2 militants d’extrême droite jugés pour le saccage d’une œuvre d’art jugée christianophobe

En 2011, une photographie de l’artiste américain Andres Serrano avait été vandalisée à la collection Lambert d’Avignon. Deux agresseurs proches à l’époque des milieux catholiques intégristes ont été jugés à Avignon. Leur défense conteste la dégradation de l’œuvre puisque sa valeur à augmenté.

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Seuls deux agresseurs ont été identifiés grâce à la vidéo-surveillance : ils avaient été filmés la veille lors des manifestations des groupes religieux intégristes devant la collection Lambert avec cantiques et chants de décontamination en latin.Les deux hommes ont reconnu leur proximité idéologique avec le mouvement nationaliste catholique le Renouveau Français.

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L’un est commerçant en prêt à porter, père de trois enfants. L’autre accusé, ex-chanteur d’un groupe de rap nationaliste et déjà condamné pour révisionnisme, est monteur vidéo indépendant en Belgique.

Le procureur de la République a estimé que les deux hommes était entré dans « le monde de l’intégrisme et de l’intolérance la plus totale ». Le procureur de la République s’est dit « perplexe devant l’attitude des accusés: ils ont tout faux! Il ont donné une meilleur publicité à cette oeuvre ».

Le procureur de la République demande quatre mois de prison avec sursis pour le jeune homme qui faisait le guet, cent vingt jours amende à quarante euros pour celui qui avait frappé le Piss Christ.

France Bleu

Un chanteur allemand d’extrême droite interdit de territoire en Suisse après son concert

La police cantonal a préféré attendre la fin du concert pour lui signifier son interdiction de territoire en Suisse.

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Interdit d’entrer en Suisse, le chanteur allemand du groupe d’extrême droite FLAK a pu se produire lors d’une réunion du Parti national suisse (PNOS) samedi à Kaltbrunn (SG). La police ne lui a signifié qu’après le concert son interdiction d’être dans le pays.

Des participants à la réunion de Kaltbrunn se moquent de la police sur les médias sociaux et insinuent qu’elle a passé un accord avec le PNOS, selon les informations publiées par des médias.

Mardi, la police st-galloise a réagi dans un communiqué. Elle explique avoir demandé à l’Office fédéral de la police une interdiction d’entrer en Suisse pour le chanteur. Bien que les gardes-frontière aient été informés et que la police a contrôlé plusieurs personnes et des véhicules, le ressortissant allemand a malgré tout pu se rendre à la réunion du PNOS sans être repéré.

Ni le PNOS ni le groupe FLAK ne sont interdits sur le territoire suisse. Pour des raisons de proportionnalité, la police a décidé de ne signifier au chanteur son interdiction d’entrer dans le pays qu’après la réunion, indique-t-elle.

La police savait

Le porte-parole de la police st-galloise Gian Rezzoli a précisé à l’ats que la police savait que le chanteur se trouvait dans la salle. Comme il s’agissait d’une réunion privée, les forces de l’ordre n’avaient aucune raison d’intervenir. Il fallait faire respecter le calme et l’ordre à plusieurs endroits et cette mission a été accomplie, a encore indiqué le porte-parole.

L’interdiction d’entrer en Suisse a été signifiée au chanteur à la fin de la réunion et il a été raccompagné à la frontière. «Nous ne pouvions tout de même pas donner l’assaut dans cette réunion privée seulement en raison de quelques chansons racistes», a déclaré Gian Rezzoli. Cela ne signifie aucunement que la police considère positivement les idées d’extrême droite, a-t-il ajouté.

La police a encadré la réunion du PNOS samedi à Kaltbrunn. La semaine précédente, les forces de l’ordre avaient été prises par surprise: environ 5000 personnes venues de toute l’Europe avaient participé à un concert de groupes d’extrême droite à Unterwasser (SG).

20 Minutes

Les nationalistes condamnés pour attentat terroriste bientôt transférés en Corse après la violente manifestation

Le garde des Sceaux a précisé que cette décision n’était « pas une faveur » et n’était donc pas liée à l’actualité récente ( la Police attaquée par des nationalistes corses lors d’une manifestation )

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Les militants nationalistes Nicolas Battini et Stéphane Tomasini, récemment condamnés par la cour d’assises spéciale de Paris, seront prochainement transférés en Corse, a annoncé samedi la Chancellerie confirmant une information de Corse-Matin.

