Laïcité : la ville de Nice emmenera les victimes de l’attentat 14juillet rencontrer le pape

La ville de Nice a déclaré jeudi qu’elle emmènerait les victimes de l’attentat du 14 juillet rencontrer le pape François au Vatican pour une audience privée prévue le 24 septembre prochain. 

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L’arrêté anti-burkini de Nice suspendu pour abus de pouvoir par le tribunal

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L’arrêté anti-burkini qui était maintenu à Nice malgré l’avis du Conseil d’Etat a été suspendu à son tour jeudi par le tribunal administratif de la ville, estimant qu’il constituait un abus de pouvoir en l’absence de risques avérés de troubles à l’ordre public. « En l’absence de tels risques, l’émotion et les inquiétudes résultant des attentats terroristes, et notamment de celui commis à Nice le 14 juillet dernier, ne suffisent pas à justifier légalement la mesure d’interdiction contestée », ont estimé les juges administratifs.

« Le maire ne pouvait, sans excéder ses pouvoirs de police, édicter des dispositions qui interdisent l’accès à la plage et la baignade alors qu’elles ne reposent ni sur des risques avérés de troubles à l’ordre public ni, par ailleurs, sur des atteintes établies à l’hygiène, à la décence ou à la sécurité de la baignade », ont-ils aussi ajouté.

Paris Match

Nice: une femme portant un bandeau verbalisée et contrainte de se déshabiller par la police

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Attentat de Nice : La justice demande à la mairie de détruire 24 heures d’images

Une réquisition judiciaire urgente a été envoyée au centre de supervision urbain de Nice mercredi 20 juillet. Le parquet de Paris évoque un souci «d’éviter la diffusion non contrôlée de ces images».

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Panique et incompréhension à la mairie de Nice. Mercredi à 11 heures, la sous-direction antiterroriste (SDAT) a envoyé aux agents qui gèrent la vidéosurveillance de la ville une réquisition citant les articles 53 et L706-24 du code de procédure pénale et de l’article R642-1 du Code pénal leur demandant l’effacement «complet» de 24 heures d’images provenant de six caméras nommées et numérotées, mais aussi de toutes les scènes depuis le début de l’attentat ayant eu lieu sur la promenade des Anglais, dans la nuit du 14 juillet.

De quoi mettre en état de sidération les agents du centre de supervision urbain de Nice. «C’est la première fois que l’on nous demande de détruire des preuves, précise une source proche du dossier. Le centre de vidéosurveillance et la ville de Nice pourraient être poursuivis pour cela et d’ailleurs les agents en charge du dispositif n’ont pas compétence pour se livrer à de telles opérations».

La demande paraît d’autant plus étonnante que la SDAT a envoyé depuis vendredi dernier des serveurs afin de récupérer les 30.000 heures de vidéosurveillance liées aux événements. Une opération de sauvegarde qui va s’étendre encore sur plusieurs jours. «Nous ne savons pas si donner un ordre de destruction alors que nous sommes en pleine sauvegarde ne va pas mettre en rideau tout le système», s’inquiète-t-on dans l’entourage du dossier.

Contacté par Le Figaro, le parquet de Paris a confirmé l’information et précisé: «cela a été fait dans ce cas précis pour éviter la diffusion non contrôlée et non maîtrisée de ces images». Du côté de la police nationale, on rappelle que «sur les mille caméras installées à Nice, 140 présentaient des éléments d’enquête intéressants.

La police judiciaire a récupéré 100% des vidéos de ces dernières. La PJ et le parquet ont donc demandé d’effacer les images de ces 140 caméras afin d’éviter l’utilisation malveillante de ces dernières par souci de la dignité des victimes et pour éviter la reprise de ces images par les sites internet djihadistes à des fins de propagande». Enfin, à la chancellerie, on précise que la demande d’un effacement «complet» s’explique par l’impossibilité de procéder à des destructions partielles sur ce type de matériel.

