« Bienvenue aux migrants »: Les voisins du siège du FN dans le Rhône jouent les trolls

Le siège de la fédération du Front National du Rhône situé cours de Verdun est régulièrement la cible de dégradations.

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Mais cette fois, c’est un trait d’humour qui a été fait. Les habitants de l’immeuble situés au 3e étage ont déployé une banderole « Bienvenue aux migrants », à quelques mètres au-dessus de la devanture du FN.

Une scène qui n’a pas vraiment fait rire la secrétaire départementale, Muriel Coativy. Sur les réseaux sociaux, elle a publié le message suivant : « Pour tous les Français dans la misère, sonnez au rez-de-chaussée. Pour les pseudo-réfugiés en quête d’allocations, sonnez directement au 3e !!! ». La fête des voisins le 19 mai prochain s’annonce joyeuse !

Lyon Mag

Le chef du FN à Lyon juge un mémorial des enfants juifs exterminés «trop politisé»

Le chef de file du FN en région Auvergne-Rhône-Alpes estime que la mémoire de la déportation transmise par le mémorial des enfants juifs d’Ysieu est «trop politisée», car elle porte trop à «la repentance».

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Le chef de file du FN lyonnais Christophe Boudot, ex-tête de liste aux élections régionales, juge que le Mémorial des enfants juifs exterminés, géré par une association à Izieu, mérite de voir réduits ses subsides, car elle serait trop politisée…

Interrogé dans l’émission «Face à Face», sur la chaîne Télé Lyon Métropole, ce proche de Bruno Gollnisch soutient la décision de Laurent Wauquiez de couper la moitié des aides régionales distribuées à l’association par la région. Mais il l’explique d’une manière toute personnelle. «Nous, nous l’aurions fait si nous étions au pouvoir. Parce que nous considérons que toutes ces choses mémorielles ne doivent pas être sur-subventionnées. Laurent Wauquiez est assez équilibré sur le subventionnement de toutes ces maisons mémorielles», salue d’abord Christophe Boudot, avant d’ajouter: «Elle avait un budget très important, trop important à mon avis».

Des ressources trop élevées au goût du frontiste, visiblement désireux de voir défendue une autre lecture de l’histoire de la déportation: «Je crois que nous, nous avons toujours voté contre ce genre de subventions, car ça aboutit toujours à une forme de repentance, toujours la même», lâche-t-il. L’élu régional ajoute: «Je ne suis pas opposé du tout à subventionner la question mémorielle, il en faut. Mais je crois que la Maison d’Izieu était trop politisée, un peu “too much”. On s’en est servie pour faire acte de repentance, toujours».

S’il ne le précise pas explicitement, on comprend que «la repentance» dont il s’agit concerne l’implication de l’État Français du maréchal Pétain dans la déportation massive des juifs de France pendant la seconde guerre mondiale.

Un peu plus tôt dans l’émission, ce lieutenant de Marine Le Pen soutenait la bataille engagée par Fabien Engelmann contre l’antenne de Hayange (Moselle) du Secours populaire, une autre association jugée elle aussi «trop politisée».

Le Figaro

A Lyon, catholiques et protestants soutiennent l’Institut de Civilisation musulmane

Kamel Kabtane, président de l’IFCM s’est rendu aujourd’hui au conseil de Lyon Métropole afin d’obtenir une subvention supplémentaire pour couvrir les 6,5 millions d’euros que doit coûter le projet de construction des 2 400 m² du futur Institut Français de Civilisation musulmane .

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Un refus, du Front de gauche au Front national

«Nous ne pouvons considérer que viennent s’immiscer de manière significative des États étrangers par le biais du financement de l’IFCM», a-t-il expliquer. «Quand allons-nous cesser d’accepter que l’Algérie ou des pays du Golfe viennent ici tisser leurs réseaux à l’ombre de nos mosquées ? Quand allons-nous ouvrir les yeux ? C’est la France et ils n’ont rien à faire ici !» a-t-il clamé au congrès national des Républicains le 2 juillet 2016.

Christophe Boudot, conseiller municipal lyonnais du Front national, met en avant le même argument des financements étrangers.

