Le syndicat policier Alliance dénonce les « propos menaçants » de Marine Le Pen visant des fonctionnaires

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Le premier syndicat de gardiens de la paix, Alliance, a dénoncé lundi “la gravité” des “propos menaçants” prononcés par Marine Le Pen dimanche envers les fonctionnaires. Le syndicat dit aussi se montrer solidaire des policiers qui enquêtent sur l’affaire des assistants parlementaires et dont les convocations sont snobées par Marine Le Pen.

(…)

Les policiers œuvrent pour le sens commun et non pour des intérêts particuliers de quelconques officines”, a ajouté le syndicat. Celui-ci apporte “son soutien à l’ensemble des policiers de l’Oclciff”, l’Office anticorruption de la police judiciaire qui enquête sur l’affaire des assistants d’eurodéputés du mouvement de Marine Le Pen.

Dimanche au cours d’un meeting à Nantes, la candidate du Front national, dont le camp est visé par des enquêtes judiciaires, avait demandé aux fonctionnaires “à qui un personnel politique aux abois demande d’utiliser un pouvoir d’État pour surveiller les opposants, pour organiser à leur encontre des coups tordus ou des cabales d’État, de se garder de participer à de telles dérives”.

Et d’ajouter: “Dans quelques semaines, ce pouvoir politique qui n’a plus rien à perdre ou de compte à rendre aura été balayé par l’élection”, et “ces fonctionnaires devront assumer le poids de ces méthodes illégales”.

Thomas V. le policier arrêté avec des armes et des explosifs projetait un double assassinat

Un policier carolo de 35 ans a été interpellé lors d’une opération policière, lundi après-midi. Il avait été repéré par un service de renseignements étranger à la suite de l’achat d’armes et d’explosifs sur le darkweb. Il projetait vraisemblablement de les utiliser pour assassiner deux personnes.

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Le parquet de Charleroi a confirmé ce mardi le double mandat d’arrêt décerné à charge de Thomas V., un policier local de 35 ans appartenant au GSA (Groupe de Sécurisation et d’Appui) de la zone carolorégienne. Le juge d’instruction l’a inculpé d’importation illégale d’armes et d’une double tentative d’assassinat.

Le Soir

Mort d’Adam Traoré: 22 secondes sur TF1/dans le 20h de France 2, l’information n’existe pas

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En regardant les JT hier soir, j’ai crû rêver. Alors j’ai repassé en replay pour être sûre de ce que j’avais entendu et vu, et de ce que je n’avais ni vu ni entendu. Et non, je n’avais pas rêvé. Sur la presse web, sur Twitter, sur Periscope, sur les chaînes d’information aussi, toute la journée de mercredi, cette information était l’une des plus traitées, si ce n’est la plus traitée : la mort d’Adama Traoré.

Ce jeune homme noir de 24 ans originaire de Beaumont-sur-Oise, dans le Val d’Oise, est décédé mardi soir, dans des circonstances encore très troubles, après une interpellation par les gendarmes de Persan, une commune voisine. Selon le procureur de la République, Yves Jannier, Adama Traoré a été arrêté après être “allé au contact” des gendarmes qui procédaient à l’arrestation de son grand frère Baguy Traoré dans le cadre d’une affaire “d’extorsion de fonds et d’agression à domicile”. Pourtant dans les éditions de 20h des deux grands JT de TF1 et de France 2, soit le sujet n’a purement et simplement pas existé, soit il s’est transformé en une banale brève de faits divers. Circulez, y a rien à voir.

Lorsque je me branche sur TF1, j’espère et je m’attends à un traitement journalistique conséquent. D’abord, parce que la veille, après l’annonce du décès d’Adama Traoré, des échauffourées ont éclaté à Beaumont-sur-Oise. Les images de voitures qui brûlent, la télé adore ça. Ca n’a pas raté : ce sont ces images, amateurs, que TF1 a choisir de montrer.

Puis, parce que ce mercredi, les amis et proches d’Adama, une trentaine de personnes environ, se sont rendus à la mairie de Beaumont-sur-Oise où une conférence de presse du préfet devait avoir lieu. Ils souhaitaient avoir des explications sur la mort de leur camarade et surtout avoir une réponse à une question : où se trouve le corps d’Adama Traoré qui, au moment où j’écris ces lignes, n’a toujours pas été remis à la famille? La conférence de presse du préfet n’a pas eu lieu, le représentant de l’Etat n’étant jamais venu, mais les proches d’Adama en ont profité pour prendre la parole devant la presse. Des propos forts ont été tenus, relayés sur Twitter.

