Les nationalistes condamnés pour attentat terroriste bientôt transférés en Corse après la violente manifestation

Le garde des Sceaux a précisé que cette décision n’était « pas une faveur » et n’était donc pas liée à l’actualité récente ( la Police attaquée par des nationalistes corses lors d’une manifestation )

Capture d’écran 2016-10-22 à 22.57.15.png

Les militants nationalistes Nicolas Battini et Stéphane Tomasini, récemment condamnés par la cour d’assises spéciale de Paris, seront prochainement transférés en Corse, a annoncé samedi la Chancellerie confirmant une information de Corse-Matin.

« A ce jour, l’ensemble des condamnés définitifs pour motif terroriste ayant émis le souhait d’être à Borgo ont pu rejoindre cet établissement, hormis 3 personnes condamnées à la réclusion criminelle à perpétuité et inscrites au répertoire des détenus particulièrement signalés », avait souligné le ministère.

Un troisième militant corse, Joseph-Marie Verdi, petit-fils de l’ex-chef du FLNC Charles Pieri, condamné par défaut le 6 octobre alors qu’il était en fuite, à six ans de prison par la cour d’assises spéciale de Paris pour l’attentat contre la sous-préfecture de Corte, a été incarcéré jeudi à Borgo.

Europe 1

 

USA : 3 militants d’extrême droite qui projetaient un attentat contre une mosquée arrêtés

curtis-allen-gavin-wright-patrick-stein-attentat-mosquee-islamophobie

Trois hommes ont été inculpés vendredi pour avoir planifié une attaque à la bombe dans le Kansas contre une résidence hébergeant des immigrés somaliens et dans laquelle se trouve une mosquée, a rapporté la justice fédérale américaine.

Les trois hommes avaient effectué une surveillance pour identifier des cibles potentielles, fait des réserves d’armes et de composants explosifs et préparé un manifeste affirmant que leur attaque avait pour but de «déclencher une prise de conscience de la population», détaille un communiqué du ministère de la Justice.

Ils ont été inculpés pour complot en vue de faire usage d’une arme de destruction massive et, s’ils sont jugés coupables, ils risquent la prison à vie.

«Ces inculpations s’appuient sur huit mois d’enquête par le FBI qui ont conduit les enquêteurs aux confins d’une culture cachée de violence et de haine», a expliqué Tom Beall, procureur du Kansas, cité dans le communiqué.

Les trois hommes âgés de 47 à 49 ans, résidaient dans cet État. Deux d’entre eux ont été arrêtés vendredi, le troisième se trouvait déjà en détention provisoire depuis quelques jours. Ils occupaient des positions clés au sein d’une milice se faisant appeler «The Crusaders» (à savoir «Les Croisés»), selon les autorités.

Les trois hommes sont accusés d’avoir prévu de remplir quatre véhicules d’explosifs puis de les garer à chaque angle du bâtiment et de provoquer une énorme explosion.Selon la chaîne de télévision locale KWCH TV, environ 200 personnes habitent dans la résidence. Elle a relevé que la communauté somalienne était sous le choc à l’annonce des inculpations.

La Presse

Le prêtre d’une église radicale placé en garde à vue suite à la découverte d’une cache de bonbonnes de gaz

police-arrestation

Après réflexion, le parquet a finalement décidé qu’ils devaient être placés en garde à vue. « Ils », ce sont cet homme de 38 ans, qui avait acheté vingt bonbonnes de gaz lundi soir, dans un supermarché nantais et cet abbé de 65 ans qui avait prêté un hangar au premier, afin qu’il puisse y stocker ses « achats ».

Le contexte national a pesé dans cette décision, assurément. Mais pas seulement , selon un proche de l’enquête : « dans cette affaire, les versions divergeaient », indique-on, en coulisses. « L’un assurait vouloir chauffer sa maison dans le Maine-et-Loire, l’autre assurait que ce gaz était destiné aux nécessiteux ». Ces contradictions ont intrigué, un peu plus encore, les enquêteurs, qui les ont donc placés en garde à vue pour « mise en danger de la vie d’autrui », à 19 h mardi soir.

