Mario frappe et outrage les policiers et échappe au mandat de dépôt

Sollicités par la petite amie du Bolbécais, les policiers ont été outragés par celui qui s’est aussi rendu coupable de rébellion.

image_content_Personnalise_19900071_20160105212345

Vers 22 h 30, les services de police reçoivent l’appel d’une femme qui décrit être enfermée dans les toilettes de son appartement, après un différend avec son concubin. «On s’était disputés verbalement. Vraiment verbalement », promet Mario d’une voix posée, aux juges du tribunal correctionnel du Havre, lundi.

Parce qu’elle « ne semble pas libre de ses gestes et de ses paroles », instruit le président, les policiers proposent à la femme qu’elle les suive au rez-de-chaussée. Mario s’y oppose. «L’individu masculin nous invective», poursuit le PV.

La femme descend tout de même avec les policiers. « Tu crois que tu vas retourner la tête de ma meuf !», lance Mario.

Il descend les escaliers quatre à quatre. « Une voix masculine nous menace. »Mario arme également son bras vers un brigadier. Il est maîtrisé par une clé… de bras. Il tente des coups de tête. Dans le véhicule de police, selon le rapport d’un agent, il porte un coup de pied volontaire. Mais le tribunal ne retiendra pas cette accusation de violence. Elle n’est corroborée ni par le procès-verbal d’interpellation ni par les constatations médicales. Mario ne sera reconnu coupable que d’« outrage » et « rébellion ».

Aujourd’hui, pas question d’enfermement. Malgré neuf antécédents au casier judiciaire et une condamnation à huit mois de prison pour moitié ferme, le Bolbécais échappe au mandat de dépôt.

Paris Normandie

Jonathan et Quentin, condamnés pour agression, vol et outrage a magistrat

prison agression penitentiere

Deux jeunes Mirapiciens, Jonathan, 18 ans, et Quentin, 22 ans, comparaissaient pour des faits de violence et un vol commis au sein d’une école de Mirepoix, le 21 mai dernier.

La victime et Quentin vivent dans la même résidence. Il ne le supporte pas. Cet après-midi-là, avec son copain, ils aperçoivent un voisin à son balcon, ils l’apostrophent. Quentin grimpe sur le véhicule de la victime et lui jette une pierre au visage.

L’homme, appuyé sur sa béquille, finit par descendre dans la cour. Une bagarre éclate. Jonathan intervient pour défendre son ami. Le voisin a le nez cassé, plusieurs fractures aux phalanges et des plaies. Mais les deux jeunes ne s’arrêtent pas là.

Plus tard dans la journée, ils pénètrent dans un établissement scolaire de Mirepoix et y dérobent de la nourriture. «Pourquoi avez-vous eu cette brillante idée, après cette affaire désastreuse, d’aller à l’école ?», questionne la présidente. «On est en galère, c’est la vie», répond Jonathan. Lorsque les gendarmes se rendent au domicile de Quentin, ils trouvent une petite plantation de cannabis, une matraque télescopique mais aussi la carte bleue de la voisine… Il l’a trouvée, et l’a gardée, reconnaît-il.

«Sortez les mains de vos poches», lui demande à nouveau la juge assesseur. «Non désolé j’ai pas envie. Vous ne me respectez pas je vois pas pourquoi je vous respecterai». Claude Cozar, le procureur, signale l’outrage à magistrat. La présidente, elle, demande l’évacuation du jeune homme. Quentin a été condamné à dix mois de prison avec mise à l’épreuve pendant deux ans, interdiction de paraître dans la résidence, d’entrer en contact avec la victime, obligation de soins, de travailler et d’indemniser le voisin. Jonathan, pour sa part, écope de six mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve.

La Dépêche

Frédéric, déjà 14 condamnations a son casier, agresse des policiers et des gendarmes

4798519_arrestation-fred-dugit

Il avait fait l’objet d’une comparution immédiate à l’issue de sa garde à vue. Mais la grève des avocats lui a sauvé la mise et Frédéric B, 49 ans, a bénéficié d’un petit sursis pour préparer sa défense, sous contrôle judiciaire. Il a donc comparu hier à la barre du tribunal correctionnel d’Albi pour outrages et ivresse publique, le 15 octobre à Gaillac.