Puis le groupe s’est rendu devant la gendarmerie de Persan. Ils y ont organisé un sit-in scandant “Justice pour Adama et improvisé un rassemblement avant d’être chargés et aspergés de gaz lacrymogène par les gendarmes. Pour toutes ces raisons, je me dis que TF1 va sûrement consacrer un sujet. Début du JT. Longue page sur les conséquences de l’attentat de Nice et l’enquête. Il est 20h13. Toujours rien. Sujet sur un traitement contre la sclérose en plaques. 20h19. Sujet de 2 minutes 13 sur ces métiers difficiles d’exercer quand il fait chaud. C’est sûr, il n’y aura donc rien sur la mort du jeune homme, que ça ne peut pas arriver après un sujet sur la canicule. Et bien si.

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« Il te baise hein ton copain, pédé » Un couple gay pris à parti par des policiers de la BAC

Victor et Maxime rentrent de soirée quand ils tombent sur 3 policiers en civils sur les nerfs. Quand les fonctionnaires découvrent qu’ils sont gays, les commentaires homophobes fusent.

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Place de la République – Ce jeudi 21 juillet, peu après minuit Victor et Maxime, scooter à l’arrêt, attendent que le feu passe au vert. Juste derrière eux, les occupants d’une voiture s’excitent sur deux cyclistes. « Ils leur hurlaient dessus, alors j’ai crié “ta gueule” », raconte Victor qui connaît l’un des hommes à vélo. En se retournant Maxime, son copain, aperçoit un flingue accroché sur le torse d’un des automobilistes. Il comprend qu’il a affaire à des policiers en civil. Le jeune trentenaire rentre la tête dans les épaules, « en espérant qu’ils laissent passer ». Le feu passe au vert. Le scoot démarre. Gyrophare.

Les trois pandores jaillissent du véhicule. Ils séparent le couple. S’en suit un contrôle musclé mais, au départ, dans les règles. « Comment tu oses m’insulter ?! » Le couple fait profil bas. C’est quand l’un des agents interroge Victor, sur les liens qui unissent les deux jeunes, que tout aurait basculé :

« Il m’a demandé si c’était mon frère, je lui ai dit que non, c’était mon copain. »

Les bleus ouvrent alors les vannes :

« Pédé ! »

« Il te défonce ton copain ? »

« Tu le suces ? »

Les agents demandent à Victor de mettre les mains derrière le dos. L’étudiant de 18 ans est « tétanisé » :

« Ils étaient bouillants. Je baissais les yeux et je n’osais pas répondre. »

Ils menacent de le coller 72 heures en garde à vue. S’en suit une fouille au corps appuyée. « Ils faisaient exprès de me faire mal. » L’un des agents presse violemment le plexus de Victor au point de lui « couper la respiration ». Les deux hommes sont alors dos à dos. Maxime n’assiste pas à la scène mais il entend les insultes. Lui aussi aurait eu droit à un traitement salé :

« L’un des policiers m’a dit “si vous étiez des loulous dans les cités, ça ne se serait pas passé comme ça, vous seriez morts. Mais vous êtes des petits bobos parisiens…” »

Signalement à l’IGPN

Après une poignée de minutes, Victor signale la profession de son copain : collaborateur de l’adjoint au maire communiste Ian Brossat. Changement de ton. « Ils sentaient qu’ils avaient déconné et ils tentaient de minimiser la situation », rembobine Victor. Au bout de quelques minutes, l’escadron décolle. Comme si de rien n’était.

Maxime et Victor comptent signaler auprès de l’IGPN – la police des polices – le comportement des trois policiers, sans trop d’espoir quant aux suites possibles. « Ils n’avaient pas de matricule et dans cette situation on n’a pas pensé à relever la plaque d’immatriculation », détaille Maxime.

Un peu plus tard, Victor a fait en 3 tweets, un récit très bref de sa soirée :

« En réaction j’ai reçu une vingtaine de messages homophobes et insultant. J’ai dû bloquer plusieurs comptes. »

Street Presse

« Bientôt, tu es mort ! Je viole tes enfants ! » : Jules menace un policier et sa famille

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Les faits ont eu lieu dans la nuit du 22 juin. Un commis de cuisine condamné à deux mois ferme.

