David jugé pour 4 tentatives de meurtres sur des passants dont des fillettes

Ce lundi 14 novembre dès 14h, jusqu’au vendredi 25 novembre prochain, la nouvelle session de la cour d’assises de l’Aude, présidée par Charles Pinarel, se tiendra au palais de justice de Carcassonne. Dix jours durant lesquels le jury populaire aura à examiner trois (1) affaires déjà jugées en première instance par les cours d’assises des Pyrénées-Orientales et de l’Hérault.

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Rejugé pour quatre tentatives de meurtre. Du lundi 14 au jeudi 17 novembre, David Acevedo, âgé de 42 ans, sera rejugé pour quatre tentatives de meurtre, lors d’une course folle en voiture à Argelès-sur-Mer, le 7 mars 2012. Ce jour-là, dans l’après-midi, le quadragénaire avait d’abord percuté un de ses amis en le blessant à la jambe, avant de foncer sur un cycliste qui se promenait avec ses deux fillettes, qu’il a heurtées violemment. Il avait ensuite poursuivi sa route, se livrant à un véritable rodéo en fauchant une retraitée et en percutant un véhicule qui a été projeté sur une fillette de 8 ans.

Le 23 janvier 2015, après quatre jours de débats, l’accusé avait été condamné à 18 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises des Pyrénées-Orientales. Et ce, bien que l’avocate de l’accusé, Me Catherine Barrère, ait plaidé l’absence d’intention de tuer, ainsi que la requalification des faits en «violences».

La Depeche

La riche héritière qui avait tenté d’égorger ses jumelles, aperçue… en train de faire du shopping

Un peu plus d’un an après avoir tenté d’égorger ses jumelles âgées de 14 ans, Mireille Gram, connue pour être l’héritière de l’empire des sacs Kipling, a été vue flânant dans les rues de Knokke. Elle avait en effet reçu l’autorisation, l’espace d’un week-end, de quitter l’institut psychiatrique dans lequel elle est internée depuis les faits.

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L’affaire avait fait grand bruit à la fin du mois de septembre de l’année 2015 : Mireille Gram, héritière de l’empire Kipling, avait tenté d’égorger ses jumelles, alors âgées de 14 ans, alors que celles-ci dormaient à l’étage de la demeure familiale de Schoten en province d’Anvers… Les faits avaient eu lieu alors qu’elle et son mari venaient d’entamer une procédure de divorce.

Un an plus tard, nos confrères flamands du Het Laatste Nieuws ont retrouvé la trace de cette dame de 50 ans, internée depuis les faits en hôpital psychiatrique. Ce week-end, dimanche précisément, Mireille Gram a en effet été aperçue du côté de Knokke, occupée à faire du lèche-vitrines.

Renseignements pris, nos collègues ont ainsi pu obtenir l’information selon laquelle Mireille Gram a bénéficié d’un « congé » l’espace d’un week-end.

« Nous étions au courant de cette sortie », a réagi son ex-mari, contacté par la rédaction. « Pour mes filles, cela a été un choc et le souvenir d’une terreur incroyable. Il lui est toujours interdit de s’approcher d’elles, mais pour le même prix, elle aurait pu se retrouver devant notre porte… En réalité, nous n’avons aucune idée de l’état d’avancement du dossier. Sera-t-elle jugée ? On ne sait pas. »

Une question à laquelle la justice apportera bientôt une réponse, la chambre des mises en accusation d’Anvers devant bientôt se pencher sur ce cas, jugeant de la nécessité, ou non, de l’ouverture d’une enquête complémentaire…

Sud Info

«Sale arabe, je vais te tuer», Claude tabasse son ex femme et tente d’assassiner son amant

À la veille du verdict, les deux victimes de Claude Poupon, accusé d’avoir tenté d’assassiner l’amant de son ex-compagne, en février 2014, à Elliant (29), ont témoigné de la violence de l’agression, ce mardi, devant la cour d’assises du Finistère. La conséquence d’une troublante personnalité éclairée par les experts psychologue et psychiatre.

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Au second jour du procès de Claude Poupon, le quinquagénaire accusé de tentative d’assassinat de l’amant de son ex-compagne et de violences aggravées sur cette dernière, la cour d’assises a découvert les images vidéos de la scène de crime, ce mardi matin. Sols, murs et portes maculés de sang témoignent de la violence des faits commis le 14 février 2014, à Elliant. Un moment éprouvant pour les parties civiles qui a conduit le « rival » de l’accusé à quitter la salle d’audience.

