Laïcité : la ville de Nice emmenera les victimes de l’attentat 14juillet rencontrer le pape

La ville de Nice a déclaré jeudi qu’elle emmènerait les victimes de l’attentat du 14 juillet rencontrer le pape François au Vatican pour une audience privée prévue le 24 septembre prochain. 

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L’arrêté anti-burkini de Nice suspendu pour abus de pouvoir par le tribunal

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L’arrêté anti-burkini qui était maintenu à Nice malgré l’avis du Conseil d’Etat a été suspendu à son tour jeudi par le tribunal administratif de la ville, estimant qu’il constituait un abus de pouvoir en l’absence de risques avérés de troubles à l’ordre public. « En l’absence de tels risques, l’émotion et les inquiétudes résultant des attentats terroristes, et notamment de celui commis à Nice le 14 juillet dernier, ne suffisent pas à justifier légalement la mesure d’interdiction contestée », ont estimé les juges administratifs.

« Le maire ne pouvait, sans excéder ses pouvoirs de police, édicter des dispositions qui interdisent l’accès à la plage et la baignade alors qu’elles ne reposent ni sur des risques avérés de troubles à l’ordre public ni, par ailleurs, sur des atteintes établies à l’hygiène, à la décence ou à la sécurité de la baignade », ont-ils aussi ajouté.

Paris Match

Nice: une femme portant un bandeau verbalisée et contrainte de se déshabiller par la police

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Attentat de Nice : La justice demande à la mairie de détruire 24 heures d’images

Une réquisition judiciaire urgente a été envoyée au centre de supervision urbain de Nice mercredi 20 juillet. Le parquet de Paris évoque un souci «d’éviter la diffusion non contrôlée de ces images».

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Panique et incompréhension à la mairie de Nice. Mercredi à 11 heures, la sous-direction antiterroriste (SDAT) a envoyé aux agents qui gèrent la vidéosurveillance de la ville une réquisition citant les articles 53 et L706-24 du code de procédure pénale et de l’article R642-1 du Code pénal leur demandant l’effacement «complet» de 24 heures d’images provenant de six caméras nommées et numérotées, mais aussi de toutes les scènes depuis le début de l’attentat ayant eu lieu sur la promenade des Anglais, dans la nuit du 14 juillet.

De quoi mettre en état de sidération les agents du centre de supervision urbain de Nice. «C’est la première fois que l’on nous demande de détruire des preuves, précise une source proche du dossier. Le centre de vidéosurveillance et la ville de Nice pourraient être poursuivis pour cela et d’ailleurs les agents en charge du dispositif n’ont pas compétence pour se livrer à de telles opérations».

La demande paraît d’autant plus étonnante que la SDAT a envoyé depuis vendredi dernier des serveurs afin de récupérer les 30.000 heures de vidéosurveillance liées aux événements. Une opération de sauvegarde qui va s’étendre encore sur plusieurs jours. «Nous ne savons pas si donner un ordre de destruction alors que nous sommes en pleine sauvegarde ne va pas mettre en rideau tout le système», s’inquiète-t-on dans l’entourage du dossier.

Contacté par Le Figaro, le parquet de Paris a confirmé l’information et précisé: «cela a été fait dans ce cas précis pour éviter la diffusion non contrôlée et non maîtrisée de ces images». Du côté de la police nationale, on rappelle que «sur les mille caméras installées à Nice, 140 présentaient des éléments d’enquête intéressants.

La police judiciaire a récupéré 100% des vidéos de ces dernières. La PJ et le parquet ont donc demandé d’effacer les images de ces 140 caméras afin d’éviter l’utilisation malveillante de ces dernières par souci de la dignité des victimes et pour éviter la reprise de ces images par les sites internet djihadistes à des fins de propagande». Enfin, à la chancellerie, on précise que la demande d’un effacement «complet» s’explique par l’impossibilité de procéder à des destructions partielles sur ce type de matériel.

Images partagées par plusieurs services

Le lendemain du drame tragique de la promenade des Anglais, des officiers de police judiciaire étaient venus faire une première recension des caméras en prise directe avec l’événement. Cela a donné lieu à un premier rapport envoyé au ministère de l’Intérieur. Étrangement, ce serait ces mêmes caméras qui sont visées par la réquisition de la SDAT.

Dès samedi, l’Élysée avait demandé copie des images de l’attentat. Une autorisation accordée par le parquet de Paris. «Ce n’est pas choquant que le président de la République ait voulu visionner l’attentat. Faudra-t-il demander à l’Élysée de restituer le CD qui lui est parvenu?», s’interroge un bon connaisseur du dossier. En tout état de cause, ces vidéos sont partagées par plusieurs services concomitamment à savoir ceux de la Police et de la gendarmerie nationales, de la police judiciaire et des pompiers.