« Bientôt, tu es mort ! Je baise ta femme et je viole tes enfants ! » Voilà le message reçu sur la boîte vocale de son téléphone par un policier des renseignements intérieurs. Des intimidations à tout le moins violentes mais qui posent questions. Car envoyé par Jules, un commis de cuisine de 23 ans, jugé, lundi 4 juillet après-midi, sous le régime de la comparution immédiate. Et dont on apprend qu’il était l’indic de ce fonctionnaire depuis quelque temps.

Naviguant dans la mouvance protestataire née de la loi Travail et ayant ses habitudes dans un squat du Clapas. Avec quelle(s) contrepartie(s) ? Mystère. Chose certaine en revanche : le message comminatoire est bel et bien parti de ce cellulaire appartenant à Jules. Par pure bêtise ? Ou par vengeance nourrie par un hypothétique coup de canif mis dans ce contrat officieux le liant aux esgourdes policières ?

Un délibéré plus tard, Jules écope de deux mois ferme et repart, bracelets aux poignets. « Quel scandale ! La justice de classe… », lâche le jeune homme en sortant du prétoire.

Midi Libre

L’ancien policier en fuite pour meurtre a été retrouvé

L’homme de 46 ans avait été condamné jeudi à la perpétuité par la cour d’assises du Brabant flamand, mais était introuvable depuis.

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Il a été arrêté dimanche matin à Ciney, a indiqué une porte-parole du parquet général à Bruxelles, Liliane Briers.

Johan Devriendt a écopé de la prison à perpétuité pour avoir assassiné sa compagne, Christel Van Bourgogne, dans leur appartement de Linkebeek la nuit du 24 au 25 août 2003. L’ancien inspecteur de police a tiré sur sa compagne, une institutrice de 29 ans, avec son arme de service, la touchant à la tête.

L’homme avait quitté le palais de justice de Louvain mercredi vers 10h00 et n’avait pas donné signe de vie depuis. Lorsque la cour d’assises avait demandé son arrestation immédiate, jeudi, il était resté introuvable. Le parquet de Louvain avait alors diffusé un avis de recherche.

« Après la diffusion de cet avis de recherche dans différents médias, nous avons reçu une information d’une personne indiquant qu’elle avait vu Devriendt à Ciney. La police a ouvert une enquête sur place et l’a aperçu dimanche matin se tenant debout derrière une fenêtre d’une maison. Les agents l’ont ensuite sommé de sortir après quoi il s’est laissé arrêter sans opposer la moindre résistance. Il a été emprisonné », a précisé Mme Briers.

7 Sur 7

« Agressions sexuelles » « propos racistes », 18 ados portent plainte contre des policiers

Les faits dénoncés sont graves. Ce jeudi 17 décembre, dix-huit adolescents du 12 ème arrondissement de Paris ont signalé, soutenus par leurs éducateurs, des faits de « violences volontaires aggravées », d’ »agressions sexuelle aggravée », de « discrimination » et d’ »abus d’autorité » de la part de policiers de leur secteur au procureur de la République de Paris.

Cette brigade de soutien du quartier Reuilly-Montgallet, situé entre la gare de Lyon et la place de la Nation, aurait  fait preuve d’excès de zèle. Dans le quartier, entre l’été 2013 et 2015, les contrôles auraient été quotidiens, et les « palpations de sécurité », non conformes à la procédure. A l’été 2013, la « vérif » a lieu chaque jour et les « doigts dans les fesses », « au moins une fois par semaine », confie Yassine, un des plaignants, au Monde.

Mais les excès de la BSQ ne s’arrêtent pas là, selon les dires des garçons et filles du quartier. Les policiers se seraient ainsi montrés régulièrement violents, assénant coups et faisant usage de bombes lacrymogènes. D’après les témoignages des ados, les insultes fusent : « On pisse sur le Ramadan », « espèce de Libanais de merde », « connards, sales Noirs », rapportent encore le quotidien.

Une enquête préliminaire a été confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices.

