Dortmund : la police soupçonne un attentat d’extrême droite

Alors que les deux messages précédents étaient revendiqués d’abord  par un mouvement islamiste puis par un groupe d’extrême gauche. Deux pistes devenues improbables depuis. Cette troisième revendication donc, parvenue de façon anonyme à la rédaction du quotidien allemand serait un « dernier avertissement », selon l’auteur ( ou les auteurs) de ce courriel qui indique s’identifier à Adolf Hitler et dénonce une société multiculturelle. Une grande manifestation est planifiée le 22 avril à Cologne contre le parti d’extrême-droite AFD qui se réunit ce jour-là dans la cité rhénane.

LCI


Si les enquêteurs continuent de n’écarter aucune piste, les médias allemands, citant des sources proches de l’enquête, avancent pourtant bien celle de l’extrême droite voire de hooligans radicalisés, comme la plus vraisemblable. Autre information relayée samedi par le quotidien Welt am Sonntag, les explosifs utilisés proviendraient de dépôts de l’armée allemande.

RFI


(…) Les enquêteurs n’ont pas encore réussi à démêler le mystère de l’attentat qui a visé le bus des joueurs du Borussia Dortmund. La revendication islamiste retrouvée sur place a soulevé plus de questions qu’elle n’a offertes de pistes: trop d’indices sont inhabituels. Ce serait la première fois en Europe que des terroristes agissent ainsi.

Le texte retrouvé ne correspond pas non plus, dans ses formulations, à la rhétorique islamiste: certes, il y est question «d’Allah», mais il manque les références au Coran ou au leader de Daech qu’on trouve généralement.

Le texte comprend aussi des fautes d’orthographe «suspectes», alors qu‘il est écrit dans un allemand maîtrisé. Enfin, la revendication de fermer la base de l’Otan à Ramstein semble elle aussi éloignée des préoccupations des terroristes de l’État islamique.

(…)

La police a exprimé de sérieux doutes sur cette revendication. Mais elle a poursuivi ses investigations: selon le quotidien Bild, deux suspects, l’un d’extrême gauche, l’autre d’extrême droite, seraient dans le viseur des enquêteurs. Selon le journal, qui cite des sources policières, l’extrême droite pourrait se cacher derrière les faits. Dans cette «hypothèse», elle aurait pu chercher à incriminer Daech pour nourrir un sentiment anti-immigration en Allemagne.

Le Figaro

Radicalisés ou fragiles ? Océanerosemarie revient sur deux attentats

L’un a ouvert le feu, à Grasse, sur ses camarades de classe : trois blessés. Il suivait des chaînes de youtubeurs d’extrême-droite ? Il dessinait des croix gammées sur ses cahiers ?

C’est pourtant , pour les medias, un « jeune homme fragile ». L’autre a été tué à Orly, après avoir tenté de voler une arme à des militaires. Verdict médiatique : »radicalisé ». Pas question, ici, de « fragilité ». Océanerosemarie compare les deux profils.

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Le terrorisme d’extrême-droite, l’autre menace qui plane sur l’Europe

Julian King, le commissaire européen à la sécurité, s’inquiète de la « menace croissante » de violences d’extrême droite  après les attentats djihadistes.

Julian King, le commissaire britannique, chargé de la sécurité, a participé à un événement de commémoration des attentats qui ont secoué Bruxelles le 22 mars 2016. Le commissaire a pris soin de faire remarquer que tous les attentats nationalistes n’étaient pas le résultat de la violence islamiste, mais a souligné qu’aujourd’hui aucun pays européen n’était à l’abri d’un attentat de l’extrême droite.

Le Britannique a notamment cité le massacre perpétré par Anders Breivik en Norvège en 2011, l’assassinat de la députée britannique Jo Cox durant la campagne précédant le référendum et les attaques visant les centres d’accueil des demandeurs d’asile en Suède et ailleurs en Europe pour souligner ce qu’il qualifie de menace « moins médiatisée ».

