Paris : nouvelle tentative d’incendie contre un centre d’hébergement pour SDF occupés par 27 adultes et 24 enfants

Un jour après son ouverture, il a encore été attaqué. Le centre d’hébergement pour SDF du cossu 16e arrondissement de Paris inauguré samedi, a failli être incendié, selon une source proche de l’enquête.

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Un homme a ainsi tenté d’y mettre le feu dans la nuit de samedi à dimanche. Le centre avait déjà été victime le 17 octobre d’un début d’incendie, sans doute volontaire.

«Vers 22h samedi soir, un homme a tenté de jeter un engin incendiaire mais il ne l’a pas jeté assez fort, ne faisant pas de dégâts, ni de blessés. Cet individu a pris la fuite», a déclaré cette source, confirmant une information de BFM TV. L’enquête à été confiée au commissariat du 16e arrondissement.

Il avait déjà été visé par un incendie

«Ca a été maîtrisé rapidement, la police fait son travail», a déclaré à l’AFP Éric Pliez, directeur général de l’association Aurore qui gère le centre. «Nous souhaitons juste pouvoir travailler tranquillement et nous occuper de la cinquantaine de personnes déjà présentes dans le centre», a-t-il ajouté.

Un élu PS du 16e arrondissement, Thomas Lauret, a appelé à condamner «tous ces actes odieux» sur son compte Twitter.

Lors de la première tentative d’incendie trois semaines avant l’ouverture du centre, l’ampleur des dommages avait été très limitée (une partie de la façade et un volet avaient été noircis). Les secours avaient retrouvé du liquide inflammable sur place.

 

Un sujet de discorde entre les riverains

Le parquet de Paris avait ouvert une enquête pour «dégradation volontaire par incendie» et l’association Aurore avait renforcé la surveillance des lieux.

Composé d’une série de modules en bois, le centre, de 196 mètres de long et 8 mètres de large, est installé dans l’Allée des Fortifications, à proximité immédiate du bois de Boulogne et à une centaine de mètres d’immeubles en pierre de taille du quartier. Le projet de centre, qui accueille déjà 27 adultes et 24 enfants, et doit abriter à terme 200 personnes, avait provoqué une levée de boucliers dans le très chic arrondissement de l’Ouest parisien.

En mars, plus de 40.000 riverains avaient signé une pétition, craignant un «nouveau Sangatte», en référence à l’ancien centre pour migrants de Calais. Une réunion d’information avait viré à la foire d’empoigne.

20 Minutes

Centre d’accueil pour SDF : quand des militants FN veulent « vérifier » la nationalité des résidents

L’inauguration du centre d’accueil pour SDF dans le 16eme arrondissement de Paris s’est terminée par l’intervention d’une petite quarantaine de militants du Front national, venus « vérifier » la nationalité des personnes hébergées.
On savait l’ouverture de ce centre d’accueil pour SDF classée parmi les sujets sensibles. Cible d’une vive protestation de la part de quelques habitants du 16e arrondissement, puis d’une tentative d’incendie à la mi-octobre, le bâtiment était placé, pour son inauguration ce samedi 5 novembre, sous surveillance policière.

Mais ce n’est qu’après le départ de Anne Hidalgo, maire de Paris, et d’Emmanuelle Cosse, ministre du Logement et de l’Habitat durable, venues rendre visite aux cinquante nouveaux arrivants du centre d’hébergement, que des militants du Front national ont débarqué sur les lieux. Sous surveillance policière, une quarantaine d’entre eux ont d’abord entrepris de marcher tout autour  du long bâtiment de bois, en tentant de regarder par les fenêtres.

« Si ce sont des migrants, on est contre »

Le but ? Ils l’expliquent aussitôt aux journalistes – dont LCI – sur place. « On est là pour vérifier si ce sont des SDF ou des migrants. SI ce sont des migrants, on est contre ». Devant quelques caméras, le groupe de militants finit par déployer une banderole siglée « Français d’abord, clandestins dehors ». Le temps de quelques images et le happening est déjà terminé. Dans les étages, plusieurs personnes récemment hébergées passent une tête par la fenêtre, spectatrices de cette scène surréaliste.

Pourtant, l’association Aurore, dont plusieurs bénévoles gèrent le projet, précise à LCI que « ce centre n’est pas destiné à accueillir spécifiquement des demandeurs d’asile ». Quelques instants plus tard, à l’issue de sa visite des locaux, Emmanuelle Cosse a quant à elle détaillé : « Il y aura ici des personnes dont la situation administrative ne sera pas réglée, et d’autres qui n’auront pas ce problème. L’hébergement d’urgence est inconditionnel. »

LCI

Paris : le futur centre d’hébergement pour SDF du XVIe arrondissement incendié

Le centre d’hébergement qui doit (toujours) ouvrir autour du 5 novembre dans le XVIe arrondissement de Paris a été touché lundi par un incendie. Les secours ont découvert sur place une bouteille en verre et du liquide inflammable.