 

L’amant a décrit la scène, ce mardi après-midi, évoquant un premier coup de barre de fer sur la tête, par derrière, puis un second suivi d’un coup de serpette à la gorge. « Il criait  » sale arabe, je vais te tuer, tu m’as fait cocu «  ». Selon ses explications, ceinturé, il avait ensuite été victime de coups de Taser à la face puis de nouveaux coups de serpette. Et d’énumérer, avec le bégaiement qu’il conserve depuis les faits, les six plaies qui traversent son visage et sa gorge. « J’étais dans une mare de sang ».

« Il va la tuer et moi me finir »

Il était à terre lorsque son amie, l’ex-compagne de l’accusé, avait poussé la porte d’entrée, saisie aussitôt par Claude Poupon qui l’avait blessée au bras gauche. « Je me suis dit si je ne me relève pas, il va la tuer, et moi, il va me finir aussi », poursuit-il. Grâce au coup de bouteille qu’il lui avait asséné à la tête, ils avaient pu prendre la fuite. « Il m’a bousillé la vie », lâche-t-il, réfutant toute haine.

Un sentiment partagé par l’ex-compagne de Claude Poupon, malgré une force de caractère apparente. « Je vis dans la crainte, plus capable d’une relation amoureuse ». Elle a, depuis les faits, quitté le département, par crainte d’avoir affaire au père de ses enfants, à sa sortie de prison.

Défaut d’étayage paternel

Une femme épiée depuis plusieurs semaines par Claude Poupon, avant cette dramatique journée. Dans le box, le quinquagénaire écoute, cette fois encore, sans laisser transparaître la moindre émotion.

 

Le Télégramme

Normandie : un différend éclate, Sylvain tente d’égorger son ami dans un bar

Un homme accusé de violences avec usage d’une arme comparaissait ce vendredi 28 octobre 2016 au Tribunal de Rouen ( Seine Maritime ), pour avoir failli tuer un « ami » au couteau, deux semaines plut tôt

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Les faits se sont produits le vendredi 7 octobre 2016. Sylvain Firmin est attablé avec un ami à la terrasse d’un bar de la rue Saint-Sever à Rouen (Seine-Maritime). C’est un habitué, ayant sombré dans l’alcool depuis qu’il a perdu son emploi… et sa famille. Ce jour-là, une discussion les oppose et une rixe intervient, au cours de laquelle il sort de sa poche le couteau qu’il porte toujours sur lui et frappe son ami à la gorge, le laissant inerte au sol dans une flaque de sang.

Pronostic vital engagé

Les passants, médusés, appellent la police, qui l’interpelle. La victime est transportée à l’hôpital, où on constate que son pronostic vital est engagé. L’accusé reconnaît qu’il avait passé la matinée à boire et marmonne : « Je ne me souviens pas pourquoi j’ai fait ça ».
Aujourd’hui, si la victime est sauvée d’un destin fatal, le procureur soutient que « l’accusé est ingérable quand il a bu », et qu’une peine significative doit lui être infligée. La défense cherche à relativiser l’acte :« Mon client ne voulait pas en arriver là ».

Au final, le tribunal condamne Sylvain Firmin à 36 mois de prison dont dix huit avec sursis, assortis d’une obligation de soins psychiatriques. 

Tendance Ouest

Thomas V. le policier arrêté avec des armes et des explosifs projetait un double assassinat

Un policier carolo de 35 ans a été interpellé lors d’une opération policière, lundi après-midi. Il avait été repéré par un service de renseignements étranger à la suite de l’achat d’armes et d’explosifs sur le darkweb. Il projetait vraisemblablement de les utiliser pour assassiner deux personnes.

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Le parquet de Charleroi a confirmé ce mardi le double mandat d’arrêt décerné à charge de Thomas V., un policier local de 35 ans appartenant au GSA (Groupe de Sécurisation et d’Appui) de la zone carolorégienne. Le juge d’instruction l’a inculpé d’importation illégale d’armes et d’une double tentative d’assassinat.

Le Soir

Daniel jugé à Rennes pour avoir tenté d’égorger sa femme

Un homme de 53 ans est jugé, à Rennes, pour tentative d’assassinat, en 2013, à Yvignac-la-Tour (Côtes-d’Armor).

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À l’époque, en 2013, Daniel Lozac’h habite dans une longère à Yvignac-la-Tour, petite commune près de Broons (Côtes-d’Armor), avec son épouse et leurs deux enfants. Il traverse une période compliquée. Le brancardier est sous le coup d’un licenciement pour faute grave, après avoir consommé de l’alcool au travail. Il perd pied.