Du côté du Parti de Gauche, l’opposition à ce financement serait dû à une «atteinte à la laïcité», fustigeant une «politique politicienne» de la Ville de Lyon qui ne chercherait qu’à «acheter la paix sociale», refusant de s’attaquer «aux questions de fond» alors que la priorité serait de développer «des projets culturels et sociaux».

 

«La mosquée de Lyon a été financé à 80 % par les Saoudiens, ce n’est pas pour ça qu’on est devenu salafiste ou wahhabites», lance Kamel Kebtane, recteur de la fameuse mosquée. En aucune façon, ils ne se sont ingérés dans nos affaires. La Turquie a aussi participé à la mosquée de Lyon», affirme-t-il, niant toute influence idéologique.

«Comme si les édifices culturels musulmans étaient les seuls à pouvoir en bénéficier»

«Les financements qui viennent de l’étranger semblent inquiéter de façon démesurée certains hommes politiques comme si les édifices culturels musulmans étaient les seuls à pouvoir en bénéficier», a pour sa part écrit Azzedine Gaci, imam de la mosquée Othmane de Villeurbane.

Etienne Tissot, président du Conseil de Consistoire de l’Eglise Protestante Unie et le Cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon ont de leur côté signé un appel commun en faveur de l’IFCM. «De même qu’existent aujourd’hui l’ECCLY (Espace culturel du christianisme à Lyon) et l’Espace Hillel (consacré à la culture juive) lancés avec le soutien du Grand Lyon, il nous paraît juste qu’un lieu de présentation, d’études et de débats permettant de découvrir les apports de la culture musulmane, puisse fédérer de larges soutiens.»

L’ECCLY a été par exemple, largement financé par les collectivités qui ont contribué pour environ la moitié du budget d’investissement (2,5 millions d’euros). «Les subventions n’ont fait l’objet d’aucun vote négatif au conseil général du Rhône, au conseil régional Rhône-Alpes, ni conseil municipal de Lyon», avait d’ailleurs souligné l’association.

«Contribuer à créer un sentiment d’exclusion et de mépris chez les musulmans de France»

«Pourquoi refuser aux musulmans de France d’avoir les mêmes droits que les autres ?» s’est demandé par ailleurs Azzedine Gaci avant d’affirmer qu’«on ne peut pas s’opposer éternellement aux financements étrangers et refuser de participer systématiquement à la construction de tout édifice lié à la culture et à la civilisation musulmane.»

Azzedine Gaci conclut que «ces discours et attitudes contradictoires deviennent à la longue insupportables et ne peuvent que contribuer à créer un sentiment d’exclusion et de mépris chez les musulmans de France.»

Zaman

Stéphane Alzraa personnage clé de l’affaire Neyret, condamné pour escroquerie

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Stéphane Alzraa, 35 ans, personnage impliqué dans l’affaire dite Neyret, a été condamné ce mercredi à un an de prison ferme par le tribunal correctionnel de Grasse (Alpes-Maritimes), pour tentative d’escroquerie à l’assurance. Le procès s’est tenu par visio-conférence.

L’affaire portait sur un accident qui avait eu lieu sur l’autoroute A8, près de Monaco, en août 2010, un an avant son arrestation dans l’affaire Neyret. Résident à l’époque à Cannes, le jeune Lyonnais conduisait une Lamborghini. Les juges ont estimé qu’il avait cherché à tromper l’assurance, en soudoyant un automobiliste.

Les ennuis judiciaires sont sans fin pour celui qui est renvoyé au tribunal correctionnel de Paris pour «corruption» de l’ancien numéro 2 de la police judiciaire de Lyon.

Après une condamnation à trente mois de prison ferme et mandat de dépôt à la barre, en juin 2014 pour abus de biens sociaux à Lyon, il pouvait espérer une sortie prochaine de détention.

Retour à la case prison en attendant le procès Neyret l’année prochaine. Et la suite de deux autres dossiers d’escroqueries, instruits à Lyon et Paris, dans lesquels il est mis en examen.

