisions soient guidées par des «valeurs spirituelles et éthiques».

«Je crois que nous devons attendre et voir ce qu’il fera. Nous ne pouvons pas être des prophètes du malheur», a déclaré dimanche le pape dans une interview accordée au quotidien espagnol El Pais. «Nous verrons comment il agit, ce qu’il fait et j’aurai alors une opinion. Mais avoir peur ou se réjouir à l’avance de quelque chose qui pourrait advenir est, à mon sens, plutôt mal avisé», ajoute-t-il.

Le chef de l’Eglise catholique met également les Européens en garde contre le populisme, leur enjoignant de ne pas reproduire les erreurs des années 1930 en se tournant vers de prétendus «sauveurs».

«Les crises provoquent des craintes, des alertes. Pour moi, l’exemple le plus typique du populisme européen, c’est l’Allemagne en 1933. Un peuple submergé dans une crise qui a cherché son identité jusqu’à ce que ce dirigeant charismatique (Hitler) se présente et promette de lui rendre son identité, mais qui lui a rendu une identité pervertie et nous savons tous ce qui s’est passé», résume-t-il.

«Hitler n’a pas volé le pouvoir, son peuple a voté pour lui puis il a détruit son peuple. C’est le risque», a encore ajouté le pape.

Laïcité : la ville de Nice emmenera les victimes de l’attentat 14juillet rencontrer le pape

La ville de Nice a déclaré jeudi qu’elle emmènerait les victimes de l’attentat du 14 juillet rencontrer le pape François au Vatican pour une audience privée prévue le 24 septembre prochain. 

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Une conseillère de François Hollande se voile pour pouvoir rencontrer le Pape

François Hollande a-t-il voulu envoyer un signe ostentatoire en direction de l’électorat catholique conservateur encore contrarié par l’instauration du « mariage pour tous »? En marge de sa rencontre avec le pape Francois mercredi 17 août, le président français lui a présenté les quatre membres composant sa délégation: Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur et des cultes et trois membres de son cabinet élyséen.

En France les JT de 20 heures ne se sont guère attardés sur cette séquence. Mais au même moment en Italie, le journal de la Rai Uno a présenté des images que l’on croyait pourtant révolues: la seule femme de la délégation française, Claudine Ripert-Landler, conseillère de François Hollande en « communication, stratégie et international », s’est présentée devant le pape en portant… un foulard noir sur sa tête.

Un couvre-chef nommé « mantille ». Le quotidien belge Le Soir qui expliquait en mars 2015 à ses lecteurs « pourquoi la reine Mathilde portait un voile [blanc] devant le pape François » précisait que « pour les autres femmes devant se présenter devant le pape, une mantille noire est traditionnellement requise. Cette règle n’est cependant plus aussi suivie qu’avant ». Car si malgré la révision du droit canonique en 1983 le service protocolaire du Saint-Siège préconise toujours aux visiteuses du pape le port de la mantille, de fait, cette recommandation n’est plus une obligation.

Application stricte d’une règle protocolaire, comme l’assure l’Elysée, ou marque ostensible de respect à la fonction papale, la tenue vestimentaire imposée à la conseillère de François Hollande symbolise également un sacré retour en arrière.

Huffington Post

Islam : la France exagère avec la laïcité selon le pape François

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Le pape François a accordé une interview au journal La Croix du lundi 16 mai. Parmi les sujets évoqués, des paroles fortes ont été prononcées à propos de la laïcité à la française : « La petite critique que j’adresserais à la France à cet égard est d’exagérer la laïcité. La France devrait faire un pas en avant à ce sujet pour accepter que l’ouverture à la transcendance soit un droit pour tous. »

Le pape estime que « si une femme musulmane veut porter le voile, elle doit pouvoir le faire ». 

Le souverain pontife a fait également part de ses craintes concernant le repli identitaire en Europe. « Quand j’entends parler des racines chrétiennes de l’Europe, j’en redoute parfois la tonalité, qui peut être triomphaliste ou vengeresse. Cela devient alors du colonialisme », fait-il savoir. Selon lui, les racines de l’Europe sont plurielles.

Saphir News

Le pape François parle « d’invasion arabe » en Europe

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Un entretien à bâtons rompus. Invité au Vatican avec « une délégation d’acteurs du christianisme social », le directeur de la rédaction de l’hebdomadaire catholique La Vie a pu rencontrer le pape François. Ce journaliste, Jean-Pierre Denis, relate dans un article publié ce mercredi 2 mars les réflexions du souverain pontife sur des sujets tels que l’Europe, la laïcité ou la mondialisation.

S’exprimant devant des catholiques français plutôt marqués à gauche, dont des députés, le pape a tenu des propos « ni verrouillés par un service de communication, ni formulés en langue de bois », assure Jean-Pierre Denis. Effectivement, on retrouve dans ce compte-rendu une franchise qui a de quoi surprendre, notamment lorsqu’il affirme que l’Europe est touchée par une « invasion arabe ». « C’est un fait social », selon le pape.

Huffington Post

Le Pape : « l’Occident doit faire son autocritique sur la Libye, sur le printemps arabe et sur l’Irak »

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« La Russie peut donner beaucoup » pour la paix mondiale, affirme le pape François dans une interview au quotidien italien Corriere della Sera, publiée lundi, évoquant même certaines « convergences » entre le Saint-Siège et Moscou sur les conflits dans le monde arabe.

Interrogé par le quotidien sur les raisons qui l’ont amené à vouloir rencontrer vendredi prochain à La Havane le patriarche russe orthodoxe Kirill, le pape souligne l’importance de parler avec les Russes pour la paix mondiale et énonce le principe de base de sa diplomatie: « Il faut construire des ponts. Pas à pas. Jusqu’à à réussir à serrer la main de celui qui est de l’autre côté ».

« L’Occident doit faire son autocritique » sur la Libye, ajoute encore le pape. « Sur le printemps arabe et sur l’Irak, on pouvait se représenter auparavant ce qui allait se passer. Et en partie il y a eu une convergence d’analyses entre le Saint-Siège et la Russie. En partie… Car il ne faut pas exagérer: la Russie a ses propres intérêts« , remarque-t-il.

Si l’on « pense à la Libye avant et après l’intervention militaire contre le régime du colonel Mouammar Kadhafi, « il n’y en avait qu’une, désormais il y en a cinquante! », ajoute le pontife argentin.

Sputnik News