Une perquisition a été menée au domicile de l’acheteur et des vérifications effectuées, autour de sa personnalité notamment. « L’objectif était de s’assurer qu’aucun projet dangereux n’était fomenté». L’inquiétude semblait levée ce mercredi, en fin d’après-midi. Les deux amis ont été remis en liberté dans la journée, sans autre forme de poursuite.

Presse Océan

La « petite chapelle nantaise » en question est un lieu très particulier. Cet endroit porte un nom : la « Chapelle du Christ Roi ». Elle est l’un des rares lieux en France et dans le monde à abriter un lieu de culte « sédévacantiste ».

De quoi s’agit-il ? Les sédévacantistes sont les catholiques ultras, la ligne la plus extrême des croyants traditionalistes. Plus radicaux que les intégristes, ils ne reconnaissent pas le Pape, considéré comme trop « moderniste ».

La communauté, particulièrement bien implantée à Nantes, dispose d’une école, qui va de la maternelle à la 4e. Groupusculaire, ce courant ultra-radical du traditionalisme religieux – d’influence maurrassienne et royaliste – possède 20 lieux de cultes en France. Dont 3 dans la région nantaise.

La Horde

2 fans du militant sioniste Ulcan revendiquent la fausse prise d’otage à l’église St-Leu


Fausse alerte terroriste à Paris: un militant sioniste de 16 ans interpellé

Un adolescent de 16 ans, soupçonné d’être à l’origine de la fausse alerte qui a provoqué samedi à Paris une vaste opération antiterroriste, a été arrêté aujourd’hui et placé en garde à vue, a appris l’AFP de sources proches de l’enquête.

Il a été interpellé dans le département de la Marne en début d’après-midi, a indiqué l’une de ces sources. Les enquêteurs de la brigade criminelle de la PJ parisienne privilégient la thèse d’un acte malveillant qui serait l’oeuvre de hackers. L’Obs avait publié dimanche soir sur son site un entretien avec deux jeunes revendiquant le coup de fil à l’origine de la fausse alerte dans l’unique but de « rechercher le buzz ».

Le parquet de Paris avait ouvert une enquête pour « dénonciation de crime imaginaire » et « divulgation de fausses informations afin de faire croire à une destruction dangereuse ».

Le Figaro


« L’Obs » a pu entrer en contact avec les individus qui affirment être à l’origine de l’appel qui a entraîné l’opération anti terroriste dans le quartier des Halles à Paris ce samedi.eglise-st-leu-violvocal-ulcan-halles-gregory-chelli

Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « dénonciation de crime imaginaire » et « divulgation de fausses informations afin de faire croire à une destruction dangereuse » après l’alerte attentat qui a provoqué samedi après midi un déploiement de force inédit dans le quartier des Halles à Paris autour de l’église de Saint-Leu et le déclenchement d’une alerte attentat SAIP.

« L’Obs » est parvenu à retrouver et à entrer en contact avec les deux individus qui affirment être à l’origine du coup de fil à la police, dont ils nous ont fait écouter l’enregistrement en guise de preuve. Ils prétendent avoir 16 et 17 ans. Sur les réseaux sociaux, ils se présentent sous les pseudos de « Tylers Swatting » et « Zakhaev Yamaha« .

« Le projet initial était de ‘swatter’ une mosquée mais après Saint-Etienne-du-Rouvray on s’est dit que ça marcherait mieux avec une église », expliquent-ils.

Il est 15h33 samedi, quand la préfecture de police de Paris reçoit l’appel des deux hackers. Se présentant comme le « père Mathis », l’un d’entre eux affirme avoir vu une dizaine d’hommes « habillés de noir et armés » rentrer dans l’église et prendre une vingtaine d’otages.

« J’ai dit que j’étais caché dans la cave et que dix maghrébins étaient rentrés avec des armes dans l’église. Pour le choix du nom [« père Mathis », NDLR], c’est une dédicace à un mec qu’on connaît », explique-t-il à « l’Obs ».

Sur l’enregistrement d’une vingtaine de minutes de la conversation, que « l’Obs » a pu écouter partiellement, on entend trois policiers différents prendre successivement l’appel, demander des précisions sur le nombre de personnes présentes dans l’église, l’apparence physique des preneurs d’otages et leur équipement.