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« Ce n’est sans doute pas pour rien que ça arrive maintenant ». Pour Éric Pliez, directeur de l’association Aurore chargée de la gestion du futur centre d’hébergement destiné à des personnes sans logement du XVIe arrondissement de Paris, l’incendie survenu lundi 17 octobre vers 5 heures du matin n’a rien d’un hasard.

Le gardien du centre a pu prévenir rapidement les secours et, malgré un départ de feu sur un des panneaux de bois extérieurs, le centre devrait pouvoir ouvrir, comme prévu, aux alentours du 5 novembre.

Mais, selon une source policière, les secours ont trouvé sur place « du liquide inflammable », signe que le feu serait d’origine criminelle. « Une plainte a été déposée et on va renforcer le gardiennage », a assuré Éric Pliez.

Un gardien surveillait déjà 24h/24 les lieux filmés par des caméras de vidéosurveillance. Le commissariat du XVIe arrondissement est chargé de l’enquête. La mairie de Paris va se constituer partie civile.

France 24

Un SDF condamné à.. 3 mois ferme pour avoir volé des yaourts car il avait faim

En avril 2014, un quartier d’Elbeuf est la cible de nombreux cambriolages. Les forces de l’ordre sont sur le qui-vive. Quand on leur signale le 2 avril qu’un cambriolage est en train d’avoir lieu dans un salon de toilettage, ils font tout leur possible pour arriver à temps. Ils parviennent à leur objectif et découvrent Mohamed A. (55 ans) prostré dans le fond de la boutique.

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Sur lui sont retrouvés un couteau, un tournevis, le petit fonds de caisse du commerce et près de lui, des yaourts, dérobés et consommés sur place. Le quinquagénaire, sans domicile fixe, a déjà un parcours pénal bien chargé. Sa carrière commence en 1984, 27 mentions sont déjà portées sur son casier judiciaire. Aucun élément ne permet de relier l’homme aux autres effractions commises dans les habitations et commerces du quartier. Ainsi, il est seulement entendu devant le tribunal pour celle du salon de toilettage.

« Je regrette, je me suis repris en main »

« Quelle est votre situation ces derniers temps ? », interroge la présidente du tribunal. « J’ai suivi un traitement contre la drogue, c’est fini. Je me sens mieux, j’ai fait des démarches pour trouver un travail et un hébergement. J’étais dans une période difficile à l’époque. Je n’étais pas moi-même. Je regrette, aujourd’hui je me suis repris en main », expose le prévenu.

« Il n’y a pas de difficulté concernant la qualification de l’infraction. La difficulté concerne surtout la situation de monsieur. Il a consommé ces yaourts parce qu’il avait faim, tout simplement. Il faut prendre en compte cette situation et ne pas trop en rajouter. Il se trouvait dans une grande difficulté », explique la procureure.

«Mon client est en phase de guérison et prend à bras-le-corps sa réinsertion », plaide l’avocate de la défense. « Au vu de votre casier judiciaire, on ne peut pas faire autrement que de prononcer de la prison ferme. En prison vous semblez cadré, j’espère que vous garderez cette image de vous à votre sortie. Je n’ai pas envie de vous revoir tous les ans pour vous coller trois mois », interpelle la présidente du tribunal après avoir prononcé une peine de trois mois de prison ferme. « Je ne veux pas retomber dans cet enfer », lui répond Mohamed A., les yeux brillants.

Paris Normandie

Lamentable: des supporters du PSV humilient des mendiants à Madrid

Des supporters du PSV Eindhoven ont eu un comportement déplorable ce mardi avant la rencontre de Champions League face à l’Atlético. Alors qu’ils étaient réunis sur la terrasse d’un café de la Playa Mayor de Madrid, des fans néerlandais ont humilié des mendiants en leur lançant des pièces. Ils ont pris un malin plaisir à les regarder se précipiter pour les ramasser.
La police a dû intervenir pour mettre fin à ce comportement lamentable. 

Accueil des SDF : « Salope », « ils vont égorger nos enfants », les habitants du 16ème dérapent

« Même ma femme dit qu’ils vont égorger nos enfants »

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L’argument écologique est le plus fréquent parmi les opposants au projet. « Sur le plan environnemental c’est catastrophique, cette décision est purement idéologique », affirme Marc Rassiat, « ils construiraient avenue Foch juste pour emmerder le bourgeois« .

Plusieurs habitants du XVIe arrondissement ont néanmoins fait le déplacement pour soutenir l’accueil des migrants. « C’est à nous, les riches, d’aider les pauvres », s’offusque une homme d’une cinquantaine d’années, « même ma femme dit qu’ils vont égorger nos enfants, c’est la même réaction chaque fois qu’on essaie de mettre en place des logements sociaux dans le XVIe ».