« A ce jour, l’ensemble des condamnés définitifs pour motif terroriste ayant émis le souhait d’être à Borgo ont pu rejoindre cet établissement, hormis 3 personnes condamnées à la réclusion criminelle à perpétuité et inscrites au répertoire des détenus particulièrement signalés », avait souligné le ministère.

Un troisième militant corse, Joseph-Marie Verdi, petit-fils de l’ex-chef du FLNC Charles Pieri, condamné par défaut le 6 octobre alors qu’il était en fuite, à six ans de prison par la cour d’assises spéciale de Paris pour l’attentat contre la sous-préfecture de Corte, a été incarcéré jeudi à Borgo.

Europe 1

 

Plusieurs nationalistes corses condamnés pour terrorisme inscrits au FIJAIT

Le 1er juillet 2016, le fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions terroristes (FIJAIT) est officiellement entré en vigueur. Il répertorie tous les condamnés pour terrorisme. Plusieurs nationalistes corses se sont vus notifier leur inscription, vécue comme une double peine.

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Franck Rastoul, procureur général près la Cour d’Appel de Bastia; Me Jean-Marc Lanfranchi, avocat de Sampiero Andreani; Manuel Valls, Premier Ministre (Janvier 2015 – Assemblée nationale); Me Eric Barbolosi; Vanessa Codaccioni, maître de conférence, spécialiste justice d’exception à l’Université Paris 8; Xavier Crettiez, professeur des Universités, Sciences-Po Saint-Germain-en-Laye  –  France 3 Corse ViaStella  –  Marie-Françoise Stefani, Stéphane Agostini

UNE TRENTAINE DE NATIONALISTES INSCRITS

Le 1er juillet 2016, le fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions terroristes (FIJAIT) est officiellement entré en action. Il répertorie tous les condamnés pour terrorisme. Plusieurs nationalistes corses se sont vus notifier leur inscription.

Créé après les attentats de Paris, par la loi du 24 juillet 2015 relative au renseignement, le FIJAIT a pour vocation de faciliter l’identification des personnes et de prévenir le renouvellement des infractions à caractère terroriste.

Une trentaine de nationalistes corses, condamnés pour terrorisme, se sont vus notifier leur inscription au FIJAIT aux côtés de djihadistes. Un amalgame selon eux.

La loi ne peut pas faire de distinction », explique Franck Rastoul, procureur général près la cour d’appel de Bastia. « Le critère d’application c’est une qualification juridique qui relève de faits de terrorisme (…). La loi ne fait pas de distinction mais ne peut pas en faire, sinon il y aurait une rupture de l’égalité devant la loi. »

Dernier cas en date, ceux de Nicolas Battini, Joseph-Marie Verdi et Stéphane Tomasini. Les trois jeunes nationalistes ont été condamnés le 6 octobre 2016 à des peines de 5 à 8 ans de prison pour un attentat commis en 2012 contre la sous-préfecture de Corte (Haute-Corse).

La cour d’assises spéciale, qui n’a pas retenu le chef d’association de malfaiteurs contre les trois accusés, a confirmé la qualification terroriste et demandé leur inscription au FIJAIT.

UN CONTRÔLE STRICT DES LIBERTÉS

En terme d’obligation, les fichés au FIJAIT doivent déclarer tout changement d’adresse et tout déplacement à l’étranger au plus tard 15 jours avant la date du voyage.

Elles sont également automatiquement enregistrées au fichier des personnes recherchées (FPR) pendant toute la durée de leurs obligations, afin de facilité d’éventuelles recherches.

Condamné à huit ans de prison pour un attentat contre un hangar désaffecté de la rive sud d’Ajaccio, Sampiero Andreani a été libéré le 9 août 2016. Il s’est vu notifier son inscription au FIJAIT, une semaine avant sa libération, comme « un second jugement ».

Ces obligations s’appliquent pendant dix ans (5 ans pour les mineurs). Leur non-respect constitue un délit passible d’une peine de deux ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende.

2 gardes civils et leurs compagnes agressés par des nationalistes basques

Deux participants à une agression collective présumée contre deux gardes civils espagnols et leurs compagnes en Navarre (nord) ont été mis en examen aujourd’hui pour atteinte à l’autorité et coups et blessures, a indiqué un tribunal régional.

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Les suspects ont été laissés libres après leur comparution devant un juge, mais ils devront se présenter tous les vendredis devant le tribunal, a indiqué un porte-parole de la Cour d’appel de Navarre. Selon la presse locale, les agresseurs présumés seraient âgés de 22 ans.