Images partagées par plusieurs services

Le lendemain du drame tragique de la promenade des Anglais, des officiers de police judiciaire étaient venus faire une première recension des caméras en prise directe avec l’événement. Cela a donné lieu à un premier rapport envoyé au ministère de l’Intérieur. Étrangement, ce serait ces mêmes caméras qui sont visées par la réquisition de la SDAT.

Dès samedi, l’Élysée avait demandé copie des images de l’attentat. Une autorisation accordée par le parquet de Paris. «Ce n’est pas choquant que le président de la République ait voulu visionner l’attentat. Faudra-t-il demander à l’Élysée de restituer le CD qui lui est parvenu?», s’interroge un bon connaisseur du dossier. En tout état de cause, ces vidéos sont partagées par plusieurs services concomitamment à savoir ceux de la Police et de la gendarmerie nationales, de la police judiciaire et des pompiers.

Le Figaro

Ma mère musulmane a été tuée à Nice. Un passant m’a dit « Tant mieux, ça fait un en moins »

Jeudi 14 juillet, Fatima Charrihi était sur la Promenade des Anglais pour admirer les feux d’artifice. Cette Marocaine de 60 ans fait partie des 84 victimes qui ont péri dans l’attaque au camion conduit par Mohamed Lahouiaiej Bouhlel à Nice. Hanane, sa fille, était en banlieue parisienne quand elle a appris la nouvelle. Aujourd’hui, la jeune femme de confession musulmane souhaite rendre hommage à sa mère.

Ma mère était une femme aimante, dévouée, dotée d’une grande gentillesse. C’était aussi une croyante, une vraie. Elle portait le foulard et pratiquait un islam juste. C’est elle qui nous a transmis les vraies valeurs de la religion musulmane.

Avec mes six frères et sœurs, elle a toujours veillé sur nous. Installée à Nice depuis 1983, elle n’a jamais cessé de travailler avec acharnement.

Ma maman était une femme extraordinaire, comme toutes les mamans. Je lui vouais une admiration sans faille.

Jeudi 14 juillet, ma mère est morte parce qu’un fou a décidé de s’en prendre à des innocents, au nom d’un islam qui n’en est pas un.

Aujourd’hui, je ne trouve pas les mots pour exprimer ma peine, mais aussi ma colère.

 

Maman a été la première victime déclarée morte de l’attentat de ce 14-juillet.

 

J’aurais voulu la toucher, l’embrasser, mais ça m’a été interdit.

« Tant mieux, ça fait un en moins »

Aujourd’hui, j’aimerais que tout le monde veille à ne pas faire d’amalgames : ce terroriste n’était pas un musulman. Ma mère, elle, l’était.

Lundi, sur la Promenade des Anglais, j’ai ressenti avec ma famille le besoin de venir déposer des fleurs en hommage à ma mère. Sur le chemin, nous avons été alpagués par un homme qui nous a dit :

« On ne veut plus de vous chez nous. »

Ça m’a fait de la peine, mais j’ai préféré ne pas réagir. Plus tard, un homme assis à la terrasse nous a balancé :

« Maintenant, vous sortez en meute. »

Cette fois-ci, je n’ai pas pu m’empêcher de lui dire que nous étions en deuil, que notre mère faisait partie des victimes. Il nous a rétorqué :

« Tant mieux, ça fait un en moins. »

Je me suis mise à trembler de tous mes membres, mais j’ai réussi à garder mon sang-froid. Ma sœur a commencé à lui crier dessus. Lui s’est levé et nous a menacé de nous frapper. Nous sommes partis en vitesse.

Le FN me donne envie de vomir

C’est terrible de voir ce type de réactions alors que personne parmi les familles des victimes ne s’est permis de nous tenir ce genre de propos.

Je respecte tout le monde, peu importe leurs origines ou leurs religions. Jamais je ne me permettrais de telles remarques.

C’est aux politiciens de réagir. Quand je vois les messages du FN se félicitant de l’afflux d’adhésion après les attentats, j’ai envie de vomir. Ce sont eux qui créent les amalgames, ce sont eux qui nous divisent.

