Le syndicat policier Alliance dénonce les « propos menaçants » de Marine Le Pen visant des fonctionnaires

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Le premier syndicat de gardiens de la paix, Alliance, a dénoncé lundi “la gravité” des “propos menaçants” prononcés par Marine Le Pen dimanche envers les fonctionnaires. Le syndicat dit aussi se montrer solidaire des policiers qui enquêtent sur l’affaire des assistants parlementaires et dont les convocations sont snobées par Marine Le Pen.

(…)

Les policiers œuvrent pour le sens commun et non pour des intérêts particuliers de quelconques officines”, a ajouté le syndicat. Celui-ci apporte “son soutien à l’ensemble des policiers de l’Oclciff”, l’Office anticorruption de la police judiciaire qui enquête sur l’affaire des assistants d’eurodéputés du mouvement de Marine Le Pen.

Dimanche au cours d’un meeting à Nantes, la candidate du Front national, dont le camp est visé par des enquêtes judiciaires, avait demandé aux fonctionnaires “à qui un personnel politique aux abois demande d’utiliser un pouvoir d’État pour surveiller les opposants, pour organiser à leur encontre des coups tordus ou des cabales d’État, de se garder de participer à de telles dérives”.

Et d’ajouter: “Dans quelques semaines, ce pouvoir politique qui n’a plus rien à perdre ou de compte à rendre aura été balayé par l’élection”, et “ces fonctionnaires devront assumer le poids de ces méthodes illégales”.

Thomas V. le policier arrêté avec des armes et des explosifs projetait un double assassinat

Un policier carolo de 35 ans a été interpellé lors d’une opération policière, lundi après-midi. Il avait été repéré par un service de renseignements étranger à la suite de l’achat d’armes et d’explosifs sur le darkweb. Il projetait vraisemblablement de les utiliser pour assassiner deux personnes.

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Le parquet de Charleroi a confirmé ce mardi le double mandat d’arrêt décerné à charge de Thomas V., un policier local de 35 ans appartenant au GSA (Groupe de Sécurisation et d’Appui) de la zone carolorégienne. Le juge d’instruction l’a inculpé d’importation illégale d’armes et d’une double tentative d’assassinat.

Le Soir

Mort d’Adam Traoré: 22 secondes sur TF1/dans le 20h de France 2, l’information n’existe pas

Adama traoré

En regardant les JT hier soir, j’ai crû rêver. Alors j’ai repassé en replay pour être sûre de ce que j’avais entendu et vu, et de ce que je n’avais ni vu ni entendu. Et non, je n’avais pas rêvé. Sur la presse web, sur Twitter, sur Periscope, sur les chaînes d’information aussi, toute la journée de mercredi, cette information était l’une des plus traitées, si ce n’est la plus traitée : la mort d’Adama Traoré.

Ce jeune homme noir de 24 ans originaire de Beaumont-sur-Oise, dans le Val d’Oise, est décédé mardi soir, dans des circonstances encore très troubles, après une interpellation par les gendarmes de Persan, une commune voisine. Selon le procureur de la République, Yves Jannier, Adama Traoré a été arrêté après être “allé au contact” des gendarmes qui procédaient à l’arrestation de son grand frère Baguy Traoré dans le cadre d’une affaire “d’extorsion de fonds et d’agression à domicile”. Pourtant dans les éditions de 20h des deux grands JT de TF1 et de France 2, soit le sujet n’a purement et simplement pas existé, soit il s’est transformé en une banale brève de faits divers. Circulez, y a rien à voir.

Lorsque je me branche sur TF1, j’espère et je m’attends à un traitement journalistique conséquent. D’abord, parce que la veille, après l’annonce du décès d’Adama Traoré, des échauffourées ont éclaté à Beaumont-sur-Oise. Les images de voitures qui brûlent, la télé adore ça. Ca n’a pas raté : ce sont ces images, amateurs, que TF1 a choisir de montrer.

Puis, parce que ce mercredi, les amis et proches d’Adama, une trentaine de personnes environ, se sont rendus à la mairie de Beaumont-sur-Oise où une conférence de presse du préfet devait avoir lieu. Ils souhaitaient avoir des explications sur la mort de leur camarade et surtout avoir une réponse à une question : où se trouve le corps d’Adama Traoré qui, au moment où j’écris ces lignes, n’a toujours pas été remis à la famille? La conférence de presse du préfet n’a pas eu lieu, le représentant de l’Etat n’étant jamais venu, mais les proches d’Adama en ont profité pour prendre la parole devant la presse. Des propos forts ont été tenus, relayés sur Twitter.

Puis le groupe s’est rendu devant la gendarmerie de Persan. Ils y ont organisé un sit-in scandant “Justice pour Adama et improvisé un rassemblement avant d’être chargés et aspergés de gaz lacrymogène par les gendarmes. Pour toutes ces raisons, je me dis que TF1 va sûrement consacrer un sujet. Début du JT. Longue page sur les conséquences de l’attentat de Nice et l’enquête. Il est 20h13. Toujours rien. Sujet sur un traitement contre la sclérose en plaques. 20h19. Sujet de 2 minutes 13 sur ces métiers difficiles d’exercer quand il fait chaud. C’est sûr, il n’y aura donc rien sur la mort du jeune homme, que ça ne peut pas arriver après un sujet sur la canicule. Et bien si.

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« Il te baise hein ton copain, pédé » Un couple gay pris à parti par des policiers de la BAC

Victor et Maxime rentrent de soirée quand ils tombent sur 3 policiers en civils sur les nerfs. Quand les fonctionnaires découvrent qu’ils sont gays, les commentaires homophobes fusent.