Il s’en est pris à deux policiers municipaux qui sécurisaient l’entrée d’une école. Lui, explique qu’il a vu des gamins leur filer entre les pattes et il aurait émis une petite remarque, du genre, «ils vous ont eu !». Ce qui, confie-t-il à la présidente, aurait eu le don de les agacer. Ils en auraient même profité pour lui demander ses papiers et le fouiller. Les gendarmes, appelés à la rescousse, l’auraient embarqué et le prévenu, avec un peu plus de 2 g d’alcool dans le nez, s’en est pris à un jeune gendarme adjoint.

La procureur tient à rappeler qu’il se trouve en état de récidive légale pour avoir été condamné à Montauban, le 28 mars 2014 pour des faits similaires. Une condamnation qui s’ajoute aux 14 autres de son casier pour des vols, alcoolémie, dégradations, rébellion, évasion et meurtre.

Le tribunal a tranché : 4 mois de prison aménageables, 100 € d’amende, 150 € pour chaque policier municipal et 300 € pour le gendarme, plus sérieusement menacé par le prévenu.

La Dépêche

« Je suis une terroriste en puissance» Eugénie condamné pour apologie du terrorisme

ivre-elle-vient-rechercher-son-permis-en-voiture

Eugénie, jeune esthéticienne au chômage, conduisait en ayant consommé « 5 whisky-Cocas ». 

« Je suis une terroriste en puissance, je vais faire péter les bombes », « j’ai une ceinture d’explosifs », « ils auraient dû vous faire sauter vous et vos gamins », « hier t’a pas perdu quelqu’un dans l’attaque ? » a notamment lancé la jeune femme, selon les témoignages des policiers lus par la présidente du tribunal.

La jeune femme de 22 ans a été condamnée mardi par le tribunal correctionnel de Nice à deux mois de prison ferme pour « apologie du terrorisme ». Il s’agit d’une « infraction de contexte », dans le cadre des massacres terroristes du 13 novembre qui ont fait 129 morts et 352 blessés, a souligné la procureur de la République.

« Comment ne pas l’assimiler à l’apologie du terrorisme ? » a-t-elle requis, qualifiant les propos de la jeune femme d’« intolérables » et précisant qu’elle avait pris le volant avec « 2 grammes d’alcool par litre de sang » et alors qu’elle avait perdu son permis.

Le tribunal correctionnel, qui a suivi les réquisitions du parquet, n’a pas requalifié le délit en simple « outrage » aux forces de l’ordre, comme le demandait l’avocate de la défense. La prévenue, dont la mère travaille pour la mutuelle générale de la police, n’avait pas de casier judiciaire.

Le Point

Christophe et Jessica insultent et frappent des policiers venus sécuriser des pompiers

Police sapeurs pompiers outrage violence alcool

Le 27 juin 2015 vers 22 h 30, les policiers interviennent dans un quartier d’Argentan pour sécuriser les sapeurs-pompiers qui se déplacent pour un jeune homme blessé, en jouant au foot sur le city-stade. Ils entendent alors des insultes fuser depuis les balcons.

Après le départ des pompiers, une femme sort de l’immeuble et les insulte à nouveau. Reconnue comme étant la personne qui se trouvait sur le balcon, les policiers veulent la contrôler. Mais son voisin, qui est sorti également, s’en mêle et les injurie aussi. Les policiers procèdent avec du mal à son interpellation, celui-ci se rebelle et doit être menotté. La femme intervient, la litanie d’insultes reprend. Elle aussi est interpellée avec difficulté.

Les deux mis en cause sont mis dans la voiture de police. Durant le trajet jusqu’au commissariat, elle porte un coup de tête au policier se trouvant à côté d’elle. Il saigne du nez et ses lunettes sont brisées.

Christophe Belgrand, dont le casier judiciaire est tourné vers les stupéfiants est condamné à 4 mois d’emprisonnement. Jessica Hubert déjà condamnée pour des faits en rapport avec l’alcool écope de 8 mois d’emprisonnement dont 3 avec sursis et une mise à l’épreuve de 2 ans.

Le Journal de l’Orne