Le Progrès

Pédophilie : des plaintes contre un prêtre du diocèse de Lyon

Vatican pédophilie pretre usa scandal milliard 100 000L’archevêché de Lyon a pris ce vendredi l’initiative assez exceptionnelle de rendre publiques l’existence de plaintes déposées récemment contre un prêtre pour des agressions sexuelles sur plusieurs mineurs, remontant aux années 1980. Une enquête préliminaire a été ouverte en juillet. Le prêtre n’a plus aucune responsabilité pastorale et tout contact avec les mineurs lui a été interdit.

«On ne peut pas couvrir» les actes des prêtres pédophiles et «ceux qui les ont couverts sont coupables, y compris certains évêques», avait souligné le souverain pontife fin septembre.

Cette initiative du diocèse de Lyon de communiquer sur ce sujet sensible n’est pas une première. La hiérarchie catholique locale avait déjà pris les devants en 2014 en communiquant au sujet d’un prêtre inculpé pour des relations sexuelles avec un mineur.

Le Progrès

4 policiers de la BAC de Lyon en garde à vue

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Les policiers auraient falsifié des procès-verbaux pour couvrir des violences lors de l’une de leurs interpellations. Quatre fonctionnaires de la brigade anti-criminalité (BAC) ont été placés en garde à vue ce mercredi, dans le cadre d’une enquête pour des faits de « faux » et « usage de faux ». Deux d’entre eux sont également accusés de « violences par personne dépositaire de l’autorité publique ».

Les faits remontent au printemps 2015. Au mois de mai, cette équipe de la BAC intervient pour contrôler un groupe de personnes ivres qui sont montées sur la nacelle d’un engin de travaux en stationnement sur les quais du Rhône. Une échauffourée éclate alors et les policiers interpellent les individus.

Sauf que les dépositions des interpellés ne correspondent pas du tout à la version des policiers. L’un d’eux décide même de porter plainte, ce qui déclenche une enquête de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).

L’enquête de la police des polices remet alors en cause la version des équipiers de la BAC. L’exploitation des images de vidéosurveillance proches des lieux de l’incident contredit ainsi la version des policiers et tendrait même à prouver qu’ils ont fait un emploi de la force illégitime.

« Il faudra déterminer dans quelle mesure ils sont solidaires ou bien si l’un d’eux a pu entraîner ses collègues dans sa bêtise« , résume une source proche du dossier. La falsification de procès-verbaux par une personne dépositaire de l’autorité publique dans l’exercice de ses fonctions est passible de 15 ans de réclusion et de 225.000 euros d’amende (article 441-4 du code pénal).

France Soir

Procès en appel d’une agression d’extrême droite à Villeurbanne

6708137Le 15 janvier 2011, un couple identifié comme « gauchiste » avait été agressé à coups de batte de baseball et de barre de fer. Anne-Cécile et Léo avaient été laissés pour morts. Les neuf agresseurs gravitaient tous autour, voire militent encore, au sein de groupuscules de l’extrême droite radicale. Près de quatre ans après les faits, le tribunal correctionnel de Lyon a rendu son verdict, le 5 novembre 2014. Et pour la première fois s’agissant d’agressions d’extrême droite, de lourdes peines sont tombées.

Ce mardi, la cour d’appel de Lyon rejugera les deux principaux inculpés qui ont fait appel de leur condamnation.

Nous republions notre article du 5 novembre dernier.

Par Laurent Burlet et Laura Steen

« Nous estimons que ce déchaînement de violence aveugle doit être sévèrement puni (…) C’est parce que les victimes n’ont pas de séquelles irréversibles que vous avez échappé à la cour d’assises ».

Après avoir ainsi planté le décor, la présidente de la sixième chambre correctionnelle a commencé à égrainer les condamnations pour chacun des huit agresseurs (le neuvième, mineur au moment des faits, a déjà été condamné).
Les deux meneurs, Trakan et Malko, de leurs surnoms, ont écopé de cinq ans de prison ferme avec mandat de dépôt. Deux autres « actifs », David et Loris, ont également pris cinq ans de prison mais sans mandat de dépôt.

Dans le groupe des « passifs », ceux qui ont participé à l’expédition punitive mais n’ont pas porté de coups, trois ont été condamnés à dix huit mois de prison dont six avec sursis. Le huitième a été condamné à douze mois de prison avec sursis.

