Calais : collages d’affiches anti migrants et saluts nazis par des militants d’extrême droite

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Les nôtres avant les autres. » Depuis plusieurs mois, le groupe Calais Zone Dissidente sévit dans les rues de la ville, avec des affiches sur la préférence nationale. Le message qui est passé est le suivant : il est anormal qu’à Calais, des migrants non français soient mieux traités que des SDF bien français. « Le multiculturalisme est un échec et mène la France à la guerre civile » pouvait-on lire sur une autre affiche collée par le groupe au mois d’octobre.

Mais leur mobilisation en faveur de la cause des sans-abri n’est visiblement qu’un prétexte pour défendre d’autres idées beaucoup moins louables. Sur des photos postées dimanche soir sur leur page Facebook, on peut ainsi voir l’un des membres du groupe faire un salut nazi devant une affiche du parti socialiste, sur une autre photo, un slogan :  « I love fascism. »

Nord Litoral

Versailles : la charte «ma commune sans migrants» du FN rejetée par les élus

« J’ai accepté de soumettre ce texte au vote mais ce sera la première et dernière fois ».

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François de Mazières, député-maire DVD de Versailles, a tenté de dissiper le malaise installé au sein du conseil municipal, jeudi soir, lorsque la charte « Ma commune sans migrants » proposée par le Front national, a été débattue. Le texte demande sans ambages aux communes de s’opposer par tous les moyens à l’accueil des migrants.

« C’est un sujet sensible que nous essayons de régler avec considération et humanisme mais sans exploitation politique », a indiqué le maire. François Simeoni, l’une des deux conseillers municipaux FN, a demandé, en vain, un vote à bulletins secrets. Le groupe Versailles Famille Avenir (2 élus) a « déploré » le titre de cette motion mais a fini par l’adopter. Cela n’a pas suffi pour l’adopter : le groupe majoritaire et les deux autres groupes d’opposition ont voté contre.

Le Parisien

Centre d’accueil pour SDF : quand des militants FN veulent « vérifier » la nationalité des résidents

L’inauguration du centre d’accueil pour SDF dans le 16eme arrondissement de Paris s’est terminée par l’intervention d’une petite quarantaine de militants du Front national, venus « vérifier » la nationalité des personnes hébergées.
On savait l’ouverture de ce centre d’accueil pour SDF classée parmi les sujets sensibles. Cible d’une vive protestation de la part de quelques habitants du 16e arrondissement, puis d’une tentative d’incendie à la mi-octobre, le bâtiment était placé, pour son inauguration ce samedi 5 novembre, sous surveillance policière.

Mais ce n’est qu’après le départ de Anne Hidalgo, maire de Paris, et d’Emmanuelle Cosse, ministre du Logement et de l’Habitat durable, venues rendre visite aux cinquante nouveaux arrivants du centre d’hébergement, que des militants du Front national ont débarqué sur les lieux. Sous surveillance policière, une quarantaine d’entre eux ont d’abord entrepris de marcher tout autour  du long bâtiment de bois, en tentant de regarder par les fenêtres.

« Si ce sont des migrants, on est contre »

Le but ? Ils l’expliquent aussitôt aux journalistes – dont LCI – sur place. « On est là pour vérifier si ce sont des SDF ou des migrants. SI ce sont des migrants, on est contre ». Devant quelques caméras, le groupe de militants finit par déployer une banderole siglée « Français d’abord, clandestins dehors ». Le temps de quelques images et le happening est déjà terminé. Dans les étages, plusieurs personnes récemment hébergées passent une tête par la fenêtre, spectatrices de cette scène surréaliste.