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Un militant d’extrême droite déclare être « entré dans la clandestinité » pour une « lutte armée » contre les « bougnoules »

 

Description de l’organisation OAS dont se revendique ce militant.

L’Organisation armée secrète, ou Organisation de l’armée secrète, surtout connue à travers le sigle OAS, est une organisation politico-militaire clandestine française, créée le 11 février 1961 pour la défense de la présence française en Algérie par tous les moyens, y compris le terrorisme à grande échelle.

Wikipédia

Allemagne : 4 militants d’extrême droite condamnés pour des projets d’attentats islamophobes

L’organisation Oldschool Society avait planifié en 2015 des attentats contre des personnalités salafistes, des mosquées et des foyers pour demandeurs d’asile.

La justice allemande a condamné mercredi 15 mars à des peines de trois à cinq ans de prison trois hommes et une femme néonazis qui voulaient perpétrer en 2015 une attaque d’un foyer pour demandeurs d’asile.

(…)

Le parquet fédéral, seul compétent pour les affaires de terrorisme, avait réclamé quatre ans et demi à sept ans de prison, qualifiant les projets des accusés de « très concrets » et susceptibles de « tuer ». La défense avait de son côté plaidé l’acquittement.

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Deux des accusés s’étaient rendus en République tchèque quelque temps auparavant pour y acheter de grandes quantités de feux d’artifice interdits en Allemagne. Ils avaient prévu d’ajouter des clous à leur engin explosif pour multiplier les dégâts. Mais ils avaient été repérés grâce à l’interception de communications téléphoniques et de messages sur Internet.

Le Monde

Allemagne : une cellule terroriste d’extrême droite jugée pour 5 attentats anti-réfugiés

Un ancien groupuscule d’extrême droite aux activités qualifiées de « terroristes » est accusé d’avoir perpétré cinq attentats en 2015 contre des foyers de migrants et des adversaires de gauche du parti Die Linke, au moment où l’Allemagne accueillait de nombreux réfugiés. Son procès s’est ouvert ce mardi 7 mars à Dresde, en Saxe.

Ironie de l’histoire, c’est dans un ancien foyer pour réfugiés, entouré de mesures de sécurité renforcées, que se déroule le procès du groupe Freital. Sept hommes et une femme, âgés de 19 à 39 ans, membres de ce groupuscule d’extrême droite figurent sur le banc des accusés d’un procès d’ampleur.

Accusés de constitution d’activité terroriste, de tentative de meurtre et de blessures corporelles, ils encourent jusqu’à la perpétuité pour cinq attaques à l’explosif commises en 2015 à Freital près de Dresde, la capitale de la Saxe.

RFI

USA: arrestation d’un militant d’extrême droite qui préparait un attentat dans une synagogue

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Un nouveau drame a sans doute été évité. Mercredi, Benjamin Thomas Samuel McDowell a été arrêté par le FBI après une enquête montrant qu’il voulait commettre une tuerie raciste. CBS indique que l’homme de 29 ans habitant en Caroline du Sud a été piégé par un agent sous couverture après avoir posté plusieurs messages sur Facebook.

L’enquête avait débuté après que le suspect a menacé une synagogue sur le réseau social. Son cas avait été pris très au sérieux par les autorités puisqu’il avait déjà été condamné à la prison et été en liens étroits avec des suprématistes blancs.

Mais d’après ses dires sur Facebook, ses «camarades» suprématistes n’étaient plus assez actifs aux Etats-Unis. «Tout ce qu’ils veulent faire à présent c’est rester accro aux drogues que les Juifs ont mis ici pour détruire l’homme blanc», a-t-il écrit. C’est dans un hôtel de Myrtle Beach que Benjamin McDowell a donné rendez-vous à l’agent du FBI, lui expliquant être à la recherche d’une arme. Il lui aurait expliqué vouloir «conduire une attaque sur des personnes non-blanches sans se faire prendre».

(…)

Face à l’agent sous couverture, il aurait d’ailleurs répété ses propos indiquant vouloir «faire un truc à une putain de grande échelle, dans l’esprit de Dylann Roof».

Paris Match