Il tente de lui trancher la gorge

Le 11 septembre, en soirée, Daniel Lozac’h rentre au domicile conjugal. Il découvre un courrier avec la demande de divorce. Tout s’enchaîne : il saisit un couteau en céramique, bondit sur sa femme qui fait la vaisselle et tente de lui trancher la gorge.

Elle se débat, parvient à casser la lame du couteau et blesse son agresseur aux bras. L’épouse s’en sortira malgré une grave blessure à la gorge.

Un mois plus tard, après un séjour en psychiatrie, le mari est mis en examen pour tentative d’assassinat.

Ouest France

David s’évade de prison et tente de tuer un policier

Un détenu qui purge dix-huit ans de réclusion pour la tentative de meurtre d’un policier rémois s’est évadé lors d’une permission. Il a repris un an.

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Fauché par une voiture volée, le policier retombe 12 m plus loin

Le 17 novembre 2015, alors détenu à Laon, l’homme a profité d’une permission de sortir pour s’évader. Sa cavale a duré cinq mois, jusqu’au 3 avril 2016.

Circonstance aggravante rappelée par le procureur : David Donner est un récidiviste de la cavale.  Son casier compte une quinzaine de condamnations. Des vols, beaucoup, mais surtout cette tentative d’homicide sur le policier rémois. Les faits remontent au 10 mars 2003. Ce soir-là, après avoir assisté au vol d’une Super 5 avenue Nationale à La Neuvillette, une patrouille de la brigade anticriminalité se met en travers de la route pour bloquer sa fuite.

 

Pendant sa cavale, un ami qui avait accepté de l’héberger fut bien mal récompensé de son hospitalité : David Donner lui avait volé sa voiture pour se déplacer, cette fois-ci sans croiser ni foncer sur des policiers.

L’Union

Après avoir été violé et volé par Michel et Robert, un homosexuel a été jeté à l’eau

Le tribunal correctionnel de Liège a entamé ce mardi l’examen du dossier de deux Liégeois poursuivis pour avoir commis une tentative de meurtre à caractère homophobe, un viol et un vol avec violences, sur un homosexuel âgé de 53 ans. La victime avait été précipitée dans l’eau glacée de l’Ourthe.

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Le tribunal correctionnel de Liège a entamé ce mardi l’examen du dossier de deux Liégeois poursuivis pour avoir commis une tentative de meurtre à caractère homophobe, un viol et un vol avec violences sur un homosexuel âgé de 53 ans. La victime avait été précipitée dans l’eau glacée de l’Ourthe.

Michel L. (37 ans) et Robert M. (26 ans) avaient commis l’agression d’un homosexuel la nuit du 31 janvier au 1er février 2015 à Angleur (Liège).

La victime, rencontrée dans un café, avait été emmenée dans une voiture jusqu’au bord de l’Ourthe. L’homosexuel avait été roué de coups, violé et poussé dans l’eau froide par ses agresseurs. La victime avait échappé de peu à la mort.

Ils contestent le caractère homophobe

Michel L. et Robert M. répondent d’une tentative de meurtre à caractère homophobe, d’un viol et d’un vol avec violences. Mais ils contestent l’intention homicide et le caractère homophobe des faits.

Lors de la première audience consacrée à l’instruction du dossier, Robert M. n’a reconnu qu’un coup porté à la victime alors qu’il tentait d’intervenir dans une bagarre.

Michel L. a pour sa part nuancé les circonstances des faits. Selon lui, il avait reçu et accepté une proposition de relation homosexuelle avant d’emmener la victime au bord de l’eau. La relation s’étant mal déroulée, il aurait été pris d’une frustration et d’une colère interne avant de déchaîner sa violence sur la victime.

Le réquisitoire et les plaidoiries auront lieu le 5 septembre.

La Meuse

Racisme, islamophobie : 19 supporters d’extrême droite israélienne inculpés pour tentative de meurtre

Dix-neuf membres d’un groupe de supporters d’extrême droite du club de football israélien Beitar Jérusalem (1re division), connus pour leurs dérapages racistes, ont été inculpés dimanche de tentative de meurtre, a indiqué la police israélienne. 

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Ces supporters arrêtés fin juillet et membres du groupe «La Familia» ont été inculpés pour «tentative de meurtre, de sabotage aggravé, de vol, de délits racistes, de possession illégale d’armes et de violation de la législation contre les violences dans le sport en Israël et à l’étranger», a précisé la police dans un communiqué. Parmi les violences attribuées à des membres de «La Familia» figurent des agressions contre des supporters d’équipes rivales.

Le procureur a demandé leur maintien en détention préventive jusqu’à la fin des procédures engagées contre eux.D’autres inculpations de membres de «La Familia» arrêtés puis libérés ces derniers jours devraient intervenir prochainement, a ajouté la police. En outre, neuf membres de l’organisation ont été inculpés pour trafic de drogue. 