Moi, je n’aspire qu’à une seule chose : qu’on me laisse tranquille, qu’on me laisse faire mon deuil.

L’Obs

Feu d’artifice à Nice : Israel Zamon avait alerté son fils qu’un attentat allait avoir lieu

Un homme a révélé qu’il a pris une décision de dernière minute de ne pas assister aux feux d’artifice du 14juillet  jeudi à Nice après que son père ait prédit qu’il y aurait une attaque terroriste cette nuit la.

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Damien Zamon, 25 ans, qui vit à Nice, a dit qu’il avait l’intention de regarder les feux d’artifice jusqu’à ce que son père, Israël, lui signifie qu’il n’y avait pas eu d’attentat pendant l’Euro 2016.

Son père a prédit que les célébrations du 14 juillet à Nice seraient ciblés par un attentat terroriste et a supplié son fils de ne pas y aller. « Il m’a dit de ne pas aller parce qu’il n’y avait pas de « boom » au cours de l’Euro 2016 « , at-il dit au Telegraph.

«Il m’a dit que ça sera ce soir.» «Je ne suis pas allé à cause de son avertissement. Au lieu de cela, je suis resté à la maison.

« Quand il a parlé à son père, il lui a demandé comment il savait. »

Je lui ai demandé: «Comment as-tu fait ça, as-tu des pouvoirs, comment tu le savais? »

The Telegraph

«Retournez d’où vous êtes née, Foutez le camp» une femme victime d’agression raciste #Nice

Une jeune femme a été agressée verbalement à Nice quelques minutes après l’hommage rendu aux victimes de l’attentat du 14 juillet. « Retournez d’où vous êtes née », lui a lancé un homme.

Un répit de courte durée. Une marée humaine a envahi la promenade des Anglais, à Nice, pour une minute de silence en hommage aux victimes de l’attentat du 14 juilletoù 84 personnes ont été tuées.

Signe de l’émotion mêlée à la tension qui régnait, plusieurs personnes se sont invectivées quelques minutes après ce recueillement. Cette vidéo montre très clairement un homme portant un chapeau de paille agresser verbalement une passante.

« Retournez d’où vous êtes née », lui lance-t-il. La jeune femme lui rétorque qu’elle est « née en France ». « Vous êtes une horreur pour la France », continue alors l’homme, assumant son racisme. « Foutez le camp », ajoute une autre femme, « cela ne vous donne aucun droit », renchérit un autre homme.

« Où je vais? Mon pays c’est la France (…) Bande de racistes« , leur répond la jeune femme, dont plusieurs personnes ont pris la défense. Un policier est finalement intervenu pour calmer le jeu.

L’Express

Habitué a inscrire des tags racistes et antisémites sur son habitation, un retraité récidive

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C’est l’histoire d’un retraité qui tague les murs de sa propre maison. Des tags provocants, qui flirtent avec le racisme. En témoigne le dernier en date, de ce week-end : « Salade niçoise, écrasé à la tunisienne », en référence à l’attentat qui a fait 84 morts à Nice le soir du 14 juillet.

La propriété est située rue du Marais, un petit chemin tranquille apprécié des touristes et des clients du salon de thé Tea Together, installé juste à côté. Nick et Judith Gifford, qui tiennent l’établissement, n’en peuvent plus : «  C’est un viol mental, on en a assez de se voir imposer ce genre de choses, ça dépasse largement la liberté d’expression, s’offusque Judith. Pour nos clients c’est embêtant, on leur vante les charmes du village et voilà sur quoi ils tombent.  »

Selon plusieurs témoignages, la rupture avec son ex-compagne, de confession juive, aurait révélé au grand jour ses opinions haineuses. Depuis, l’homme accumule les provocations, allant même jusqu’à passer à fond des chants nazis de la Wehrmacht dans son véhicule.