Le Figaro

Ma mère musulmane a été tuée à Nice. Un passant m’a dit « Tant mieux, ça fait un en moins »

Jeudi 14 juillet, Fatima Charrihi était sur la Promenade des Anglais pour admirer les feux d’artifice. Cette Marocaine de 60 ans fait partie des 84 victimes qui ont péri dans l’attaque au camion conduit par Mohamed Lahouiaiej Bouhlel à Nice. Hanane, sa fille, était en banlieue parisienne quand elle a appris la nouvelle. Aujourd’hui, la jeune femme de confession musulmane souhaite rendre hommage à sa mère.

Ma mère était une femme aimante, dévouée, dotée d’une grande gentillesse. C’était aussi une croyante, une vraie. Elle portait le foulard et pratiquait un islam juste. C’est elle qui nous a transmis les vraies valeurs de la religion musulmane.

Avec mes six frères et sœurs, elle a toujours veillé sur nous. Installée à Nice depuis 1983, elle n’a jamais cessé de travailler avec acharnement.

Ma maman était une femme extraordinaire, comme toutes les mamans. Je lui vouais une admiration sans faille.

Jeudi 14 juillet, ma mère est morte parce qu’un fou a décidé de s’en prendre à des innocents, au nom d’un islam qui n’en est pas un.

Aujourd’hui, je ne trouve pas les mots pour exprimer ma peine, mais aussi ma colère.

 

Maman a été la première victime déclarée morte de l’attentat de ce 14-juillet.

 

J’aurais voulu la toucher, l’embrasser, mais ça m’a été interdit.

« Tant mieux, ça fait un en moins »

Aujourd’hui, j’aimerais que tout le monde veille à ne pas faire d’amalgames : ce terroriste n’était pas un musulman. Ma mère, elle, l’était.

Lundi, sur la Promenade des Anglais, j’ai ressenti avec ma famille le besoin de venir déposer des fleurs en hommage à ma mère. Sur le chemin, nous avons été alpagués par un homme qui nous a dit :

« On ne veut plus de vous chez nous. »

Ça m’a fait de la peine, mais j’ai préféré ne pas réagir. Plus tard, un homme assis à la terrasse nous a balancé :

« Maintenant, vous sortez en meute. »

Cette fois-ci, je n’ai pas pu m’empêcher de lui dire que nous étions en deuil, que notre mère faisait partie des victimes. Il nous a rétorqué :

« Tant mieux, ça fait un en moins. »

Je me suis mise à trembler de tous mes membres, mais j’ai réussi à garder mon sang-froid. Ma sœur a commencé à lui crier dessus. Lui s’est levé et nous a menacé de nous frapper. Nous sommes partis en vitesse.

Le FN me donne envie de vomir

C’est terrible de voir ce type de réactions alors que personne parmi les familles des victimes ne s’est permis de nous tenir ce genre de propos.

Je respecte tout le monde, peu importe leurs origines ou leurs religions. Jamais je ne me permettrais de telles remarques.

C’est aux politiciens de réagir. Quand je vois les messages du FN se félicitant de l’afflux d’adhésion après les attentats, j’ai envie de vomir. Ce sont eux qui créent les amalgames, ce sont eux qui nous divisent.

Moi, je n’aspire qu’à une seule chose : qu’on me laisse tranquille, qu’on me laisse faire mon deuil.

L’Obs

Feu d’artifice à Nice : Israel Zamon avait alerté son fils qu’un attentat allait avoir lieu

Un homme a révélé qu’il a pris une décision de dernière minute de ne pas assister aux feux d’artifice du 14juillet  jeudi à Nice après que son père ait prédit qu’il y aurait une attaque terroriste cette nuit la.

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Damien Zamon, 25 ans, qui vit à Nice, a dit qu’il avait l’intention de regarder les feux d’artifice jusqu’à ce que son père, Israël, lui signifie qu’il n’y avait pas eu d’attentat pendant l’Euro 2016.

Son père a prédit que les célébrations du 14 juillet à Nice seraient ciblés par un attentat terroriste et a supplié son fils de ne pas y aller. « Il m’a dit de ne pas aller parce qu’il n’y avait pas de « boom » au cours de l’Euro 2016 « , at-il dit au Telegraph.

«Il m’a dit que ça sera ce soir.» «Je ne suis pas allé à cause de son avertissement. Au lieu de cela, je suis resté à la maison.

« Quand il a parlé à son père, il lui a demandé comment il savait. »

Je lui ai demandé: «Comment as-tu fait ça, as-tu des pouvoirs, comment tu le savais? »

The Telegraph