Les faits se sont produits samedi au petit matin dans un bar de la commune d’Alsasua, en Navarre, quand un groupe aurait attaqué les deux agents, en dehors de leur service, et leurs compagnes, ont déclaré ces dernières. L’un des deux hommes agressés, dont la cheville est « complètement fracturée » selon sa compagne, a dû subir une intervention chirurgicale. Les trois autres ont subi de légères contusions. La compagne de l’autre agent a affirmé lundi à la radio qu’ils « passaient une bonne soirée » dans un bar, quand quelqu’un leur a jeté un verre. Alors qu’ils tentaient de quitter les lieux, ils ont été pris à partie et ont reçu « des coups de poing de partout ». Selon elle, les agresseurs étaient plusieurs dizaines, certains venant d’autres bars voisins.

Des syndicats de gardes civils ont accusé les agresseurs d’être issus de la gauche nationaliste basque, implantée dans la région frontalière du Pays basque où se trouve Alsasua, commune d’environ 7.500 habitants.

Le Figaro

«Tuez les» «Grillez les», 8 véhicules dont un fourgon de CRS brûlés par des nationalistes corses

De violents incidents ont éclaté samedi à Bastia, près de la préfecture de Haute-Corse, entre des manifestants nationalistes et les forces de l’ordre. Trois syndicats étudiants de l’Université corse (Ghjuventù Indipendentista, Ghjuventù Paolina, Cunsulta di a Ghjuventù Corsa) avaient appelé à la mobilisation devant le Palais de justice de Bastia à 14 heures pour apporter un soutien aux condamnations de trois jeunes nationalistes à des peines de prison ferme pour un attentat terroriste, tout comme les partis nationalistes, majoritaires à l’assemblée de Corse, et la Ligue des droits de l’homme.

Peu après la dispersion d’une manifestation de quelque 1500 personnes selon la police, 4000 selon les organisateurs, plusieurs dizaines de jeunes cagoulés avaient lancé des cocktails Molotov sur les CRS et les gendarmes mobiles assurant la protection de la préfecture et dont la présence avait été renforcée.

Huit véhicules, dont au moins un de police, ont commencé à brûler, mais les pompiers ont rapidement pu éteindre les flammes. Les jeunes cagoulés ont également déclenché un début d’incendie à la poste centrale de Bastia, située à 200 mètres de la préfecture. CRS et gendarmes mobiles ont riposté par des tirs de grenades lacrymogènes et de Flash-Ball. Ils ont ensuite bouclé le périmètre autour de la préfecture en déployant des camions et des cars.

Le Parisien

En Ukraine, l’extrême droite s’infiltre dans la police

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«Je suis prêt à transgresser la loi afin de rendre la justice, si cela peut sauver des vies. En combattant dans le Donbass, j’ai compris que pour que quelqu’un survive, un autre doit mourir Illya Kiva se rejette sur sa chaise, ses grands yeux froids fixés sur son interlocuteur. Pour le chef du département de lutte antidrogue de la police nationale d’Ukraine, ces propos ne sont pas une provocation.

Avec sa gestuelle de combat et ses déclarations à l’emporte-pièce, Illya Kiva n’en finit pas de défrayer la chronique. Ancien athlète originaire de Poltava, dans le centre de l’Ukraine, il y dirige la section locale du groupe ultranationaliste «Praviy Sektor» («Secteur droit»). A la faveur de la guerre hybride du Donbass, il a pris la tête du bataillon de volontaires appelé «Poltava».

Il s’est fait remarquer dans l’est de l’Ukraine et à la frontière avec la Crimée occupée. Son engagement le rapproche du sulfureux ministre de l’Intérieur ukrainien, Arsen Avakov. En octobre 2015, celui-ci le propulse à la tête du département de lutte antidrogue, officiellement pour nettoyer un corps de police notoirement corrompu, qui n’avait été jusque-là qu’un organe de contrôle du trafic de stupéfiants.

A part mener des descentes musclées dans certains clubs et restaurants de Kiev, le patron de la lutte antidrogue ukrainien se démarque avant tout par ses prises de positions agressives, et extravagantes. «Illya Kiva n’est tenu responsable ni de ses propos, ni ses actions, estime Vyacheslav Likhachev, directeur du groupe d’observation des droits des minorités, à Kiev. Mais quand un officier de police haut gradé ignore la loi, c’est dangereux.» D’autant que Kiva contraste avec la réforme de la police, un des grands chantiers pro-européen de l’après-Maidan. Très médiatisée, elle a institué des unités de jeunes policiers, bien entraînés, bien rémunérés, et garants de l’Etat de droit.

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