Tout au long de la journée de samedi, les deux hackers se sont mis en scène, en « teasant » leur opération sur Facebook avant d’évoquer à de nombreuses reprises la « réussite » de leur « swatting » dont ils ont diffusé l’enregistrement en direct sur Skype pour leur « groupe d’amis ».

« J’ai fait le pire SWATT, j’ai fait déplacé [sic] des hélico, le gouvernement, 50 voiture de flics j’suis passer [sic] en premier sur twitter, j’suis passer sur periscope, j’suis passer sur facebook, j’suis passer sur BFMTV et 10 journal hihi #églisefuck #flicKO » [sic], a notamment écrit l’un d’entre eux en fin d’après-midi sur sa page Facebook.

Des admirateurs d’Ulcan ?

Ce type d’appel – assez élaboré techniquement -, avait été rendu tristement célèbre en France par le franco-israélien Grégory Chelli, alias Ulcan, à l’été 2014 quand le hacker – très proche de la Ligue de Défense juive (LDJ) – s’en était pris à plusieurs journalistes de Rue89 et à leurs proches après avoir hacké de nombreux sites qu’il jugeait trop favorables à la cause palestinienne.

« Sergent » de l' »Armée de défense d’Israël »

Sur Facebook justement, un des deux hackers à l’origine de coup de fil de samedi se présente comme « Sergent » de l' »Armée de défense d’Israël » et se dit « fan » du hacker franco-israélien et de son site « Viol Vocal ».

Au sujet d’éventuelles poursuites judiciaires, « Tylers Swatting » et « Zakhaev Yamaha » – très sûrs d’eux lors de notre échange téléphonique – répètent « ne pas craindre du tout » la police.

« On n’est pas traçable, on utilise des serveurs cryptés. On est à moins de deux heures de Paris, on a pas peur de la police. » 

Selon le Code Pénal, le délit de « fausse alerte » est passible de deux ans d’emprisonnement et de 30.000 euros d’amende.

L’Obs

Attentats janvier 2015 : Incarcéré, l’identitaire Claude H. aurait avalé des lames de rasoir

claude-hermant-est-actuellement-en-detention-provisoire-pour_2710566_480x300

En détention provisoire depuis janvier 2015, Claude Hermant, 53 ans et figure de l’ultra-droite lilloise, a dû être hospitalisé en urgence lundi. Selon ses proches, le détenu aurait avalé des lames de rasoir. Mis en cause dans un trafic d’armes ayant pu, soupçonnent les enquêteurs, fournir notamment Amedy Coulibaly, Hermant devait comparaître de nouveau ce lundi matin devant un juge des libertés et de la détention. Il était convoqué en vue d’une prolongation de détention provisoire.

Le militant nationaliste aurait commis son geste pour protester contre ses conditions de détention et contre la lenteur de l’instruction de son dossier. «  On en est au troisième ou au quatrième juge, proteste un proche. En prison, Claude Hermant a passé six mois à l’isolement et, aujourd’hui, il est privé d’activités.  »

Reste à clairement établir la gravité des blessures du détenu. Si elles sont superficielles, il pourrait regagner la prison d’Annœullin rapidement.

La Voix du Nord

Le mémorial dédié aux victimes des attentats de Bruxelles souillé par des slogans pro Trump

455105202_b979652372z-1_20160908183606_000_gt07inpr4-1-0

L’un des deux panneaux installés dans la station de Maelbeek pour commémorer l’attentat du 22 mars est pollué par plusieurs messages politiques et de haine. S’y trouve notamment «  Trump for E.U. president  » ou encore un message en espagnol appelant à défendre les valeurs de l’occident.

Un détournement qui n’a pas plus à la Stib. «  Nos services vont procéder au nettoyage des messages inappropriés. Et, à terme, le deuxième panneau sera retiré. Il sera conservé dans nos archives  », a confié Françoise Ledune, porte-parole de la Stib à nos confrères de la RTBF.

La Capitale

9 nationalistes corses renvoyés aux assises pour des attentats commis en 2012

flnc corse attentat terroriste

Neuf nationalistes corses, dont Pierre Paoli, membre du mouvement nationaliste Corsica Libera, ont été renvoyés devant la cour d’assises spéciale à Paris dans une enquête sur des attentats contre des résidences secondaires en 2012 revendiqués par le FLNC, le Front de libération nationale de la Corse, ont indiqué vendredi des sources concordantes.