Métro News

Grégory tabasse sa femme et poignarde un policier venu l’interpeler

Violence femme handicapée

C’est une jeune femme en pleurs que les policiers ont découvert vendredi après-midi. Victime de violences de son conjoint, elle s’est réfugiée dans un magasin. Les trois policiers lensois décident d’aller au domicile du couple et trouvent le concubin, Grégory Marie, 25 ans, endormi dans le grenier. Il redescend dans la cuisine et là, se saisit d’un couteau et s’en prend aux policiers.

Un adjoint de sécurité est blessé, à tel point que la pointe du couteau se casse et reste plantée dans sa main. Les violences continuent, l’homme se saisit aussi d’un balai. En réponse, les policiers sortent les matraques et l’un d’eux porte une droite au visage du jeune homme qui sera finalement interpellé.

Au tribunal, lundi, Grégory Marie avoue s’être « disputé » avec sa copine mais nie l’avoir frappée et étranglée et être parti dormir dans le grenier « pour pas monter dans les tours ». La suite est floue pour lui : « J’ai été réveillé par des monsieurs, j’ai cru que c’était des copains de ma copine qui venaient pour me casser la tête ». Les violences sur les policiers ? « J’me souviens pas comment ça s’est passé mais le couteau ne s’est pas planté tout seul… »

L’avocat des policiers, Me Deseure, confirme, rappelant que le jeune policier s’en sort avec une hospitalisation et 15 jours d’ITT par le médecin légiste. Il réclame des dommages et intérêts ainsi que le remboursement des réparations de la porte de la geôle du commissariat dégradée lors de la garde à vue. La procureur dénonce aussi ces violences : « La société ne peut pas accepter de telles violences sur des policiers ! ». Elle dénonce aussi son « rejet de la responsabilité sur sa concubine, sur les policiers ».

Les juges béthunois ont condamné Grégory Marie à un an de prison dont la moitié avec sursis et mise à l’épreuve avec un maintien en détention.

La Voix du Nord

6 terroristes basques de l’ETA condamnés pour le meurtre d’un policier français

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Six membres de l’ETA ont été condamnés mercredi à Paris à des peines allant de 14 ans de réclusion criminelle à la perpétuité pour un braquage et le meurtre d’un policier français en 2010, dernière personne tombée sous les balles de l’organisation séparatiste basque.

Le dernier grand chef militaire de l’ETA, désigné comme « l’un des deux auteurs des tirs mortels« , Mikel Carrera Sarobe dit « Ata« , 43 ans, a été condamné à la peine la plus lourde, conformément aux réquisitions. Son ADN avait été retrouvé sur des douilles sur les lieux de la fusillade.

En revanche, Xabier Goyenechea Iragorri, 35 ans, également poursuivi pour meurtre, a été acquitté de ce chef et condamné à 14 ans de réclusion criminelle pour sa participation au braquage qui a précédé la fusillade. Le ministère public, qui avait estimé que cet accusé ne pouvait être le second tireur au vu des preuves présentées, avait requis 18 ans à son encontre.

La victime, le brigadier chef Jean-Charles Nérin, le policier français tombé sous les balles de l’ETA et la dernière des 829 personnes tuées au nom de la lutte pour l’indépendance du Pays basque. 

Les Espagnols — cinq hommes et une femme — étaient jugés par une cour d’assises spéciale (composée de magistrats professionnels) pour avoir appartenu à un commando armé qui, le 16 mars 2010, a braqué un dépôt-vente de voitures, séquestré son employé avant de s’enfuir avec plusieurs véhicules, puis déclenché une fusillade en réponse à un contrôle de police à Villiers-en-Bière, en région parisienne.

La cour a estimé que tous étaient coupables de participation au braquage, commis, circonstance aggravante, en bande organisée et en lien avec une entreprise terroriste. 

Au cour des audiences, comme souvent lors de procès d’etarras, les accusés se sont murés dans leur droit au silence, ne prenant la parole que pour de brèves déclarations politiques. Ils ont quitté la salle en entonnant un chant de résistance basque, repris en écho par leurs sympathisants dans le public, le poing levé.

L’Express

Un bande policiers proche du FN font des saluts nazis et tiennent des propos racistes

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Un brigadier-chef de police était jugé mardi par le tribunal correctionnel d’Amiens pour avoir crié «Sieg Heil» (salut nazi) et tenu des propos racistes dans un bar de la ville. Il était poursuivi en compagnie de deux autres policiers et de deux autres hommes, pour «provocations à la discrimination et à la haine raciale».