Ultranationalistes juifs, les membres de La Familia qui seraient plusieurs centaines selon les médias israéliens, sont régulièrement impliqués dans des incidents et coutumiers d’insultes lancées contre les Arabes et les musulmans. Le Teddy Stadium à Jérusalem où évolue l’équipe qu’ils soutiennent est surnommé «l’enfer» en raison du climat d’hostilité et de violence envers les équipes adverses et leurs supporters. La police est régulièrement contrainte d’y déployer d’importants renforts lors des matchs.

Le 18 août, le Beitar Jérusalem y recevra le club français de l’AS Saint-Etienne en Ligue des champions lors du dernier tour des préliminaires. En 2013, le club a connu de très vives tensions à la suite du recrutement de deux footballeurs musulmans originaires de Tchétchénie, république caucasienne de Russie. Cette décision avait déclenché des réactions racistes d’une frange des supporters au point que l’équipe avait dû engager des gardes du corps pour les protéger. 

Les bureaux du club avaient été ensuite la cible d’un incendie criminel qui avait détruit tous les trophées remportés par l’équipeLe Beitar, qui puise ses fondements dans l’histoire de la droite nationaliste israélienne, n’a jamais recruté de joueur arabe, un cas unique en Israël, où les Arabes israéliens représentent plus de 17% de la population.

Le Figaro

Etats-Unis : un migrant britannique a tenté d’assassiner Trump lors d’un meeting

Un Britannique de 19 ans a tenté de voler l’arme d’un policier afin de tuer Donald Trump lors d’un rassemblement en faveur du candidat républicain samedi à Las Vegas (Nevada). Il a été inculpé, lundi, ont annoncé les autorités américaines.

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D’après une plainte déposée lundi, Michael Sandford a essayé de désarmer un policier lors d’un rassemblement le 18 juin au casino Treasure Island de Las Vegas, avant d’être maîtrisé par les forces de l’ordre. «Michael Sandford a révélé qu’il avait fait des plans pour venir à Las Vegas afin de tuer Trump», précise la plainte.

Il est actuellement détenu sans possibilité de libération sous caution car, selon Natalie Collins, la porte-parole du bureau du procureur, il est considéré comme dangereux et présentant un risque d’évasion. Il risque plus de dix ans de prison et 250 000 dollars d’amende.

L’assassinat planifié depuis un an

Michael Sandford aurait indiqué aux enquêteurs américains qu’il avait planifié un assassinat depuis un an et qu’il s’était procuré un billet d’entrée pour ce rassemblement en faveur de Donald Trump, Il a également confié être aller s’entraîner sur un champ de tir de Vegas vendredi, à l’aide d’un pistolet 9 mm qu’il s’était acheté, avant le rassemblement des Républicains. Ce qu’a confirmé aux enquêteurs un salarié du magasin lui ayant fourni l’arme.

L’accusé a reconnu qu’il n’aurait probablement pas pu tirer plus d’une ou deux balles et s’est dit convaincu qu’il aurait été tué par les forces de l’ordre pendant sa tentative, précise la plainte. Il a également confié aux enquêteurs qu’il avait acheté un billet pour un autre rassemblement à Phoenix, en Arizona (sud-ouest), avec l’intention «d’essayer à nouveau de tuer (Donald) Trump» si son plan échouait à Las Vegas.

Le Parisien

Serge Ayoub a tenté de faire assassiner un nationaliste qui « l’a insulté de juif »

 « Nos » fachos étaient-ils aux ordres de Troisième voie ? »

Après le démantèlement d’un groupuscule néonazi à Ham (Somme), Serge Ayoub, ex-leader de Troisième voie est mis en examen pour complicité de tentative de meurtre.

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L’interpellation de 15 membres de l’ultra droite, en mars 2015 sur les secteurs de Ham (Somme), Chauny (Aisne) et Compiègne (Oise) n’était qu’un début. Depuis, l’enquête s’est poursuivie sous la direction d’un juge d’instruction amiénois. À ce jour, 24 suspects ont été mis en examen. L’un des enjeux des investigations est de savoir quels liens précis unissaient le clan néonazi picard – qui s’était nommé « WWK » pour white wolfs klan (le clan des loups blancs) – aux membres parisiens de l’organisation nationaliste Troisième voie.

En août dernier, le leader de ce mouvement, Serge Ayoub, 52 ans (longtemps connu sous son surnom de « Batskin »), a été placé en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie de Péronne. Il est reparti sous contrôle judiciaire, après avoir été mis en examen pour complicité de tentative de meurtre. Selon nos informations, un autre cadre de cette organisation a également été mis en cause.