L’enquête porte à l’origine sur deux « nuits bleues », des séries d’attentats à l’explosif perpétrées dans les nuits du 10 au 11 mai 2012 et du 7 au 8 décembre 2012 contre des résidences secondaires, et visant des villas appartenant à des continentaux. Le FLNC avait notamment revendiqué les actions de décembre, soit 31 faits, en dénonçant la spéculation immobilière.

Pierre Paoli, 63 ans, cadre du mouvement indépendantiste lors de son arrestation en février 2015, sept mois avant la victoire des nationalistes aux élections territoriales, a été renvoyé par le juge d’instruction le 10 août pour direction ou organisation d’un groupement terroriste, ont précisé des sources judiciaires et proches du dossier. Il n’est pas mis en cause pour une participation directe aux attentats mais les enquêteurs, qui disposent d’écoutes téléphoniques, le soupçonnent d’avoir été le chef du FLNC pour la Corse-du-Sud à l’époque des faits, ce qu’il conteste. Il est en détention provisoire.

Europe 1

Tsahal attaque à la bombe des civils palestiniens assis sur une terrasse de café

 

L’endroit et l’heure n’auraient pas encore été clairement identifiés mais l' »armée israélienne » a ouvert une enquête. La vidéo est devenue virale sur les réseau sociaux.

La vidéo provenant d’une caméra de surveillance montre un véhicule militaire de Tsahal s’arrêtant à hauteur d’un groupe de Palestiniens. Après avoir marqué l’arrêt quelques secondes, une grenade, qui semble être une grenade incapacitante, est jetée depuis le véhicule en direction d’un groupe de Palestiniens qui apparaissent comme étant des civils, et assis dans la rue sur des chaises.

Les Palestiniens, qui semblent ne représenter aucun danger, ont tout juste le temps de prendre la fuite avant l’explosion de l’engin dont le souffle disperse les chaises. L' »armée israélienne » a déclaré avoir ouvert une enquête pour déterminer les circonstances.

RT

Terrorisme : un membre d’extrême-droite arrêté pour avoir projeté un attentat en Australie

Un Australien soupçonné de liens avec l’extrême-droite a été inculpé dimanche pour « préparation d’un acte terroriste » au lendemain de son arrestation à son domicile de Melbourne (sud), a-t-on appris auprès de la police fédérale.

fd4c8e59b8a7add298869bd9fef2417c-1470557392.jpg

Âgé de 31 ans, l’homme identifié par les médias australiens comme un certain Phillip Galea, a été présenté dimanche à un tribunal de Melbourne qui lui a notifié son inculpation pour « préparation d’un acte de terrorisme » et « possession de documents en vue de la préparation d’un acte de terrorisme« .

Daniel Andrews, Premier ministre de l’Etat de Victoria, dont Melbourne est la capitale, a affirmé que cette arrestation ne renvoyait à « aucune menace imminente« , tout en ajoutant que les autorités demeuraient sur leurs gardes.

De son côté, Galea a affirmé au tribunal qu’il rejetait ces accusations, relevant selon lui d’un « complot contre le mouvement patriote« , a rapporté le quotidien The Age.

Interrogée par l’AFP, la police fédérale n’a pas confirmé des informations de presse liant Galea au collectif anti-islam « Reclaim Australia » (Reconquérir l’Australie), se contentant d’indiquer qu’il était lié « à diverses organisations« .

Affrontements à Melbourne

De violents affrontements avaient opposé en mai et juin à Melbourne des sympathisants de gauche et d’extrême-droite sur l’épineux dossier de l’immigration, ce qui avait conduit à un renforcement des pouvoirs de la police de l’Etat de Victoria.

Les responsables de « Reclaim Australia » avaient affirmé vouloir apporter « une réponse publique au choc provoqué par les atrocités des ‘radicaux de l’islam’ en Australie et à l’étranger« .