Après l’énoncé du verdict, Malko et Trakan ont voulu embrasser leur compagne avant de se rendre en prison. Empêchés par les policiers, ils se sont rebellés. La salle a dû être évacuée. Tandis que leurs soutiens sortaient de la salle, Malko et Trakan ont été conduits menottés au dépôt. En passant devant David, qui a reconnu une partie des faits, ils l’ont menacé. Le greffier a pu noter le langage fleuri.

David et ses parents ont dû attendre des policiers en renfort pour sortir du tribunal.

Identitaires ou nationalistes mais surtout hooligans

Lors du procès qui s’est tenu les 23 et 24 septembre, certains ont revendiqué leur appartenance à une organisation issue de l’extrême droite radicale. D’autres, qualifiés de « hooligans » sont interdits de stade, suite à des violences.

C’est d’ailleurs le stade qui les lie. Ces supporters « ultras » de l’OL, qui avaient 20 ans ou 21 ans au moment des faits, ne sont pas apparus comme des idéologues. Mais leurs tatouages parlent pour eux. « White pride » (fierté blanche), ou encore « SS » en mentions tatouées sur la cheville.

Quatre d’entre eux ont fait plusieurs mois de détention provisoire dans cette affaire.
Dans le cas de David, il a expliqué à la barre que son incarcération l’a changé, qu’il a coupé les ponts avec les autres prévenus, qu’il en a « fini avec la violence ». Mais il ne renie pas son idéologie nationaliste.

Loris, proche des identitaires lyonnais, a exprimé des remords. Il dit tenter aujourd’hui de passer à autre chose.

Pour les deux autres, Malko et Trakan, il n’en n’est rien. Ils restent actifs dans le milieu ultra-nationaliste. Malko participe régulièrement aux actions du GUD.

Quant à Trakan, il revendique une proximité avec le groupuscule d’Alexandre Gabriac et d’Yvan Benedetti qui subsiste après la dissolution de l’Oeuvre française et des Jeunesses nationalistes. D’où la présence d’Yvan Benedetti, lors du procès et, ce mardi, à l’annonce du délibéré.

Déjà de lourds casiers judiciaires

A 24 ans, Anthony (dit Trakan) a déjà été condamné à six reprises pour des faits de violence avec arme ou détention de stupéfiants. Dernière condamnation en date : quatre mois de prison ferme pour avoir tenté de mettre en place un projet d’évasion avec sa mère (condamnée à quatre mois avec sursis), lors de son année de détention provisoire.

Au procès, il a revendiqué son idéologie extrémiste, inscrite sur sa peau par le tatouage « White pride » :

« Ouais, je suis fier d’être blanc. Et alors ? »

Sur l’affaire, il a nié en bloc.

Même son de cloche du côté de Malko, 25 ans, qui a rejeté toute participation. Lui, il a commencé son année de détention provisoire à la maison d’arrêt de Villefranche sur Saône par 15 jours d’isolement. Motif : lors de l’entretien d’entrée avec le chef d’établissement, il aurait revendiqué son appartenance à un groupe néo-nazi et aurait déclaré qu’il n’aimait pas les Arabes.

Deux ans avant la mort de Clément Méric

A Lyon, il ne s’agit pas du premier procès relatif à des violences d’extrême droite. Un identitaire s’est déjà fait condamné pour une agression commise près du local du Vieux Lyon et des membres du GUD pour une ratonnade à la Guillotière.

Mais, à Lyon, il s’agissait certainement du procès le plus attendu, vis-à-vis des deux victimes qui ne se sont pas encore remises de leur agression, comme nous l’expliquait leur avocat, Bertrand Sayn :

« Elle a quitté le pays et pense à cette agression tous les jours. Elle a beaucoup hésité à venir au procès car elle a peur de mettre un visage sur ces personnes et de leur faire face. Quant à lui, il a quitté Lyon. Depuis le 15 janvier 2011, il suit un traitement médical lourd à cause de crises d’épilepsie. Il a également du mal à supporter le fait de se trouver dans une pièce, entouré de plus de dix personnes ».

Deux ans avant la mort l’antifa Clément Méric, à Paris, le 5 juin 2013, cette agression de Villeurbanne du mois de janvier avait marqué le début d’une série de violences portant la marque de l’extrême droite radicale à Lyon.

Rue 89