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Place de la République – Ce jeudi 21 juillet, peu après minuit Victor et Maxime, scooter à l’arrêt, attendent que le feu passe au vert. Juste derrière eux, les occupants d’une voiture s’excitent sur deux cyclistes. « Ils leur hurlaient dessus, alors j’ai crié “ta gueule” », raconte Victor qui connaît l’un des hommes à vélo. En se retournant Maxime, son copain, aperçoit un flingue accroché sur le torse d’un des automobilistes. Il comprend qu’il a affaire à des policiers en civil. Le jeune trentenaire rentre la tête dans les épaules, « en espérant qu’ils laissent passer ». Le feu passe au vert. Le scoot démarre. Gyrophare.

Les trois pandores jaillissent du véhicule. Ils séparent le couple. S’en suit un contrôle musclé mais, au départ, dans les règles. « Comment tu oses m’insulter ?! » Le couple fait profil bas. C’est quand l’un des agents interroge Victor, sur les liens qui unissent les deux jeunes, que tout aurait basculé :

« Il m’a demandé si c’était mon frère, je lui ai dit que non, c’était mon copain. »

Les bleus ouvrent alors les vannes :

« Pédé ! »

« Il te défonce ton copain ? »

« Tu le suces ? »

Les agents demandent à Victor de mettre les mains derrière le dos. L’étudiant de 18 ans est « tétanisé » :

« Ils étaient bouillants. Je baissais les yeux et je n’osais pas répondre. »

Ils menacent de le coller 72 heures en garde à vue. S’en suit une fouille au corps appuyée. « Ils faisaient exprès de me faire mal. » L’un des agents presse violemment le plexus de Victor au point de lui « couper la respiration ». Les deux hommes sont alors dos à dos. Maxime n’assiste pas à la scène mais il entend les insultes. Lui aussi aurait eu droit à un traitement salé :

« L’un des policiers m’a dit “si vous étiez des loulous dans les cités, ça ne se serait pas passé comme ça, vous seriez morts. Mais vous êtes des petits bobos parisiens…” »

Signalement à l’IGPN

Après une poignée de minutes, Victor signale la profession de son copain : collaborateur de l’adjoint au maire communiste Ian Brossat. Changement de ton. « Ils sentaient qu’ils avaient déconné et ils tentaient de minimiser la situation », rembobine Victor. Au bout de quelques minutes, l’escadron décolle. Comme si de rien n’était.

Maxime et Victor comptent signaler auprès de l’IGPN – la police des polices – le comportement des trois policiers, sans trop d’espoir quant aux suites possibles. « Ils n’avaient pas de matricule et dans cette situation on n’a pas pensé à relever la plaque d’immatriculation », détaille Maxime.

Un peu plus tard, Victor a fait en 3 tweets, un récit très bref de sa soirée :

« En réaction j’ai reçu une vingtaine de messages homophobes et insultant. J’ai dû bloquer plusieurs comptes. »

Street Presse

« Bientôt, tu es mort ! Je viole tes enfants ! » : Jules menace un policier et sa famille

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Les faits ont eu lieu dans la nuit du 22 juin. Un commis de cuisine condamné à deux mois ferme.

« Bientôt, tu es mort ! Je baise ta femme et je viole tes enfants ! » Voilà le message reçu sur la boîte vocale de son téléphone par un policier des renseignements intérieurs. Des intimidations à tout le moins violentes mais qui posent questions. Car envoyé par Jules, un commis de cuisine de 23 ans, jugé, lundi 4 juillet après-midi, sous le régime de la comparution immédiate. Et dont on apprend qu’il était l’indic de ce fonctionnaire depuis quelque temps.

Naviguant dans la mouvance protestataire née de la loi Travail et ayant ses habitudes dans un squat du Clapas. Avec quelle(s) contrepartie(s) ? Mystère. Chose certaine en revanche : le message comminatoire est bel et bien parti de ce cellulaire appartenant à Jules. Par pure bêtise ? Ou par vengeance nourrie par un hypothétique coup de canif mis dans ce contrat officieux le liant aux esgourdes policières ?

Un délibéré plus tard, Jules écope de deux mois ferme et repart, bracelets aux poignets. « Quel scandale ! La justice de classe… », lâche le jeune homme en sortant du prétoire.

Midi Libre

L’ancien policier en fuite pour meurtre a été retrouvé

L’homme de 46 ans avait été condamné jeudi à la perpétuité par la cour d’assises du Brabant flamand, mais était introuvable depuis.

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Il a été arrêté dimanche matin à Ciney, a indiqué une porte-parole du parquet général à Bruxelles, Liliane Briers.

Johan Devriendt a écopé de la prison à perpétuité pour avoir assassiné sa compagne, Christel Van Bourgogne, dans leur appartement de Linkebeek la nuit du 24 au 25 août 2003. L’ancien inspecteur de police a tiré sur sa compagne, une institutrice de 29 ans, avec son arme de service, la touchant à la tête.

L’homme avait quitté le palais de justice de Louvain mercredi vers 10h00 et n’avait pas donné signe de vie depuis. Lorsque la cour d’assises avait demandé son arrestation immédiate, jeudi, il était resté introuvable. Le parquet de Louvain avait alors diffusé un avis de recherche.

« Après la diffusion de cet avis de recherche dans différents médias, nous avons reçu une information d’une personne indiquant qu’elle avait vu Devriendt à Ciney. La police a ouvert une enquête sur place et l’a aperçu dimanche matin se tenant debout derrière une fenêtre d’une maison. Les agents l’ont ensuite sommé de sortir après quoi il s’est laissé arrêter sans opposer la moindre résistance. Il a été emprisonné », a précisé Mme Briers.

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