Pourtant, l’association Aurore, dont plusieurs bénévoles gèrent le projet, précise à LCI que « ce centre n’est pas destiné à accueillir spécifiquement des demandeurs d’asile ». Quelques instants plus tard, à l’issue de sa visite des locaux, Emmanuelle Cosse a quant à elle détaillé : « Il y aura ici des personnes dont la situation administrative ne sera pas réglée, et d’autres qui n’auront pas ce problème. L’hébergement d’urgence est inconditionnel. »

LCI

Des migrants chrétiens irakiens obtiennent le statut de réfugié dans le Doubs

La famille de réfugiés chrétiens irakiens arrivée en à Mouthe en août dernier a obtenu le statut de réfugié. La vie reprend doucement quand à Mossoul, près de leur ville natale, les combats font rage.  

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La famille de réfugiés chrétiens originaires de Qaraqosh, la plus grande ville chretienne du pays qui se trouve à proximité de Mossoul, a fui Daech en 2014. C’est en août qu’elle est arrivée à Mouthe, avec l’aide du réseau associatif. L’OFPRA, Office français de protection des réfugiés et apatrides, qui instruit les dossiers de demandes d’asile vient de lui délivrer le statut de réfugié.

Ce matin, la petite fille de la famille est allée pour la première fois à l’école. Tandis qu’elle tente de se reconstruire à Mouthe, la famille (10 personnes) suit à la télévision les combats qui se déroulent actuellement à Mossoul et dans les autres villes. Elle a appris que la maison familiale sur place a été détruite, éloignant encore un peu plus l’espoir d’un retour en Irak.

France 3

En Paca, LR et le FN s’entendent sur une motion anti-migrants

Le texte, qui vise à bloquer l’établissement de «mini-jungles de Calais», a été adopté par une assemblée où la gauche a totalement disparu depuis les régionales.

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Il est des sujets sur lesquels les barrières tombent. Depuis que Christian Estrosi a remporté, grâce au retrait de la gauche dans l’entre-deux-tours, les régionales de décembre dernier en Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), l’assemblée locale est désormais exclusivement composée d’élus de droite et du Front national. Mais si les Républicains (LR) se sont toujours refusés au moindre accord politique avec le FN, il peut toutefois leur arriver de s’entendre pour une alliance de circonstance sur certaines thématiques.

C’est notamment le cas de la délicate question de l’accueil des migrants, au coeur de l’actualité après les démantèlements de la jungle de Calais et du camp de Stalingrad. Ainsi, une motion visant à mettre «tous les moyens légaux» en œuvre pour bloquer «l’établissement de mini “jungles de Calais”», a été adoptée jeudi sur proposition de la majorité LR. «Accueillir plus de 1000 clandestins d’ici à la fin 2016 semble à la fois irréaliste et irresponsable», énonce le texte, cité par l’AFP.

Maréchal-Le Pen accuse LR de «plagier» le FN

En cause: les quelques centaines de migrants qui doivent arriver en Paca dans les jours à venir. Selon La Provence, «949 places ont été dégagées en plus des 200 qui existaient déjà» dans la région, bien que toutes ne pourront a priori «pas être attribuées cette semaine». «Les centres d’accueil et d’orientation (CAO), dispersés un peu partout dans la région, sont en tout cas prêts», précise encore le quotidien régional. Les principales villes concernées sont Marseille, Port-de-Bouc, ou encore Istres.

Le FN, qui avait déjà déposé une motion similaire à celle de LR, a immédiatement revendiqué la paternité de l’argumentaire développé par la droite. «Probablement pris de cours par cette initiative et gêné à l’entournure de devoir voter une motion du FN, (Christian Estrosi) a lui-même déposé dans la foulée une motion quasiment identique en un peu plus soft», s’est agacée la chef de file locale du parti, Marion Maréchal-Le Pen. Conclusion: elle juge sa famille «incontournable», et accuse la droite d’en «plagier» les idées. Ce qui n’a pas emêché les élus régionaux FN de voter en faveur de la motion présentée par les Républicains, adoptée à l’unanimité moins une abstention. La motion présentée par le FN a quant à elle été rejetée par la majorité régionale.

Le Figaro