Dans cette affaire, la plupart des suspects sont désormais en liberté. Ce n’est pas le cas de Jérémy Mourain, un habitant de Ham de 26 ans, chef des WWK. L’homme est accusé d’avoir tenté de tuer à coups de couteau un autre nationaliste, membre d’une organisation néonazie rivale. Les faits auraient eu lieu dans un local d’Estrées-Mons, près de Péronne (dans la Somme), lors d’une soirée ayant rassemblé des membres de l’ultra-droite. Selon nos informations, l’une des personnes impliquées dans la procédure aurait expliqué que la victime «  avait insulté Serge Ayoub de juif  », et que ce dernier aurait demandé à Mourain de «  régler ça  ».

Le groupe nationaliste picard était un client fidèle du bar « Le Local », dans le XVe arrondissement de Paris, qu’il fréquentait tous les week-ends. Cet endroit était le lieu de rassemblement de Troisième voie, dissous en 2013 après la mort du militant antifasciste Clément Méric, au cours d’une bagarre (le meurtrier présumé est Estaban Morillo qui a grandi à Neuilly-Saint-Front, dans l’Aisne).

« Reconstitution de groupes de combat »

WWK était-il aux ordres de l’ex-Troisième voie ? Ce groupuscule néonazi était-il une reconstitution locale de ce mouvement ? L’instruction vise à le déterminer. Les Picards impliqués ont été mis en examen pour « reconstitution de groupes de combat » dès le début de l’affaire.

Serge Ayoub, figure du nationalisme français, se dit étranger à cette affaire. Son avocat, Me Thibault de Montbrial rapporte que son client «  conteste vigoureusement les faits qui lui sont reprochés ». Pour lui, la mise en examen de son client se situe «  à la marge du dossier  ». L’avocat parisien souligne que son client n’a d’ailleurs pas été placé en détention dans cette affaire.

L’enquête se poursuit sous le secret de l’instruction. Mais on sait que l’enquête, lancée par les services de gendarmerie, a permis de résoudre une série très importante d’actes de délinquance commis entre 2012 et 2015 dans la région : cambriolages, agressions, destructions par incendie… Les autorités avaient découvert alors un groupe d’ultra-droite très structurée, construit sur le modèle d’une association avec un président (Mourain), un trésorier, un secrétaire, etc.

Pour entrer dans le mouvement, les postulants devaient faire leur preuve en commettant des actes délictuels. Et malheur à celui qui ne respectait pas les règles ou qui voulait quitter le groupe. L’enquête a mis au jour des actes de violence extrême entre ces membres. On parle de lynchages à coups de batte de baseball et jets de personnes dans le canal.

Courrier Picard

Allemagne: 5 identitaires arrêtés pour tentative de meurtre, coups et blessures et fabrication d’engins explosifs

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Cinq membres présumés d’une organisation violente d’extrême droite, notamment soupçonnée d’avoir attaqué des foyers de réfugiés en Saxe (est de l’Allemagne), ont été arrêtés par la police, a annoncé mardi le parquet fédéral.

Tous de nationalité allemande et âgés entre 18 et 39 ans, les suspects sont soupçonnés d’avoir fait partie d’une organisation baptisée «Gruppe Freital» (du nom d’une commune de la proche banlieue de Dresde) menée par deux autres Allemands identifiés comme Timo S., 27 ans, et Patrick F., 24 ans.

Ces deux hommes ainsi qu’un autre membre présumé du groupe avaient déjà été interpellés.

Les membres du «Gruppe Freital» sont mis en cause pour tentative de meurtre, coups et blessures ainsi que fabrication d’engins explosifs.

Selon les enquêteurs, ce groupe aurait lancé un engin explosif à travers la fenêtre d’un foyer d’accueil de réfugiés à Freital, dans la nuit du 19 au 20 septembre dernier. Personne ne se trouvait dans la pièce où avait été lancé l’engin qui n’avait provoqué que des dégâts matériels, a précisé le parquet général dans un communiqué.

Ils auraient également pris pour cible, dans la nuit du 18 au 19 octobre, un projet d’habitat associatif à Dresde ainsi que, de nouveau, un foyer de réfugiés à Freital, dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre, avec des engins explosifs qui, en faisant voler en éclats les fenêtres du foyer, avaient cette fois blessé un résident, selon la même source.

Les enquêteurs estiment en outre que le groupe a pu se rendre coupable d’autres actions violentes.

La ville est située à quelques kilomètres de Dresde, berceau du mouvement islamophobe et antiréfugiés Pegida.

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