«Sale arabe, je vais te tuer», Claude tabasse son ex femme et tente d’assassiner son amant

À la veille du verdict, les deux victimes de Claude Poupon, accusé d’avoir tenté d’assassiner l’amant de son ex-compagne, en février 2014, à Elliant (29), ont témoigné de la violence de l’agression, ce mardi, devant la cour d’assises du Finistère. La conséquence d’une troublante personnalité éclairée par les experts psychologue et psychiatre.

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Au second jour du procès de Claude Poupon, le quinquagénaire accusé de tentative d’assassinat de l’amant de son ex-compagne et de violences aggravées sur cette dernière, la cour d’assises a découvert les images vidéos de la scène de crime, ce mardi matin. Sols, murs et portes maculés de sang témoignent de la violence des faits commis le 14 février 2014, à Elliant. Un moment éprouvant pour les parties civiles qui a conduit le « rival » de l’accusé à quitter la salle d’audience.

 

L’amant a décrit la scène, ce mardi après-midi, évoquant un premier coup de barre de fer sur la tête, par derrière, puis un second suivi d’un coup de serpette à la gorge. « Il criait  » sale arabe, je vais te tuer, tu m’as fait cocu «  ». Selon ses explications, ceinturé, il avait ensuite été victime de coups de Taser à la face puis de nouveaux coups de serpette. Et d’énumérer, avec le bégaiement qu’il conserve depuis les faits, les six plaies qui traversent son visage et sa gorge. « J’étais dans une mare de sang ».

« Il va la tuer et moi me finir »

Il était à terre lorsque son amie, l’ex-compagne de l’accusé, avait poussé la porte d’entrée, saisie aussitôt par Claude Poupon qui l’avait blessée au bras gauche. « Je me suis dit si je ne me relève pas, il va la tuer, et moi, il va me finir aussi », poursuit-il. Grâce au coup de bouteille qu’il lui avait asséné à la tête, ils avaient pu prendre la fuite. « Il m’a bousillé la vie », lâche-t-il, réfutant toute haine.

Un sentiment partagé par l’ex-compagne de Claude Poupon, malgré une force de caractère apparente. « Je vis dans la crainte, plus capable d’une relation amoureuse ». Elle a, depuis les faits, quitté le département, par crainte d’avoir affaire au père de ses enfants, à sa sortie de prison.

Défaut d’étayage paternel

Une femme épiée depuis plusieurs semaines par Claude Poupon, avant cette dramatique journée. Dans le box, le quinquagénaire écoute, cette fois encore, sans laisser transparaître la moindre émotion.

 

Le Télégramme

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