Et ces tags ne sont pas nouveaux. Marie-Odile Fargier, qui réside au village depuis 40 ans, avait déjà porté plainte en 2014 : «  I l y avait des injures antisémites à mon sens sur son mur, même si c’était simplement sous-entendu. Quand je le lui ai fait remarquer, il m’a insultée, toujours sur fond antisémite.  »

Nord Éclair

Attentat de Nice : Le tueur lié à Daesh était bisexuel


Il disait « Les Arabes j’aime pas trop parce qu’ils salissent notre image. La religion, il s’en foutait. »

Antony, 30 ans, chauffeur-livreur à Mulhouse, a connu Mohamed Lahouaiej-Bouhlel à Nice entre 2012 et 2015. 

« Il buvait de l’alcool »

Lorsqu’Antony rencontre pour la première fois Mohamed, ce dernier lui conseille de passer son permis poids lourd pour devenir chauffeur-livreur comme lui. « C’était quelqu’un de gentil, d’assez réservé, serviable », se souvient le Mulhousien qui insiste : « Il buvait de l’alcool, il disait ‘Les Arabes j’aime pas trop parce qu’ils salissent notre image’. La religion, il s’en foutait. »

 L’Alsace


Attentat de Nice: Mohamed Lahouaiej Bouhlel buvait de l’alcool, mangeait du porc, prenait de la drogue et frappait sa femme

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Photo de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel prise l’été 2015 chez un ami à Nice.

 L’auteur de la tuerie de Nice avait fait une dépression au début des années 2000 et ne s’occupait pas des questions de religion, a affirmé son père en Tunisie.

Sud Info


L’auteur de l’attentat de Nice «peu religieux, ne prie pas, et pratique la salsa»

Un homme a foncé, avec un poids lourd de location, sur la foule à Nice jeudi soir après le feu d’artifice. Le dernier bilan fait état de 84 morts et d’une cinquantaine de blessés en urgence absolue. Le conducteur, dont une pièce d’identité a été trouvée sur place, un chauffeur-livreur de 31 ans, de nationalité tunisienne, du nom de Mohamed Lahouji Bouhlel, « inconnu des services de renseignement ». 

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Le conducteur du camion qui a foncé sur la foule niçoise ce jeudi soir était connu des services de police mais essentiellement pour des faits de droit commun. Il s’agit d’affaires assez mineures de violences, notamment conjugales. L’homme n’est pas fiché S pour radicalisme et n’est pas connu pour des faits en lien avec le terrorisme.

Selon le procureur de la République de Paris, François Mollins, l’homme était connu des services de police et justice, pour des faits de menaces, violences, vols et dégradations commis entre 2010 et 2016. Il avait été condamné le 24 mars 2016 par le tribunal correctionnel de Nice à une peine de 6 mois d’emprisonnement avec sursis pour des faits de violences volontaires avec arme commis en janvier 2016.

Une des envoyés spéciaux de France Info à Nice, Mathilde Lemaire, s’est rendue sur les lieux d’une des opérations de police menées vendredi matin dans un quartier au nord de Nice. Les policiers ont perquisitionné le domicile d’un homme de 31 ans, du nom de Mohamed Lahouji Bouhlel, qui serait le conducteur du camion de l’attentat sur la promenade des Anglais.

Un « homme peu religieux, ne priant pas, n’allant pas à la mosquée, aimant la salsa et les jolies filles »

Selon un de ses voisins rencontrés par France Info et qui le connaissait bien pour être originaire du même village en Tunisie, le conducteur présumé était « un homme assez ordinaire, arrivé de Tunisie il y a quelques années de la région de Sousse ». « Il était chauffeur livreur et venait d’obtenir depuis moins d’un an son permis poids lourd ».

Les autres voisins de cet homme ont eux dit à la journaliste de France Info sur place que « c’était un homme peu religieux, ne priant pas, n’allant pas à la mosquée, aimant la salsa et les gonzesses » et que « le mois dernier il avait commencé le ramadan mais ne l’avait pas terminé ».