 

RTBF

Roubaix : « Ce soir, la gare va péter ! » Jonathan V., condamné pour une fausse alerte à la bombe

menottes-gav-garde-a-vue-prison_530768

Une alerte à la bombe  à la gare de Roubaix mardi, la justice a été particulièrement ferme et a infligé une peine de prison ferme a l’auteur.

Le standard du 17 reçoit un appel. « Ce soir, la gare va péter ! », menace Jonathan V., 28 ans, « un garçon fragile, un peu paumé », selon son avocat. Périmètre bloqué, trafic ferroviaire suspendu. Un beau black-out de deux heures et demie.

Quatre mois ferme, sans mandat de dépôt. « Quand j’ai vu l’ampleur de cette histoire, j’ai voulu tout arrêter », assure de son côté Jonathan V. à la barre du tribunal lillois.

La Voix du Nord

Le #FLNC menace Daech en cas d’attentat et dénonce impérialisme « français » et extrême droite

CoceFUIXYAALWwq.jpg large

Dans ce texte transmis à Corse Matin, le groupe, qui avait annoncé en mai sa « démilitarisation », adresse aussi un « message à l’Etat français ». « Si un drame devait se produire chez nous », menace le FLNC, l’Etat aurait une part importante de responsabilité car il connaît les salafistes en Corse ». Précisant qu’ils « seraient au nombre de huit », le mouvement ajoute savoir « avec certitude que l’un des imams de Corse est un indicateur de police ».  « 

« Il faudra que la France cesse sa propension à intervenir militairement et à vouloir donner des leçons de démocratie à la terre entière, si elle veut éviter que les conflits qu’elle sème à travers le monde ne reviennent comme un boomerang sur son sol », ajoute encore l’organisation clandestine.

Appelant enfin « à la vigilance et au calme face à la barbarie », le FLNC souligne ne pas être « le refuge des frustrés d’une lutte raciale ou xénophobe » et dénonce « les idéologies fascisantes qui alimentent les esprits fragiles et les réseaux sociaux ».

L’Express

Daech, la stratégie de la guerre civile

XVM04455e9c-540c-11e6-b002-de700ea2c3e8

Frapper, sans relâche, pour livrer la France au chaos et la faire sombrer dans la guerre civile. Au-delà de sa sauvagerie, l’assassinat mardi matin du prêtre Jacques Hamel, 86 ans, dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), répond à une stratégie précise de l’Etat islamique (EI). Elle était déjà à l’œuvre le 14 juillet, avec le massacre au camion sur la promenade des Anglais à Nice, ou en novembre à Paris, lors des attentats sur les terrasses et au Bataclan. C’est la même, encore, qui sous-tendait le meurtre d’un couple de policiers le 13 juin dans leur pavillon de Magnanville, en banlieue parisienne.

Chaos

Cette stratégie n’est ni secrète ni même cachée. Dès le début des années 2000, des théoriciens du jihad l’ont formalisée et publiée sur Internet. Leurs textes ont été repris et adaptés dans les publications que l’EI diffuse depuis 2014. L’objectif est de faire imploser ce que Daech décrit comme «la zone grise», celle où «infidèles» et musulmans vivent ensemble sans chercher à s’anéantir. Dans le monde rêvé de l’EI, il n’y a que deux camps : les mécréants et les musulmans. Les deux devront s’affronter jusqu’à la victoire finale des seconds.

C’est ce précepte qui est aujourd’hui à l’œuvre. Tous les moyens sont bons : des attaques à la kalachnikov dans les rues, des prises d’otages dans les boîtes de nuit, des kamikazes dans des aéroports ou devant un restaurant en Allemagne, des meurtres à la hache. Personne ne mérite d’être épargné, pas plus les enfants qui reviennent d’un feu d’artifice qu’un prêtre âgé qui célèbre une messe.

C’était le message d’Abou Mohammed al-Adnani, porte-parole de l’EI, en septembre 2015 : «Si vous pouvez tuer un incroyant […], alors comptez sur Allah et tuez-le de n’importe quelle manière.» Dans cette vague d’attentats annoncés, les chrétiens ne sont que des cibles parmi d’autres. A l’été 2015, Daech appelait ses partisans à viser «les églises», mais aussi «les lieux touristiques, les grandes surfaces, les synagogues, les permanences des partis politiques…»

Libération