Midi Libre


«fils de pute», «salope»… les habitants du chic 16e énervés contre l’installation d’un centre SDF

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Vingt-cinq minutes : c’est le temps qui a suffi aux riverains du très chic arrondissement parisien pour interrompre une réunion consacrée à un projet de centre d’hébergement d’urgence, après des dérapages en tous genres.

«Escroc», «fils de pute», «menteur», «collabo», «stalinien», «vendu», «salopard», «salope», «caca» : c’est la liste, non exhaustive, des insultes et insanités proférées en moins de vingt-cinq minutes par les habitants du XVIe arrondissement de Paris venus assister à une réunion d’information sur un projet de centre d’hébergement d’urgence.

Pas question, pour ces riverains, de voir s’ouvrir d’ici l’été un centre d’hébergement d’urgence pour 200 personnes en bordure du bois de Boulogne. L’argument de la solidarité parisienne ne prend pas. Peu importe que le très chic XVIe arrondissement ne compte aujourd’hui qu’une vingtaine de places d’accueil, quand d’autres en ont plusieurs centaines.

Bronca pour Brocas

Irritée par les vociférations de la salle,  la préfète de Paris Sophie Brocas menace d’«arrêter de parler». Cris de joie : «Oui ! Oui !» Quelques instants plus tard, elle tente de rassurer le public avec cet argument étrange : «Je le dis avec la plus grande fermeté : il n’y aura pas de migrants dans ce centre, de personnes qui viennent d’Afrique et d’ailleurs.» Peine perdue, les SDF n’émeuvent guère plus la foule. Qui redouble de protestations. «Mettez-les à Calais», lance un homme. Certains sortent des sifflets, d’autres entonnent des «Hidalgo démission !».

Les «débats» durent à peine depuis quinze minutes quand les travées latérales sont envahies par des militants encore plus excités. Les insultes fusent. Un homme traite la préfète de «salope», un autre s’en prend à Claude Bartolone, qualifié de «salopard».

«Escroc, fils de pute !»

Face à la tension croissante, le président de l’université Dauphine tente de ramener le calme. «Est-ce que vous vous rendez compte du spectacle que vous donnez aux étudiants ?» Pour seule réponse fuse un «connard». «Je suis votre hôte, un minimum de respect s’il vous plaît !» Quelques secondes plus tard, Laurent Batsch décide d’interrompre la réunion. «Je suis garant de la sécurité», se justifie-t-il. Réaction d’un poète : «Escroc, fils de pute !»

Un vieil homme en est sûr, l’interruption de la réunion est une «combine». Il se lance dans une diatribe contre les journalistes, qui «sont comme la police». A quelques pas de là, Florent ne décolère pas contre ce «nouveau Sangatte qu’on veut nous imposer au bois de Boulogne». «Les gens du quartier ont dépensé un argent fou pour acheter leur appartement et on va leur mettre des Algeco sous le nez», s’énerve-t-il.

Sur le fond, Enguerrand redoute l’arrivée de nouveaux arrivants dans le quartier. «Cette population de migrants va trouver dans l’arrondissement un corps étranger», estime-t-il. Catherine, elle, suppute que les SDF et «leurs chiens» vont «installer leurs tentes» dans le coin.

Libération

Une association de défense des animaux moleste un SDF pour lui voler son chien

Une vidéo tournée au cœur de Paris montre deux activistes d’une association de défense animale violenter un sans-abri afin de récupérer son chien. Leur président s’est déjà illustré par des propos anti-Roms, postée samedi 19 septembre sur Facebook et sur YouTube, c’est ce mercredi 23 septembre, en fin de journée, qu’elle est devenue virale.

Ces images sont siglées « Cause animale Nord », une association basée à Lille.Une pétition, lancée dans la soirée sur Change.org, a recueilli en trois heures plus de 10.000 signatures.

Contacté par metronews, Anthony Blanchard, président de l’association et présent sur la vidéo – l’homme à la casquette blanche – se justifie :

« En marge d’une manifestation pour le droit des animaux qui se tenait à Paris, samedi 19 septembre, une dame est venue nous voir (la femme blonde sur la vidéo, ndlr). Elle nous a dit qu’un Rom mendiant avait un chiot drogué avec lui.

Elle nous a dit qu’un Rom mendiant avait un chiot drogué avec lui. Ne voulant pas préciser si le vétérinaire, consulté par la suite, a bien confirmé que le chien était drogué, Anthony poursuit :

« C’est un fait que les Roms droguent leurs animaux et les vendent sur le trottoir. Certains mangent des chats. »

Reste que « Cause animale Nord » n’en est pas à sa première prise de position anti-Rom. En janvier 2013, Anthony Blanchard reproduisait sur sa page Facebook une lettre adressée au président de la République, précisant très clairement sa « honte d’être Français ».

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Métro News