« Il joue de la salsa, fait de la musculation et fréquente des gonzesses… Pour moi, il a pété les plombs » raconte ce voisin de l’auteur présumé de l’attentat de Nice.

Ils ont décrit aussi « un homme seul et en rupture avec ses proches, notamment fâché avec sa famille en Tunisie où il n’était pas retourné depuis des années ». Les personnes rencontrées par France Info ont aussi indiqué qu’il était « récemment divorcé ou en instance de divorce » et « avait pris un appartement distinct de celui de sa compagne et de ses trois enfants« .

France Tv Info

Attentat de Nice : « une dizaine de familles musulmanes en deuil »

Après avoir perdu sa femme, un tunisien apprend la mort de son enfant de 4 ans

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L’espoir s’éteint pour le petit Killian. Il était recherché par son père depuis l’attentat

Le petit Killian, 4 ans, figure parmi les victimes du camion fou du 14-Juillet.

Pressentie par les témoins présents à la sortie de l’hôpital Pasteur 2 ce samedi, l’effroyable nouvelle nous a été confirmée par les proches de la famille.

Dévoré par l’angoisse après 36 heures de recherches infructueuses, Tahar, 39 ans, déjà éprouvé par la mort de sa femme Olfa sur la Prom’, a parcouru les hôpitaux depuis la tragédie. Sans succès.

Alors, ce samedi matin, Tahar a tenté de forcer les grilles de l’hôpital dans l’espoir de retrouver son fils. « Trois psychologues nous ont reçus », témoigne Hamadi, ami intime de Tahar. « A nos questions, elles n’ont rien répondu. Mais elles nous ont fait comprendre, par des signes de tête, que c’était fini. »

Fou de douleur, Tahar a laissé exploser sa colère à la sortie de l’hôpital, à 11h30, devant les nombreux journalistes présents.

« Il ne veut voir personne. Il est anéanti. Avec Killian, ils avaient un rapport fusionnel », témoignent Hamadi et ses filles. Selon ces proches, les démarches sont en cours afin de rapatrier les corps d’Olfa et Killian en Tunisie, leur pays d’origine.

Nice Matin


Mohamed, Olfa, Bilel : 3 victimes tunisiennes dans la tuerie de Nice

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Le nombre de victimes tunisiennes de l’attentat de Nice, qui a eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi faisant 84 victimes et une centaine de blessés, a augmenté pour atteindre le nombre de trois.

Contacté par le HuffPost Tunisie, l’ambassadeur de Tunisie en France, Mohamed Ali Chihi a déclaré que l’attentat de Nice aurait fait trois victimes tunisiennes à savoir Mohammed Ben Abdelkader Toukabri, Bilel Labbaoui et Olfa Khalfallah

Interrogé sur l’origine tunisienne de l’auteur de l’attentat, l’ambassadeur a refusé de donner plus d’ informations expliquant qu’il n’y avait ‘rien d’officiel pour l’instant’.

Huffington Post


Un père tunisien ayant perdu sa femme durant les attentats recherche activement son fils


Le conducteur du poids-lourd n’a fait aucun tri lorsqu’il a foncé dans la foule rassemblée par milliers sur la Promenade des Anglais pour assister aux feux d’artifice du 14-Juillet. Ce moment festif s’est achevé sur un carnage qui a fait au moins 84 morts de tous âges, de toutes origines et de toutes confessions. 

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Au moins « une dizaine de familles musulmanes sont endeuillées » par la mort d’un proche, rapporte auprès de Saphirnews Boubekeur Bekri, vice-président du Conseil régional du culte musulman (CRCM) Provence-Alpes Côte d’Azur. Celui qui est aussi recteur de la mosquée Al Forqane à Nice a même authentifié au moins « cinq décès »au sein de la communauté musulmane locale. Dans ce triste bilan, confie-t-il la voix fébrile, une femme a perdu son mari, sa sœur et son enfant, fauchés par le camion fou… La première victime de l’attaque serait par ailleurs musulmane : une mère de sept enfants qui « portait le voile, pratiquait un islam du juste milieu. Un vrai islam », a témoigné auprès de L’Express son fils.