Les faits remontent à février 2008. Un policier de la BAC (brigade anticriminalité) d’Amiens fête la naissance de son fils avec deux autres collègues, dont le brigadier-chef. Deux bouchers, chez qui les policiers ont leurs habitudes, se sont joints à eux.

Après avoir bu, les cinq hommes finissent la soirée dans un pub de la ville, le My Godness. Vers 23h30, des témoins les voient faire des saluts hitlériens, trinquer aux cris de «Sieg Heil» et tenir des propos violemment antisémites et racistes.

Toujours selon des témoins, les cinq hommes, priés de quitter les lieux, s’en prennent à deux employés du bar d’origine africaine. Ils menacent le patron du pub de représailles si l’affaire venait à s’ébruiter. Mais ce dernier porte plainte.

Les cinq hommes sont placés en garde à vue et suspendus par la police. L’un des fonctionnaires de police se réclame du « White Power » (organisation suprématiste blanche américaine). Un autre est marié à une élue FN. Michèle Alliot-Marie, alors ministre de l’Intérieur, condamne «avec la plus grande fermeté ces actes et propos intolérables».

SOS Racisme, partie civile avec la LDH et la Licra, s’est dit «très surpris et scandalisé par le fait que le tribunal ait pu relaxer et quasi-relaxer l’ensemble des personnes mises en cause, y compris des policiers dont on est en droit d’attendre qu’ils soient irréprochables dans leur comportement». Isabelle Hochard, coordinatrice régionale de SOS Racisme, jugeant «dérisoire» la condamnation du brigadier-chef, va demander au parquet de faire appel.

Selon les avocats de la défense, les relaxes s’expliquent par des problèmes d’imputabilité des propos. «On ne pouvait pas briser une vie pour une soirée trop arrosée, a expliqué Me Jérôme Triomphe, avocat du brigadier-chef. On a rendu l’honneur à des policiers exemplaires».

Le Parisien

Viol au Quai des Orfèvres, une centaine de policiers soumis à des tests ADN

C’est une affaire qui entache salement la réputation du 36 quai des Orfèvres. En avril 2014, une touriste canadienne de 34 ans affirme avoir été violée par des policiers dans les locaux de l’antigang. Depuis, 4 membres de la BRI ont été placés en garde à vue et 2 d’entre eux sont encore aujourd’hui mis en examen pour « viol en réunion », leur ADN ayant été retrouvé sur les vêtements de la victime.

Et c’est pour identifier une 3e ADN retrouvée dans des traces de sperme lors de l’examen médical de la victime que les deux juges d’instruction en charge du dossier ont demandé à ce qu’un prélèvement ADN soit mené dans les locaux du 36, quai des Orfèvres. Les enquêteurs cherchent ainsi à déterminer si un collègue des deux mis en examen aurait pu participer à l’agression sexuelle.

Seraient ainsi concernés par les tests ADN une centaine de policiers de la BRI, de la Brigade criminelle et de la Brigade des stupéfiants.

Métro News

Christophe et Jessica insultent et frappent des policiers venus sécuriser des pompiers

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Le 27 juin 2015 vers 22 h 30, les policiers interviennent dans un quartier d’Argentan pour sécuriser les sapeurs-pompiers qui se déplacent pour un jeune homme blessé, en jouant au foot sur le city-stade. Ils entendent alors des insultes fuser depuis les balcons.

Après le départ des pompiers, une femme sort de l’immeuble et les insulte à nouveau. Reconnue comme étant la personne qui se trouvait sur le balcon, les policiers veulent la contrôler. Mais son voisin, qui est sorti également, s’en mêle et les injurie aussi. Les policiers procèdent avec du mal à son interpellation, celui-ci se rebelle et doit être menotté. La femme intervient, la litanie d’insultes reprend. Elle aussi est interpellée avec difficulté.

Les deux mis en cause sont mis dans la voiture de police. Durant le trajet jusqu’au commissariat, elle porte un coup de tête au policier se trouvant à côté d’elle. Il saigne du nez et ses lunettes sont brisées.

Christophe Belgrand, dont le casier judiciaire est tourné vers les stupéfiants est condamné à 4 mois d’emprisonnement. Jessica Hubert déjà condamnée pour des faits en rapport avec l’alcool écope de 8 mois d’emprisonnement dont 3 avec sursis et une mise à l’épreuve de 2 ans.

Le Journal de l’Orne

4 policiers de la BAC de Lyon en garde à vue

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Les policiers auraient falsifié des procès-verbaux pour couvrir des violences lors de l’une de leurs interpellations. Quatre fonctionnaires de la brigade anti-criminalité (BAC) ont été placés en garde à vue ce mercredi, dans le cadre d’une enquête pour des faits de « faux » et « usage de faux ». Deux d’entre eux sont également accusés de « violences par personne dépositaire de l’autorité publique ».

Les faits remontent au printemps 2015. Au mois de mai, cette équipe de la BAC intervient pour contrôler un groupe de personnes ivres qui sont montées sur la nacelle d’un engin de travaux en stationnement sur les quais du Rhône. Une échauffourée éclate alors et les policiers interpellent les individus.

Sauf que les dépositions des interpellés ne correspondent pas du tout à la version des policiers. L’un d’eux décide même de porter plainte, ce qui déclenche une enquête de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).

L’enquête de la police des polices remet alors en cause la version des équipiers de la BAC. L’exploitation des images de vidéosurveillance proches des lieux de l’incident contredit ainsi la version des policiers et tendrait même à prouver qu’ils ont fait un emploi de la force illégitime.

« Il faudra déterminer dans quelle mesure ils sont solidaires ou bien si l’un d’eux a pu entraîner ses collègues dans sa bêtise« , résume une source proche du dossier. La falsification de procès-verbaux par une personne dépositaire de l’autorité publique dans l’exercice de ses fonctions est passible de 15 ans de réclusion et de 225.000 euros d’amende (article 441-4 du code pénal).

France Soir

Cinq policiers de la BAC de Dunkerque mis en examen pour vols

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Cinq policiers de la BAC de Dunkerque (Nord) ont en effet été mis en examen, jeudi 24 septembre, pour « recel de vol aggravé ». L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) avait placé ces fonctionnaires en garde à vue mercredi avant de les déférer devant un juge d’instruction.

Les policiers sont suspectés d’avoir dérobé des objets lors d’arrestations de voleurs dans les magasins. « Les policiers arrivaient sur les lieux de vols et récupéraient la marchandise qui restait. »

Les vols auraient commencé en 2011? l’un des policiers aurait été dénoncé par sa compagne. Lors d’une perquisition, l’un des objets dérobés aurait été retrouvé au domicile du policier.

En mars, cinq policiers de la BAC de Stains (Seine-Saint-Denis) avaient également été mis en examen pour vols. L’un d’eux avait été écroué pour « association de malfaiteurs en vue de se livrer au trafic de stupéfiants ».

En 2013, quinze policiers de la BAC des quartiers nord de Marseille avaient été mis en examen dans une affaire de corruption plus retentissante encore. Alerté, l’ancien numéro deux de la police marseillaise n’avait jamais saisi la justice des faits dont il avait été alerté par d’anciens membres des forces de l’ordre. Ils dénonçaient alors les méthodes mafieuses de leurs collègues.

Le Monde

Un policier condamné pour incitation a la haine sur facebook « Un barbu une balle »

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Pour avoir tenu des propos racistes sur Facebook, ce policier est condamné par le tribunal à payer une amende de 5 000 euros, et risque de tout perdre. Le coupable en cause, un policier lyonnais de 43 ans condamné par le tribunal correctionnel de Lyon à 5 000 euros d’amendes pour « provocation à la discrimination raciale ».

Cette accusation tient ses origines de la page Facebook créée par ce dernier, il y a plus d’un an, pour débattre sur des sujets divers et variés. Il avait alors invité environ de 1 300 amis Facebook à venir y participer. Les discussions se sont vite embrasés, et les opinions sont devenues hors de contrôle.

A partir de ce moment-là, la page à vu apparaître des propos et des idées xénophobes. Comme une image de Marianne bâillonnée avec la légende « Non à l’islamisation de la France « . Une autre publication comportant la légende « Un barbu – une balle ». Tous ces éléments ont ensuite été repris par le tribunal correctionnel de Lyon pour effectuer sa condamnation.

Le tribunal compte inscrire cette condamnation dans le casier judiciaire du policier. Cette décision le plaçant alors sous le risque d’une révocation de ses fonctions, qui requiert un casier judiciaire vierge.

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