Au lendemain de l’attaque, Boubekeur Bekri s’attend à prendre connaissance de davantage de familles musulmanes touchées par le drame à l’heure du grand rassemblement hebdomadaire de la prière du vendredi. « Dès qu’on a appris la nouvelle vers minuit, une délégation d’imams s’est rendue au Centre universitaire méditerranéen (CUM, où sont installés le QG de crise et une cellule psychologique, ndlr) pour réconforter les familles qui ont frappées par cette tragédie. Nous nous sommes rendus disponibles aux autorités », nous fait-il part.

Des prières de l’absent organisées

Avec le Rassemblement des imams des Alpes-Martimes (RIAM)* constitué à la fin du mois du Ramadan et qui compte la plupart des responsables cultuels de Nice, il a d’ores et déjà été décidé que « les prêches du vendredi soient dédiés à cette catastrophe, suivies de la prière de l’absent » en faveur des victimes.

« Nous avons aussi décidé de lancer pendant la prière du vendredi un appel à se rassembler demain matin (samedi) devant l’Etablissement français du sang (EFS) pour faire le don du sang », déclare le recteur, qui prévoit « un contrôle de sécurité plus important » aux abords des mosquées de la région.

A l’heure où fleurissent, comme à chaque attentat, des messages de haine à l’encontre des musulmans sur la Toile, « il faut faire preuve de solidarité nationale parce que nous en avons tous besoin, musulmans ou pas, dans ces moments tragiques qui peuvent être malencontreusement exploités », lance-t-il.

*Le RIAM, qui rassemble le CRCM PACA et l’Union des Alpes-Maritimes (UMAM), a été constitué dans l’objectif de coordonner les activités des imams de la région et de construire un discours unifié sur les grands défis qui traversent la société et les musulmans.

Attentat de Nice : : Elle s’appelait Fatima, « Ma mère est morte dans l’attentat »

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Hamza, 28 ans, a perdu sa mère le soir du 14 juillet dans l’attentat de Nice. « Ce que je peux dire, c’est qu’elle portait le voile, pratiquait un islam du juste milieu. Un vrai islam. Ce n’est pas celui des terroristes. »

Hamza, 28 ans et son père sortent du CUM, le centre universitaire méditerranéen de Nice, transformé en refuge pour les proches des victimes. Le bâtiment, donnant sur la promenade des Anglais, est protégé par la police nationale.

Les yeux rougis, une couverture de survie sur le dos, Hamza accepte d’évoquer le souvenir de sa mère, Fatima Charrihi décédée quelques heures plus tôt.  

Le camion faisait voler les gens « comme des chiffons »

« C’était la première victime. Il n’y avait pas d’autres cadavres avant elle… » Digne, le jeune homme tient à honorer la mémoire de cette Niçoise, mère de sept enfants.

Lors du drame, Ahmed, son mari était à une cinquantaine de mètres, à hauteur du grand hôpital de Lenval. « J’étais devant pour récupérer la voiture », souffle l’homme, sous le choc en évoquant ce camion qui faisait voler les gens « comme des chiffons » et a réduit « les bancs en miettes. » « Elle était avec ses neveux et nièces. Mon frère a essayé de la ranimer. Mais elle est décédée sur le coup nous ont dit les médecins« , raconte Hamza.

L’Express

Attentat à Nice : 84 morts, l’Etat d’urgence prolongé pour 3 mois

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Peu après 22h30 jeudi soir, un camion a foncé sur près de deux kilomètres dans la foule amassée sur la Promenade des Anglais à Nice, en pleines festivités du 14 juillet. Le chauffeur, identifié comme un Franco-tunisien de 31 ans, aurait également tiré sur la foule avant d’être abattu après des échanges de tirs avec les forces de l’ordre. L’attentat a fait au moins 84 morts et 18 blessés en urgence absolue.

L’attaque n’a pas encore été revendiquée. Selon l’AFP, le camion aurait été loué « il y a quelques jours ». Le parquet national antiterroriste a été saisi.

François Hollande, dans une allocution télévisée, a expliqué que « cette attaque dont le caractère terroriste ne peut être nié est encore une fois d’une violence absolue ». Le président a également annoncé la prolongation de l’Etat d’urgence pour 3 mois, le maintien de l’opération Sentinelle (10.000 militaires déployés sur le territoire national) et l’appel à la Réserve opérationnelle composée de volontaires et d’anciens militaires pouvant apporter un renfort temporaire. Un deuil national de 3 jours est décrété du 16 au 18 juillet.

La Tribune

Mosquée à Nice: le Conseil d’Etat ordonne au maire d’autoriser l’ouverture

Le Conseil d’Etat a confirmé une ordonnance du juge des référés du tribunal administratif début juin. Et ordonne l’ouverture de la mosquée de Nice financée par l’Arabie Saoudite.

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Christian Estrosi, l’ancien maire de Nice, n’en voulait pas. Mais le Conseil d’Etat a confirmé ce jeudi dans un communiqué l’injonction faite à l’édile d’ouvrir la mosquée située à l’ouest de Nice. Une décision qui confirme celle l’ordonnance du juge des référés du tribunal administratif début juin. Et permet « au juge d’ordonner, dans un délai de quarante-huit heures, toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une administration aurait porté (…) une atteinte grave ». 

« Atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de culte »

Le Conseil d’Etat a estimé que « les lieux de prières existants ne permettent pas aux fidèles du culte musulman d’exercer leur culte dans des conditions normales de dignité et de sécurité », ajoutant que cette situation est « aggravée en période de Ramadan« .

La plus haute juridiction administrative affirme également que le refus de Christian Estrosi porte « une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de culte », ajoutant que l’ancien maire « ne peut légalement se fonder que sur des motifs de sécurité pour refuser une autorisation ».  

Ce projet de mosquée a été initié en 2002 par l’ancien édile de droite, Jacques Peyrat. Le propriétaire du bâtiment est le ministre saoudien des Affaires islamiques Cheikh Saleh ben Abdel Aziz Al-Cheikh. Mais depuis le début de l’affaire, Christian Estrosi estime qu' »aucune autorisation n’a été accordée à ce lieu de culte ».

En avril, il avait par ailleurs exigé que la mosquée « ne dépende en aucune façon d’une influence étrangère » et « que sa gouvernance s’inscrive clairement dans le cadre de la loi de 1905, en y associant la collégialité représentative du culte musulman à Nice et dans le département ».  

L’Express

Erreur judiciaire: le footballeur Yann Nsaku qui a passé 9 mois en prison pour terrorisme, innocenté

Yann Nsaku

C’EST L’UN des deux mis en examen à avoir bénéficié d’un non lieu. Ancien footballeur émérite passé par le centre de formation de l’AS Cannes, Yann Nsaku a passé neuf mois en détention provisoire.

Ce jeune converti de 22 ans aux convictions religieuses affirmées fréquentait de nombreux membres de la cellule. Mais tout au long de l’enquête, il n’a eu de cesse de nier son implication dans une quelconque entreprise terroriste.

Les enquêteurs l’ont longtemps suspecté d’avoir participé à l’attentat de l’épicerie juive de Sarcelles. Une mise en cause notamment due à l’erreur d’un expert qui avait utilisé comme photographie de référence celle d’un footballeur… ne lui correspondant pas !

Estimant qu’aucune charge ne pesait contre lui, le juge d’instruction en a tiré les conséquences en prononçant un non-lieu. « C’est une étape importante qui confirme son innocence et marque le début d’un processus de réparation », notent ses avocats, Mes Matthieu Chirez et John Bastardi-Daumont.

Parisien